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 Un Magicien chez les Seigneurs des Chevaux

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Gandalf le Gris
L'Envoyé de Manwë Sulimo

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MessageSujet: Un Magicien chez les Seigneurs des Chevaux   Ven 2 Sep - 15:36

Gandalf n’était encore jamais venu tellement au Nord durant ses voyages. Ici, les terres étaient différentes. Plus arides, moins accueillantes, il fut cependant surpris de voir que ceci n’avait pas empêché un peuple de s’y installer et d’y vivre. Et d’y vivre plutôt bien, d’après ce que le vieillard pouvait constater. Même une route de bonne qualité et apparemment, relativement neuve, se trouvait entre les deux cités de l’Eomark. Quant au peuple, les gens le regardaient d’un air fort curieux, ce à quoi Gandalf ne prêta guère d’attention. Après tout, il commença à être habitué à l’attention et la curiosité qu’il suscitait partout où il allait. Il se contenta de les saluer poliment d’un signe de tête et de sourire aux enfants, qui le lui rendait en retour, amusés par ce vieil homme au grand chapeau et à la longue barbe grise.

Arrivé presque au bout de la route, dont il apprit qu’il s’agissait de la « Route Royale » reliant Stainwat à la capitale, Nausburg, il commença à apercevoir les remparts de cette dernière. Il fallait dire qu’une telle masse construite là, seule, en plein milieu d’un territoire quelque peu vallonné mais où les arbres s’y faisaient rares, était plus que bien visible de loin. Gandalf soupira de fatigue. Il est vrai que le trajet sur ces routes en mauvais état et sur un territoire escarpé, de plus à pied, n’avait pas été de tout repos pour lui et depuis son départ de Fondcombe, il n’avait plus eu un seul instant de répit. Et il sentait que ce n’était pas ici qu’il allait pouvoir souffler un peu. Quoi qu’il en soit, il avait promis à Radagast d’avertir les Peuples Libres, tous sans exception, du danger qui rôde à Dol Guldur. Aussi, aidé de son bâton, poursuivit-il son chemin.

Il finit par arriver devant la porte principale. Celle-ci était bien gardée, tant sur les remparts qu’à proximité de la porte elle-même. Arrivé prêt des premiers gardes, il lui fut ordonné de ne pas aller plus avant et de décliner son identité et la raison de sa venue à Nausburg. Sans ôter son chapeau, Gandalf fit passer son bâton de sa main droite à sa main gauche et répondit d’une voix mélodieuse où planaient le calme et la sérénité :

Je suis Gandalf, Gandalf le Gris. L’ordre auquel j’appartiens est chargé de répandre espoir, courage et aide aux Peuples Libres face aux pouvoirs des Ténèbres. Ces derniers se réveillent à l’heure où nous parlons. Je me dois de prévenir tout ceux qui peuvent l’être qu’un danger nous menace. Il me faut voir votre Roi où le Seigneur en charge de cette cité.

Gandalf attendit, fixant de ses yeux bleus malicieux ceux de son interlocuteur, qui paraissait perplexe et hésitant. Finalement, il lui ordonna d’attendre ici, gardé par ses camarades, tandis que lui-même pénétrait dans la cité, informer qui de droit de la présence d’un étrange voyageur répondant au nom de Gandalf le Gris.


Gandalf le Gris, l'Envoyé de Manwë
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Leoden
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MessageSujet: Re: Un Magicien chez les Seigneurs des Chevaux   Ven 2 Sep - 19:45

Le garde revint assez rapidement et pria Gandalf de le suivre, on aller le recevoir. Il s’excusa également pour l’attente, ayant visiblement reçu pour consigne d’être le plus respectueux possible avec l’étranger.

Alors qu’ils traversaient la ville, le magicien comprit mieux pourquoi il avait eu un accueillir si peu chaleureux. Partout dans la ville, des soldats en arme faisait des patrouilles ou apprenaient à des hommes en civil comment tenir une épée, comment faire une parade, ou comment tenir un arc. Le bruit des forges résonnaient à chaque coin de rue et de longues processions étaient visibles, reliant tel forge à tel caserne, transportant armes et armures.
Il n’y avait aucun doute possible : Nausburg était une ville qui s’attendait à rentrée en guerre rapidement, si jamais elle ne l’était pas déjà.

Gandalf fut conduit au palais. On le guida jusqu’à la salle du trone ou il fut reçu sans cérèmonie. La pièce était vide, à l’exception de quelques gardes et d’un grand homme brun, assis sur un fauteuil qui se trouvait légèrement plus bas que le magnifique trône qui se trouvait sur un dais au fond de la pièce.

Le magicien pu remarquer que même ici, au cœur du palais, l’homme qui s’avançait vers lui portée une épée à la ceinture. Il se présenta.

- Bienvenue à Nausburg, Gandalf ! Hélas mon frère le roi n’est point ici mais ma parole vaut la sienne en son absence. Mes hommes me disent que vous venez nous donné conseil en ces temps trouble et nous les accepterons de bonne grâce. L’heure doit être grâve pour qu’un magicien se présente à notre porte, peu de temps après qu’un messager d’Elrond lui-même soit venu nous avertir qu’un conseil allait se tenir à Fondcombe. Leoden, seigneur de la marche et roi de l’Eomark s’y trouve en ce moment même. Mais peut être étiez-vous déjà au courant ?


"Des chefs de guerre, il y en a de toutes sortes. Des bons, des mauvais, des pleines cagettes, il y en a. Mais une fois de temps en temps, il en sort un. Exceptionnel. Un héros. Une légende. Des chefs comme ça, il y en a presque jamais. Mais tu sais ce qu'ils ont tous en commun ? Tu sais ce que c'est, leur pouvoir secret ? Ils ne se battent que pour la dignité des faibles"
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Gandalf le Gris
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MessageSujet: Re: Un Magicien chez les Seigneurs des Chevaux   Mar 6 Sep - 16:28

Gandalf observait la scène qui se déroulait sous ses yeux l’air soucieux, tandis qu’on le conduisait vers le Seigneur de Nausburg ou peut-être même devant le Roi de l’Eomark, chose que Gandalf espérait de tout cœur. A présent, à côté de ses nouvelles peu engageantes venant du Sud, voilà qu’il trouvait l’Eomark sur le pied de guerre ! Sur le chemin qui menait au palais, Gandalf scruta donc avec attention la façon dont la ville avait été construite, l’architecture des maisons, les armures des soldats et la façon dont s’entraînaient les gens du peuple, recrutés pour l’effort de guerre de l’Eomark. Pas un sourire sur les visages, mais des airs graves et concentrés. Seuls les enfants le suivaient avec curiosité. Alors, pour les amuser un peu en ces temps d’inquiétude, Gandalf leur sourit et, à l’aide de son bâton, fit apparaître de petites étincelles qui se transformèrent en papillon et que les enfants se mirent à pourchasser en riant aux éclats.

Une fois au palais, il fut conduit à la salle du trône. Ici, nulles fioritures telles qu’il en vit chez le Roi de Khazad Dûm ou chez les Elfes de Vert-Bois. Les gens de l’Eomark, étaient des gens simples, et ce jusque dans les plus hautes sphères du pouvoir. Un grand homme brun siégeait dans un grand fauteuil situé en contrebas du trône. Aussi Gandalf en déduisit que le Roi était indisponible ou tout simplement absent et qu’il avait donc affaire à l’Intendant du Royaume. Ce dernier se leva, chose étrange car normalement, c’était à l’invité de s’avancer jusqu’à son hôte. Gandalf s’arrêta donc, laissant à l’homme tout le loisir de venir à lui, ce qui lui laissa du temps, à lui, pour l’observer… et constater qu’il portait également une tenue de guerrier et son épée à sa ceinture de cuir. Gandalf salua respectueusement l’homme de la tête, tandis qu’il se présentait. Comme il le craignait, le Roi n’était pas sur ses terres, mais il avait devant lui son frère ; aussi Gandalf fut quelque peu soulagé. Alors qu’il apprenait le nom du souverain de l’Eomark, il apprit aussi, avec surprise, que le Seigneur Elrond l’avait appelé à participer à un conseil à Fondcombe. Gandalf fronça les sourcils et répondit :

Merci pour votre accueil mon Seigneur. J’apporte en effet conseils et nouvelles aux Peuples Libres en ces heures sombres. Mais la nouvelle que vous m’apportez, m’était inconnue, tout comme le sont tous ces gens, là-dehors, qui s’entraînent sans relâche et nombre d’entre eux n’ont jamais connu les horreurs de la guerre. Si le Seigneur Elrond, dans sa grande sagesse, convoque un conseil et votre souverain forme ses hommes au combat, c’est que vous craignez une guerre. Je doute que vous ayez eu vent des rumeurs qui courent au sujet de Dol Guldur et de son… sorcier… Je pense donc, que vous craignez l’arrivée imminente d’une autre menace. Me trompé-je ? Que se passe-t-il ici que j’ignore ?


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Leoden
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MessageSujet: Re: Un Magicien chez les Seigneurs des Chevaux   Mer 7 Sep - 13:37

Le visage de Thungir qui avait paru soulager à l’entrée du magicien, se fit plus soucieux que jamais.

- Hélas, trois fois hélas ! Je crains que l’on ne vous surnomme corbeau de tempête bien vite ici d’après ce que vous me dites. Dol Guldur ? Un sorcier ? Nous faudra-t-il regarder vers le sud, nous qui tremblons déjà face au nord ?

Il soupira et se reprit.

- Mais soit, je vais vous expliquez. Depuis plusieurs semaines, si ce n’est mois, d’étrange rumeur viennent des peuplades au nord. Nos gens vivant au pied des montagnes nous ont prévenu de l’arrivée de réfugier, fuyant apriori un terrible seigneur de guerre. Mais plus le temps passe et plus le nombre d’exilé augmente et les descriptions sont de plus en plus précises. Un homme nommé Bjorn, que d’aucun décrivent aussi fort qu’une montagne, a rassemblée une gigantesque armée loin dans le nord et depuis il marche en direction du sud, tuant, pillant et détruisant tout sur son passage. A ce stade, nous avons toutes les raisons de croire que c’est bien plus qu’une rumeur et qu’une déferlante sera bientôt sur nous. Voilà pourquoi vous nous trouvez sur le pied de guerre, Gandalf. Nous attendons d’un jour à l’autre les renforts de Maelor, du Val, qui est notre plus précieux ami. Et Leoden doit être en ce moment en train de décider avec Elrond et d’autres grands seigneurs comment faire face à cette menace. Nous ne savons pas combien d’homme compte ce Bjorn dans sa horde mais les rumeurs disent que ceux qu’ils capturent ont le choix entre le rejoindre ou mourir. Et surtout… Il s’agirait d’un adorateur du Grand Ennemi ! Certains disent qu’en fuyant sa troupe, ils ont entendu des hommes invoquer le nom de Melkor ou de Morgoth.

Il se passa une main sur le front et fit signe à un homme caché dans un recoin de la pièce. Presque aussitôt, des serviteurs apparurent transportant une petite table et des fauteuils. Sur la table, des boissons et de quoi manger était déposé sur des plats d’argent.

- Je manque à tous mes devoirs. Peut-être désirez-vous un peu de repos après pareil voyage. Mais je vous prie, maintenant que vous savez pour le nord, dites-moi ce que je dois savoir pour le sud… Car si un tel danger menace, je crains fort que les Eotheods n’aient plus la force de vaincre la tempête du sud après avoir combattu l’ouragan du nord… Peut-être devrons-nous abandonné nos terres. Le Roi du Gondor à d’ores et déjà accepter de nous donner asile et de nous fournir des armes. Hélas, aucune de ses armées ne viendra, le royaume du sud connait trop de problème à ses propres frontières.



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MessageSujet: Re: Un Magicien chez les Seigneurs des Chevaux   Jeu 8 Sep - 15:37

Gandalf était déjà inquiet depuis son passage à Rhosgobel et son entretien avec Radagast, qui l’avait informé de choses plus qu’inquiétantes, mais les nouvelles que lui transmettaient à présent aussi Thungir ne firent qu’augmenter ses craintes. Appuyé sur son bâton, Gandalf écoutait avec grande attention les dires du jeune frère de Leoden. Un homme d’une férocité sans précédent s’apprêtait à déferler telle une immense vague destructrice sur le Sud des terres obscures d’où lui et les siens provenaient. De toute évidence, les éléments et rumeurs récoltés à son sujet étaient tels que l’Eomark jugea bon de se préparer en amont, afin de ne pas subir le même sort que tous les autres territoires d’ores et déjà ravagés par le Briseur de Crânes. Gandalf comprenait à présent bien mieux l’agitation qui régnait à Nausburg et certainement aussi à Stainwat… Après ce discours fort alarmant, Thungir proposa à Gandalf de quoi se restaurer après son long voyage. Cependant l’estomac du magicien était totalement fermé par l’angoisse qu’il ressentait quant à l’avenir des Peuples Libres, car à cette menace du Nord, Gandalf devait à présent informer Thungir des rumeurs tout aussi inquiétantes du Sud…

Toutefois, refuser de boire ou de manger chez son hôte pouvait être interpréter comme un manque de politesse. Aussi Gandalf remercia Thungir d’un signe de tête et d’un faible sourire, se servit un verre d’eau et se servit à manger parmi les plats apportés par les serviteurs du Roi. Il s’assit, mangea en silence, tournant et retournant les mots de Thungir dans son esprit, puis, après avoir bu un verre d’eau, il remplit à nouveau son verre avant de répondre d’un air las où l’inquiétude se reflétait dans les moindres plis de son visage :

Mon Seigneur, les nouvelles dont vous m’informez sont encore plus alarmantes que les miennes, car les vôtres sont fondées sur des faits avérés, alors que les miennes ne sont que rumeurs… Quoi qu’il en soit, mon cœur se trouve soulager d’entendre que vous avez des amis parmi les Peuples Libres. Le Val est sûrement un peuple fort honorable et fier au combat. Cependant, je regrette amèrement l’absence de renforts du Gondor…

Gandalf fit une pause, buvant à nouveau une gorgée d’eau fraîche, puis il reprit, plongeant son regard dans celui de Thungir :

Vous m’avez posé des questions au sujet de mes informations. Voici ce que je puis vous révéler. Au Sud-Ouest de la Forêt Noire se trouve une forteresse nommée Dol Guldur. D’apparence inhabitée et en ruines, tout laisse à croire, selon les dires de Radagast le Brun, un autre envoyé de mon ordre en qui j’ai totalement confiance, qu’elle serait devenue le domicile d’un sorcier répondant au nom de Nécromancien, qui aime s’entourer des morts et pratique une magie si noire que la forêt en est devenue malade. Nous n’en savons guère plus pour le moment. Ce peut-être un simple adepte de magie noire comme…[il hésita sur le terme à employer, mais finit par dire le mot exact]un Serviteur du Mal. Radagast surveille sans relâche la forêt ; il me préviendra si ce Nécromancien se montre à nouveau. Quant à moi, j’ai promis d’avertir les Peuples Libres de ces étranges rumeurs, et d’éviter autant que faire se peut, la Forêt Noire et les environs de Dol Guldur, du moins jusqu’à ce que nous en sachions nous-même plus…Quant aux menaces du Nord qui plane sur vos terres, si l’attaque est aussi imminente qu’il y paraît, mon devoir m’oblige à retarder le reste de ma mission, et à rester aux côtés de votre peuple, jusqu’à ce que toute menace d’attaque soit écartée.

Gandalf se leva et, s’inclinant devant Thungir comme s’il s’agissait du Roi :

Je mets ma magie au service de l’Eomark jusqu’à ce que le danger se soit éloigné, Seigneur Thungir de Nausburg.


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MessageSujet: Re: Un Magicien chez les Seigneurs des Chevaux   Mar 13 Sep - 18:33

Brassant l’eau de sa main droite, se perdant dans ses pensées, Galadriel se remémorait un passé lourd de contenu et d’épreuves. Ses frères, les quatre, avaient perdus la vie en combattant la folie de Morgoth et de son sbire Mairon, et malgré ces sacrifices les ténèbres semblaient toujours là, prêt à frapper.

La présence de la Dame Lumière au bord de l’Anduin n’était pas un hasard, plus tôt dans la journée une patrouille d’elfes avait informé Amroth qu’une partie de la faune et la flore des Terres Brunes avait cédé la place à un désert de cendre, annihilant toute trace de vie. A les croire l’incendie aurait pour origine le sud de Vert-Bois-Le-Grand, comment ne pas faire de liens avec les rumeurs véhiculés par les habitants de la forêt qui la surnomme désormais Foret Noir.

Elle se redressa, le regard en direction de la forêt, l’air inquiet. Les rumeurs ne s’arrêtaient en effet pas là, on parlait d’un humain adepte de magie noir pour certains, d’un nécromancien pour les plus alarmistes, quoi qu’il en soit quelqu’un vivait la.

Sortant de ses pensées Galadriel fixa Nenya, la faisant tourner autour de son doigt en murmurant 2 mots "Amon Lanc".

Il lui fallait comprendre, comprendre pourquoi son miroir lui montrait une tache d’ombre dans la forêt, et elle espérait trouver des réponses auprès de Gandalf.

Se concentrant sur son anneaux, Galadriel sentie Nenya entrer en connexion avec sa jumelle Narya, Mithrandir l’entendrait.

Mithrandir, je suis inquiète, une ombre plane au-dessus d’Aman Lanc, de Dol Guldur. Un incendie a ravagé le sud de Vert-Bois-Le-Grand sur des kilomètres ne laissant que des cendres sur son passage, une tel intensité ne peut être du a un simple incendie de forêt. J’ai entendu les rumeurs au sujet de la forêt, mais les contacts avec nos frères Sylvestres sont pratiquement coupés depuis leurs retraits dans le Nord. Que savez-vous ?
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Leoden
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MessageSujet: Re: Un Magicien chez les Seigneurs des Chevaux   Dim 18 Sep - 11:11

Le visage de Thungir s’était renfermé alors que Gandalf expliquer ses craintes à propos de Dol Guldur. Mais il s’illumina un peu lorsque Gandalf annonça qu’il resterait jusqu’à la fin de cette affaire.

- Je ne sais comment vous remerciez. Vous aurez ici tout ce qu’il vous faudra. Il suffira de le demander. Maelor ne devrait pas tarder et lorsque nous rassemblerons nous même nos force, notre armée commune sera grande et forte. Hélas la menace du nord est intangible, peut être va-t-elle se déverser à l’est des montagnes, sur l’Arnor. Alors nous aurons attendu ici pour rien. Mais je n’ose laisser l’Eomark sans défense, sans quoi, à la tête de pareil bataillon, nous aurions pu rallier les elfes et marcher sur cette Dol Guldur à leur côté. Je pense que Leoden sera bientôt de retour. Il ne prendra pas le risque de voir Nausburg attaquée alors que lui-même bois et chante à la table d’Elrond.

Le régent sembla réfléchir quelques instants puis il reprit la parole.

- J’ai un service à vous demander, bien que vous ayez déjà fait beaucoup pour nous. Si l’ennemi vient ici, mon frère lui tiendra tête. Il rassemblera autant de brave qu’il pourra et il se battra. Je ne me fais pas d’illusion, moi, il m’ordonnera de partir avec les civils et le reste de la famille royale, au cas où. Alors si vous vous joignez à la bataille… Et que durant ce combat, vous voyez que la victoire est impossible… Je vous prie d’user de votre sagesse pour convaincre Leoden de battre en retraite. Nos murs, nos maisons, nous pourrons les reconstruire. Nos champs, nous les replanterons. Mais qu’adviendra-t-il si nous perdons le Roi ? Je suis un excellent administrateur mais un piètre meneur d’homme. Et Ragnar, le prince héritier, est encore bien jeune pour hériter de la charge du royaume.  Leoden doit vivre. Mais il aura du mal à vivre s’il doit abandonner la terre que ses ancêtres lui ont confié pour cela. Rejoindre le Gondor est une solution de dernière nécessité mais il préfèrera sans doute mourir devant Nausburg, l’épée en main, que vivre au Calenardhon, même temporairement.


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MessageSujet: Re: Un Magicien chez les Seigneurs des Chevaux   Lun 19 Sep - 14:48

Gandalf sourit d’abord en voyant s’illuminer le visage du jeune intendant, puis en l’entendant lui exprimer son soulagement quant à sa présence en Eomark, jusqu’à ce que la guerre du Nord soit passée. Il fut également content d’entendre que le Roi allait bientôt être de retour. Répondre à l’appel du sage Seigneur Elrond et à son Conseil est une chose, mais en pareille situation, il était du devoir d’un Roi d’être auprès de son peuple et de le défendre au péril de sa vie. De plus, il apprit que l’Eomark s’était lié avec les Hommes du Val, ce qui était une très bonne chose en soi. Les peuples devraient tous œuvrer ensemble, et non chacun de leurs côtés, comme ce fût trop longtemps le cas entre l’Eomark et les gens du Val.

Je suis heureux d’apprendre que le Val et l’Eomark sont alliés et attend avec impatience l’arrivée de ces renforts plus que bienvenus, même si j’ai pu voir que nombre de vos gens en âge de tenir une arme et de se battre s’entraînent dans vos campements militaires. Quant à Dol Guldur…[Gandalf soupira]Il est encore trop tôt pour parler d’attaquer ces lieux. Je les ai vu comme je vous vois. L’endroit paraît totalement à l’abandon, mais les alentours de la cité et l’atmosphère néfaste qui s’en dégage, me font vous mettre en garde. Si vous, ou quiconque d’autre, deviez marcher sur Dol Guldur, ne le faîtes pas sans mon conseil. Il serait d’ailleurs sage d’organiser justement un conseil, lorsque cette guerre sera terminée. Mon confrère Rhadagast surveille les lieux ; il me préviendra si le danger menace.

Gandalf sourit, se voulant rassurant envers Thungir. Ce dernier avait déjà suffisamment de raison pour se tracasser ; inutile de lui en rajouter avec ce qu’il pensait vraiment au sujet de Dol Guldur…et du Nécromancien… Et ceci se confirma lorsqu’il entendit Thungir lui faire part de son service. La lumière qui avait brillé sur son visage alors que Gandalf l’assurait de son soutien dans la bataille s’était soudain éteinte, remplacée par la peur et l’incertitude de l’avenir. Gandalf s’approcha de Thungir, posa sa main droite sur son bras gauche et plongea ses yeux dans les siens. Au fond des yeux bleus de Gandalf brillait une petite étincelle blanche et lorsqu’il parla, sa voix était chaude et douce, apportant réconfort et quiétude en ces temps troublés :

Je vous le promets, Seigneur Thungir de l’Eomark. Si l’ennemi devait venir frapper à vos portes, je serais aux côtés de votre frère. Je l’aiderais de mon mieux et lui apporterais mes conseils à chaque instant. Mais vous devez comprendre, qu’il n’est pas en mon pouvoir de le contraindre à agir contre sa volonté. Il est heureux que le Gondor vous apporte son soutien et vous offre l’asile, mais si votre frère venait à mourir au combat…sachez que je serais là autant pour vous que pour son fils pour vous aider dans la gestion de ce Royaume, jusqu’à ce que l’un comme l’autre puisse y subvenir sans moi. Quoi qu’il en soit, c’est entendu. Je reste ici jusqu’à la fin des hostilités, vous protégerais vous et ce peuple, et aurais un œil plus vigilant sur votre frère.

Un sourire malicieux passa rapidement sur le visage de Gandalf et, alors qu’il prenait congé de Thungir afin d’aller s’enquérir de l’état de la cité, de celle de Stainwat et du peuple de l’Eomark en attendant l’arrivée imminente de Leoden, il entendit une voix chanter dans son esprit. Cette voix était d’une beauté indescriptible où pureté et sagesse se cessaient de s’y mêler. Même s’il ne l’avait encore jamais rencontré, il savait de qui il s’agissait. Seuls deux personnes pouvaient ainsi s’adresser à lui, même de loin. Il avait déjà rencontré l’une d’elle, à Imladris, en la personne du Seigneur Elrond. Quant à l’autre, elle vivait non loin de Vert-Bois et de Dol Guldur, dans un bois merveilleux, protégé par la magie de son Anneau : Dame Galadriel. Gandalf s’arrêta pour mieux se concentrer sur ce que lui disait la Dame de Lumière. Elle aussi s’inquiétait, à raison, au sujet de Dol Guldur. Alors, tout en se remettant à marcher vers la sortie de la Salle du Trône, Gandalf lui répondit par son esprit :

Dame Galadriel, vos inquiétudes sont fondées. Les Elfes Sylvestres ont fui la forêt pour se retrancher loin au Nord, en sécurité auprès de leur Roi. Plus rien ne pousse ni ne vit et Vert-Bois Le-Grand a pris le nom de Forêt Noire. Mon confrère, Rhadagast, a également noté des changements dans la forêt. Les animaux ne trouvent plus de quoi se nourrir et l’eau qu’ils boivent les empoisonne. J’ai vu la cité et ses alentours de mes propres yeux, ma Dame. Il est clair que l’incendie a été provoqué, mais par qui et pourquoi ? Mais là n’est pas le plus inquiétant. L’on dit les ruines de Dol Guldur habitées… par un sorcier qui se fait appelé Le Nécromancien. Personne ne l’a vu et ceux qui se sont risqués trop prêt des ruines ont disparu. J’ai moi-même senti une présence, même si tout nous donne à croire que les ruines sont inhabitées. Je pense qu’il s’agit là d’une ruse pour nous éloigner… Dame Galadriel…la présence que j’ai senti était beaucoup trop forte pour n’être que celle d’un sorcier humain, s’adonnant à la magie noire…

Il n’en dit plus pour l’instant et c’est le cœur lourd qu’il sortit prendre l’air ; il en avait terriblement besoin, surtout maintenant qu’il s’était remis à penser à ce qu’il avait ressenti lorsqu’il s’était trouvé près de cet endroit…des plus étranges…



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