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 Le danger viendra du nord. [début d'une campagne.]

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Leoden
Prince des Vertueux

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MessageSujet: Le danger viendra du nord. [début d'une campagne.]   Mar 16 Aoû - 0:43

Des rumeurs circulaient depuis quelques temps à l’extrême nord de l’Eomark. Les Eotheods n’étaient que quelques milliers et la majorité d’entre eux vivaient dans les alentours de Nausburg et Stainwat. Néanmoins quelques hameaux isolés existaient à l’est et au nord de Nausburg. L’ouest vivait sous la menace perpétuelle des monts brumeux et hormis des patrouilles en arme, aucun membre du peuple des cavaliers n’y vivait.

Hors d’étrange nouvelles étaient récemment arrivait des hameaux les plus lointains. Ils semblaient avoir reçu la visite d’étrange visiteur fuyant un danger. Selon les ragots, ces expatriés se disaient issue des peuplades vivant au nord des montagnes, dans le grand désert.

Et s’ils venaient ainsi au sud, c’était car ils avaient peur. Peur d’un monstre à la tête d’une armée invincible et qui avait déferlé sur leurs terres. Pire encore, ces expatriés accepter le repos quelques jours pour reprendre des forces mais ensuite ils repartaient, toujours plus au sud car selon eux l’Eomark ne serait pas épargner quand l’ennemi traverserait les montagnes.

Pour certains, cet être terrible était un géant, aussi haut et large qu’une montagne. Pour d’autres, ce n’était qu’un homme particulièrement sanguinaire. Certains disaient encore qu’il était le batard d’une femelle ours avec un troll des neiges.  En sommes, impossible de savoir de quoi il retournait hormis une chose : il serait bientôt là.

Au pays des chevaux, on avait ri dans un premier temps. Mais avec les semaines le nombre de fuyard avait augmenté ne laissant aucun doute sur le fait qu’il se passerait vraiment quelque chose derrière les montagnes.

Si bien que la rumeur avait finalement atteinte Nausburg. Et elle y avait pris de l’ampleur. Suffisamment pour que Leoden se retrouve à en parler avec ses plus proches conseillers. La majorité d’entre eux n’était pas partisan de la moindre action. Il devait s’agir d’une énième guerre de clan un peu plus violente que d’habitude.

Leoden entendait cet argument. Mais il n’arrivait pas à y adhérer complétement. Toute sa vie il avait vécu avec le sentiment qu’il serait le témoin de chose néfaste. Toute sa politique, il l’avait battit autours de cette certitude. Il avait toujours cru que la menace venait des orques à l’ouest de ses terres et il avait longtemps envisagé une vaste campagne pour sécuriser les plaines au pied du mont brumeux. Mais maintenant les rumeurs venant du nord l’inquiétait au plus haut point.

- Nous ne devons pas prendre cela à la légère. De simples guerres de clans ? Pourtant, si les détails diffèrent, les grandes lignes sont les mêmes. Un seul seigneur de la guerre contre lequel nul ne peut rien.


Tous se tournèrent vers lui. Dans certains regards il y avait de la désapprobation, dans d’autres, une lueur d’espoir. Thungir répondit.

- Certes il doit y avoir un fond de vérité. Mais les informations reçus n’ont pas permis de faire une estimation fiable de ce qui se passe. Ce monstre barbare passera-t-il la montagne ? Si oui, est-il vraiment une menace ? Nous ne pouvons mettre le royaume à l’arrêt sur des présomptions, mon frère.
- En effet. Mais nous ne pouvons pas non plus faire comme si de rien n’était. Si jamais les rumeurs se confirment, nous devons être prêts. Aussi je vais émettre une série de décrets royaux dès aujourd’hui.


Aussitôt un scribe se présenta, prêt  rédiger.

- Dès aujourd’hui, nous allons réquisitionner le tiers des chevaux actuellement présent dans les élevages de l’Eomark. Cela ne devrait pas trop ralentir notre commerce tout en fournissant des montures à l’armée. Je veux également la mobilisation rapide de 3000 hommes supplémentaire. 1000 archers et 2000 cavaliers de plus. Cela devrait être faisable avec la réquisition de chevaux. Nos vétérans s’occuperont de la formation. Je veux également que nos forges mettent en suspens tous leurs travaux actuels. Dès aujourd’hui elles fabriqueront des épées, des boucliers, des lances, des cottes de maille. Je veux que nos armureries soit pleines. S’il fallait en venir aux dernières extrémités, je veux pouvoir équiper un total de 5 000 hommes supplémentaire sans souffrir de délai. Et à partir de maintenant, tout homme en pleine possession de ses moyens et ayant entre 15 et 65 ans devra recevoir une formation au maniement de l’épée 7 journées par mois. Ainsi, s’il nous vient la nécessité de lutter pour notre survie, chaque bras aura son importance.

Les regards étaient braqués sur lui. Parfois incrédule, parfois admiratif. Léotard se racla la gorge.

- Cela va avoir un cout, mon roi. Même si par tradition les forgerons fournissent l’armée royale à prix coutant, la matière première...
- Par Béma, les caisses se portent bien, non ? Et si c’est nécessaire, j’irais moi-même négocier un emprunt auprès des nains. Nous ne parlerons pas argent alors qu’une menace potentielle flotte sur nos terres. Thungir, j’ai une autre mission pour toi.


Le roi regarda son frère avec des yeux empli de détermination.

- Prépare le plus discrètement possible le nécessaire pour un convoi. Je veux qu’un maximum de la population puisse être évacué au sud en cas de besoin. Je vais écrire une lettre pour Maelor afin de le prévenir, ainsi qu’une autre pour Hyarmendacil. Si jamais cet ennemi fantastique existe bel et bien, je veux pouvoir défendre mes terres en sachant que dans le pire des cas, le peuple Eotheod survivra. Ce conseil est terminé.

Et comme pour appuyer ses mots, il se leva. Ses vassaux firent de même, le saluèrent et quittèrent la salle. Seul Thungir resta.

- Tu mets l’Eomark sur le pied de guerre.
- Tu trouves ? Je mobiliserais chaque homme capable de portée une arme dès maintenant si cela ne risquait pas de provoquer une famine précoce ! Il nous faut des bras pour nos champs. Nous avons du temps… Peut-être. Sois attentif aux rumeurs, mon frère.  En attendant, je vais rédiger les lettres.
- Bien. Je vais m’occuper du reste. Si jamais nous devons envoyer nos gens au sud, que faire de la famille royale ?
- Ils partent. Ils refuseront mais je les ferais enchaîner si nécessaire. Notre sang doit survivre, coute que coute. Il y a des années, lorsque j’ai fait la rencontre de Saruman, il m’a dit de ne point m’occuper des orques. « La menace pour vous viendra d’ailleurs ». Ce furent ses mots, je ne les ai point oublié. Hélas mon frère, je crains que son étrange prophétie ne trouve rapidement son point culminant.


Thungir hocha la tête et se retira. Leoden fit alors quelque chose qu’il faisait rarement : il écrit ses lettres de sa propre main. La première était pour le Val :

« Mon cher ami,
C’est en de triste circonstance que je vous rédige ce message. J’ai hélas de bonnes raisons de pensée qu’une menace approche du nord et que l’Eomark sera bientôt en guerre. J’ai ordonné des mesures extrêmes et espère ne pas devoir en venir à pareil recours mais je préfère vous prévenir : il est possible que des milliers d’Eotheods en viennent à traverser vos terres pour se rendre en Gondor chercher la protection des hommes de l’Ouest. Je sais qu’ils feront cette traversée sans encombre si vous pouvez vous en assurez.

Par ailleurs, si le pire devait venir et que l’Eomark venait à faillir à son devoir, vos propres terres seraient sans défense. Aussi je ne peux que vous encouragez vivement à renforcer vos défenses.

J’en appellerais également à notre accord ainsi qu’à notre amitié. Si la menace s’avère aussi terrible qu’elle semble l’être, mes épées ne seront peut-être pas suffisantes. Aussi je vous demande d’envoyer au plus vite un contingent de vos meilleurs guerriers afin de vaincre l’ennemi. Une horde de barbare qui semble approcher à grand pas depuis le désert du nord.

En espérant que ma prochaine lettre vous fasse part de mon erreur quant à l’avenir.
Leoden. »

Il la cacheta et entreprit aussitôt l’écriture d’une seconde lettre.

« Votre majesté,

Je me permets humblement d’écrire cette missive pour vous faire part des informations inquiétante que mes gens ont obtenue récemment. Une immense horde sauvage semble marcher en direction de l’Eomark depuis le nord. Je me prépare actuellement à repousser l’invasion mais ne peux omettre le risque d’un échec de mes armées. Si cela devait être, j’enverrais aussitôt le maximum de mes gens cherché refuge sur les terres du Gondor. Nous n’avons jamais eu l’occasion de nous rencontrer mais nos peuples ont toujours eu d’excellentes relations. J’en appel à cette amitié pour vous demander la protection de mes gens si jamais mon bras devait faillir, car soyez assurer que si les Eotheods viennent vous trouvez, c’est que leur roi sera tombé en les défendant.

J’en appelle aussi à votre sagesse et à votre bonté : Si mon peuple venait à faillir, cette horde sauvage aurait le champ libre jusque dans le val d’Anduin, et par là l’Eregion et le Calenardhon. Aussi je vous demande l’appui et l’Assistance de toutes les troupes que vous serez éventuellement en mesure de fournir si cela venait à être nécessaire. En retour, le jour ou le Gondor aura besoin des cavaliers du nord, nous saurons rembourser notre dette.
Si cela vous convient, je vous tiendrais informer de l’évolution de la situation. J’ai encore le faible espoir que la menace ne soit qu’imaginaire.

Veuillez en tout cas recevoir mes humbles mais sincères hommages.

Leoden, héritier de la maison de Leod, seigneur des hommes de l’Eomark ».

Il cacheta également cette lettre. Le Gondor était encore le gardien de l’ancienne sagesse de l’Ouest. Il espérait que le roi des dunedain du sud saurait entendre son message.


"Des chefs de guerre, il y en a de toutes sortes. Des bons, des mauvais, des pleines cagettes, il y en a. Mais une fois de temps en temps, il en sort un. Exceptionnel. Un héros. Une légende. Des chefs comme ça, il y en a presque jamais. Mais tu sais ce qu'ils ont tous en commun ? Tu sais ce que c'est, leur pouvoir secret ? Ils ne se battent que pour la dignité des faibles"


Dernière édition par Leoden le Mer 31 Aoû - 0:56, édité 1 fois
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Elrond Peredhel
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MessageSujet: Re: Le danger viendra du nord. [début d'une campagne.]   Mer 31 Aoû - 0:49

MJ

Dans les halls de la citadelle de Maethelbourg, le Seigneur du Val d'Anduin lisait en silence la lettre qui venait de lui être remise. L'air grave, presque inquiet, il prit soin de relire plusieurs fois chacune des lignes qui lui étaient adressées. Sa cour l'observait, anxieuse, tandis que sa main forte passait pensivement dans sa barbe. Maelor avait eu vent des rumeurs venues du Nord qu'évoquait son allié, mais il ne leur avait pas prêté grande attention. Avec ce message entre ses doigts, la menace devenait immédiatement plus palpable, plus réelle, plus imminente. Il racla le fond de sa gorge, jeta un regard vague sur son côté comme pour rassembler son courage avant de prendre une grave décisive. Il se leva lentement, solennellement, mit une main sur sa poitrine et parla haut devant ses courtisans.

"Le roi de l'Eormark sollicite notre alliance pour la guerre. Les rumeurs qui courent au Nord l'ont atteint et l'inquiètent au plus haut point. Sans doute avons-nous sous-estimé la menace, car le seigneur Leoden craint pour la vie de son royaume et de son peuple, et il n'a point coutume de s'effrayer du vent. Il demande un droit de passage sur nos terres pour se rendre en Gondor en cas de désastre, ainsi qu'un appui militaire pour lutter contre l'ennemi qui avance. J'exige la tenue d'un conseil de guerre au plus vite. Que tous les notables et les sages du Val se réunissent à la tombée de la nuit sous ce toit, car il nous faut décider de ces questions pour le meilleur et promptement. Je ne puis prendre de telles résolutions seul et à l'insu de tous, à moins que la folie ne m'emporte!"

Aussi le Conseil se réunit-il à la demande de Maelor à l'heure et au lieu décidé. À l'aube du jour suivant, un ambassadeur partait au galop rejoindre le pays des dresseurs de chevaux, porteur de la missive suivante :


« Au seigneur des chevaux Leoden, fils de Leodas

J'entends vos requêtes le coeur triste, car elles sont dictées par le malheur. Le peuple de l'Eormark est vaillant à la guerre et heureux car son roi est fort, aussi ne puis-je douter du succès de vos campagnes seront victorieuses et votre ennemi défait. J'entends cependant vos craintes, ayant moi-même été atteint par les rumeurs grandissantes qui couvent au Nord. Au nom de notre allégeance, investi de toute mon autorité royale et du soutien de mon conseil, j'autorise votre peuple à passer par mes terres en cas d'exil forcé pour le Gondor. Si cependant la menace se révélait telle que vous la décrivez, je ne puis vous assurer de leur pleine et entière sécurité, car le danger, hélas, courra sur nos routes comme sur les vôtres, et je ne veux point promettre ce que la guerre peut démentir. Sachez toutefois que tout sera fait pour conserver la grandeur et l'intégrité de nos royaumes, et que la mobilisation générale a été décrétée dans tout le Val à l'aube, le jour-même où ce message vous a été écrit. J'entends vos conseils et vais me hâter de fortifier mes terres, mais on ne gagne point de guerre retranché derrière des murs. Dès nos préparatifs achevés - et ils le seront le plus vite possible - nous marcherons ensemble sur l'ennemi.

Puissent les dieux nous être favorables dans cette nouvelle épreuve
».

x

Préoccupé par les récents événements qui secouaient son empire, le roi Hyarmendacil accueillit la demande du roi Leoden avec bonne volonté. Il réfléchit longtemps aux perspectives que lui offrait un exil possible des Eotheods sur ses terres. D'un point de vue diplomatique et démographique, l'option proposée par le Seigneur des chevaux était excellente, d'autant qu'elle reposait sur une bienveillance objective commune. Les Gondoriens avaient en effet contracté envers le peuple de l'Eormark une sympathie réelle fondée sur la connivence de leurs valeurs. C'était aux yeux de nombreux notables du Sud et de Hyarmendacil lui-même un des derniers royaumes humains à abriter des hommes d'honneur, valeureux à la guerre, fiers et dignes. Ces qualités étaient rares dans un temps où les nains se terraient et les elfes avec eux, les uns sous les montagnes et les autres sous leurs arbres, et elles étaient d'autant plus précieuses que le Sud voyait Umbar commencer de lui échapper, à l'heure où le Dorwinion s'était lui assui détaché et où les alliés réels, concrets et dignes de foi commençaient à se faire moins nombreux. Il se frotta les mains en pensant enfin aux possibilités économiques et militaires qu'un tel soutien lui apporterait. Dans l'éventualité d'un tel exil, le roi Leoden devrait la survie des siens à la bonté du Gondor, et une telle obligeance pourrait un jour s'avérer fort utile. Il fit venir un ambassadeur, dicta sa réponse et l'envoya au plus vite vers les terres du Nord. En substance, la missive rappelait l'amitié des peuples et la puissance du Gondor. Elle acceptait volontiers d'accueillir le peuple des dompteurs de chevaux en cas de dangers, mais elle prenait soin de préciser qu'un soutien militaire n'était pas envisageable, compte tenu des difficultés que le Gondor connaissait avec quelques-unes de ses provinces et de la menace que le Rhûn faisait encore peser sur ses terres. Hyarmendacil l'avait finie en proposant une main tendue, car il promettait de brader des armes et de les envoyer au plus vite à l'Eormark, si Leoden en éprouvait le besoin. Il finit avec quelques formules d'honneur, et l'ambassadeur partit au galop.



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Leoden
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MessageSujet: Re: Le danger viendra du nord. [début d'une campagne.]   Dim 4 Sep - 17:48

Plusieurs jours passèrent entre l'envoie des missives et la réception des réponses. La première vint de Maelor, de part la proximité du Val. Leoden fut soulager de lire que son plus proche allier prenait ses avertissements au sérieux. Mieux que ça, outre défendre ses terres, le chef ours annonça au seigneur de l'Eomark qu'il le rejoindrait au plus vite à la tête de son propre ost en vu de tenir tête à l'ennemi. Cette nouvelle fut un grand soulagement pour le roi nordien qui n'en demandait pas temps à l'origine.

Si le Val et l'Eomark assemblaient leurs armées, l'espoir était permis. Il s'agissait de petites nations désunis mais elles étaient les héritières de l'antique grandeur des hommes du Nord. S'il fallait être vaincu, cela ne serait pas sans lourde perte pour l'ennemi.

La réponse du Gondor arriva plus tardivement. Les dunedain du sud accepter sans aucun problème de proteger les potentiels exilés Eotheods en cas de désastre. Hélas la situation militaire du Gondor ne lui permettait d'envoyer de contingent. En compensation, le plus grand roi des Terres du milieu proposer à l'Eomark de lui fournir des armes.

Leoden écrivit une réponse, remerciant sincèrement le Gondor pour son aide. Il précisa également qu'il acceptait sans hésitation l'offre concernant les armes et que les Eotheods n'oublierait pas cette faveur.


"Des chefs de guerre, il y en a de toutes sortes. Des bons, des mauvais, des pleines cagettes, il y en a. Mais une fois de temps en temps, il en sort un. Exceptionnel. Un héros. Une légende. Des chefs comme ça, il y en a presque jamais. Mais tu sais ce qu'ils ont tous en commun ? Tu sais ce que c'est, leur pouvoir secret ? Ils ne se battent que pour la dignité des faibles"
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Leoden
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MessageSujet: Re: Le danger viendra du nord. [début d'une campagne.]   Mer 21 Sep - 15:08

Le soleil se levait après une  nuit d’absence, chassant les ombres et la crainte du cœur des hommes. Aussitôt les gardes vigilants scrutèrent le lointain, cherchant le moindre signe d’un ennemi intangible et menaçant.

Soudain un cor résonna sur le rempart sud. Rapidement suivi d’un autre puis du bruit assourdissant de l’énorme clocher. Les cœurs se firent alors plus léger car chacun reconnaissait l’air martial : le roi de la marche approchait et la garde devait formée une haie d’honneur à l’entrée de la ville, comme le voulait la tradition.
L’immense porte s’ouvrit, révélant un grand cavalier sur son cheval blanc. Aussitôt les visages s’animèrent, comme si la seule arrivée du roi pouvait chasser les fantômes. Le découragement quitta les cœurs et chacun se mit à sourire, comme si le retour du champion suffisait à assurer l’avenir.

Leoden leva la main, saluant la foule et ses hommes. Il regardait autours de lui, visiblement satisfait de ce qu’il voyait. En son absence, les préparatifs qu’il avait ordonné avait porté leur fruit. Les troupes étaient plus nombreuses en ville et les forges tournaient à plein régime. Désormais, les nains fourniraient les matières premières nécessaires. L’Eormak ne manquerait pas d’arme.

Un homme s’approcha de Leoden, il s’inclina respectueusement et informa Leoden qu’un magicien était arrivé il y a peu. Il se trouvait au palais en compagnie de Thungir.

- Un magicien dis-tu ? Voilà une belle nouvelle. Je m’y rends de ce pas. Quand à toi, va informer mes généraux que j’ordonne la mise en place de la seconde partie de notre plan. La guerre vient, il est temps de mobiliser nos troupes. Maelor est-il là ?
- Point encore mon roi. Ses troupes sont en plein rassemblement mais il ne tardera plus.
- Parfait. Quand il sera là nous pourrons voir ce qu’il est possible de faire. Nous ne resterons pas ici à nous ronger les sangs s’il nous est possible de marcher sur l’ennemi ! Ces fous vont comprendre à qui ils ont affaires.

L’homme ne put cacher son sourire. La confiance apparente de son roi venait combler ses propres lacunes. Il lui semblait soudainement que rien ne pourrait vaincre l’héritier de Leod. En son for intérieur, le roi n’était pas si sûr que ça de sa victoire. Mais il connaissait l’importance de la psychologie en temps de guerre.

Ses ordres donnés, il se dirigea vers le palais. Il était temps d’aller rencontrer ce magicien.


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Gandalf le Gris
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MessageSujet: Re: Le danger viendra du nord. [début d'une campagne.]   Ven 23 Sep - 15:38

Gandalf, encore troublé par l’intrusion dans son esprit de Dame Galadriel, n’était en fin de compte pas allé aussi loin dans Nausburg qu’il l’avait prévu. Au lieu de vagabonder dans les rues et ruelles à la rencontre des habitants, le Magicien Gris était resté non loin du palais et observait la ville depuis cet endroit, le cœur lourd d’angoisse et de questions laissées sans réponses. Soudain, un long bruit troubla ses pensées, un bruit de cor en provenance du rempart Sud de la cité. Puis un second cor résonna et ce fut comme si ces deux appels avaient suffi aux Eotheods pour identifier celui qui, à cet instant, s’apprêtait à passer les portes des remparts de Nausburg. Et ce n’était pas n’importe qui, aux cris de joie, aux sourires qui se dessinaient sur les visages des hommes, femmes et enfants, et aux sons des cloches, qui faisaient se répercuter sur les murs des bâtiments des sons joyeux et d’allégresse. Gandalf comprit de suite qui arrivait. « Le Roi… », se dit-il.

Gandalf préferra cependant attendre où il était au lieu de se jeter sur le souverain des Eotheods, le laissant tout à sa joie de retrouver son peuple et de rentrer chez lui. Son retour arrivait à point nommé car, non pas qu’il sous-estimait Thungir, qu’il jugeait en homme réfléchi et calme, l’Eomark allait avoir besoin de son Seigneur pour faire face à la guerre, et cela, seul Leoden pouvait l’incarner. Ce dernier fut bien vite à portée de vue pour Gandalf, qui le voyait approcher toujours plus du palais royal, même s’il ne pouvait distinguer son visage avec netteté. Tandis qu’il descendait de cheval et parlait avec l’un de ses gardes, il eut tout le plaisir d’admirer la magnifique bête qui servait de monture au Roi de l’Eomark. Jamais encore Gandalf n’avait vu plus noble créature, aucune qui ne pouvait ne serait-ce qu’être comparée aux Seigneurs des Cieux que sont les Grands Aigles et Gwaihir, Seigneur des Vents, son ami. Manifestement, si les Grands Aigles étaient les plus belles créatures des cieux, ce cheval était la plus belle créature foulant la Terre du Milieu.

Il était tellement charmé par ce cheval qu’il ne remarqua pas qu’une grande silhouette s’avançait vers lui d’un pas décidé. Ce n’est qu’une fois que Leoden ne fut qu’à quelques mètres de lui qu’il détourna son regard de la majestueuse créature pour en contempler son cavalier. Un regard franc et décidé, des gestes et mouvements assurés, quelque chose de fier et de fort se dégageait de sa personne. « Saura-t-il se montrer aussi réfléchi et sage que le laisse croire ses traits ? » pensa Gandalf. Il n’eut guère le temps de répondre à cette question, car le Roi Leoden était à présent devant lui, à le regarder d’un air curieux et intrigué. Aussi Gandalf, s’appuyant sur son bâton, s’inclina et déclama :

Salut à vous Leoden, fils de Leodas, Roi de l’Eomark. Je me nomme Gandalf, Gandalf le Gris, et suis arrivé en ces lieux pour vous apporter conseils et nouvelles en ces temps troubles. Comme votre jeune frère me l’a expliqué et comme je l’ai par ailleurs constaté moi-même, vous vous trouvez sur le pied de guerre. L’on m’a informé d’une grande menace venue du Nord. Si cette menace venait à frapper à votre porte, vous aurez besoin de tous les hommes vaillants pour défendre vos terres. J’ai cependant appris que vous avez agis en prévention d’une attaque et que vous amis et alliés ont répondu présent à votre appel, ce qui est une bonne chose. J’ai néanmoins moi-même fait une promesse à ceux qui m’ont envoyé en Terre du Milieu ainsi qu’à votre frère ; je serais à vos côtés jusqu’à la fin de ce danger qui pèse sur les Peuples Libres et sur vous.

Gandalf, en s’étant redressé, avait plongé son regard dans les yeux de Leoden et il y vit une détermination qui lui fit froncer les sourcils ;

Dîtes-moi, Mon Seigneur…Vous ne semblez pas être homme à attendre derrière vos murs que l’ennemi vienne… Que comptez-vous faire ? Parlez librement, je ne vous jugerais pas mais vous conseillerais de mon mieux.


Gandalf le Gris, l'Envoyé de Manwë
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MessageSujet: Re: Le danger viendra du nord. [début d'une campagne.]   

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