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 Anyanka Vertefeuille, guérriseuse ou Reine? (finie)

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Anyanka

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Féminin
▌INSCRIT LE : 18/10/2016
▌VOTRE AGE : 21
▌MESSAGES : 6
▌RACE : Elfe Noldô
▌VOTRE RANG : Reine
▌CITATION : Il n'y a pas de miracle sans voeu

MessageSujet: Anyanka Vertefeuille, guérriseuse ou Reine? (finie)   Mer 19 Oct - 8:42


Anyanka (Evrani) Vertefeuille


Infos personnage

Nom : Anciennement Evrani.
Prénom : Enfant, Shaylee, devenue orpheline Anyanka
Age : Plus de trois milles ans.
Race : Elfe Noldor
Localisation : Forêt noire
Lieu de naissance : Personne ne sait
Titre ou surnom : Evrani / Majesté / Fleur des champs
Rang spécial : Reine de Vert-bois
Allégeance : Envers Thranduil son mari.

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Mon âge : 21 ans
Je fais du RP depuis... Bientôt 10 ans…
Mes suggestions pour le forum : Peut-être d’autres couleurs pour le thème ? Je ne sais pas
Une chose sur vous : Je suis une serial rp qui finit toujours par être en retard dans ses posts
Ai-je besoin d'un tuteur ? Je ne pense pas ~
Avez-vous lu les règles ? CODE OK par Sauronne





Caractère et physique


Shaylee Anyanka Evrani était d’une beauté rare.

Non pas comme toutes ces elfes au teint d’albâtre et à la chevelure lisse et soyeuse, mais elle était belle à sa manière, belle comme une orchidée et piquante comme une rose.

Une chevelure brune chocolatée, bouclée et délicate, qui ne cesse jamais de pousser, atteignant désormais les reins de sa propriétaire… En vérité, les boucles sont certes raffinées mais impossible à démêler et toujours pleines de brindilles et de fleurs séchées, et parfois dépassent ses fines oreilles effilées. Un  visage fin et princier aux couleurs de la plus douce des pèches. Ses joues sont légèrement plus roses, et rehaussent ainsi un regard bleu myosotis, sous ses paupières en amendes pourvues de longs cils bruns. On descend alors sur son nez, fin et légèrement retroussé, à peine couvert de tache de son rosée. Et enfin, sa bouche, délicate, pulpeuse, naturellement rouge et propre au baiser. Il est dit que si l’on s’y attarde assez longtemps, on peut discerner à la commissure droite de ses lèvres, une aventure.

Si l’on quitte l’observation de son visage pourtant si doux, il est possible de découvrir son corps harmonieux. Des formes généreuses de couleur rose, une poitrine abondante, un ventre plat et doux sur des hanches fines mais délicates, elles même se terminant par des jambes galbées.  Telle une figure du passé, la reine possède des mains graciles aux longs ongles immaculés, les phalanges quelques peu noueuse et d’aspect fragile. Le poignet fin et le bras à peine musclé pour une épaule haute, elle semble toujours prompte à se briser comme le cristal, sans pour autant être faible.  Sa majesté n’est pas très grande, pourtant, cela est quasiment impossible à discerner lorsqu’elle est seule. Son mari et leur fils sont les seuls à connaitre le secret qu’elle cache à la vue des autres, une lourde marque de naissance brune, constitué de motifs floraux, partant du pourtour du sein droit et descendant sur le reste droit de son corps.

Elle possède une voix très douce et délicate, comme le ronronnement d’un félin, et étrangement, chacun de ses gestes, même les plus rapides, semblent être exécutés au ralentit... Allons du coté de sa garde robe maintenant. La reine aime se montrer simple, sans pour autant paraître vulgaire. Toujours des coloris très chaud et sombre, le rouge, vert, le brun, et quasiment jamais de noir, qu’elle réserve pour ses excursions nocturne. Le plus souvent, elle porte de longues robes fendues sur la gauche, ou alors des tuniques de hautes qualités elfiques par-dessus un pantalon, lors de ses balades aux cotés de son mari.

Personne ne sait si Anyanka est réellement une noldô, bien qu'elle en ait l'apparence et que ses parents adoptifs l'eut faites passer pour leur fille biologique. Et le seul détail qui peut parfois paraître surprenant est qu’elle passe son temps à marcher, nu-pieds, dans la forêt.

D’apparence soumise et calme, elle possède l’attitude d’un guérisseur accomplit. Capable de faire face à la pire des situations et de conserver son sang froid. De nature exigeante, tout comme l’était sa mère, ainsi que légèrement bornée, puisqu’il lui arrive de ne point vouloir reconnaitre ses tords, elle reste cependant très avenante. Plutôt curieuse, du moins assez pour avoir apprit à se faufiler derrière les portes et écouter les conversations qui ne la concernaient pas en vue de son jeune âge mais qui l’intéressaient tout autant. Elle est cependant incapable de mentir, c’est pourquoi elle est soit silencieuse, soit franche, hélas, elle ne trouve pas toujours les bons mots, et sa vérité peut parfois s’avérer tranchante. Il lui arrive d’être impatiente, mais uniquement lorsqu’il s’agit de ceux qui sont chers à son cœur.

Il y a cependant une chose qu’elle déteste par-dessus tout, c’est de savoir que des personnes souffrent et qu’elle est impuissante pour les aider. Ce genre de situation la place dans des colères violentes et il lui arrive de s’exiler d’elle-même quelque temps pour se défouler. Étant une dame et guérisseuse, on ne lui  a pas enseigné l’art du combat, mais celui de la danse, lorsqu’elle était petite, et elle a finit par joindre la danse délicate à l’idée militaire. Elle possède une dizaine de griffes en argent qu’elle place au bout de ses doigts pour se défendre. Ses connaissances en matière de plantes médicinales sont incroyables et très reconnues dans les alentours. Elle raffole des fruits, principalement les baies rouges qu’on trouve dans la forêt noire, et si personne ne l’arrête, elle pourrait en manger sans faim. Très tactile, ce qui est assez rare chez les elfes, elle adore qu’on brosse ses cheveux, et le réclame assez souvent à son époux les soirs hivernaux.

Quand à ses habitudes étranges, comme le fait de ne manger que des pommes vertes, ou encore de toujours marcher pieds nus en forêt, il s’agit là de séquelles datant de son enfance. La reine a été trouvé âgée d’environs dix ans, au pied d’un grand saule rouge, ne sachant ni parler ni d’où elle venait. Le seul signe distinctif était un médaillon dans lequel était gravé un nom « Anyanka » signifiant renaissance. Elle a donc bel et bien été adoptée par les Evrani, un couple de guérisseurs sylvestre, qui la firent passer pour leur fille biologique aux yeux des autres

Une chose à savoir, sa majesté ne reculera devant rien pour le bien de son peuple, et si son mari ne peut se permettre certaines choses en tant que Roi, elle cherchera la faille et deviendra son ambassadrice.








Histoire



Acte 1 : La découverte d'une rose ~




C’était dans un lieu connu de tous, à la frontière du Gondor et de la montagne Ent, que les choses devinrent étranges. Au pied d’un grand saule, courbé entre ses racines, se trouvait le corps nu et inerte d’un enfant. Les paupières closes, les mains et les pieds terreux, il aurait pût être endormit si une tache rouge ne glissait pas le long de son front rosé. Ses cheveux hirsutes et bruns étaient emmêlés avec des brindilles, et de nombreuses écorchures étaient visibles sur sa peau. C’est ainsi qu’il fut trouvé.

Ou plutôt elle.

Les Evrani était un couple de guérisseur en provenance de la forêt sylvestre, et si de nombreuses personne préférait en ce second âge la magie, leur connaissance en matière de soin n’avait aucun égal scientifique. Oui, la magie pouvait être utile, si les moyens d’en user n’étaient pas trop lourd ou complexe. Peu de gens possédait cette magie terrestre en terre du milieu, et les rares à en bénéficier étaient pour la plupart trop loin. C’était pour quoi, ce couple autrefois à la recherche de plantes médicinales dans le monde, se lancèrent finalement dans l’entreprise de guérir.

Il leur fallut d’abord découvrir les propriétés des plantes, le fonctionnement du corps qu’importe sa race, et créer l’ensemble des techniques les plus importantes. Certains outils n’étaient pas appropriés, alors, ils durent fabriquer les leurs. Petites lames si fine qu’il suffisait de les poser sur la peau pour qu’elles tranchent avec précision, aiguilles recourbée pour les tissus déchiré, aiguilles courtes pour les veines. Ces connaissances furent bientôt totalement acquises et devinrent une gestuelle naturelle. Prévenir du scorbut chez les hommes en les obligeant à manger de la verdure, suturer les points d’une plaie ouverte et la couvrir de bandage enduit de miel pour éviter l’infection, sectionner les amygdales chez les enfants qui n’arrivaient pas à respirer dans leur naissance. Un labeur qui ne nécessitait aucune magie et seulement un savoir précis.

C’est pourquoi ils se rendaient tous deux au Gondor en ce mois frais. La plupart des enfants finissaient par tomber malade à cause de la froidure de l’automne, et il était assez fréquent que des naissances surprises aient lieux. Ainsi, leur charriot remplit de bocaux en tout genre et de sacoche de cuir recouvrant leurs outils tranchants et précis étaient en route pour le pays, dans l’espoir d’arriver assez rapidement pour éviter quelques décès inutiles. Les cheveux, dont la robe brune était suintante d’avoir fait un si long chemin, étaient au pas, et le couple discutaient tranquillement. Epuisé par ce voyage déjà bien entamé, le couple décida de faire une halte d’une heure avant de poursuivre la route, permettant ainsi à leur monture de prendre du repos.

C’est là qu’ils découvrirent le corps étendu de l’enfant. Lyra Evrani, l’épouse d’Ori, se précipita hors de la charrette et vint s’agenouiller autour des grandes racines du saule. Etait-il fiévreux ? Blessé ? Mort ? Elle posa la tête e l’enfant sur ses genoux, et observa les signes distinctifs. Il n’y avait que quelques contusions sur le corps de l’enfant, et une plaie ouverte sur son front, juste au dessus de l’arcade sourcilière. Lyra récupéra un pot d’onguent à l’hibiscus dans une sacoche et en prit une noisette parfumée, avant de la déposer sur la plaie. Elle étala l’ensemble, et le baume vint se glisser entre les lèvres de la plaie, les refermant entre eux rapidement. Elle enroula ensuite un bandage constitué de feuilles de sureau et de miel sur sa tête, et la pris dans ses bras. L’enfant était maigre, fragile, mais sentait bon la forêt et était étrangement marquée. Sous son buste, coté droit et ce jusqu’à son pied, s’exhibait une sorte de marque de naissance rosée déclinant des feuilles et de roses délicates.

« Est-ce une Noldôr ? » Demanda la voix profonde d’Ori qui approchait, sa chevelure claire retenue en une queue haute. Il s’agenouilla aux cotés de son épouse et appuya doucement sur les deux paupières gauches de l’enfant afin de voir ses prunelles. Un bleu incroyablement sombre mais vide se refléta sur l’iris de l’enfant.

« Je l’ignore, mais elle est étrange. » Répondit Lyra de sa voix chantante en glissant le corps inerte de la petite dans les bras de son mari.

« Qui aurait bien pu laisser une enfant seule au bord de la forêt ? » Demanda-t-il d’une voix presque blessée. Des années qu’ils tentaient d’en avoir un, sans résultat.

« Je l’ignore, Meleth nin. Certains hommes le font lorsque l’enfant est née hors mariage, mais cette enfant est des notre,  même si je ne peux deviner ses origines pour le moment… »

Le couple ne sût pas quoi faire durant les premières minutes, puis, après l’avoir déposé à l’arrière de leur charrette sur une grande fourrure blanche sentant le camphre, ils l’observèrent. Il n’y avait personne au bord de la forêt, et aucune preuve du passage d’autres personnes qu’eux. Alors qu’ils se questionnaient tous deux sur ce qu’ils devaient faire, un gémissement répondit à leur place. La petite s’était recroquevillée sur le coté gauche de la fourrure, jambes repliées contre son buste et ses petites mains toutes sales sur sa tête, tentant d’appuyer sur le bandage inconnu. Les gémissements aigus provenaient de sa bouche rose.

Attendrie par la situation, Ori se dépêcha de grimper sur la charrette et de s’accroupir à son niveau, la prenant doucement dans ses bras, comme s’il l’avait toujours fait. Avec une douceur qui fit verser quelques larmes aux prunelles de son épouse, le Noldô la berça tendrement, sa voix grave s’élevant entre eux alors qu’il chantait une comptine du Valinor.

« Dors, petite Shaylee, le temps pansera ta douleur… »

« Meleth nin ? Qu’allons-nous faire ? » Demanda Lyra, qui observais toujours la scène, à présent que l’enfant s’était endormie. Son mari secoua la tête, ne sachant que répondre. C’est là qu’il découvrit l’étrange chaîne en argent qui ornementait le cou de la petite. Cachée entre les mèches hirsutes et brunes, le bijou était pourtant là, fin, délicat, et gravé. Il y avait un médaillon en son cœur, emmêlé lui aussi dans la chevelure, et sur ce dernier était écrit dans un elfique approximatif, un nom : Anyanka.

« Anyanka ? C’est un prénom fortement singulier pour une si jeune enfant… » Ajouta Lyra, qui avait grimpé à son tour, effleurant la chevelure de la petite du bout de ses doigts. Elle allait ajouter quelque chose lorsque le regard azuréen de son époux la frappa de plein fouet. Ses sourcils pourtant toujours arqué naturellement s’était légèrement froncé, et sa bouche s’était tordus en une moue suppliante. « Que t’arrives-t-il ? »

« Elle ne peut pas rester seule ici… »

« Nous sommes d’accord oui, au prochain village nous… »

« Ils ne voudront pas d’elle, ce n’est pas une fille d’homme, c’est un elfe. On ne peut la laisser ici. » Sa voix pourtant si profonde venait de prendre une octave, et Lyra écarquilla subitement ses prunelles, comprenant ce que désirait son époux.

« Tu voudrais l’emmener avec nous ? Mais… Ori meleth nin, cette enfant possède déjà une famille, et nous devons trouver ses parents. » Instantanément, le regard de son époux redevint totalement neutre, comme s’il désirait changer de sujet. Comprenant parfaitement ce qui motivait son mari à désirer cette enfant sortie de nulle part, et observant son ventre toujours dépourvu de future naissance, elle prit une décision qui, elle l’ignorait encore, serait la meilleur pour eux trois.

Lorsqu’ils atteignirent la première ville, alors que le couple procédaient aux soins habituels, Ori priait les valaars que cette douce enfant devienne la sienne. Si sa femme conservait l’espoir de voir un jour une vie grandir dans son ventre, lui, l’avait perdu. Plusieurs siècles étaient passés depuis leurs premiers essais, et toujours rien. Ils demandèrent autour d’eux, entre deux soins, si un couple avait perdu son enfant récemment. Cherchant des elfes sur place, puisque quelques Noldô avaient dû passer par ici. Mais rien…

Aucune trace de couple ou famille à la recherche d’un enfant disparu. De plus, Ori s’était occupé de la fillette durant leur traversée de la première ville, la berçant de sa voix profonde pour la calmer lorsque la douleur était trop forte, et la nourrissant avec de la purée de fruits. L’enfant avait finie par rester calme lors des soins importants qui nécessitaient le silence, et observait le couple faire en penchant la tête sur le coté. Cependant, si la petite semblait éveillée, elle ne parlait pas un mot d’elfique, ni de commun. Ori eut beau essayer de lui faire prononcer des mots pour désigner les onguents qu’ils avaient dans leurs charrettes, ou des outils basiques, elle n’y parvenait pas. La fillette secouait constamment la tête lorsqu’elle entendait leur voix, et ne se fiait qu’aux berceuses du soigneur.

Ils passèrent plusieurs semaines dans les villes de ce qui deviendrait plus tard une région du Gondor, avant de finalement se décider à rentrer. Ils n’avaient trouvé aucun indice sur la possible famille de la petite, et Anyanka ne semblait pas comprendre non plus leur vaine tentative de questionnement. Un monde séparait le couple de l’esprit de la fillette. Elle était si jeune et si fragile, que Lyra finit par céder, décidant qu’elle vivrait avec eux le temps que sa famille la retrouve, si cette dernière la retrouve bel et bien un jour.

Sur le chemin les menant à leur domicile le plus récent, une cabane dans la forêt sylvestre obtenue après leurs noces, bien que souvent à l’abandon puisqu’ils étaient toujours en vadrouille sur les terres du milieu, ils firent une découverte improbable. À l’orée de la forêt de Fangorn, alors qu’ils traversaient de nouveau la frontière pour se rendre chez eux, la petite se mit à babiller dans une langue qui leur était presque inconnue. Et c’est là qu’ils entendirent la réponse en provenance des arbres… Un mélange de son harmonieux et d’intonations graciles, un mélange que la petite semblait comprendre et auquel elle réagissait.

Un doute assaillit alors le couple. Avait-elle grandit dans la forêt suite à un abandon plus long que celui qu’ils pensaient ? Ce doute les garda inquiet durant tout leur trajet, alors qu’il traversait à présent les forêts simples menant à la leur. Ils avaient réussit à lui faire porter des vêtements au bout de plusieurs jours - et à contrecœur de la petite, qui semblait très bien se porter sans - étaient incapable de lui faire mettre des chausses, et ne parvenaient pas à comprendre son vocabulaire. Le trajet du retour fut d’ailleurs plus long que celui de l’allée, puisque l’enfant ne cessait de s’arrêter pour courir après les insectes et les oiseaux, chantant avec eux et se roulant dans l’herbe fraiche.

Une petite sauvageonne.

L’adopter n’était plus une option. Ils la renommèrent alors, afin que le prénom choisit puisse être conservé pour plus tard, au cas-ou, et que son enfance soit épanouissante. Shaylee, soit fleur des champs, devint son nouveau prénom, et ils prirent la décision de l’aimer comme leur fille. Le temps d’arriver jusqu’à la forêt Sylvestre, la petite avait réussie à prononcer leur nom à eux, ainsi que celui qui serait désormais le sien, sans pour autant savoir qu’il la désignait elle. Et lorsqu’enfin leur calèche s’arrêta devant leur demeure, les Evrani furent accueillit par leur amis, les félicitant pour cet heureux évènements. Le couple était partit durant prés de dix ans, et l’âge de la petite fille semblait correspondre. Aux yeux des elfes, Lyra avait dû accoucher sur la route, et la petite grandit dans cette atmosphère de voyage curateur.

Aucun des deux n’avait démenti. Ainsi, la petite Anyanka, rebaptisée Shaylee, avait découvert un nouveau monde.  Ils vivaient dans une petite maisonnée de bois, construite au sommet d’un chêne, et tout l’ameublement était poli par le naturel. Il y avait un petit salon, plusieurs appartements et une salle de séjour, reliée aux cuisines. Un lieu parfait pour éduquer un enfant. Et en dessous, plus précisément entre les racines de l’arbre, se trouvait un cabinet médical, pour tous ceux qui se retrouvaient blessés par les aléas du temps.




Acte 2 : La culture du Lys ~




Shaylee apprit lentement, mais surement, le langage commun, qui était la langue la plus importante pour être comprise dans le monde entier. Cependant, elle parlait toujours plus lentement que les autres, comme si les syllabes qui caressaient son palet étaient trop complexes pour elle. Ensuite, lorsqu’elle put tenir une véritable conversation, bien que simplette comme celle d’une enfant, on décida de lui apprendre l’elfique de leur région. Là encore, ce fut très compliqué, les mots étaient fluides, mais très lent, et certaines intonations avaient du mal à sortir de sa bouche.

Lentement mais surement, ils lui apprirent à vivre comme eux, dégustant de tout, viande mijotée comme légumes bien cuit. Ils considérèrent sa date de naissance comme celle où ils l’avaient trouvé, et lors de son 5e anniversaire avec eux, ils décidèrent de lui apprendre à écrire. Cette fois-ci, la tache fut différente. Lyra, qui était très précise, lui faisait faire des lignes sur une tablette de glaise avec l’aide d’une plume de bois, mais la petite avait beaucoup de mal à se représenter les lettres de cette manière. Pour elle, les mots étaient des sons, des sons qui venaient de plus en plus naturellement, et elle cherchait le lien entre cette lettre devant elle et les mots sous sa langue. Ce fut long et fastidieux, mais Lyra parvint à lui faire saisir l’importance de chaque lettre, leur son, et le résultat de l’ensemble.

Lorsqu’elle fut assez âgée, soit la vingtaine, qu’elle sût parler avec politesse, et faire attention à elle-même – malgré son incapacité à porter des chaussures – elle eut le droit de quitter le logis. On lui présenta alors des enfants de son âge, de jeunes elfes prêts à lui montrer le village, et à jouer avec elle. Mais soudain, une étrange timidité l’anima. Elle avait du mal à se lier à eux, les paroles ne venaient pas, et eux non plus. Ils avaient fait connaissance, comme tout enfant qui se respecte, mais pas plus, et lorsqu’était venu les temps du jeu, ils ne l’avaient pas appelé. Elle était restée sur un petit banc de bois, observant les autres.

Le prétexte évoqué était « trop différente. » Et c’était plus ou moins vrai, elle n’avait pas les cheveux lisses, elle était toujours très fragile, les pieds et les mains couverts de terre et le regard perdu dans le lointain. De même, il lui arrivait de s’asseoir dans l’herbe et de parler avec les fleurs qui l’entouraient, comme si elle était plus proche qu’eux. Cela renforça les craintes des autres enfants, qui ne voulurent pas jouer avec elle. Ori, un jour, en la voyant, l’appela « petite pousse » dans la langue des Ent, et elle se retourna avec rapidité, comme prise dans un songe. Le doute l’assaillit alors, et si elle avait été éduquée par les Ent avant qu’ils ne la trouvent ?

Comprenant que le contact avec les autres étaient difficile pour sa petite fille, Lyra finit par lui demander de rester auprès d’elle, pour l’assister dans sa tache. Elle lui apprit d’abord le nom des plantes médicinales dans le langage commun, ayant rapidement comprit qu’elle les connaissait sous le parlé Entique. Ensuite, à l’aide de son propre carnet, et lui montra les croquis de ses mêmes plantes et les compara à celles qu’elle conservait dans des bocaux. Ainsi, Shaylee suivit les traces de sa mère adoptive, comprenant le fonctionnement de ces habitudes et les préceptes qui s’en suivaient. Par la suite, Lyra lui demanda d’assister aux consultations basiques.

Parfois, avec l’aide de patients motivés, Lyra lui enseignait les rudiments les plus simples pour sauver une vie. Certains acceptaient de se prêter au jeu, mimant des scènes effroyables, d’accidents cardiaques, ou encore de blessures graves.  La petite aux boucles indisciplinée appréciait grandement cet apprentissage, se sentant légèrement différente et ayant cette impression d’importance future. Un jour, Lyra lui demanda de venir avec elle à l’extérieur, hors de Mirkood, dans un village humain, pour l’assister dans les avènements importants de la vie. Le temps du voyage, la fillette apprenait le nom des plantes dans le langage commun, et mémorisait leur propriété diverse.

Une fois sur place, elle assista sa mère dans des accouchements douloureux, observant cet incroyable phénomène qu’est la mise au monde d’un enfant. Si elle fut choquée d’abord de voir autant de douleur pour un tel miracle, elle comprit que l’absence d’hygiène des humains y était pour quelque chose, et qu’elle devrait aider. Ainsi, elle apprit les gestes à suivre, les temps d’accalmie entre les contractions et les zones nerveuses sur lesquelles appuyer pour soulager la douleur des mères. Enfin, lorsque l’enfant naissait, elle apprenait à corriger les défauts causés par le cordon et prévenir les possibles fièvres mortelles et les maladies que seuls les enfants avaient. Et lorsque le temps des naissances était clos ou en pause, alors elles s’occupaient des rhumatismes des vieilles personnes et des problèmes pulmonaires à l’aide de plantes camphré.

S’il était certes vrai que le seigneur Elrond était le maitre des miracles en guise de soin, lui ne voyageait pas à travers le monde pour s’occuper des bas-peuple, là ou Lyra et Ori le faisaient. Ce qui les démarquait grandement des autres elfes des Terres du milieu.

Jusque ses trente années, la petite Shaylee fut trop jeune pour réellement assister ses parents dans leur travail, c’est pourquoi elle ne faisait qu’écraser les graines et les plantes nécessaires aux baumes dans le mortier, ou prendre des notes de chaque opération sur un petit livret de cuir. Il lui arrivait en revanche de poser – sous la surveillance de sa mère – des cataplasmes d’argiles et de plantes sur des blessures ouvertes sur des patients encore conscients et d’accord.

C’est ainsi que Shaylee, la petite ingénue, comprit ce qu’elle désirait faire plus que  tout au monde dans sa vie future. Sa vocation pour les jours à venir lorsqu’elle aurait atteint l’âge adulte. Sauver les gens, les aider à aborder la douleur différemment, soulager leur peine. C’est là que son père entra réellement en action. Il lui montra les différentes tailles de lames pour les opérations, l’importance de la finesse, de la précision dans la découpe. Chaque organe avait ses propriétés et ses fonctions, ils ne pouvaient se permettre de les abîmer dans le processus.

Lorsqu’elle fut assez grande selon le jugement de ses parents, la petite pu enfin les suivre en montagne pour aller ramasser des plantes utiles. On lui montra le thym, le basilic sauvage, l'angélique, les hibiscus qui poussaient en buissons. Lyra prenait la peine de lui expliquer quelles baies étaient comestibles, et quelles autres étaient dangereuses voire mortelles. Les usages qu’il pouvait en être fait, comme les infusions, la gelée et les sucreries.

Lorsque l'hiver approchait, il y avait souvent bien plus de malades, alors, sa mère adoptive préparait des bocaux avec de nombreuses plantes séchées, des simples, et parfois même, de l'argile bleue lorsqu’ils en trouvaient. Elle fut bientôt capable de l'assister dans ses travaux, et elle s’attela à tenir les patients lorsqu'ils souffraient trop, ou bien nettoyer les outils qu’Ori avait confectionnés. Un jour, ils durent cautériser une plaie avec la lame d'un couteau chauffé dans les braises, la fillette s’évanouie plus vite que le patient, mais lorsqu’il fut temps de le reproduire de nouveau, ce fut elle qui l’effectua.

Le reste de son éducation se fit ainsi. La petite suivait ses parents adoptifs dans leur nombreux voyage curatif, et apprenait avec eux les différents moyens de soigner une personne. Elle finit par prendre la relève lorsque les patients étaient trop nombreux, et bientôt, elle pût prétendre au même rôle que Lyra, qui était on ne peut plus fière de sa petite protégée. Petite qui ne l’était d’ailleurs plus totalement. Son corps s’était allongé, affiné, formé généreusement, telle une demoiselle de printemps. Shaylee, en grandissant, cru que tous les maux pouvaient disparaitre une fois entre leur mains, que tous repartiraient heureux et guéris. Elle se sentait capable de guérir n’importe quelle maladie ou blessure à l’aide des plantes et des onguents. Elle sentait coulait cette force de l’insouciance dans ses veines elfiques.

Mensonge que voilà.

Les années passèrent, et cette croyance devint de plus en plus forte jusqu’au drame. Alors qu’ils rentraient après une décennie de soins auprès des humains, le passage par la montagne fut sa pire idée. Shaylee pensait que ce détour lui permettrait de se familiariser avec de nouvelles plantes et qu’elle et sa mère pourrait refaire leur stock. Ori les avait suivit, bien que légèrement inquiet. Et la petite ingénue aurait dû l’écouter.  Un petit groupe dissident d’orcs attaqua leur convoi, et s’ils furent mit en déroute par le couple, l’impensable se produit.

Certes, la petite brune pouvait guérir n’importe quelle plaie ou maladie, mais elle ne pouvait guérir de la mort. Ori avait rendu son dernier souffle en prenant un hachoir en pleine poitrine pour éviter à son épouse d’en subir les conséquences, et il était parti en contemplant sa femme pour la toute dernière fois.  Ce fut le premier véritable traumatisme de celle qui porterait un jour le nom d’Anyanka.

Lorsque les deux femmes rentrèrent à la forêt Sylvestre, c’était le cœur brisé. Lyra venait de perdre son âme sœur, et leur chemin du retour avait été plus long que prévu, puisqu’elles avaient dû enterrer le corps. L’épouse Evrani était désormais vide de toute émotion naturelle, et la seule chose qui la retenait encore ici, était sa petite fille si précieuse, le trésor d’Ori. Durant cinq années, Lyra fit son deuil en silence, tandis que sa fille s’exilait dans la forêt, retrouvant un semblant de confort parmi les arbres sereins. Un temps durant lequel  Shaylee comprit quelque chose. Ce n’était pas tout de soigner les siens, encore fallait-il pouvoir empêcher les blessures de se faire.

Alors, lorsqu’elle revint auprès de sa mère, elle demanda à être instruite dans l’art du combat, afin que plus jamais cette situation ne se répète. Cela prit plusieurs décennies pour que son corps se modifie et s’assouplisse avec délicatesse, lui offrant une stature dansante. Elle apprit d’abord à retomber correctement, puis, à condenser sa force de frape dans les tranches de ses mains, et enfin, à bouger en un rythme invisible. Ce fut d’ailleurs pour ses mille ans que Lyra lui offrit une dizaine de griffes en argent à placer au bout de ses doigts, sur ses ongles maculés. Il fallut alors apprendre à bouger avec ce poids supplémentaire, mais cela fut plus facile que ses premiers pas, et sa danse devint mortelle contre les orcs.

Si Shaylee réfléchissait toujours énormément avant d’engager le combat, contre les orcs, elle était la première à vouloir frapper. Il suffisait qu’elle en aperçoive sur son chemin lors des voyages pour vouloir les étriper. Le souvenir encore cuisant de son paternel rendant son dernier souffle dans les bras de sa mère la hantant avec force. La douleur constante dans le regard bleuté de sa mère l’énervait au plus au point. La jeune elfe n’était pas une idiote, elle savait pertinemment que sa mère ne retrouverait jamais son père au Valinor, la mort lui ayant prit le seul être qui lui était réellement cher. La brune ne voulait pas connaitre cette souffrance éternelle, elle se refusa donc à toute idée d’amour.





Acte 3 : Le bal des Orchidées ~



Les années passèrent lentement, mais surement. Une troupe des elfes Sindar s’était installée dans la forêt, et leur chef était devenu roi. Oropher… Cet homme était étrange, il semblait puissant et imposant, mais Shaylee conservait des doutes à ce sujet. Elle n’avait vu la famille royale que de loin, mais un sentiment d’incertitude s’était glissé en elle. Comme des craintes infondées qui ne voudraient plus jamais quitter son être. Cette peur insensée qui se mit peu à peu à grandir en elle tel un feu ardent consumant la forêt. Pourtant, cela n’arrêta pas le duo de guérisseuse que formaient la mère et la fille, allant et venant entre les différents villages alentours pour s’occuper de maux en tout genre. Blessure aux mains, fractures, plaies ouvertes, infections ou maladies, elles tentaient toujours de guérir, même l’impossible. Il arriva que des patients pourtant condamnés se remettent entièrement de leurs blessures, et que d’autres, allant très bien, finissent par succomber. Pour ces phénomènes là, Shaylee n’avait aucune réponse satisfaisante, et sa mère non plus.

Lyra n’avait d’ailleurs presque plus de réponse à lui fournir.

Dame Evrani n’ouvrait désormais que très peu la bouche, ne parlant que lorsque cela était absolument nécessaire, auquel cas elle possédait simplement un air grave ou poli, alternant entre des sourires légers et une attitude nostalgique. Et la crainte de voir son dernier soutient disparaitre se fit saisissante chez la jeune elfe aux traits si différents des autres. Mais ce n’était pas le moment d’exprimer ces peurs, non, car la guerre approchait à grand pas, et que leurs services seraient bientôt mit à rude épreuve. Cette alliance avec les hommes, elle la craignait… Non pas qu’elle ne leur faisait pas confiance, mais ce roi, Oropher, ses doutes subsistaient. Il semblait toujours trop sûr de lui, cette assurance stupide… Si semblable à la sienne lorsqu’elle pensait pouvoir guérir de tout… Il pensait pouvoir remporter toutes les batailles… Pauvre fou.  Il fut temps pour la mère et la fille de se quitter. Lyra devait se rendre sur le champ de bataille avec l’armée pour s’occuper des blessés, et Shaylee devait rester au chevet des patients encore instables.

« Je reviendrais bientôt, ma précieuse fleur des champs… » Avait-dit Lyra d’une voix tendre.

Shaylee l’avait serrée dans ses bras avant de lui assurer qu’elle l’attendrait. Et lorsque les convois de soldat peu discipliné partirent pour Dagorlad en direction des marais, la peur qui tiraillait déjà le ventre de celle qui deviendrait plus tard la grande Anyanka submergea son hôte de visions cauchemardesques. Elle ignorait comment, et elle ignorait pourquoi, mais elle le savait. Sa mère, son unique amie et lien en ce monde ne reviendrait pas. Les elfes sylvains n’avaient en effet pas été préparés pour la guerre, et beaucoup subirent les asseaux ennemis sans pouvoir les parer. La mort vint étreindre plus des deux tiers du bataillon elfique, et lorsqu’à l’aube d’un jour nouveau, le ciel fut plus rouge encore que les pétales d’une calla lily coupée, Shaylee sut qu’il était trop tard.

Oropher avait succombé comme beaucoup des soldats de son armée. Les survivants revinrent un à un, nombreux étaient les blessés graves parmi les elfes et les humains, on sacra le jeune prince roi. La guérisseuse n’eut pas le temps de s’apitoyer sur son sort, elle dû s’occuper des plaies ouvertes et infectées par les armes orcs, soigner les membres briser et ainsi de suite. Mais lorsque cette vague souillée fut acheminée jusqu’à son cabinet et tous repartit, elle constata l’absence. L’absence de sa propre mère dans l’un des lits.

L’absence de cette dernière pour le restant de sa vie.

Elle brisa le pot de terre cuite qu’elle tenait en main en comprenant ce qu’il se passait autour d’elle, et se sentit partir. Elle ne voulait pas poursuivre une vie comme celle-ci. Elle ne voulait pas être seule… Elle ne l’avait jamais été. Ce n’est qu’une fois hors du royaume et perdue au milieu de la forêt que sa peine put enfin se libérer de l’étau cinglant qu’elle y avait placé. Vêtue d’une vulgaire chemise de lin blanche, accroupie au pied d’un arbre, ses jambes nues s’enfonçant dans la terre, elle pleura. Des heures durant, le sanglot terrible qui la submergea avec force ne voulu partir, forçant la créature tordue de douleur à se crisper sous les spasmes.

Cela fut long, et le jour eut largement le temps de se défaire de l’étreinte lumineuse du soleil pour laisser sa place à la nuit et sa lune pâle. Les doux éclats bleutés de l’astre lunaire filtraient à peine sous le feuillage prononcé des arbres, juste assez pour que la luminosité des lieux soit sinistre… Du moins pour des étrangers. Shaylee savait, alors que les larmes coulaient encore sur ses joues roses, qu’aujourd’hui, elle devenait une autre. Le médaillon qui l’avait vu grandir était au creux de sa main, entrouvert, et dans ce dernier était gravé un nom : Anyanka.

« Je suis la renaissance… » Murmura-t-elle d’une voix hachurée en serrant le bijou entre ses doigts.

Elle ne voulait pas de ce nom, il ne signifiait rien pour elle, pire encore, renaitre signifier oublier le passé, oublier ses parents, et oublier ce cocon merveilleux dans lequel elle avait autrefois grandit. Elle ne le voulait pas. Dans un geste rageur, elle lança le collier au loin. Le son d’une chute dans l’eau lui fit comprendre qu’elle avait atteint le petit lac. Elle se replongea alors dans ses souvenirs, se rappelant des quelques fois où son père l’avait emmené ici pour lui faire plaisir et jouer après de longues heures d’études, puis cette fois où Lyra lui avait montré les algues médicinales qu’elle pouvait utiliser pour soigner la dysenterie plus rapidement. Tant de souvenirs qui aujourd’hui, devenaient fantômes. Elle était la dernière des Evrani, cette noble famille de guérisseurs qui s’était désormais éteinte… et dire qu’elle n’en était même pas une de sang… Mais là encore, personne ne le savait.

Elle n’avait plus aucun lien avec qui que ce soit, elle était livrée à elle-même. Alors, ce fut les arbres qui vinrent lui parler d’eux-mêmes, cherchant à consoler cette jeune pousse qui était autrefois si à leur écoute. Deux heures durant, elle ne fit que verser des larmes graciles sur ses joues rougies par le froid et écouter les paroles des arbres. Ceux qui l’avaient vu naitre et grandir parvinrent à apaiser le cœur rendu fragile par la solitude forcée. Calmée par des paroles plus ou moins réconfortantes, l’elfe à la chevelure torsadée décida que le présent laissé par ces véritables parents et signifiant son nom ne devait pas rester aux fond des eaux.

Ses pieds pâles et nus traversèrent la forêt d’un pas rapide, s’enfonçant toujours un peu plus dans la tête tandis que sa chemise frôlait les herbes et se déchirait par endroit. Arrivée au petit lac, elle s’immergea sans même fais attention, l’eau venant à elle telle une amie enfin retrouvée. Elle plongea alors, et après un grand nombre d’essaie, parvint à retrouver le médaillon d’argent ciselé sur lequel était gravé son nom. Rassurée de retrouver son seul véritable bien, elle le remit autour de son cou et revint sur la berge, sa chemise trempée devenue transparente et collant son corps comme une seconde peau. Elle était en train de grimper la berge …

Lorsqu’elle le vit.

Par reflexe, elle lâcha sa prise, et fut naturellement attirée en arrière, poussant un fin cri de détresse. Une main puissante vint se saisir de la sienne malgré la boue présente sur cette dernière, et la tira de nouveau, la sortant définitivement de l’eau. Cacher sa presque nudité ne fut pas sa première pensée, car face à cet inconnu, aucune réaction rationnelle ne se fit. Il était grand, élancé, d’une stature imposante et pourtant, quelque chose dans son regard d’argent était brisé. Ni l’un ni l’autre ne se rendit compte de leur main toujours liés dans le froid.

« Puis-je savoir ce qu’une jeune dame comme vous fait dans ce lac à une heure si avancée de la nuit ? » La voix était profonde et douce, pourtant, habituellement, elle n’y aurait pas répondu.

« J’achevais mon deuil. Et vous-même ? Vous me semblez être soldat, vous devriez être aux infirmeries après les batailles de ce jour… » Elle avait répondu avec cette insolence propre aux guérisseurs de sa famille, pour autant, le regard qui s’était posé sur elle se fit plus compatissant.

« Je faisais de même… »

Et c’est ainsi que ces deux individus usèrent du reste de la nuit, partageant la perte d’êtres chers en silence, puis discutant des aboutissants de cette guerre terrible qui les avait liés. Causant de ce qui allait devenir de leur vie, à présent qu’ils étaient seuls et en charge d’eux-mêmes. Ce qu’ils pourraient faire de ce futur inconnu. Ni l’un ni l’autre n’avoua son identité réelle. Lui prétendant être ce qu’elle avait cru reconnaitre, un simple soldat, et elle, une future couturière. Et lorsque les premières lueurs solaires se reflétèrent sur la surface du lac, les deux se séparèrent avec la promesse de se revoir à la prochaine pleine lune.

De retour dans la demeure des Evrani, seule, Shaylee prit officiellement le nom qui lui revenait de droit et poursuivit ses soins sur les nombreuses personnes alentours. Les blessés du bataillons furent guérit avec une précision incroyable et aucune cicatrice ne fut visible. Anyanka s’était précipité sur les soins et concentrés sur eux uniquement, vivant pour ses baumes et leurs fonctions, les tisanes et les gazes floraux qu’elle appliquait sur les plaies de ses patients. Ceux morts sur place n’avaient pût bénéficier de son aide, mais ceux qui étaient revenus pouvaient très rapidement se remettre de leurs blessures. Et heureusement, puisqu’à peine retourné dans les régiments, ils se voyaient forcé d’apprendre l’art du combat que leur nouveau Roi exigeait d’eux.  Par ailleurs, elle vit de plus en plus souvent, durant environs une décennie, les soldats revenir la voir après de lourds entrainements.

À la pleine lune suivante, elle retourna au petit lac, et retrouva l’inconnu. Il avait changé en un mois, bien plus qu’aucun autre elfe. Il donnait l’impression d’avoir grandit – ce qui était pourtant impossible sans l’eau des Ent – et son regard était plus froid, plus lointain. Pourtant, en la voyant arriver, vêtue d’une simple robe noire légèrement déchirée et de son tablier de soin émeraude, un éclat scintilla dans ses prunelles argentées. De nouveau, ils parlèrent, cette fois-ci, de ce qu’ils avaient fait durant ce mois, elle expliquant qu’elle avait énormément « cousu » en parlant de ses patients, lui qu’il avait du mal avec les entrainements du roi, mais qu’il faisait de son mieux. Et ainsi de suite.  Ces rencontres sous l’astre de la nuit se firent de plus en plus, et ce serait mentir de dire qu’Anyanka ne commençait pas à éprouver de l’affection pour cet inconnu blond. Ni l’un ni l’autre ne donna jamais son nom, elle était une simple couturière, lui un soldat de l’armée.  

Et cette routine aurait pu durer plusieurs siècles encore, si le bal d’Hiver ne s’était pas déroulé aussi étrangement.

Comme tous les nobles de Vertbois, elle reçu l’invitation au bal du Roi lors du Solstice d’Hiver, ainsi qu’une place attitrée lors du buffet organisé par ce dernier. C’est pourquoi elle décida de s’y rendre, persuadée de croiser non seulement son bel inconnu, mais aussi d’anciens patients ayant recouvré la santé. Pour autant, elle ne voulait pas avoir la même apparence que toutes ces elfes à la prestance parfois douteuse. Toutes identiques, toutes lisses… L’ancienne Shaylee avait parfois l’impression de se retrouver face aux mêmes personnes seulement pourvues de noms différents, ces personnes qui la fixaient souvent avec perplexité lorsqu’ils apercevaient sa chevelure hirsute ou encore ses manières si peu hautaine.

Comment pouvait-elle savoir que ce n’était pas là les habitudes nobles des elfes, mais plutôt des habitudes extérieures à la noblesse, que c’était des choses que seule sa nature différente des autres avait apporté ? Elle l’ignorait, c’est ainsi qu’elle se distingua particulièrement en passant les portes du palais. Vêtue non pas de ces robes de velours et de soies aux longues manches échancrées, mais d’une robe bustier bleu nuit décoré de motifs floraux et dont les pans échancrés dévoilaient un jupon plus clair sous lequel elle cachait son éternelle sacoche d’onguent. On ne sait jamais, les allergies, les brûlures ou simples coupures, tout était possible. Coiffée d’un élégant chignon fleurit qui dévoilait ses oreilles effilées, elle était cependant bien plus gracieuse que toutes ces fleurs réunies.

Le palais était magnifique, et les décorations mises en place rendaient les lieux presque féeriques. C’était quelque chose qu’elle n’avait jamais vu, un monde auquel elle n’avait jamais participé auparavant malgré sa noblesse. Il y avait plus important que des Bals lorsque des vies étaient en jeux. Pourtant, elle s’était enfin décidée à se montrer digne de son rang, apprêtée de sorte d’être aussi délicates que ses congénères elfiques. Pourtant, ici aussi, sa différence était marquée, sa tenue, son port altier, sa démarche sure  et fier proche de celle des hommes, son regard franc et vif. Elle était loin de ces perles sensibles qui représentaient l’égérie féminine des elfes. Elle était arrivée parmi les derniers convives, et sa tenue en avait choqué plus d’un, mais elle s’était contenté d’un sourire poli.

Il n’y avait rien à dire, peu de femmes de son rang désiraient converser avec elle. Tous se connaissaient depuis l’enfance, tous avaient grandi ensemble et s’était découverts des liens… Sauf elle. Anyanka avait toujours été seule, et si son honneur de guérisseur lui avait permise de s’offrir une renommée incroyable, elle n’avait jamais pu tisser de lien avec qui que ce soit. Elle était désormais seule. Quand bien même son soldat blond s’était peu à peu immiscer dans son âme tel un poison aurait glissé le long de ses veines.  On dégusta bon nombre de mets délicieux, et on bu différents hydromels et vins fruités, on parla de nombreuses choses, notamment de cette paix enfin retrouvée autour du royaume. Mais très peu inclurent la dernière Dame Evrani dans leur conversation. Cependant, le plus étrange allait arriver.

Les demoiselles se mirent soudain à se pâmer, gloussant très légèrement et réajustant leurs coiffures. Pourtant, Anyanka ne voyait pas de raison à cela. Il n’y avait que des nobles et des soldats sur place. De nombreux convives se mirent alors à danser, sous des violes élégantes et des flutes. Bientôt, elle ne vit plus que des chatoiements de couleur et des drapés lumineux. Dans un recoin de l’immense salle de bal, Anyanka observait ce beau monde d’un regard voilé, ressentant avec encore plus de force cette solitude qui était la sienne. Elle allait saisir sa coupe de vin lorsqu’une main pâle s’en saisit à sa place et la lui tendit. Doucement, elle laissa glisser son regard azuréen sur le bras couvert d’une soie scintillantes de celui qui lui avait prit la coupe.

C’était le soldat élu de son cœur. Sa chevelure blonde était lisse et glissait sur ses épaules, sur sa tête se trouvait une étrange couronne de branchages. Il portait une longue robe de tissus fin aux reflets semblables à ceux des ailes de libellules par-dessus un pantalon bleu moulant et sur laquelle se trouvait une tunique fendue de couleur grise à col montant couvertes de bordures d’argents. Pour tenir le col ouvert, il avait une broche d'or blanc ornée d'une pierre de lune. Pierres que l'on retrouvait sur ses quelques bagues qu'il avait glissées à ses longs et fins doigts. Le cœur de la dame fit plusieurs bonds dans sa poitrine. S’il était magnifique, le sourire dont il était affublé l’était encore plus.

Ce fut presque naturel, et aucun mot ne fut échangé entre eux. Levant son bras droit, paume tendue, elle posa sa main délicate contre celle du Roi dont elle ignorait encore l’identité, croisant son regard – lui offrant au passage un éclat aimant – et tous deux firent un pas de coté, avant de tourner. Au quatrième coup de tambour, ils changèrent de sens, avant d’accélérer légèrement le pas, les semblèrent se dissiper dans leur entourage au même titre que les autres convives. Un autre arrêt, ils changèrent de main, leurs pas étaient méthodiques mais naturel. Croisant le bout de ses doigts avec ceux du soldat, Anyanka s'éloignait de sa présence et laissait son autre main faire des moulinets gracieux, avant de retourner vers lui en s'enroulant entre ses bras. Tous deux étaient magnifiques, non pas dans ce pas gracieux qu’était la valse, mais dans leur attitude. Plus rien ne semblait exister, ni la musique, ni les convives, ni même le monde.

« Je n’espérais plus vous voir… » Finit par avouer celui qui prétendait être un soldat d’une voix profonde, et cela créa de fines rougeurs sur le visage crème de la dame qui laissa un sourire aimant se dessiner sur ses lèvres.

« J’ignorais si j’allais vous trouver… » Avoua-t-elle à son tour.

Tous deux continuèrent de danser sans même faire attention au reste du monde. Se rapprochant toujours de plus en plus, le cœur battant et le rouge aux joues. L’hydromel ? Le vin ? Non… C’était quelque chose de plus intense encore qui liait ces deux âmes pourtant si différentes. Cependant, la soif de la dame revint se faire sentir, et c’est avec galanterie que son cavalier de la soirée se proposa d’aller retrouver sa coupe. Lorsque leurs mains se détachèrent, ce fut comme si un froid virulent s’était imposa à son corps, un froid plus douloureux encore que la glace sur son corps nu. Anyanka s’en sentie presque mal, le souffle court et le regard presque larmoyant. C’était la toute première fois qu’une situation comme celle-ci arrivait. Et la crainte de comprendre de quoi il s’agissait vint se graver en elle. Etait-ce l’amour ? Etait-elle prisonnière de cet elfe si gracieux dont la douleur était si proche de la sienne ?

Perdue dans ses pensées, ce fut son nom prononcé par une bouche inconnue qui l’en fit sortir.

Des dames de son âge discutaient dans leurs coins, parlant de choses et d’autres avec une voix plus acide, comme si la situation les mettait en colère. En vérité, la plupart des convives étaient plongés dans des discussions plus ou moins virulentes, et sur leurs lèvres pincées se trouvaient un nom. Le sien. Se sentant légèrement de trop, Anyanka tenta d’en apprendre plus le temps que son cavalier ne revienne. Elle n’aurait pas dû. Plusieurs informations lui parvinrent, d’abord désordonnés, ce ne fut qu’une question de secondes avant que tout ne s’assemble. On parlait d’un couple, on parlait d’interdits, on parlait du roi et on parlait d’elle comme d’une insolente effrontée. Et lorsqu’elle le vit revenir avec deux coupes, cette étrange couronne sur la tête, tout devint clair.

Son mystérieux soldat n’était ni plus ni moins que le Roi Thranduil.

Ce fut comme si le poids de ce possible amour venait de s’écrouler sur elle pour la rappeler à l’ordre. Comme si les Valaars eux-mêmes venaient de lui annoncer que toute sa vie n’était que mensonge. Et elle n’était pas loin de la vérité en ce qui concernait ses émotions. De soudaines palpitations vinrent tenir son cœur, et son souffle se gela au fond de sa poitrine alors qu’un sanglot se formait au fond de sa gorge. Pourquoi la vie était-elle si cruelle avec elle ? Anyanka se posa plusieurs fois la question alors qu’elle retenait chacune de ses émotions avec une force improbable pour rester digne en public. Alors qu’il n’était qu’à une dizaine de mètres d’elle, il fut interpelé par un autre de ces convives, et dût attendre que ce dernier ne lui ait présenté ses hommages, avant de retrouver sa dame. Mais cette dernière avait déjà prit la fuite.

Tentant de se repérer dans un palais qu’elle n’avait jamais visité, le cœur lourd et des larmes scintillantes aux coins des yeux, Anyanka avait la nette impression que toute sa vie venait de s’effondrer comme un château de cartes. Elle finit par cesser de courir, ses jambes la faisant légèrement souffrir alors que son souffle douloureux semblait ne pas vouloir apporter l’oxygène à ses poumons. Mais lorsqu’elle regarda autour d’elle à nouveau, elle le vit, il semblait soucieux de sa fuite, soucieux de son avis. Et c’est là que tout dérapa. Le cœur piégé, la crainte de devoir subir la même sentence que sa propre mère. Elle s’était juré de ne pas aimer… Elle avait perdue.

« Je vous en prie… Laissez-moi au moins expliquer mon anonymat et… »

« Non. Je pensais être sauve vous savez ? Je pensais que les valaars me protégeraient d’une telle douleur après avoir afficher la destruction de ma propre mère… mais non... Ils se sont joués de moi. Vous vous êtes joués de moi… »

« Ce n’était pas… »

« Votre intention ? Pourtant c’est ce que vous avez fait. Jour après jour, année après année… Je me suis ouverte à vous, vous étiez mon tout premier lien, mon tout premier ami… Vous n’aviez pas le droit de vous jouer ainsi de mon cœur mais vous l’avez fait, et là encore, vous le piétinez… Je ne voulais pas… Je ne le voulais pas ! Mon âme était la dernière chose qui m’appartenait et vous me l’avez dérobé… Vous n’aviez pas le droit de me punir ainsi… Ce monde est injuste ! » Et tout en avouant sa peine, elle s’était rapprochant, la main levée vers le visage du monarque dont elle avait finit par apprendre le nom. Elle effleura à peine sa joue du bout des doigts, comme caressant un rêve pour la dernière fois de sa vie. « Vous avez insufflé en moi l’espoir d’aimer et d’être aimée en retour… Vous m’avez donné cette envie de découvrir la chose la plus dangereuse en ce monde, vous avez planté cette insouciance en moi… Et maintenant, les masques tombent… Jamais cet amour ne sera possible… Et vous… C’est vous qui me l’avez donné pour le reprendre… Je… » Les larmes obstruaient désormais sa vision. « Je vous hais autant que je vous aime… »

Anyanka laissa le monarque ainsi et quitta les lieux au pas de course.  Lorsqu’elle eut atteint ses modestes appartements dans les arbres, elle s’enferma avec violence. Elle finit par s’appuyer contre un mur et se laissa glisser le long de ce dernier malgré sa robe. Le cœur battant, l’horreur marquant ses traits, elle avait l’impression de mourir de l’intérieur. Une agonie qui ne cesserait jamais… Une agonie qui avait envahit sa mère lors du décès de son époux, une agonie qui la hanterai jusqu’à la fin des temps.

L’amour était la pire chose qui puisse exister en ce monde…


Acte 4 : Les larmes des chrysanthèmes


À venir...







(C) Amasys pour Le Seigneur des Anneaux - Le Tiers Age







Dernière édition par Anyanka le Mer 7 Déc - 14:48, édité 6 fois
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MessageSujet: Re: Anyanka Vertefeuille, guérriseuse ou Reine? (finie)   Dim 23 Oct - 12:13

Hello Anyanka !

J'ai lu ta présentation; il y a de bonnes choses et tu as bien suivi ET ce qu'avait écrit l'ancien Thranduil dans sa présentation pour votre rencontre ET les événements qui ont eu lieu dans votre royaume depuis le début de la partie. J'ai cependant noté plusieurs points qu'il faudrait corriger / compléter / supprimer:

Citation :
Ses connaissances en matière de plantes médicinales n’ont presque plus d’égal.

ET

Citation :
...et ma mère et moi étions les plus grandes guérisseuses qui soyons.

Vous pouvez connaître l'usage des plantes médicinales et être capable de guérir des plaies et blessures, mais en aucun cas ne pouvez être les "plus grandes guérisseurs qui furent". Elrond est le plus grand guérisseur de la Terre du Milieu et nul ne l'égale, sorry.

Citation :
Très tactile, ce qui est assez rare chez les elfes, elle adore qu’on brosse ses cheveux, et a tendance à punir ainsi leur fils, Legolas, de cette manière, lorsque ce dernier s’est rendu insolent.

Mouais bon je trouve ça un peu coquace et ne collant pas vraiment au caractère des Elfes (sans compter que ça m'étonnerait que Thranduil voit ce genre de punition d'un très bon oeil. Si vous aviez eu une fille, soit, je dirais trop rien, mais là, il s'agit du futur Roi de Vert-Bois. Le punir ainsi n'est pas très masculinisant ni virilisant quand on sait l'évolution de grand combattant que va connaître Legolas.

Citation :
La reine a été trouvé âgée d’environs dix ans, au pied d’un grand saule rouge, ne sachant ni parler ni d’où elle venait. Le seul signe distinctif était un médaillon dans lequel était gravé un nom « Anyanka » signifiant renaissance. Elle a donc bel et bien été adoptée par les Evrani, un couple de guérisseurs sylvestre.

Alors le fait que tu aies été recueillit par un couple d'Elfes Sylvestres ne me dérange pas outre mesure et tu amènes bien cette partie de ton histoire. En revanche, même si le coup de foudre chez les Elfes, ça peut exister, il est pour moi essentiel que tu sois issues d'un des grands "clans" elfiques: Noldo, Sinda ou Galathrim. Je suis persuadée qu'Oropher n'aurait jamais consenti à l'union de son héritier avec une "simple" elfe sylvestre.

Citation :
Une chose à savoir, sa majesté ne reculera devant rien pour le bien de son peuple, et arracher un cœur à main nue ne lui sera pas problématique si c'est pour une bonne cause. Elle y prendra même du plaisir...

Euh... pardon? Razz Non là c'est clairement too much. Que tu aies des aptitudes au combat, soit je veux bien, mais là c'est vraiment trop ><

Citation :
Ori m’a un jour dit qu’il pensait que, peut-être, j’aurais pu naitre d’un Ent, et que cela expliquait ma constante recherche des énergies terrestres

Même si ton personnage ni croit pas (et heureusement), cette théorie est totalement impossible. A supprimer et à remplacer par quelque chose allant dans le sens de mon commentaire sur la "race" de ton Elfe.

Citation :
Nous nous sommes hâtés cela faisait déjà cent ans que nous étions dans cette situation, et une guerre approchai

Tu parles de ta relation avec Thranduil? Si c'est cela, 100 ans me paraît vraiment peu. Tu parles de Doriath. Doriath tomba 2 fois, la seconde fois fu vers 507 PA et Doriath ne s'est plus relevé ensuite. Toutefois, Orohper n'est parti qu'à la fin du PA pour s'installer dans ce qui sera le futur Vert-Bois Le-Grand. Alors oui, il y eu encore des guerres au PA et au SA, mais j'ai noté que tu parles souvent de la Guerre de l'Anneau. Je suppose que tu sous-entends plutôt la Bataille de la Dernière Alliance, à la fin du SA, car la Guerre de l'Anneau a vraiment lieu au TA, durant les événements bien connu du Livre le Seigneur des Anneaux. Donc si cette "guerre" dont tu parles est celle de la Bataille de la Dernière Alliance à la fin du SA, il y a un petit souci de chronologie. Rends-toi dans les Annexes, partie Aide au RPG, et tu trouveras une chronologie détaillée pour t'aider Wink

En résumé, une bonne présentation, mais qu'il faut encore approfondir et compléter / corriger.

Préviens-nous quand ce sera bon Smile




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MessageSujet: Re: Anyanka Vertefeuille, guérriseuse ou Reine? (finie)   Mer 26 Oct - 18:19

Hellow et merci d'être passée sur ma fiche!
Je poste ici pour dire que je prendrai un peu de retards pour les corrections, mais c'est en cours, je compte récrire l'histoire pour qu'elle soit plus compréhensible, et faire les modifications sur word en premier lieu, puis je posterai quand ma connexion ira mieux, voilà ^^

Edit du 28/11/16 :
En raison d'une connexion pourrie et des périodes de fêtes qui me font travailler sur les marchés artisanaux de Noël, je traine encore et toujours sur l'écriture et la correction de ma fiche. J'espère avoir terminé l'ensemble avant Noël, sinon, je préviendrais. Mais je ne renonce pas!!!



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MessageSujet: Re: Anyanka Vertefeuille, guérriseuse ou Reine? (finie)   

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Anyanka Vertefeuille, guérriseuse ou Reine? (finie)
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