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 Quatre font la compagnie.

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Cirion
L’Égaré - Le Voleur d'Âme - Commandant de l'Œil

L’Égaré - Le Voleur d'Âme - Commandant de l'Œil
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▌INSCRIT LE : 11/04/2016
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MessageSujet: Quatre font la compagnie.   Sam 23 Juil - 13:47

"Qu'est ce qu'on fait là ? Je croyais que seul Cirion devait partir."

"Chuuut, j'essaye de voir comment se passe son passage."

"Pourquoi se passerait il mal, il a bien réussi à rentrer dans Tharbad alors pourquoi ne pourrait il pas en sortir ?"

"Quand il est rentré, il était épuisé par un long voyage et moins reconnaissable, là c'est plus la même histoire. Maintenant tais toi que j'écoute !"

Le son du cor lui vrilla les oreilles. Le signal puissant donnait l'alerte dans tout Tharbad. Très vite les soldats quitteraient les casernes et envahiraient les rues pour se lancer à la poursuite du fugitif. Cirion avait donc était reconnu à la sortie et Elesgorn n'en était que moyennement surpris. Il aurait dû s'en douter mais les événements de la veille l'avaient tant épuisé qu'il n'avait pas pu réfléchir convenablement. D'un regard, il put voir que Cirion avait tout de même réussi à passer. En fait, au moment ou le garde l'avait reconnu, son ami avait déjà passé les portes. Il s'enfuyait maintenant en plein galop. Elesgorn tira Tuor dans une ruelle que le soleil matinal n'avait pas encore éclairé. Devant eux passaient les gardes de Tharbad mais ils étaient trop soucieux de l'appel du cor pour tourner le regard vers leur cache. Quand bien même l'auraient ils fait d'ailleurs, qu'ils n'auraient pas vu grand chose. Les deux camarades échangèrent un regard entendu. La ruelle débouchait soit sur l'avenue principale, soit sur une autre ruelle, plus loin dans la cité. Ils passèrent donc par là. Après un zigzag entre les maisons et les boutiques, ils rejoignirent leur auberge, "le Vieux Sud". Dans l'écurie, deux chevaux les attendaient.

"J'ignorais que nous étions prêt à un départ."

"J'ai pris tes affaires pendant que tu dormais ce matin."

L'un des deux cheval avait le pelage brun et la crinière sombre. C'était une belle bête, sans nulles doutes possibles. Le regard fier, l'allure noble, il devait avoir une certaine valeur sur le marché. Il affichait une musculature importante, comme quoi il était habitué aux longues routes à vive allure. Une selle de cuir, finement ouvragé se trouvait sur son dos, et de part et d'autres de nombreux paquetages. A droite de la celle se trouvait un fourreau aux ficelles argentées. A gauche, une gourde de tissus. L'autre était blanc comme la neige. Pas même sa crinière ne venait contraster avec sa lumière. Il affichait une musculature extraordinaire, bien plus importante que celle de son voisin. Il avait l'air d'être un cheval fort et puissant, peut être moins rapides mais pas moins endurant. A la droite d'une celle de cuire noir, deux petites haches qui flottaient aux grès du vent.

Elesgorn choisit la monture brune et prit la tête. Les deux hommes redescendirent leur capuchon et avancèrent au pas. Il ne devait surtout pas se faire remarquer. Arrivés près de l'avenue principale, ils s'arrêtèrent et jetèrent un regard vers les portes. Les soldats s'apprêtaient à partir. Dans quelques minutes, ils pourraient s'élancer à leur tour. C'était l'occasion tant attendue. A coté de la herse de fer, un capitaine haranguait ses hommes, les encourageant d'un discours plein de gloire et de richesse. Foutaises ! Ils n'avaient aucune chance de rattraper Cirion. Quand ils s'élancèrent au galop, Elesgorn attendit un moment. Puis, il avança à son tour dans l'allée, suivit de Tuor. Les gardiens de la porte regardaient au loin, les soldats s'en aller à la poursuite du fugitif. Quand ils furent à cent mètres des portes, les gardes se tirèrent de leur contemplation et commencèrent à bouger. Les deux hommes accélérèrent. Au son du galop, les cinq gardes firent volte face. Trop lent. Les deux évadés se trouvaient à présent à 30 mètres d'eux. Dans une vaine tentative leur chef leva le bras et tira son épée.

"Halte ! Haaalte !"

Trop tard, à peine avaient ils pu dégainer que les deux cavaliers, dans un bruit de tempête, avaient passé la porte. Immédiatement, ils obliquèrent à l'Ouest, alors que le son des cors se faisaient à nouveau entendre. Si les limiers de Cirion faisaient demi-tour, ils auraient vite fait de les trouver sur la route, en coupant à travers champs, ils se feraient plus discrets.

¤¤¤¤¤

Tuor se laissa tomber sur le tapis d'herbe fraîche dans un soupir de contentement. Il était épuisé. A coté de lui, les flammes dorées d'un bon feu de camps lui réchauffait le corps. Le bois craquait sous l'assaut répétés du brasier. La clairière était baignée dans une lumière réconfortante. L'homme tira de son paquetage une pipe en terre cuite ainsi qu'une bonne dose d'herbe à pipe. Le doux parfums du tabac enivra ses sens. Il bourra sa pipe, tira son briquet et l'alluma. Après une longue "bouffée 'air", il ferma les yeux. Cette fuite n'était pas aussi désagréable que celle d'Annuminas. Quant avec Elesgorn ils s'étaient évadés de Tharbad, il s'attendait à revivre le calvaire de la capitale d'Arthedain. Tout les limiers de la régions s'étaient lancés à leur trousse et la course poursuite avait duré une éternité. Il s'était d'ailleurs fais rattrapé tout compte fait, mais là... Là, il espérait bien échapper au joug de l'Etat pendant un petit moment. Elesgorn n'avait pris que les bons partis. Trouver refuge au cap d'Eryn Vorn en était un. Le petit bois était bien plus reposant que la Vieille Forêt. A coté de lui, Elesgorn apparut soudainement.

"Si j'avais été un limier tu serais mort."

"Quelle importance, puisque tu n'en étais pas un."

Le nouveau venu concéda un sourire. Rien n'aurait pu entamer la bonne humeur de Tuor de toutes façons. Il était enfin libre après un long séjour en taule suivi d'une période de longue durée enfermé dans une auberge. Retrouver l'air vivifiant de la forêt lui procurait une satisfaction extraordinaire. Il était bûcheron d'origine, avant de s'engager dans l'armée. D'ailleurs, il n'aurait pas dit non à une bonne bagarre. Elesgorn jeta sur le sol deux lapins qu'il avait tiré à l'arc. Tuor sourit. Le plus fin archer de la région, il en était persuadé. Tirant un petit couteau de son paquetage, il commença à préparer la bête.

"Tu es allé cherché de l'eau aussi ?"

Elesgorn hocha la tête, puis s'assit à coté du feu, examinant Tuor dans son ouvrage. Le vieil homme n'était pas une brute épaisse, il savait manipuler les outils avec précautions et adresses. Si l'on s'arrêtait à cette montagne de muscle, on ne se rendait compte donc pas de ses qualités de cuisinier et on le regrettait amèrement par la suite. Une quinzaine de minute plus tard, la viande cuisait par dessus les flammes. Tuor interrogea son aîné sur les prochaines étapes du voyage. Celui ci était simple. Les deux hommes resteraient un jour ici. Si les limiers étaient à leur trousse, alors il se pointerait dans la journée du lendemain. Cette attente leur permettrait de voir si oui ou non ils étaient poursuivis, et quelles étaient leur option pour y remédier. Puis, direction plein nord. Il fallait longer le Baranduin sur plusieurs lieues avant de prendre le chemin vert. De là, il serait facile de rejoindre Bree et de retrouver Eredil. Les deux hommes dégustèrent leur repas sous la lumière des étoiles, puis Elesgorn s'endormit, immédiatement. Tuor quant à lui, continua d'observer le ciel d'un œil heureux. Sa vie prenait une tournure qu'il appréciait.

¤¤¤¤¤

De toutes les villes du Nord, Bree était sans doute la plus étrange. Les hommes de là s’appelaient les originaux, puisqu'ils étaient là depuis extrêmement longtemps, même mémoire d'elfe. A l'arrivée d'Elendil en Lindon, ils étaient déjà là et de ce fait, ils s'accordaient une certaine importance. Pourtant, plus d'un millénaire n'avait pas suffi à éteindre leur méfiance envers les étrangers et si leurs récits étaient les bienvenues au coin du feu, aussitôt qu'ils partaient, les hommes se remettaient à les craindre. Une auberge en particulier, était au cœur de la ville et de par sa renommée, attirait toutes sortes de client. Le Poney Fringuant, tenu par la famille Poiredebeurré depuis des temps immémoriaux. Aussitôt qu'ils passèrent la porte, les deux camarades eurent une réaction tout autrement différente.
Tuor se retrouvait là dans son élément, le bruit, la fête et l'alcool. Il souriait à présent de toutes ses dents et frémissait d'impatience. Elesgorn quant à lui, avait lâché un soupire de résignation. Non pas qu'il haïssait ces lieux, mais surveiller toute la soirée un vieux bûcheron ivre mort n'était pas son activité favorite. Hélas, leur présence ici était nécessaire. C'était l'endroit le plus probable ou se rendrait Eredil quant il irait à la pêche aux informations. Tuor prit immédiatement la direction du bar, s'enquêtant des différentes bières là ou Elesgorn examina les lieux. Il tiqua, en voyant dans un angle trois soldats discuter. Heureusement, la couleur de leur joue indiquait leur état d'ivresse, mais il n'était pas bon de traîner là ou il y avait des gardes. Tuor revint immédiatement avec deux pintes débordant de toutes parts.

"Comment les as tu payé ?"

Le bûcheron jongla avec une bourse aux contours dorés et Elesgorn sourit. Il se disait souvent qu'on aurait du lui faire double peine à Annuminas. L'envoyer en prison uniquement parce qu'il avait insulté le roi était une insulte à ses talents de voleur. Attablé, les deux hommes sirotèrent leur boisson non sans une certaine joie. La traversée avait été rude. Par chance, les limiers avaient été découragés mais le pays sauvage n'est pas un endroit amusant. Ils venaient d'arriver, ils étaient épuisés et ils avaient faim. A peine avait il eu cette pensée que le propriétaire vint déposer à leur table une belle pièce de bœuf. Elesgorn jeta un regard à Tuor qui lui, continuait de jongler avec la bourse. Quel idiot, il allait les faire remarquer si ça continuait. Après un repas savoureux les deux hommes repoussèrent leur siège de contentement. Tuor en était à sa sixième bière. Il avait le visage écarlate, les yeux écarquillés et un sourire d'imbécile heureux flanqué sur le visage. C'était encore un enfant, soupira Elesgorn. Il se retourna pour regarder les soldats. Ils étaient à présent au cœur d'un attroupement. L'un d'eux, debout sur la table, racontait une histoire. Sans prêter attention aux gargouillements de son camarade, il s'avança vers la dite table.

"Une histoire extraordinaire messieurs incluant moi, et mes camarades ! Ca s'est passé ici même et j'étais alors moins ivre qu'aujourd'hui."

Des éclats de rire saluèrent cette déclaration tandis que les auditeurs encourager le garde à poursuivre son récit.

"Avec mes camarades donc, on était, on était assis là. Soudain, un homme au regard sombre arrive, à faire pâlir Sauron lui même ! Si si c'est vrai ! Il s'accoude au bar et commande à boire, puis va s'installer dans un coin. A la baase, je lui aurais rien dit, mais en passant, il bouscula mon camarade. Donc ! On décide d'aller le voir et quelle surprise ?! C'était le type recherché là Iridel ou je nsais quoi. Alors je mets ma main sur son épaule pour l'immobiliser mais il résiste. On s'est battu comme jamais personne ne s'était battu avant si si ! Et au final, malgré des bleus, il s'est fait arrêté. Tu vois ce bandage autour de mon crâne c'est cet idiot d'Eridil qu'il l'a fait."

Elesgorn soupira. Certes, il n'avait plus à chercher Eredil, mais le délivrer relevait à présent du miracle. Devant lui, le soldat avait du mal à finir son histoire. Il se tenait debout, la tête fixant le sol qui selon lui tournait beaucoup plus vite que d'habitude. Elesgorn put toutefois démêler quelques mots. Eredil avait été emmené hier. Il loua une chambre, y fit rentrer Tuor qui ne tenait plus debout après sa onzième pinte et s'allongea sur son lit. Demain, il faudrait partir tôt.

¤¤¤¤¤

Eredil s'ennuyait. Il n'y avait rien de plus ennuyeux que d'attendre sur une charrette d'être ramener à Annuminas. Les hommes venaient de quitter la Grande Route de l'Est et obliquait plein nord, le reste du voyage se ferait une pleine nature, ce qui était beaucoup plus inconfortable. Les hommes râlaient. Ils étaient dix en tout, à escorter le convoi et tandis que la caravane se frayait un chemin entre les hautes herbes, les hommes peinaient à se déplacer. Il se sentait idiot de s'être fait prendre par trois minable. Maintenant, il aurait le droit à un nouveau séjour dans les geôles d'Annuminas. Et puis, qu'est ce que ce trajet était long bon sang ! Ils avançaient lentement et cela faisait trois jours qu'ils avaient quitté Bree. Trois jours ou rien ne s'était passé. Seul anicroche, un soldat qui était allé pisser avait été retrouvé assommé, mais les hommes imputaient plus ça aux méfaits de la bière qu'à autre chose. Le jeune captif se redressa et s'étira autant que les chaînes qu'il avait aux poignet et aux chevilles le lui permettait, puis contempla le paysage. Quel endroit charmant, le doux parfums des fleurs, le chant des oiseaux, le bruit des sauterelles. Il essaya de poser un nom sur chaque parfum et chaque son, pour occuper son trajet. Un son alors plus étrange se fit entendre. Il était très discret, et on ne pouvait l'entendre que si l'on prêtait l'oreille. Un léger sifflement. Eredil sourit. Il se mit à siffloter comme une réponse. Les hommes le fouettèrent. Peu lui importait à présent, il était sur ses gardes. Une minute plus tard, un projectile vint déchirer l'air dans un sifflement funeste. La flèche vint se planter dans le corps d'un des soldats de tête. Une autre, venant de l'autre coté du convoi vint se figer dans le bras gauche d'un soldat. Immédiatement, les hommes cessèrent de marcher et tournèrent la tête dans tout les sens. Il payait fort leur nonchalance. Une autre flèche vint de la droite et ouvrit la gorge d'un autre soldat. Puis, une autre, de gauche, qui manqua sa cible. La panique commençait à s'emparer des soldats. Trois se ruèrent à gauche et trois autre à droite. Un cri indiqua à Eredil qu'un autre soldat était mort. Les hautes herbes bougeaient dans tout les sens, indiquant une pagaille totale. Un autre sifflement vint dans sa direction. Eredil se baissa juste a temps. Une petite hache vint s'enfoncer dans le bois de la caravane. Sans une hésitation, il la tira du bois et se tourna vers son dernier gardien. C'était l'homme qui avait le fouet. Il le fit siffler une nouvelle fois, mais cette fois ci, Eredil bougea, vif, et le fouet vint s'enrouler autour de son bras gauche, lui brûlant la chair. Le captif put toutefois s'en saisir et dans un enchaînement parfait, il attira le garde vers lui et lui ouvrit le corps. Puis, il se saisit de la clef qui pendait à sa ceinture pour se libérer.

Enfin libre, songea t-il. A coté de lui, les cris se faisaient toujours entendre. Deux minutes plus tard, Tuor et Elesgorn quittèrent les hautes herbes. Ils avaient tout les deux un sourire satisfait. Tuor avait une éraflure à l'épaule droite mais sinon, ils étaient intactes.

"Tu aurais pu mieux viser, Tuor, ta hache a failli me décapiter."

"Quel joie de retrouver un ami empli de gratitude."

Eredil sauta de la caravane et vint serrer la main de ses deux camarades à la mode des soldats. Puis, il se tourna vers Elesgorn.

"Et maintenant ?"

"Maintenant on va à Stock. On ne pourra jamais rejoindre Cirion, il est dans la Vieille Forêt mais quant il sortira, il nous retrouvera ici."
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