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 Un accord qui nous profitera à tous...

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Sauronne
Puissance Maléfique de Dol Guldur

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MessageSujet: Un accord qui nous profitera à tous...   Mer 28 Sep - 16:28

Voilà plusieurs semaines que Barzelor et ses hommes s’étaient fondus dans la population de Mithlost. Pour ne pas éveiller les soupçons, ils s’étaient répartis par petits groupes dans différentes auberges ayant encore des chambres de libres et avaient retiré de leurs vêtements tout signe d’appartenance à la Couronne de Fer du Roi-Sorcier d’Angmar. La plupart des hommes avaient déjà lié de bons contacts avec les habitants (et les habitantes) de Mithlost, principalement autour de ce qui a toujours rassembler les hommes : l’alcool. Mais Barzelor lui, préférait rester dans le silence et laissait volontiers à ses hommes le soin de faire ce qu’il appelait « le faux-rapprochement entre l’Angmar et le Rhudaur » ou parfois même « la grosse comédie ».

De son côté, il écoutait les rapports que lui faisaient ses hommes sur la vie à Mithlost, l’histoire de la cité, de son Seigneur, ou encore du Rhudaur tout entier. Cependant Barzelor passait le plus clair de ses journées à, d’une part, rechercher Cirion et d’autre part, essayer d’obtenir une audience auprès du Roi du Rhudaur et il était forcé de se l’avouer ; ni l’un ni l’autre n’était aisé de trouver ou d’obtenir. Néanmoins, il n’était pas dans sa nature de baisser les bras, d’autant plus que s’il revenait à Angsûl et faisait part de son échec, si rapide, auprès du Roi-Sorcier, il ne donnerait pas cher de sa vie et pouvait même aller creuser sa tombe lui-même pour éviter d’être jeté comme le plus vulgaire des déchêts dans la fosse commune… Aussi, tous les jours demandait-il aux passants s’ils avaient vu un homme correspondant à la description physique de Cirion, mais ses questions restaient sans réponses. Barzelor se mit à le maudire intérieurement avant de se dire qu’il lui serait d’un côté très plaisant de prendre part à la torture de Cirion, si jamais il remettrait la main sur lui et qu’il le ramenait en Angmar ou mieux encore, à Dol Guldur.

C’est en pensant à la joie que lui procurerait pareille chose que Barzelor se préparait, une nouvelle fois, à passer au palais royal afin d’y recevoir une audience privée du Roi du Rhudaur. Pour cela, il mit comme d’habitude ses plus beaux vêtements, retira ses armes et se lava avec méticulosité. Devant le miroir, il s’entraîna quelques minutes à prendre un air noble et avenant sans pour autant tomber dans l’excès, se qui paraîtrait forcément suspect aux yeux des gens du Roi et du Roi lui-même puis, lorsqu’il s’estima prêt, il quitta sa chambre dans une auberge simple, et marcha vers le palais royal. Sur le chemin, il imaginait déjà des drapeaux flottés le long des rues, sur les tours des bâtiments principaux et bien entendu sur le palais royal portant les couleurs et les emblèmes de l’Angmar et du Mordor. S’efforçant de chasser ces images encore utopiques de son esprit, il se concentra sur ce qu’il avait à dire et entra dans le palais où il fut conduit auprès d’un des conseillers du Roi qui gérait les audiences privées de ce dernier. Il s’inclina avec respect devant lui et déclama, un léger sourire sur le visage :

Je vous salue, conseiller du Roi. Je suis Barzelor, l’envoyé du Seigneur des Monts d’Angmar. De la part de ce dernier, je demande à nouveau une audience privée auprès de sa majesté, votre Roi.

Le conseiller daigna lever les yeux de son registre pour le toiser quelques secondes, avant de s’exclamer :

Vous êtes tenaces, Barzelor…Mais votre acharnement a finit par porter ses fruits. Sa majesté vous recevra en début d’après-midi. Soyez ponctuels ; Sa Majesté ne supporte pas d’attendre.

Barzelor jubila intérieurement mais s’efforça de n’en laisser rien paraître. A la place, il répondit :

Pour rien au monde je ne ferais attendre Sa Majesté plus longtemps que ce qu’elle est disposée à m’accorder. Je vous remercie.

Puis Barzelor sortit et attendit que vienne le moment de son entrevue privée dans le quartier commerçant, se restaurant dans une auberge connue pour la qualité (et les prix exhorbitants) de ses plats. En début d’après-midi, il s’en retourna au palais royal, indiqua son nom et l’objet de sa visite aux gardes personnels du Roi et se laissa conduire dans le vestibule situé juste avant la Salle d’audience du Roi. Il y resta une bonne dizaine de minutes avant que les portes ne s’ouvrent, révélant à ses yeux une salle riche en décoration. Le sol était dalé d’un marbre vert sombre et les colonnes qui soutenaient le plafond étaient toutes taillées dans ce même matériau onéreux. Mais Barzelor reporta très vite son attention sur le Roi, qui siégeait dans un trône d’apprence beaucoup plus simple que ne l’était le reste de la pièce. Ce dernier le regardait s’avancer vers lui d’un air indifférent, presque ennuyé. « Visiblement, le Roi est las de ces longues audiences… Il faut que j’arrive à le captiver de suite si je ne veux pas me voir congédier en moins de temps qu’il ne faut pour le dire… », se dit-il. Lorsqu’il fut à quatre mètres du trône, Barzelor s’inclina avec fort respect et se présenta :

Salue à vous, noble Roi du Rhudaur. Soyez infiniment remercier de m’accorder audience et je puis vous promettre que vous n’aurez jamais à regretter de m’avoir donner votre temps précieux en ce jour. Je me nomme Barzelor et je viens des Monts d’Angmar, au Nord de vos terres. Mon souverain est un homme fort apprécié de notre peuple, qui ne cherche qu’à lui donner de meilleures conditions de vie sur un territoire parfois bien loin d’être accueillant. Cependant, en homme fort occupé, il m’a chargé moi de venir à votre rencontre et de vous prévenir de faits néfastes qui arrivent non loin de chez lui et qui touchent de très près les vôtres. Si vous n’êtes pas encore au courant, sachez qu’Ostfold est assiégée par une horde de barbares venues de contrées lointaines situées encore plus au Nord que les terres de mon souverain. Nos villages ont tous été pillés et brûlés sur le passage de ces brutes, ne laissant que mort et désastre sur leur passage. Mon souverain a été fort attristé d’avoir été si impuissant face à tant de violence…mais, en homme altruiste, il pense à ses voisins et c’est ainsi qu’il m’a chargé de vous proposer un accord qui nous profitera à tous…Seriez-vous prêt à l’entendre ?




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Elrond Peredhel
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MessageSujet: Re: Un accord qui nous profitera à tous...   Lun 3 Oct - 15:02

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Courbé, tel un chêne ployant sous la force des vents, le roi du Rhudaur appuyait son visage lourd sur son poing fermé. Les temps mauvais le privaient souvent de sommeil et des joies du pouvoir. Tout de long, les journées passaient et repassaient, se succédant l'une l'autre identiques à elles-mêmes comme ces perles qui composent les colliers. Las de tenir audience et de recevoir les ambassades des quatre coins du Nord, las des vicissitudes de sa cour et de ses lieutenants, las aussi des tensions politiques qui secouent le Nord et menacent sa suzeraineté, le roi était étourdi par l'ennui de sa charge. Quelque chose pesait sur son esprit en rongeant ses moindres élans. Quelque chose s'était terré en ces lieux, qui infusait en lui un dégoût diffus quoique réel des choses et du monde des hommes. La guerre ! La guerre brûlait en son royaume, car la belle et nouvelle Ostfold était assiégée par un ennemi inconnu. Tel une tempête, celui-ci avait déferlé en grand nombre sur le Rhudaur, à l'improviste, comme par un mauvais enchantement ; et il avait durement frappé les reins du royaume. La panique roulait dans la poitrine des hommes, les armées, quoique mobilisées, peinaient à assurer la sécurité de la cité et celle des frontières du pays. Au milieu de cette tourmente, plongé dans l'inquiétude et l'urgence, le roi était comme pris dans une étrange torpeur. Lui, le garant de l'intégrité de ses terres et des siens peinait à mobiliser sa volonté. Il se devait de défendre sa couronne et le sang des hommes. Il le savait. Mais, par on ne sait quelle malice, son bras était lourd et son coeur était froid. Tandis que ses hommes mourraient de faim et du fer, le roi se contentait de souffler, intimement convaincu qu'il était l'injuste victime du sort malheureux que rien ne pouvait prévenir et contre lequel on ne pouvait point triompher.

Attiré par l'or de la salle qui accrochait de plus en plus souvent son regard, le seigneur ne prêta d'abord que peu d'attention au personnage qui se tenait devant lui car il ruminait son impuissance. Certes, la figure de cet étrange ambassadeur bien déterminé n'était pas mauvaise, et l'on mesurait l'effort avec lequel il s'était paré pour se présenter au palais royal, mais ses manières, ses emphases trahissaient une certaine affectation du geste et des mots, laquelle devait bien dissimuler quelque chose à son tour.

"Qu'importe pensa doucement le roi en son for intérieur ? Tous les hommes foulant cette terre sont cupides. Ils ne poursuivent que leurs intérêts les plus immédiats, et moi, garant de la splendeur perdue des hauts rois de jadis, me voilà contraint d'assister à ce spectacle, quand le même aiguillon me pousse loin du devoir vers les plaisirs et la liberté, loin de ce trône qui me dessèche. Quel malheur est le mien, car il me faut écouter les désirs d'autrui pour satisfaire le mien propre. Pourquoi faut-il que l'appétit de puissance soit si pénible à satisfaire ?..."

À cet instant de son monologue intérieur, l'oreille du seigneur fut piquée par une information qui le tira de ses rêveries pour le plonger dans le réel de la guerre. Le courtisan qui se présentait à ses yeux parlait des dévastations que connaissait Osfold et ses contrées. Ces derniers jours, les éclaireurs du Rhudaur apportaient en effet les nouvelles les plus inquiétantes sur l'avancée implacable de ces hordes qui, malgré les efforts du seigneur Menethil, semblaient assurées de la victoires ; et le roi regrettait maintenant fort amèrement de s'être si longtemps tenu à l'écart du conseil qui avait eu lieu au printemps à l'initiative des elfes. À l'époque, le seigneur du Rhudaur ne prêtait encore aucun crédit aux légendes qui couraient sur les événements en marche plus au Nord, et il avait suspecté ses voisins de tremper dans quelque affaire visant leurs petits intérêts politiques au détriment des siens. Son absence d'hier devait traduire la supériorité de ses vues sur la soit-disant lucidité d'Elrond de Fondcombe en déjouant ses desseins. Aujourd'hui, elle traduisait surtout la médiocrité de sa diplomatie et la petitesse de sa vision. Sa main, forcée par le destin, devait à présent armer et préparer en urgence ses terres à résister. Les élites du Rhudaur étaient aussi perplexes que furieuses, car il était évident que la situation échappait au contrôle du roi, et dans la grande agitation qui animait la cour et le peuple, le suzerain, seul, s'enfonçait chaque jour davantage dans la solitude. Son esprit engourdi machinait des calculs politiques impossibles ou incongrus. Il cherchait tant bien que mal à unir toutes les forces dont il pouvait disposer pour triompher du danger. Mais en ces temps difficiles, comme chacun sait, les alliés se font rares dans le Nord... et quand bien même la nécessité ferait-elle loi, il est certains pactes, certaines ententes qui coûtent tant à l'orgueil des hommes qu'ils s'y refusent et reculent jusqu'à ce que leur dos bute enfin contre la pierre dure et froide de leur caveau grand ouvert. Aussi le roi sourit-il lorsqu'il entendit le mot "accord" résonner dans la pièce, et ce bien qu'il grinça intérieurement à la mention de "l'altruisme" de son pair. Une fois donc que l'interlocuteur eut fini sa tirade, le roi répondit gravement :

"Admettons un instant que je sois intéressé par l'éventualité d'un accord entre le Rhudaur et l'Angmar, quel serait donc son contenu Monseigneur ? Vous dites que votre seigneur n'a plus entre ses mains que sa peine et les cendres de vos demeures... Comment donc l'Angmar pourrait-il proposer à ses voisins un secours qu'il n'a lui-même pas su apporté aux siens ?"
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Sauronne
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MessageSujet: Re: Un accord qui nous profitera à tous...   Mer 5 Oct - 16:44

Barzelor s’était attendu à devoir répondre à ce genre de questions. Sa tâche était on ne peut plus compliquée qu’uniquement proposer un simple accord commercial et militaire à un royaume voisin. Ne sachant pas à quel point le nom de la cité d’Angsûl ni celui du Roi-Sorcier était connu par-delà les terres de l’Angmar, l’ordre était de taire ces deux noms et de ne parler du Roi-Sorcier qu’en termes vagues…et surtout avenants. Ne retirant pas une seule seconde son masque d’émissaire bon et noble, il pesa soigneusement chaque mot qu’il allait dire au Roi, qui attendait toujours des réponses à ses judicieuses questions :

Votre Majesté a toutes les raisons possibles de poser ces questions. Pour la défense de mon Seigneur et Maître, je ne pourrais vous dire que ce qu’il fut alors réellement le cas : nous avons été surpris. Je dois avouer que nous gardons davantage nos frontières près des Monts du Nord et de l’Est plutôt que les lointaines Landes arides et glaciales d’où ont surgit ces brutes assoiffées de sang. Notre peuple a subit par le passé plusieurs vagues d’attaques de Gobelins, venus piller le peu de récolte que nous avons mais surtout piller nos forges et armureries. Aussi mon Seigneur a décidé de renforcer la garde près des frontières des montagnes, croyant, comme nous tous, que rien ni personne ne pouvait vivre plus au nord de nos terres, tant le climat y est hostile…Lorsque les premiers villages furent pillés, nous ouvrîmes nos portes et accueillîmes autant de réfugiés que possible, tandis que mon Seigneur, fou de colère et de vengeance, partit en campagne militaire, pour recruter, dans les villages encore entiers, tous les hommes capables de tenir une arme. Notre armée est à présent grande et forte, nos frontières de l’Est sont bien gardées…mais au prix de nombreuses pertes civiles… Si je suis devant vous en ce jour, à la place de mon Seigneur, c’est pour une très bonne raison…

Barzelor fit une pause, s’avança d’un pas vers le trône du Roi du Rhudaur, sans le quitter des yeux et sortit de sous sa cape, un rouleau de parchemin, le mettant bien en évidence pour le Roi :

Permettez, mon Seigneur, que je vous lise cette missive écrite de la main-même de mon Maître…

Décachetant le sceau de cire qui tenait le parchemin soigneusement enroulé, Barzelor le déroula et lut les mots qui s’y trouvaient d’une voix claire mais forte, pour que tous ceux qui étaient présents dans la Salle du Trône puissent entendre la proposition d’Er Murazôr :

Carn Dûm, année 1093 du Troisième Âge

Mon Seigneur,

J’ai appris les funestes nouvelles concernant la cité d’Ostfold et les déplore sincèrement. Comme mon envoyé vous l’a certainement dit, nous avons nous aussi connu de lourdes pertes des suites d’attaques répétées d’une armée démesurée sur des villages sans défenses. Personne n’était en mesure de prédire ces attaques d’une telle envergure et quand bien même j’avais eu à ma disposition plus d’hommes pour garder des frontières que nous pensions tous vides de toute vie, cela n’aurait été qu’un massacre de plus, tant cette armée est immense.

La cité d’Ostfold est un point stratégique et une place forte pour ces barbares si elle venait à tomber, tant sa position serait pour eux avantageuse. Je suis persuadé que vous avez des alliés qui viendront à votre aide, mais face à une telle armée, des renforts insuffisants ou n’arrivant pas à temps vous mèneront droit à la défaite et à des pertes inestimables.

C’est pourquoi je vous offre mon aide. Mon armée est grande et s’est encore davantage agrandit depuis ma campagne militaire. Je suis à même de vous proposer plusieurs centaines de mes hommes en renfort à Ostfold, à Mithlost ou à Amon Sûl, ou à tout endroit que vous jugeriez nécessaire si en échange, vous deveniez mon allié tant sur le plan militaire que commercial. Mes hommes sont robustes et nous excellons dans le travail de la pierre et de l’acier.

L’Angmar et le Rhudaur doivent agir de concert. Il n’y a qu’ainsi que nous pourrions arriver à bout de tous ceux qui menacent la sécurité de nos terres. Mon émissaire me ramènera cette lettre signée de votre main, si vous consentez à cet accord.

Er Arazor, Roi d’Angmar

Barzelor enroula ensuite à nouveau le parchemin, et attendit calmement la réaction du Roi face à la proposition de l’altruiste Er Arazor…

HRP : je me suis dit que mettre Carn Dûm en « cité fictive » pour cette lettre sera un bon truc pour quand cette magnifaiiik cité verra le jour Razz




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Elrond Peredhel
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MessageSujet: Re: Un accord qui nous profitera à tous...   Dim 9 Oct - 1:16

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Le roi du Rhudaur cligna des yeux, impassible, devant l'explication que lui fournissait son interlocuteur. Son regard dur cherchait à sonder l'esprit de l'émissaire d'Angmar tandis que son oreille, comme charmée par une étrange musique, semblait de plus en plus attentive au discours qu'elle saisissait. La surprise était à coup sûr le meilleur argument à opposer aux questions du Roi, ne serait-ce que parce que si le Rhudaur menaçait de vaciller aujourd'hui, c'était précisément parce qu'il s'était lui-même laissé surprendre par un ennemi dont il ne suspectait même pas l'existence et qui avait déjoué toutes ses machinations. Le seigneur des lieux hocha donc distraitement la tête, en signe d'acquiescement et comme par compassion. Toutefois, son visage resta grave et fermé, car derrière la bienséance de son geste, il n'y avait nulle empathie pour les victimes dont parlait l'émissaire. À la vérité, le roi n'avait pas le souvenir d'avoir été informé du moindre événement en Angmar. Ses émissaires n'avaient rapporté aucune bataille ni aucun mouvement de population, sinon celui des bandes de brigands et de vauriens qui, au souvenir du seigneur, étaient les seuls véritables habitants de ces lieux. Il n'y avait eu du reste ni messages ni rumeurs, rien de bien crédible à tout le moins, sinon quelques légendes de fous errants et de vagabonds au sujet d'une ombre cheminant à pied jusqu'aux confins des montagnes... C'est ainsi que tout s'était passé ces derniers mois comme si l'Angmar n'existait pas. Se pourrait-il que les yeux de la tour d'Amon-Sûl aient à ce point été aveuglés pour ne pas voir la guerre s'embraser chez leur voisin de toujours ? L'invasion des barbares avait frappé très soudainement, il est vrai, et elle avait surpris et le roi et sa cour. Mais elle avait été anticipé par les elfes qui avaient tenu conseil avec l'Arthedain et les autres. La surprise du choc incombait donc au roi davantage qu'à l'habileté des manoeuvres des hordes du Nord, et cela il se l'avouait secrètement, bien qu'il cherchât toujours à reporter sa responsabilité dans le désastre sur ses voisins ou sur ses suivants. Or, si le roi n'excellait ni par sa vision ni par l'art de la guerre, il avait cependant une haute expérience des intrigues et des négociations, rôdé qu'il était aux pourparlers et aux manigances des royaumes frères de l'Arthedain et du Cardolan. Et à présent, il avait précisément l'impression étrange et diffuse de se retrouver dans un banquet hostile, à devoir mesurer ses mots et sonder les esprits de chacun.

Travaillé par ce mauvais pressentiment mais incapable de lui donner un contenu précis, le roi du Rhudaur ne prêta que peu d'attention au détail la lettre que lui lisait l'émissaire. Il se contenta d'attendre, distrait, la fin de cette lecture pour reprendre l'entretien avec cet hôte, ciselant soigneusement ses questions et fixant dans le blanc des yeux l'homme venu du Nord. En fait, il était un peu gêné car il ne croyait pas déjà avoir eu vent de cet "Er Arazor" roitelet d'Angmar. Le nom de "Carn Dûm" lui était, lui aussi, parfaitement étranger, si bien que l'ignorance de ces deux informations finit de le fâcher. Après que le parchemin eut été refermé, le roi laissa le silence s'insinuer dans la pièce. C'était un silence pesant et noir, presque oppressant. Et, tandis que le calme semblait se mêler au froid pour s'éterniser ici bas, le roi fixait toujours son hôte très durement. Après un très long intermède où seul le vent fit entendre sa voix, le roi finit par prendre une longue et bruyante inspiration, calant son dos lourd et sec sur le dossier du trône. Sa main frotta son menton, puis il parla d'une voix forte et claire, comme pour jauger l'homme qui se tenait devant lui.

"Seigneur, ma peine pour le destin de votre peuple est sincère, car l'injustice qui vous a frappé jadis nous frappe à notre tour. C'est là même, je crois, la raison de votre offre d'amitié... et pourtant, je vous le demande, quel genre d'ami êtes-vous ? N'aurait-il pas suffi que vous nous préveniez dès lors du péril qui pesait sur vous pour épargner au Rhudaur toutes les peines qu'il connait aujourd'hui ? Et qui est ce roi, qui préfère voir le sang de son peuple couler sur le sol que d'envoyer des émissaires quérir de l'aide aux rois ses voisins ? Votre main tendue est louable, mais elle me semble bien tardive. J'entends que vous souhaitez nouer des liens militaires et commerciaux solides entre nos deux pays, mais vous n'ignorez pas que la souveraineté du Rhudaur n'est pas seulement menacée par les barbares du Nord. Cela fait longtemps maintenant que l'Arthedain brigue le trône de l'Arnor, et il est clair que ses différentes manoeuvres sont pour beaucoup dans les difficultés que nous rencontrons aujourd'hui face à l'ennemi. Quel intérêt avez-vous donc à soutenir un fief si affaibli que le mien ? Que me demande le roi d'Angmar en échange de son appui militaire à Ostfold ?"

Le roi s'arrêta brusquement et rit en grinçant, sarcastique.

"Eh ne me faites pas croire que cette aide m'est donnée pour mes beaux yeux. Vous comme moi sommes des hommes du Nord, nous savons combien froids sont les coeurs de ceux qui règnent et meurent sur ces terres. Soyez honnête plutôt que bon, et développez votre pensée jusqu'à son terme Seigneur. La probité de votre discours est la seule vertu qui saura faire balancer la volonté du roi du Rhudaur !".

Le silence se fit de nouveau, puis le suzerain conclut d'une voix plus lente quoique acérée. Se penchant lentement vers son interlocuteur en bas du trône, il plissa les yeux, s'appuya de tout son poids sur les accoudoirs où reposaient ses bras et dit :

"Puisqu'il faut être sincère dans nos négociations, seigneur, je vais l'être avec vous. Rompre le siège d'Ostfold ne suffira point à vous accorder mes grâces. Par le passé, les hommes du Rhudaur ont déjà remporté des guerres désespérées contre des ennemis plus terribles que ceux qui nous assaillent aujourd'hui, et cela sans le concours des rois de l'Angmar. Mais j'exige que votre roi s'engage à résister à mes côtés aux velléités d'unification de l'Arthedain, quelles que soient les ultimes conséquences où nous mènent ce pacte. Tel est le prix ô combien couteux que je fixe à notre alliance, et je n'en changerai pas. Maintenant, quel est le vôtre ? Parlez, ou repartez".


Après cette question aux accents d'injonction, le détenteur du trône se laissa retomber sur son siège, las. Il n'avait pas quitté l'émissaire des yeux, et son visage demeurait grave et terne. Il avait pleinement conscience des risques qu'il était actuellement en train de prendre car, contrairement à ses affirmations, il avait grand besoin des renforts que proposait l'Angmar. Mais, quand bien même Ostfold serait sauvée, son le royaume du Rhudaur et son armée sortiraient trop affaiblis du conflit pour pouvoir engager la moindre action. L'influence diplomatique du roi continuerait de décliner et, sa souveraineté ne tenant plus qu'à un fil, il n'aurait plus les moyens de s'opposer seul aux revendications de son grand rival. Aussi l'alternative était-elle la suivante : soit l'Angmar cédait à ses exigences, en quel cas il serait possible de s'appuyer sur cette alliance, une fois la guerre finie, pour contrarier les plans de Mallor, soit le Rhudaur pliait sous le poids des hordes venues du Nord, incitant objectivement les royaumes frères de l'Arnor à venir à son secours sous peine d'être menacés à leur tour, situation qui présentait le mérite de laisser suffisamment de temps au roi pour manoeuvrer et rebattre les cartes.

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MessageSujet: Re: Un accord qui nous profitera à tous...   Mar 11 Oct - 17:22

Les nerfs et la capacité de Barzelor à se maîtriser étaient mis à rude épreuve. La seule chose qui le retenait et par conséquent, l’empêchait de menacer ce vieil imbécile en révélant QUI était véritablement à la tête de l’Angmar et de QUI cette même « personne » tenait ses ordres, était la crainte de ce qui l’attendait si, en rentrant à Angsûl, le Seigneur Er Murazôr apprenait ce qui s’était passé ici et l’échec de sa mission. Le Roi-Sorcier savait toujours absolument tout ; lui mentir serait encore plus sévèrement puni que d’avouer de suite la vérité…

Le Roi du Rhudaur ne le lâchant jamais du regard, il dut faire un effort considérable pour dissimuler le rictus mauvais qui souvent passait sur son visage lorsqu’il était en colère et qu’alors, les pensées les plus sombres lui venaient à l’esprit. Manifestement, son interlocuteur voulait jouer la carte de la franchise. Totalement franc ? Barzelor ne pouvait se le permettre ou peut-être jamais ne pourrait-il ressortir de Mithlost en vie et il doutait franchement que la mention du Roi-Sorcier d’Angmar ne soit suffisante pour faire plier ce Roi qui, sous ses airs nonchalants et désintéressés, cachait bien son jeu. Seule la venue du Roi-Sorcier en personne aurait eu l’effet escompté, mais des mots seraient toujours insuffisants…du moins pour l’instant. C’est donc, droit et aussi calmement que possible, qu’il répondit d’une voix claire et directe :

Croyez-moi, mon Seigneur, si nous avions pu vous prévenir avant, nous l’aurions fait, mais les choses ne se sont pas passées aussi simplement. Nous étions tous, notre Roi y compris, fort occupés à accueillir les réfugiés de nos maigres villages, puis vint le moment où mon Maître partit en campagne militaire, m’envoyant moi chez vous. A l’heure où je vous parle, je ne puis pas même vous dire s’il est déjà rentré dans sa place forte ou s’il poursuit son recrutement. Quoi qu’il en soit, ce qui est passé, appartient au passé et il n’est pas en notre pouvoir de revenir en arrière pour le changer. A présent, il nous faut voir de l’avant, et c’est là que nous intervenons, vous et moi, en tant que son émissaire.

Barzelor fit une pause, se détourna légèrement du Roi pour faire quelques pas, tout en reprenant sur le même ton :

Je suppose qu’avant ce jour, vous ignoriez tout de l’Angmar et de qui le gouverne ? Cela ne m’étonne guère. Mon Roi, Er Arazor, a toujours été très…isolationniste… Il s’était toujours persuadé que les terres au Sud des siennes ne voudraient jamais nouées de relations avec un peuple aussi reculé. Mais cela appartient au passé. Les récents évènements ont fait changé d’avis notre Roi et le peuple d’Angmar a une grande force en lui, une force qu’il tire de son suzerain, aussi craint que respecté. A présent, son regard s’est étendu au-delà de ses frontières et comme vous le pensiez à juste titre ; non, nous n’ignorons rien des tensions entre les trois royaumes d’Arnor.

Barzelor s’arrêta de déambuler devant le trône royal et se replaça face au Roi :

Votre franchise m’honore, mon Seigneur. Devant un tel aveu de votre part, je ne peux qu’accéder à votre demande et vous révéler également l’aspect de ma venue que je laissais pour l’instant sous silence.

Prenant une profonde respiration, Barzelor se lança en pesant soigneusement chacun de ses mots :

Si mon Roi s’est toujours montré fort isolationniste, cela ne signifie pas qu’il ne se tenait pas informer de ce qu’il se passait dans les régions proches de chez lui. Aussi, si les terres du Nord d’où proviennent ces barbares ont toujours paru ne présenter aucun danger, l’Arnor l’a beaucoup plus…captivé dirais-je, en particulier les ambitions d’un certain Mallor Ier d’Arthedain de vouloir se proclamer Roi d’Arnor, chose que le Cardolan va certainement soutenir. Qu’est-ce que le Rhudaur, pour l’Arthedain ? Une position stratégique, donnant autant sur le Nord que sur l’Est avec les Monts Brumeux et le passage du Haut-Col donnant sur le Val. Gérer vos terres, lui conférerait une marge de manœuvre bien plus importante que celle dont il dispose actuellement. Mon Roi ne serait certainement pas en mesure de le repousser, si l’envie lui prenait de marcher sur le Nord pour nous conquérir par la force, surtout si le Cardolan se joint à lui et si j’en juge par ce que j’ai pu constater ici, vous ne disposez pas non plus des moyens nécessaires pour le repousser. Je doute fort qu’il vienne frapper à votre porte et vous demande de parlementer sur les termes d’une annexion de vos terres aux siennes. Qu’il vienne frapper à votre porte et se sera pour anéantir tous ceux qui s’opposeraient à lui…et vous en faîtes parti, me trompé-je ? Non seulement la menace du Nord pèse sur nous, mais voilà que l’Arnor lui-même peut se retourner contre nous et nous frapper alors que vous et moi sommes affaiblis… Unissons-nous dès à présent ; à nous deux, nous pourrons le repousser…et peut-être même le précéder dans ses plans… Avez-vous songé à ce qu’il pourrait se passer si Mallor décide d’envoyer des renforts à Ostfold ? Si vous devriez ressortir victorieux, vous lui seriez fortement redevable et qui sait ce qu’il pourrait alors exiger de vous… Si nous choisissons de nous unir, vous disposerez de notre soutien face au reste de l’Arnor et à quiconque voudra s’en prendre à vous… En échange, nous exigeons votre soutien infaillible si la même chose devait nous arriver, un accord commercial entre nos deux Royaumes et la possibilité pour nos armées de traverser librement vos terres, en cas de guerre.

Barzelor laissa planer son offre quelques secondes dans la salle avant de reprendre une dernière fois :

Telle est la véritable nature de notre offre, mon Seigneur. Elle est également à prendre ou à laisser. Réfléchissez bien car plus jamais une telle offre ne vous sera faite de notre part.




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