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 Un message pour le roi du Val. [Sauronne]

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Leoden
Prince des Vertueux

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MessageSujet: Un message pour le roi du Val. [Sauronne]   Lun 4 Juil - 22:38

Leoden était assis à son bureau depuis près d’une heure, fixant la feuille de parchemin qui se trouvait devant lui. Une élégante plume et un encrier étaient disposer, sans qu’il n’y eut touché jusqu’à maintenant.  Régulièrement, le bruit sourd d’un poing frappant à la porte se faisait entendre mais il ne répondait jamais. Alors la porte s’entrouvrait parfois, révélant rapidement le visage d’un soldat, membre de la garde royale s’assurant d’un coup d’œil que tout aller bien.
Puis le jeune roi se servit un verre de vin, en sirota une gorgée et se lança enfin. Saisissant la plume, il traça les premiers mots d’une écriture qui n’était ni vraiment belle ni vraiment moche, remplissant sa fonction de façon efficace et sans fioriture.

« Votre altesse,
Il est bien difficile de savoir comment entamer cette epistole, tant cela fait longtemps que nos peuples n’ont pas eu de véritable relation. Je n’ai pourtant pas oublié les enseignements de mon précepteur, qui me contant les origines de mon peuple, ne manquait jamais de me rappeler que les Eotheod et les hommes du Val ne formait originellement qu’une seule et même tribu et que si je pouvais me targuer d’être l’héritier de la maison de Hador, vous le pouviez tout autant que moi. Je n’ai jamais oublié non plus le souvenir des glorieuses batailles ou nos sangs se mélanger sur les prés verts de nos royaumes, luttant contre les ténèbres et le mal. J’ai grandis dans l’idée que si le Val avait un jour besoin d’aide, mes armées en prendraient aussitôt la route sans chercher à réfléchir aux conséquences, que cela serait comme courir au chevet d’un frère que l’on n’a point vue de longue date.

J’ose croire que vous-même avez la même vision des choses vis-à-vis de vos cousins du nord. Trop longtemps nous sommes restés isolé, persuader que nous n’avions pas besoin du monde et que le monde n’avait pas besoin de nous. Mais hélas mes éclaireurs me rapportent d’étrange murmure de mes frontières à l’ouest et j’ai moi-même vu les serviteurs du Noir Ennemi oser courir sur des terres que je revendique pourtant comme mienne depuis des années. Et si cette menace existe pour les miens je crains qu’elle n’existe également pour le Val. Jadis déjà les légions infâmes sont venues de l’est, asservissant nos ancêtres communs. Qui peut prétendre qu’ils ne reviendront pas ? Quel monarque peut réellement se targuer de dormir chaque soir sans jamais penser à l’éventualité d’une défaite, de la soumission de ses sujets à un dessein funeste et spoliateur ?

Aussi, messire, si je vous écris cette lettre, c’est pour vous faire savoir que les Eotheod se souviennent. Ils se souviennent des anciens serments,  des anciennes alliances. Si un jour le Val demande de l’aide, nous répondrons présent car nous sommes un seul et même peuple, nous sommes les nordiens, descendant des Edains. Aussi  je vous propose de reprendre nos relations afin d’en faire à nouveau ce qu’elles n’auraient jamais dû cesser d’être. Une entente cordiale et profitable pour nous tous, avec des échanges commerciaux et amicaux. Nous pourrions également dépoussiérer les vieux serments et en faire une véritable alliance, afin que le monde sache que la maison de Hador est encore puissante et qu’elle ne se laissera pas dompter si on la provoque.
Nous pourrions discuter de cela par coursier interposé ou bien de vive voix, à votre guise.

Leoden. »



Il hésita longuement sur sa signature, puis fit le choix de ne pas ajouter ses titres et rangs. A ses yeux cela paraitrait bien pompeux et le cachet royal qui scellerait le document ne ferait aucun doute sur son origine.

Lorsqu’il eut marqué la cire chaude de sa chevalière, portant les armoiries de la maison de Leod, il manda un coursier et lui tendit le document.

- Chevauche aussi vite que tu le pourras jusqu’à Maethelbourg et fait toi bien connaître comme le messager de Leoden, roi de l’Eomark. Fait savoir également que ton roi attends une réponse que tu dois rapporter mais si le Val désire utiliser ses propres messagers, reviens ici aussitôt.

Le cavalier prit la missive et partit aussitôt. Alors le monarque s’approcha d’une fenêtre et vit son fils, Ragnar, que l’on entrainait au maniement des armes dans la cour intérieur. Alors il se prit à espérer que le Val n’avait pas oublié l’amitié qui lier leurs deux peuples. Et peut-être que si son roi avait engendré une fille… Alors peut être que de grande chose serait à venir pour le peuple du nord.


"Des chefs de guerre, il y en a de toutes sortes. Des bons, des mauvais, des pleines cagettes, il y en a. Mais une fois de temps en temps, il en sort un. Exceptionnel. Un héros. Une légende. Des chefs comme ça, il y en a presque jamais. Mais tu sais ce qu'ils ont tous en commun ? Tu sais ce que c'est, leur pouvoir secret ? Ils ne se battent que pour la dignité des faibles"
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Sauronne
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MessageSujet: Re: Un message pour le roi du Val. [Sauronne]   Mar 5 Juil - 12:16

MJ



A Maethelbourg, tout comme à Forestville et Cirith Forn, les Hommes du Val vivaient un temps de paix depuis plusieurs années. Les Hommes vaquaient à leurs occupations, que ce soit au traitement, à la coupe ou à la taille du bois, ou encore à l’entraînement à l’épée et au maniement de la hache, les femmes lavaient leurs linges dans les eaux des rivières et les enfants jouaient aux soldats avec leurs épées de bois. Maelor, le Grand-Chef Ours des Hommes du Val (équivalent du Roi pour d’autres peuples), aimait passer son temps sur le grand balcon du palais royal de Maethelbourg à observer son peuple vivre dans la sérénité et la quiétude.

Entendant des bruits de pas derrière lui, il se retourna et vit arriver vers lui un de ses gardes. Une fois à sa hauteur, le garde s’inclina :

Grand-Chef, une missive pour vous, arrivée ce matin de Nausburg. Le messager qui l’apporte dit venir de la part de Leoden, Roi de l’Eomark. Il attend aux écuries et y soigne son cheval.

De Nausburg dis-tu ? répondit Maelor interloqué. Voilà qui est curieux.

Il prit le parchemin dans ses grandes mains puissantes et en observant le cachet de cire. Effectivement, le parchemin venait bien de Nausburg ; il portait le sceau royal à l’emblème des Eotheods. « Que me veulent-ils, ces Seigneurs des Chevaux ? » se dit-il. Il décacheta le parchemin, le déroula et le lu avec grande attention. A ses côtés, le garde épiait les moindres expressions de son visage pour savoir s’il lisait là de bonnes ou de mauvaises nouvelles. Maelor cependant ne laissa rien transparaître, jusqu’au moment où il était fait mention du Noir Ennemi, ce qui lui fit froncer les sourcils. Selon les dires de ce Leoden qui, vu le sceau royal, devait être le Roi de l’Eomark, ses Serviteurs auraient été aperçus sur ses terres. Comment se fait-il que ses patrouilleurs et guetteurs n’aient rien vu ? Les rapports qu’il reçoit d’eux fréquemment l’attestaient : rien à signaler sur le territoire du Val. Il poursuivit néanmoins sa lecture jusqu’à la signature du Roi Leoden. Quittant le balcon, il se dirigea vers son bureau, tout de bois d’acajou sculpté et verni, saisit un parchemin vierge et trempa sa plume dans l’encrier avant de rédiger d’une écriture fine et cursive pour ses grandes mains :

Seigneur Leoden,

Recevez mes remerciements pour votre missive. Je ne saurais dire exactement quand les relations entre nos deux peuples ont cessé mais cela remonte certainement à plusieurs dizaines voire centaines d’années car ni mon père, ni mon grand-père n’entretenaient de relations avec vos ancêtres. Comme vous, je le déplore car, vous l’avez souligné vous-même, nous nous sommes par le passé battus ensemble et sommes aussi tombés ensemble avant de bénéficier de ces temps de paix dans lesquels nous avons le bonheur de vivre…

Paix qui, selon vos dires, serait toute relative au vu de ce que vous mentionnez ? Voilà qui est fort curieux et surprenant car le Noir Ennemi n’est plus depuis la fin du dernier Âge. Ne me comprenez pas mal ; loin de moi l’idée de mettre les paroles d’un Roi en doute, mais la mention de ce nom me trouble car nous savons tous qu’il a disparu depuis bien longtemps. D’aucuns le croient même mort…

Quoi qu’il en soit, je ne suis pas homme à discuter d’affaires politiques, militaires et commerciales par missives. Ce sont là des thèmes trop importants, qui concernent nos deux Royaumes et Peuples de façon plus que directes et qui demandent une entrevue plus approfondie… Aussi je vous invite en mon palais de Maethelbourg pour que nous puissions discuter en toute tranquillité et de vive voix. Votre délégation et votre famille, si vous choisissez de venir en leur compagnie, seront logés en hôtes de marque et vous pourrez ainsi vous familiariser à nouveau avec les Gens du Val, tout comme nous-mêmes des Gens de l’Eomark.

En attendant votre réponse, recevez mes sincères salutations.

Maelor, Grand-Chef Ours du Val d’Anduin.


Il laissa sécher l’encre avant de rouler le parchemin, d’y faire couler de la cire rouge et d’y apposer son sceau à l’aide de sa chevalière avant de tendre la missive à son garde.

Donne ceci au coursier de l’Eomark pour le Roi Leoden. Assures-toi qu’il est suffisamment d’eau et de provisions pour son voyage retour.

Le garde se saisit du message et fit un signe de tête sec en signe d’approbation avant de s’incliner et de quitter la pièce, laissant le Grand-Chef Ours seul face à ses multiples interrogations…




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Leoden
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MessageSujet: Re: Un message pour le roi du Val. [Sauronne]   Mar 5 Juil - 23:17

Lorsqu’on vint annoncer à Leoden le retour de son coursier, il ne cacha pas sa joie. Dans l’état actuel des routes il fallait bien 10 jours à un excellent cavalier doté d’une tout aussi bonne monture pour faire la route. Le voir de retour si vite signifier donc qu’il n’était resté que quelques heures dans le Val.

Cela pouvait signifier que son monarque s’était empressé de répondre à sa lettre. Bonne ou mauvaise nouvelle ? Leoden ne le saurais que trop vite.
On ne lui porta pas la lettre. En vérité, lorsqu’il rencontra le coursier, c’était dans les écuries. Son retour s’était su bien avant qu’il n’ait atteint les portes, les gardes de la cité menant une surveillance vigilante sur les alentours. Et bien qu’il dû normalement respecter le protocole, Leoden était un homme dans la force de l’âge avant d’être un roi. Aussi laissait-il souvent sa fougue l’emporter.
Le jeune monarque arracha presque le document des mains de son lige. Il l’ouvrit aussitôt, faisant fi des sourires qui naissaient sur les visages autours de lui. Puis il replia la lettre, un sourire sur le visage. Il se tourna vers le messager.

- Quel est ton nom ?

- Joared, messire. Fils de Tenbed.
- Joared, en remerciement de ta promptitude, demande moi ce que tu désires et cela sera fait. Je te ferais seigneur si j’avais une cité à offrir. Ton nom sera inscrit dans nos chroniques car tu es le porteur d’espoir, le créateur de l’avenir ! Agenouille-toi, Joared !


Sans trop savoir pourquoi, le jeune cavalier obéis à son roi. Ce dernier s’approcha d’un garde présent non loin et se saisit de l’épée du soldat. Puis il s’approcha à nouveau de Joared.

- Joared, fils de Tenbed, jure tu sur l’honneur de me servir, moi et ma maison, aussi longtemps que ton bras pourra portée l’épée ?
- Je le jure mon roi ! Sur l’honneur de mon nom.
- Alors tu t’es agenouillé Joared, fils de Tenbed. Et tu te relèveras Ser Joared, de la maison de Joared. Que tous soit témoin de mes gestes.


Et Leoden posa l’épée sur chacune des épaules du jeune homme.

- Debout, chevalier. Et donne-moi ton outre d’hydromel !


Encore abasourdis parce qu’il venait d’entendre, Joared se releva et tendit l’objet à son roi. Ce dernier l’ouvrit et la leva, regardant toutes les personnes présentes dans l’écurie.

- Dans des générations, vos descendants diront avec fierté « j’ai un aïeul qui était là, dans l’écurie de Leoden » et les légendes de notre peuple conteront cet instant comme étant le premier pas vers un avenir meilleur. Car j’irais bientôt dans le Val, rencontrer Maelor. Et si Béma le veut, nos deux royaumes s’allieront à nouveau et le peuple du Nord sera reconnu comme un grand peuple.

Et sur ces mots, il but une longue rasade du breuvage, avant de faire passer l’outre à la personne se trouvant sur sa droite. Et le récipient passa ainsi de main en main, de roi en chevalier, de chevalier en écuyer, d’écuyer en garde, pour finir dans les mains du simple palefrenier, encore tout stupéfait d’avoir vu de si près son Roi et de l’avoir entendu déclamer pareilles paroles. Et de ce jour la réputation du Prince des Vertueux grandit encore, quand se propagea dans tout le pays la rumeur de cette étrange scène où il avait partagé l’hydromel avec le tout-venant, sans se soucier des titres et des rangs.
Moins d’une heure après, un nouveau messager s’en aller en direction du Val, porteur de l’annonce que Leoden acceptait avec joie l’invitation et qu’il viendrait, en compagnie de sa femme, de son fils et de 30 cavaliers.

Ce convoi quitta la capitale une dizaine de jours plus tard, laissant ainsi le temps au chef ours de préparer leur venue. A la façon des Eotheod, ils voyageraient sans fioriture, dormant à la belle étoile et se contentant de ration de voyage. Certains de des aïeuls du roi ne partaient jamais de Nausburg sans toute une file de chariot transportant de véritables palais démontable mais Leoden n’était pas de cela. Il était un roi guerrier qui n’avait point de guerre à mener et toute sa vie n’était que dévouement envers sa cause.
Chose rare, la famille royale était au complète et trois des magnifiques Mearas se dirigeait d’un pas tranquille vers la lande. Le premier était le plus connu de tous, Sleipnir, monture du roi arborant un crin aussi blanc que son cavalier était blond. Le second était aussi noir que Sleipnir était blanc et il était monté par Freia, reine de l’Eomark. Elle avait le regard vif et une épée courte pendait à sa ceinture.

Au contraire d’autres peuples, les Eotheod ne vivait pas dans l’idée qu’une femme devait restée en arrière à s’occuper du linge sale. Au jour les plus sombres de leur histoire, chaque bras disponible avait dû portée le glaive pour survivre et cette tradition avait perduré. Freia ne portait donc pas de belle robe mais une tenue confortable pour la monte. Et si bien peu l’avait vu combattre, certains mieux informer ou plus menteur que d’autres disait que Leoden l’entrainait lui-même… Et qu’il ne gagnait pas toujours.

Enfin venait Ragnar, donc le cheval était le digne fils de Sleipnir. Et lui-même était le digne fils de Leoden, son portrait presque cracher, bien que le sang de sa mère est adoucis ses traits. Il n’avait que 10 ans mais savait déjà chevaucher comme un homme et il portait également les armes à la ceinture.

Tout trois portaient l’armure, de belles armures dorées et gravé, aussi solide et légère qu’il était possible de fabriquer de main d’homme.

Avec eux, 30 cavaliers parmi les meilleurs iraient à Maethelbourg. Ce n’était pas une démonstration de force mais la simple preuve que Leoden prenait lui-même très au sérieux ses assertions sur l’activité des Orques. Sa rencontre avec Saruman, 5 ans plus tôt, avait fini de le convaincre.

En queue de cortège venait les chevaux qui n’avaient pas de cavalier et qui transportait le nécessaire au voyage. Vivre, vêtement d’apparat pour les rencontres officielles, divers cadeaux.

Ils voyagèrent de la seule manière que connaissait leur roi : aussi vite que possible. Sans poussé les chevaux à bout, ils profitèrent pleinement de leur endurance, ne s’arrêtant que rarement sauf une fois la nuit tombée. Ils firent halte à Stainwat mais n’y passèrent pas même une soirée, reprenant presque aussitôt la route.

Puis enfin ils passèrent les frontières du Val. A partir de là, ils ralentirent l’allure. Leoden ne connaissait pas les coutumes du peuple des ours et ne savait donc pas s’il devait rejoindre Maethelbourg ou si une escorte viendrait à sa rencontre. Aussi il décida que lui et les siens se déplaceraient lentement et en faisant le plus de bruit possible. Ainsi les hommes du Val ne pourraient pas manquer leur approche et le Grand-Chef Ours aurait tout le temps voulu pour prendre ses propres dispositions s’il le désirait.

Plus la capitale du Val approchait, plus le jeune roi était saisit d’appréhension. Il espérait que la rencontre se passerait bien et que les deux peuples n’avaient pas pris de voie trop séparer pour s’entendre. Et surtout les mots de Maelor lui revenait à l’esprit. Le Val n’avait aucune connaissance d’activité Orque, alors même que l’ouest de l’Eomark était régulièrement foulé de leurs pieds depuis des années. Sans doute le Val était-il trop puissant pour que les serviteurs de l’ennemi osent s’y aventurer. Mais s’ils regagnaient en puissance, viendrait un jour ou cela ne serait plus le cas.


"Des chefs de guerre, il y en a de toutes sortes. Des bons, des mauvais, des pleines cagettes, il y en a. Mais une fois de temps en temps, il en sort un. Exceptionnel. Un héros. Une légende. Des chefs comme ça, il y en a presque jamais. Mais tu sais ce qu'ils ont tous en commun ? Tu sais ce que c'est, leur pouvoir secret ? Ils ne se battent que pour la dignité des faibles"
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Sauronne
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MessageSujet: Re: Un message pour le roi du Val. [Sauronne]   Jeu 7 Juil - 13:32

MJ


Plus ferme, le maintien de ta hache Brelor ! criait-Maelor à son fils depuis l’estrade où, à l’abri du soleil, avait-il coutume de le regarder s’entraîner aux côtés des enfants mâles des autres Seigneurs de la capitale du Val. Le garçon était en nage mais un bref regard vers son père lui fit comprendre qu’il devait obtempérer s’il ne voulait pas subir ses foudres. Aussi leva-t-il à nouveau sa hache, déjà grande pour son jeune âge (il n’avait que douze ans) et la fit s’abattre avec plus de force sur la rondelle de bois qu’il devait couper en deux dans sa hauteur d’un coup, et ce fut cette fois un succès. A nouveau, il regarda en direction de son père, cette fois avec un sourire de satisfaction.

Mieux ! Continues ! cria Maelor.

Il est vrai que l’apparence du Grand-Chef Ours était assez impressionnante. Il devait presque mesure 2m de haut et était tout en muscles. Ses grandes mains pouvaient, disait-on, même broyer une petite pierre qui tiendrait dans la paume de la main. Ses cheveux bruns clairsemés de gris lui tombaient jusqu’au milieu du dos, coiffé d’une grande et longue tresse. Son visage et sa mâchoire carré achevait de lui conférer cette image impressionnante et ses yeux bruns comme le bois des chênes du Val, avaient parfois ce regard sauvage et indomptable qu’ont toujours eu les hommes de sa famille. Il se leva et entreprit de rejoindre le palais lorsqu’il entendit des bruits de tambours et de cors en provenance de l’extérieur de la cité. D’un signe de la tête, il dépêcha deux Chevaliers du Val pour aller voir ce qu’il se passait lorsqu’il se rappela : « la délégation de l’Eomark ».

Il rappela son fils ; il le voulait à ses côtés lors de la première rencontre avec le Roi Leoden, après plusieurs années de silence. Ensuite, ils se rendirent dans la Salle de l’Ours, équivalent d’une salle du trône pour d’autres peuples. Celle-ci était entièrement sculptée en bois et l’immense siège en bois élégamment ouvragé et qui tenait lieu de trône, rappelait en plusieurs endroits, la grandeur des Hommes du Val et leur force, souvent comparée à celle des ours. Les colonnes qui soutenaient la lourde charpente en bois peint, étaient toutes sculptées en forme d’ours debout sur ses pattes arrières et rugissant face à ses ennemis ou pour arranger les gens du Val, selon l’interprétation qu’on en faisait. Il prit place dans le siège, son fils restant debout à ses côtés. Comme sa mère était morte en couche, le garçon avait adopté totalement l’attitude de son père et s’amusait, étant plus jeune, à l’imiter en presque tout point, si bien qu’il se tenait à présent, quoique debout, comme son père : droit, la tête haute et le regard fier, montrant ainsi à quel point les Hommes du Val était fier de leur peuple, leur héritage et leur culture.

Soudain les portes de la Salle de l’Ours s’ouvrirent, tirées difficilement par quatre Gardes de Maethelbourg tant elle était lourde et la délégation de l’Eomark, encadrée autant par des gens du Val que par les propres gardes du Roi Leoden, pénétra dans la grande salle, sous le regard sauvage et curieux du Grand-Chef Ours.




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MessageSujet: Re: Un message pour le roi du Val. [Sauronne]   Lun 11 Juil - 22:14

La délégation Eotheod parvint enfin en vue de Maethelbourg et sa vue fit sourire Leoden. Il s’agissait d’une cité visiblement plus puissante que ne l’était Nausburg mais battit sur le même principe : une colline solitaire lourdement fortifié dont l’emplacement au milieu des steppes était la meilleure protection. Cette vision lui apporta une émotion particulière. Les  Eotheods étaient originaire du Val et il avait sans doute sous les yeux la ville qui avait servi de référence lors de la construction de sa propre capitale.

Au fil des heures, la citadelle devint de plus en plus grande et Leoden se rendit rapidement compte qu’elle comptait plusieurs niveaux de fortification. Il était impressionner parce qu’il voyait et dans un instant de lucidité, il se dit pourtant que même Maethelbourg devait être bien commune à côté d’Osgilliath, de Minas Anor ou d’Annuminas du temps de sa splendeur. Plus que jamais il se sentit le roi d’une tribu plutôt que d’une nation et cela le dérangea quelque peu, lui qui rêvait pour les siens de gloire et de grandeur.

Lorsqu’ils ne furent plus très loin, un des cavaliers se saisit de son cor et en joua un grand coup, annonçant leur arrivée. Des tambours répondirent et bien vite les portes de la ville s’ouvrir, laissant sortir deux cavaliers. Ils se dirigèrent vers le cortège au petit trop, portant des bannières du Val. La troupe des Eotheod ne dit pas un mot durant leur approche mais Leoden surprit quelques sourires. La posture des cavaliers n’était pas parfaite et le roi de l’Eomark se dit que n’importe laquelle des personnes autours de lui aurait pu désarçonner les hommes du Val sans trop de mal. Et cela lui rendit en confiance. Ils n’avaient pas d’immense cité mais cela ne signifiait pas qu’ils n’avaient rien.
Les deux cavaliers arrivèrent à leur hauteur. De rapide présentation furent faite et le roi pu se faire un premier avis sur le peuple du val. Tout comme le siens, il semblait de prime abord d’une grande sincérité et d’une grande simplicité. Ils lui présentèrent le respect dû à son rang sans être mielleux ou pédant et cela lui plut beaucoup.

Ensemble ils franchirent les portes, sous les regards curieux de nombreux badot. Les hommes étaient grands et forts, visiblement rompu à un travail difficile. Des gens brut comme la roche et aussi solide qu’une montagne. Le genre de personne que le souverain aimait. Très rapidement il se sentit en parfaite sécurité, comprenant bien que les hommes du Val étaient incapable de traitrise, tout autant que lui-même. Tout, dans les gestes et les regards, inspirer la sincérité et la franchise. Dès cet instant, Leoden su qu’à partir de maintenant et jusqu’à sa mort, il aimerait profondément ses voisins du Val et que quiconque s’en prendrait à eux verrait les cavaliers du nord lui courir sus.

Ils atteignirent les écuries et descendirent de cheval à ce moment-là. Une armada de palefrenier surgit pour s’occuper des chevaux des arrivants. Lorsque les regards des servants se posèrent sur les trois mearas du groupe, ils eurent un instant de stupéfaction, n’ayant jamais vu pareil monture. Aussi Leoden leur fit un sourire, leur lançant :

- Selon nos croyances, ces chevaux descendent de Nahar, monture de notre dieu Béma. Prenez en soin !


Et sur ces mots, il suivit les deux chevaliers qui l’introduisirent dans la salle de l’Ours, que l’Eotheod assimila bien vite à sa propre salle du trône. Lorsque les portes s’ouvrirent il ne fut pas surpris de voir une décoration évoquant l’ours. Le peuple des ours et le peuple des chevaux, une alliance bien improbable de prime abord.
I
ls s’avancèrent et le fils de Leodas scruta son homologue. Même assis, le Grand Chef Ours était impressionnant et durant un instant Leoden se dit qu’il devait véritablement avoir du sang d’ours dans les veines. Son regard était sévère et ses mains semblaient assez forte pour briser le crane d’un homme à main nue. Ne sachant vraiment comment réagir, Leoden s’approcha encore un peu, scrutant les gardes afin d’essayer de savoir à leur réaction ou il serait opportun de s’arrêter. Puis une fois à quelques pas de Maelor, il s’inclina légèrement, copiant les chevaliers du val dans leur manière : Du respect mais pas de chichi.

- Messire, je me nomme Leoden, roi de l’Eomark et de son peuple. En mon nom propre et au nom des miens, je vous remercie de nous accueillir ici,  sur cette terre ou nos ancêtres ont vécu. J’espère que les jours que nous passerons ensemble nous permettrons de forger des liens solides entre nos peuples.


Il dit signe à Freia et à Ragnar de s’approcher.

- Mais avant tout permettez-moi de vous présenter Freia, mon épouse, ainsi que Ragnar, mon premier né et mon héritier.


Son regard se porta sur l’adolescent à côté de Maelor. Il semblait avoir à peu près le même âgé que Ragnar. Peut-être qu’ils deviendraient de solide amis. Leoden l’espérait de tout cœur, ainsi leur amitié deviendrait celle de leurs royaumes respectifs plus tard.
Puis il revint au Grand Chef Ours, ce dernier allait visiblement prendre la parole.


"Des chefs de guerre, il y en a de toutes sortes. Des bons, des mauvais, des pleines cagettes, il y en a. Mais une fois de temps en temps, il en sort un. Exceptionnel. Un héros. Une légende. Des chefs comme ça, il y en a presque jamais. Mais tu sais ce qu'ils ont tous en commun ? Tu sais ce que c'est, leur pouvoir secret ? Ils ne se battent que pour la dignité des faibles"
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MessageSujet: Re: Un message pour le roi du Val. [Sauronne]   Jeu 14 Juil - 16:19

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Maelor observa avec grande attention ce Seigneur des Eotheods qui se trouvait devant lui. Aussi bizarre et curieux que cela puisse paraître, il n'avait jamais vu un quelconque membre du peuple des Eotheods avant... aujourd'hui. Une chose était sûre cependant: rien qu'à leur maintien, on voyait de suite qu'il s'agissait là de cavaliers émérites. Ils se tenaient droit, quelque chose de fier dans le regard sans toutefois tomber dans l'arrogance, ce qui aurait fort déplu au Grand Ours. Tandis que Leoden s'inclinait devant lui et le remerciait de son invitation tout en espérant que les jours passés ici seront fructueux, il darda un instant son regard sauvage sur celle qui l'accompagnait et sur le jeune homme à ces côtés. Lorsqu'il apprit qu'il s'agissait là de sa femme et de son héritier, une courte lueur de chagrin brilla dans ses yeux. Mais il se ressaisit très vite et répondit à son homologue:

Messire Leoden, en l'honneur du sang que jadis versâmes nos ancêtres sur le champ de bataille, vous êtes les bienvenus à Maethelbourg. Vous êtes le premier à prendre une telle initiative envers mon peuple depuis bien longtemps. Je commençais à croire les vôtres trop supérieurs pour oser s'intéresser à un simple peuple de bûcherons et tailleurs de bois que nous sommes... Cela prouve que vous voyez plus que cela en nous, et cela emplit mon coeur de reconnaissance envers le peuple des Seigneurs des chevaux...

Il fit une courte pause durant laquelle son visage s'inclina en signe de respect et de remerciements, imité par son jeune fils à ses côtés. Il reprit:

Dame Freia, je suis heureux de faire votre connaissance, tout comme vous, jeune homme, dit-il en regardant Ragnar, une étincelle de malice dans les yeux. Voici mon fils et héritier, Brelor. Dame ma femme, la mère de mon fils, est malheureusement morte des suites de l'accouchement... J'espère donc que votre épouse ne s'ennuiera pas trop entourée ainsi d'hommes !

Il rit légèrement, mais son rire était, tout léger qu'il fut, suffisamment haut pour troubler ceux qui n'y étaient pas habitués. Brelor suivit le rire de son père tout en regardant avec curiosité le jeune Ragnar. Son père reprit:

Mes gens vous montreront vos chambres. Vous pourrez vous y reposer jusqu'au dîner ce soir, où vous serez mes invités d'honneur à ma table. Demandez-leur ce que vous voudrez.

Des gens du Grand-Ours s'approchèrent du Seigneur de l'Eomark pour le mener jusqu'à leurs quartiers et Maelor, tout comme Brelor, les suivirent des yeux, intrigués par de tels invités sous leurs toits...




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Leoden
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MessageSujet: Re: Un message pour le roi du Val. [Sauronne]   Jeu 14 Juil - 23:50

Lorsque le maître des lieux se mit à rire, les Eotheods eurent du mal à ne pas sursauter. Il avait une voix puissante et tous se dirent que lorsqu’il criait à plein poumon, on devait l’entendre à des lieues à la ronde. Néanmoins ce rire était communicatif et Leoden lui-même eut du mal à retenir un sourire.

Puis on les guida vers leurs appartements. Ils étaient dans le style des habitants de l’endroit : fonctionnel et confortable, sans tomber dans le faste inutile. Dès qu’il fut seul avec sa femme, le roi laissa éclater son plaisir.

- Cela s’est plutôt bien passé ! Ce Maelor m’a tout l’air d’un homme selon mon cœur. Direct et fiable. Il me rappel un peu mon père. Et quelle stature ! Il pourrait me fendre en deux avec un seul bras, j’en suis presque sûr.


Sa femme lui sourit, approuvant.

- Il m’a également fait penser à Leodas. Mais je t’en prie reste sur tes gardes. Tu as eu foi en ce peuple avant même de le rencontrer. Je sais que notre histoire est commune mais qui peut connaître leurs préoccupations actuelles ? Le temps efface parfois les amitiés aussi surement qu’il efface parfois les montagnes elles même !

Leoden ne répondit rien, la regardant simplement avec cette tendresse dans les yeux et le sourire qu’elle ne lui connaissait que trop bien. Il l’arborait chaque fois qu’il faisait semblant d’écouter les arguments de quelqu’un alors que sa décision était déjà prise.

- Seigneur Leoden, vous êtes aussi têtu que votre cheval ! Je commence à comprendre pourquoi il vous est si loyal. C’est juste que cela m’inquiète. Après tant de temps… Nous sommes presque trop les bienvenues.

- Si Maelor m’avait envoyé une lettre, aurais-je agis autrement ?
- Non… Mais il ne l’a pas fait justement.
- Tu as entendu ce qu’il a dit ! Visiblement, pour ces gens, nous n’étions jusqu’à maintenant que des seigneurs hautains bouffie d’arrogance. Je me demande quelle sera sa réaction quand il se rendra compte que notre cité est plus petite que la sienne. N’en parlons plus, mon aimée. S’il est l’homme que je crois, ce soir je me coucherais ivre et heureux !


Et sur ces paroles, il se jeta sur la couche, bien décidé à profiter d’un vrai lit après le voyage.

Puis le soir vint et il fut l’heure de rejoindre le Grand Chef Ours pour le repas. La famille royale avait opté pour une tenue simple. Leoden portait un pourpoint vers sur lequel était brodé un cheval noir en train de cabré au niveau du cœur. Il s’agissait là des armoiries traditionnelles de sa famille mais nulle broderie d’or ne venait en rehausser la beauté, pas plus que la moindre pierre précieuse. Il espérait faire ainsi comprendre à Maelor qu’ils n’étaient pas si différent l’un de l’autre.

Ses chausses étaient du même acabit : Un simple vêtement en cuir de cheval, robuste et confortable. Les Eotheod avaient pour habitude de fabriquer des vêtements avec la peau des chevaux morts. Parfois, ils ne retirer par le crin de l’animal, fabriquant ainsi des vêtements doublé très utile en hiver.

Ragnar portait le même genre de vêtement, à ceci près qu’il avait préférait un gilet de velours en place du pourpoint de son père. Mais les couleurs étaient les mêmes : cheval noir sur fond vert.  

Freia portait une longue robe bleue sans armoirie. Bien que reine par alliance, elle ne faisait pas partie de la maison de Leod et n’avait pas éprouvé le besoin d’afficher ses propres armes. Elle portait pour bijoux un collier au bout duquel un pendentif en forme de cheval semblait être en or. Aucune bague ne venait à ses doigts et quiconque aurait observé ses mains auraient noté que sans être aussi rugueuse que celles de son mari, elles portaient les traces d’un effort régulier. Dans ses paumes, un combattant aguerris aurait très vite remarqué les callosités que l’on trouve chez quiconque manie régulièrement l’épée ou la lance.

On les installa à la table d’honneur et Leoden se retrouva en position parfaite pour parler à Maelor. Maintenant qu’ils étaient assis, la différence de taille était flagrante entre les deux. Alors que les victuailles n’allaient pas tarder, le roi de l’Eomark prit la parole.

- Merci encore pour votre accueil, Maelor. J’ai longuement repensé à ce que vous m’avez dit tout à l’heure, à propos du fait qu’aucun avant moi ne vous a contactez. Mon propre père a eu bien des tracas dans sa vie, notamment la pire famine que nous ayons connus, et je pense qu’il était peut être trop fier pour demander de l’aide. Ou bien pensait-il qu’après tout ce temps, le peuple du Val n’aurait eu que faire d’un voisin en détresse. Mais n’allez pas croire que nous prenons vos gens pour des hommes sans valeur.  Bucheron peut être mais vu leur stature, si les haches se mettaient à visé autre chose que du bois, je n’aimerais rien de moins que de me trouver sur la trajectoire !

Il sourit, les yeux pleins de malice, avant de continuer.

- Mais je manque à tous mes devoirs.  Si vous avez des questions à me poser, faite le sans scrupule. J’y répondrais avec plaisir. Il y a bien des choses d’importance dont je désire parler avec vous mais pour l’heure… Je suis simplement heureux de découvrir votre peuple et votre terre, cette terre sur laquelle mes ancêtres ont vécu, il y a bien longtemps, à une époque où nous savions faire autre chose qu’élever des chevaux et boire de l’hydromel.

Et il se tut, espérant que son autodérision arracherait au moins un sourire à son hôte.


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Sauronne
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MessageSujet: Re: Un message pour le roi du Val. [Sauronne]   Mer 20 Juil - 14:47

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Maelor attendait déjà ses invités dans la Grande Salle du palais royal lorsque ses derniers firent leur irruption. Le Grand Chef Ours était vêtu somme toute assez humblement pour une personne de son importance. Une tunique brun clair sous un surcot en cuir brun foncé, des bottes de ce même brun et une ample cape en fourrure d’ours brun, ce qui achevait de lui conférer un aspect véritablement imposant. Ses cheveux étaient tressés à la mode des Hommes du Val et lui retombaient sur ses puissantes épaules. Enfin à sa ceinture se trouvait une longue et large épée, le pommeau de la garde à l’effigie d’une tête d’ours. A ses côtés, son fils était vêtu et coiffé comme son père. Une épée, bien plus courte et moins large que celle de son père, était déjà attachée à sa ceinture. Tout en ses deux personnes, respiraient la fierté, sans pour autant tomber dans l’orgueil. Ils étaient fiers d’avoir des hôtes de cette importance sous leur toit. Ils étaient fiers de leur peuple et de leurs valeurs qu’ils s’apprêtaient à partager avec les gens de l’Eomark.

Maelor ouvrit les bras en signe de bienvenue et fit prendre place à ses hôtes. La Grande Salle comptait ce soir-là plusieurs grandes tables rectangulaires pleines des gens importants tant du Val que de l’Eomark, mais celle du Grand Chef Ours était la mieux dressée. A la droite du chef des Hommes du Val se trouvait son Général en Chef, Gildor, un homme grisonnant aux mains rugueuses. A la gauche de Maelor se tenait son fils et en face d’eux, Leoden, sa femme et leur héritier. Il les avait disposés ainsi pour qu’il puisse facilement discuter car assurément, ils en avaient des choses à se dire… Ce fût Leoden qui brisa la glace le premier. Il sourit légèrement lorsqu’il parla de la puissance des haches du Val et de ses gens mais ne répondit rien, préférant pour l’instant écouter tandis que Brelor parlait déjà comme à un ami avec Ragnar. Plus il parlait, plus Maelor se dit que ce Leoden lui plaisait vraiment beaucoup. De lui se dégageait quelque chose d’humble mais en même temps de royal, d’autoritaire mais en même temps de léger, comme son sens de l’humour et son autodérision le prouvaient. Il partit à nouveau de ce grand rire tandis qu’il prenait son verre de vin à la main.

Vous avez entièrement raison, Messire Leoden. Ce soir, place d’abord aux festivités ! De telles retrouvailles, cela se fête !

Il leva son verre et se leva à son tour. Aussitôt, l’ensemble des convives fit de même et les discussions cessèrent instantanément. Le Grand Chef Ours prit la parole et sa voix résonna dans la Grande Salle plongée dans le silence :

Peuple du Val, Gens de l’Eomark ! Ce soir, nous célébrons d’heureuses retrouvailles entre deux peuples unis par le passé, par la guerre et le sang que chacun de nous versa jadis sur les champs de batailles où nos ancêtres nous menaient. Je lève mon verre au Roi Leoden de l’Eomark, à sa reine, Dame Freïa et à leur jeune héritier, Ragnar, ainsi que tous les leurs qui auront fait le voyage jusqu’à nous. Vous avez fait le premier pas vers nous… Moi, Maelor, fils de Maleor, Grand Chef Ours du Val, m’engage à faire le second. Dès demain, je vous en fais le serment, beaucoup de choses changeront entre nos deux peuples. A présent, puissiez-vous manger et boire jusqu’à satiété et festoyez toute la nuit !! Aux retrouvailles !!

AUX RETROUVAILLES !! répéta en cœur l’assemblée.

Puis il but une longue gorgée, se rassit et les discussions reprirent. Il s’adressa alors à Leoden :

J’ai en effet plusieurs questions à vous poser, dont une qui me préoccupe particulièrement. Cependant je garde celle-ci pour demain. Nous aurons demain à parler d’affaires sérieuses. Gildor sera avec nous ; vous êtes libre de convier une autre personne de votre délégation pour cette entrevue, mais une seulement. Mais pour l’heure, mangeons, buvons à votre venue dans le Val et contentez ma curiosité en me disant si oui ou non il s’agit de Méaras, vos cheveux qui sont dans mes écuries. Mes gens sont tous abasourdis par de telles bêtes. Nous n’en voyons jamais ici et nous montons rarement à cheval. Nos qualités résident ailleurs, dans la maîtrise du bois, la taille de celui-ci, le maniement de la hache et notre force corporelle… Nous avons une petite unité de cavalerie, mais elle est certainement loin d’égaler les vôtres !

Ainsi conversèrent-ils jusqu’au soir, parlant de la vie dans leurs royaumes respectifs, de leur culture, leurs passe-temps favoris. Les plats se succédaient et bientôt, seul le Grand Chef Ours était encore là à manger ; les autres invités ne pouvant plus avaler une miette ni boire une goutte de vin ! Les enfants s’étaient depuis levés et jouaient ensemble et la soirée se passa ainsi dans la bonne humeur et la joie. Mieux valait en profiter car le lendemain serait réservé aux affaires et en affaires, Maelor peut parfois se montrer aussi dur que son rire est tonitruant !




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MessageSujet: Re: Un message pour le roi du Val. [Sauronne]   Mer 20 Juil - 23:08

Quand Maelor leva son toast aux retrouvailles, Leoden se joignit à la cohue en criant aussi forte qu’il le pouvait. Il vit avec plaisir que son fils faisait la même chose, visiblement très inquiet de faire bonne impression.

Puis le repas commença et dès le début de leur conversation, Leoden su que le chef ours et lui-même allait devenir de très bons amis. Ils aimaient rirent et savaient tout deux mettre de côté le poids de leurs responsabilités. Néanmoins quand Maelor fit référence à leur discussion du lendemain, le roi de l’Eomark comprit qu’il passerait probablement la journée enfermée dans une salle intime à discuter des sujets d’importance et que l’heure ne serait alors plus à l’humour.

Lorsque la conversation s’orienta vers les chevaux, Leoden ne put se retenir de sourire. Pour un Eotheod, il n’y avait pas plus grande joie que de pouvoir parler de chevaux.

- En effet, Grand Chef. Pour être précis, il y en a trois. Ma monture, celle de mon fils ainsi que celle de ma femme. Les Mearas ne se laisse pas dompter et ils choisissent eux même qui prendre sur leur dos. Aussi en avoir un est un grand honneur. De toute l’histoire de mon peuple, très peu d’Eotheod en dehors de la famille royale ont eu ce plaisir. Et presque aucun membre d’un autre peuple, pour ce que j’en sais. Quand à vos cavaliers, j’en ai vu quelques-uns en arrivant. Ils m’ont semblaient des plus compétents bien que je pense que nous aurions deux ou trois petites choses à vous apprendre en la matière.


Après cela ils discutèrent longuement de tout et rien. Lorsqu’il se mit à parler de l’art de la sylviculture, Maelor trouva en son invité un élève des plus sérieux. En effet l’hiver était rude dans l’Eomark et la gestion à long terme des forets étaient également un sujet de première importance pour Leoden, qui savait bien mieux comment préparer une campagne militaire que comment se fournir efficacement en bois de chauffage.

Maelor était capable de consommer des quantités gargantuesques de nourriture et de boisson. Si son homologue se laissa rapidement distancer en matière de nourriture, l’Eotheod fit de son mieux pour tenir le rythme en matière de boisson. Si bien qu’assez rapidement, après chaque verre il se mit à réclamer le suivant de manière de plus en plus bruyante, n’hésitant pas à frapper violemment son godet sur la table, sous les éclats de rire des convives.

Finalement ce fut Freia qui mit fin aux hostilités, lançant à son époux qu’elle acceptait de dormir avec un homme ivre mais pas avec un cochon ronflant. Après d’âpre négociation ou il obtint une dernière rasade, Leoden s’avoua vaincu et laissa Maelor boire seul.

Le soir même, Leoden rejoignit sa chambre, ou plutôt deux de ses gardes le portèrent jusque-là. Puis, alors qu’il se tenait debout près de son lit, il se tourna vers Freïa et fanfaronna gaiement :

- Tu vois femme ! Comme je l’avais dit ! Je me couche ivre et heur…

Il ne termina jamais sa phrase, s’écroulant soudainement sur le lit. Il ronflait avant même de toucher la paillasse, sous le regard hilare de sa femme. Les Eotheods aimaient boire et leur roi se vantait souvent d’être le plus grand buveur d’entre eux. Ce soir pourtant, il avait plus que largement trouvé son maître.

Le lendemain matin, Leoden se prépara tant bien que mal à une longue journée de discussion. En temps normal son frère aurait été à ses côtés mais hélas il était resté à Nausburg. Aussi ce fut Rodrik, le capitaine de sa garde personnelle, qui l’accompagna pour cette longue journée.

Lorsqu’il salua Maelor, un éclair de jalousie le traversa car l’homme ne semblait nullement affecter par la ripaille de la veille. Mais c’était une jalousie bienveillante et Leoden du se retenir de se mettre à rire pour rien. Finalement, il reprit son sérieux :

- Bien le bonjour, Grand Chef Ours. Si vous jugez qu’il est temps de passer aux choses sérieuses, je suis votre homme. Rodrik, que voici, est le capitaine de ma garde. Je lui confierais plus volontiers ma vie que je ne la confierais à moi-même, aussi il me secondera.



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MessageSujet: Re: Un message pour le roi du Val. [Sauronne]   Ven 22 Juil - 15:02

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Le jour venait à peine de se lever que Maelor se préparait déjà en vue de la longue discussion qu’il allait avoir dans quelques heures avec Leoden. Il se demandait d’ailleurs comment ce dernier allait être, car lorsqu’il l’avait laissé regagner ses appartements hier soir, il était tout sauf…lucide. Cela avait d’ailleurs bien fait rire Maelor mais il appréciait bien ce Seigneur Leoden. De plus, il avait passé la soirée à jeter des coups d’œil furtifs à ce qu’il se passait dans la Grande Salle, parmi les autres convives, et il vit que visiblement, le Val et l’Eomark s’entendaient bien, plus que bien même, et cela lui faisait chaud au cœur. Seuls ils étaient depuis des années, à penser que le monde ne s’intéressait véritablement plus à haut… Et voilà que vint cette missive de Leoden, qui avait rallumé une lueur d’espoir dans son cœur aigrit.

Avant de se rendre à la Salle du Conseil, il alla jeter un œil aux écuries, observer ces Méaras de ses propres yeux. Il fut forcé de se l’avouer : ces bêtes étaient d’une splendeur et d’une noblesse inégalables… Il avança sa main pour caresser le flanc d’un Méara noir comme la nuit, mais ce dernier hennit en signe de désapprobation, baissa les oreilles et chercha même à le mordre. « Des créatures de caractère… comme les Ours… », se dit-il. Il rit légèrement et s’en retourna vers le Palais Royal.

Gildor l’attendait déjà. L’air grave et sérieux, il le salua avec grand respect et se mirent à converser de la soirée passée lorsque les portes se rouvrirent et que Leoden, accompagné du Capitaine de sa garde, Rodrik, entrèrent dans la pièce. Il présenta ce dernier au Grand Chef Ours, ce à quoi Maelor répondit :

Le bonjour à vous, Messire Leoden. J’espère que vous avez récupéré de la soirée précédente et que vous êtes disposés à parler de choses sérieuses. Aujourd’hui, laissons les plaisanteries de côté et parlons en Chefs de peuple, voulez-vous ? Prenez place je vous en prie.

Il indiqua une table circulaire en bois d’acajou, ce même bois que l’on retrouvait en maints endroits dans le Palais Royal. Les pieds de la table comme ceux des fauteuils, rembourrés de cuir rouge, étaient ouvragés en forme de pattes d’ours. Maelor prit place dans un grand siège au dossier imposant. A sa droite s’assit Gildor, et en face de chacun d’eux, se trouvaient Leoden et Rodrik. Enfin, quelque peu à l’écart se trouvait un scribe, prêt à rédiger de suite les éventuelles conclusions acceptées entre les deux Rois. Ce fut Maelor qui prit la parole le premier :

Je garderais le sujet qui me brûle le plus les lèvres pour la fin. D’abord, je souhaite parler de nos Royaumes et de l’avenir que nous voulons pour nos enfants. Nous sommes deux peuples complémentaires. Vous êtes forts doués dans la cavalerie et le combat à cheval. Nous sommes les maîtres du maniement de la hache et du bois. J’ose imaginer ce que nous pourrions faire, côte-à-côte, sur le champ de bataille… J’ose imaginer à quel point nos peuples pourraient jouir d’une meilleure qualité de vie si nous échangions ce que nous avons chez nous et ce que vous ne trouvez pas chez vous… Seigneur Leoden, vous me paraissez être un homme soucieux des vôtres et de leur bien-être. Si je ne me trompe sur votre identité, alors sachez que nous sommes deux dans ce cas-là…

Aussi je vous propose un pacte, un pacte commercial dans un premier temps, entre nos deux royaumes. Si vous êtes cependant réellement l’homme que je pense que vous êtes, peut-être même pourrons-nous signer un accord qui nous officialisera, vous et moi, en tant qu’allié militaire…


Il s’arrêta là pour le moment, voyant d’abord comment Leoden allait réagir…




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MessageSujet: Re: Un message pour le roi du Val. [Sauronne]   Sam 23 Juil - 14:18

Les mots de Maelor surprirent Leoden. Non pas en mal, en vérité il sentait l’allégresse naître en lui. Seulement il s’était attendu à voir Maelor bien moins disposer une entente complète entre leurs deux peuples. Sans doute l’Eotheod était-il encore induit en erreur par l’apparence bourrue de Maelor. En vérité cette apparence cacher un homme véritable ouvert d’esprit et prêt à tendre la main à quiconque lui fera les mêmes obligeances.

- Vos mots portent la marque de la sagesse. Je ne rêve rien de mieux que de voir nos villes pratiquer un commerce juste et profitable à tous. J’ai effectivement de grand projet pour mon royaume et ces projets nécessitent moult construction. Si votre art de la sylviculture peut me fournir le bois dont j’aurais besoin, je vous rendrais cela en fournissant à vos hommes les meilleurs destriers dont un cavalier puisse rêver. Et si vous en êtes d’accord, je les accompagnerais de quelques-uns de ma propre garde, qui montreront à vos hommes comment il convient de monté un cheval de l’Eomark. Si nous en sommes d’accord, j’enverrais dès ce soir un cavalier jusqu’à Nausburg pour annoncer qu’à partir de maintenant, les hommes du Val sont nos partenaires privilégier pour tout ce qui concerne notre approvisionnement en bois.


Il sembla réfléchir quelques instants, soupesant ses mots.

- Quand à votre seconde proposition… Je ne vous ferez aucune cachotterie. J’espérais en venant ici obtenir pareil accord. Je n’ai point menti dans ma lettre, et si le Val semble calme, j’ai depuis quelques années des preuves d’une activité orques toujours plus grande à l’Ouest de mes terres. Personnellement, je ne me demande pas si une nouvelle guerre est possible. Je me demande quand et où elle commencera.

Il fit silence quelques instants et tous pouvaient voir sur son visage une intense concentration. Sa tête de lendemain difficile avait disparu comme par magie et c’était désormais un véritable seigneur en pleine possession de ses moyens qui était assis là.

- Par chance pour nous, le Grand Ennemi est mort, vaincu par Isildur. Mais alors les Nains, les Elfes et les Hommes se battaient ensemble. Je suis lucide, nous n’avons plus notre puissance d’antan. Si les Orques jaillissent des montagnes pour envahir l’Eomark, je dormirais mieux en sachant que les haches du Val viendront s’ajouter à mes épées et mes lances. En retour je vous fais la promesse que toute menace qui pèserait sur vos maisons me rendra aussi soucieux que si elle menaçait mes propres villes. Si le Val est prêt à saigner pour le bien de l’Eomark, alors l’Eomark est prêt à mourir pour la sauvegarde du Val. Voici le serment que je puis vous faire, ici et maintenant. Soyons amis. Et si mes pires craintes se concrétisent, nous serons plus forts pour faire face. Et si je me trompe… Nous serons plus nombreux pour festoyer !


Et il fit silence, soutenant le regard de son homologue. Leoden n’avait que 30 ans mais il régnait sur son peuple depuis 10 ans déjà. Cette expérience lui avait appris à reconnaitre ces très rares instants, ceux qui forgent l’histoire. Et il savait qu’il en vivait un en ce moment même. Aucun souverain n’engager l’avenir de son peuple à la légère, sans mesuré les conséquences. Et pourtant tout deux semblaient prêt à le faire, unissant le destin de leurs deux peuples, quoi qu’ils doivent en couter.


"Des chefs de guerre, il y en a de toutes sortes. Des bons, des mauvais, des pleines cagettes, il y en a. Mais une fois de temps en temps, il en sort un. Exceptionnel. Un héros. Une légende. Des chefs comme ça, il y en a presque jamais. Mais tu sais ce qu'ils ont tous en commun ? Tu sais ce que c'est, leur pouvoir secret ? Ils ne se battent que pour la dignité des faibles"
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MessageSujet: Re: Un message pour le roi du Val. [Sauronne]   Mer 27 Juil - 16:48

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Maelor observait avec grande attention le Roi de l’Eomark. Bien plus jeune que lui, il s’était attendu à le voir peu à l’aise dans une conversation de ce type, où politique, commerce et forces militaires sont débattus pour le bien et l’avenir d’un peuple et d’un royaume. De plus, si Maelor tenait très bien l’alcool, il avait pu constater hier soir, que Leoden avait usé et abusé du vin, tant et si bien qu’on dû l’aider à regagner ses appartements, ce qui fit d’ailleurs bien rire le Grand-Chef Ours. Or que voyait-il en ce moment en face de lui ? Un souverain lucide, droit et franc dans ses propos, concentré sur la raison de sa présence à Maethelbourg, ce qui plut beaucoup au chef des Hommes du Val. Il réagit donc d’abord sur la proposition de pacte commercial :

La sylviculture est effectivement notre point fort et, sans me vanter, je pense que mon peuple est le meilleur dans cet art et sur toute la Terre du Milieu. Nous n’avons cependant pas grand-chose d’autre à vous offrir à part le bois. Vous l’avez vu vous-même en arrivant ; nous sommes entourés de forêts et il n’y a nulle place pour la culture de céréales ou pour des vergers. Mais pour ce qui est du bois et de son travail, nous en avons plus qu’il nous en faut. Si mes souvenirs d’histoire que mon précepteur essaya de m’enseigner quand je n’étais pas plus âgé que votre Ragnar sont justes, je crois savoir que vos terres sont relativement pauvres en bois. Il est vrai qu’au Nord, rares sont les arbres qui y poussent… Je m’engage donc à vous fournir régulièrement du bois en quantité suffisante si en retour, vous tenez votre engagement concernant vos chevaux. Nous en avons très peu et nous aurions autant besoin de chevaux de selle que de chevaux de traits pour nous aider dans nos travaux en forêt. Si vous nous fournissez des hommes pour aider les miens à monter convenablement et à se battre en selle, je manderais mes meilleurs charpentiers et architectes pour vous. Ils viendront vous aider le temps qu’il faudra à construire murs, charpentes et palissades en bois… Enfin si nous sommes amenés à nous voir plus souvent et si vos gens circulent sur mes terres, sachez qu’il est formellement interdit de tuer les ours qui vivent dans le Val. Nous les considérons, comme vous vos chevaux et Méaras, comme des créatures sacrées. Seul le Grand-Chef Ours peut se revêtir d’un manteau en fourrure d’ours, mais si nous concluons cette alliance, peut-être vous ferais-je cadeau d’un manteau en fourrure d’ours à votre taille.

Vint ensuite le thème de l’alliance militaire. Les mots de Leoden étaient très inquiétants mais il parlait avec un tel sérieux qu’il lui était impossible de remettre ses paroles en doute. Il échangea un rapide regard vers Gildor qui gardait le silence depuis le début de l’entretien. Ce dernier comprit qu’il était temps pour lui de prendre la parole :

Ce sont là de bien inquiétantes rumeurs dont vous nous faîtes part, Messire Leoden. Les Orques se sont pourtant dispersés depuis bien longtemps et se sont terrés dans leurs cavernes des montagnes. Nous n’avons plus eu aucune nouvelle de nos gardes de la Haute-Passe depuis la fin de la Grande Guerre, mais si vous dîtes que leurs activités néfastes reprennent, nous serions tout avisés d’organiser une garde plus soutenue du seul lieu de passage praticable dans les Monts-Brumeux. [Il se tourna vers Maelor] Je ferais augmenter la garde, Grand-Chef.

Maelor répondit avec un simple signe de tête bref car il réfléchissait à ce qu’il convenait de faire. Selon Leoden, la guerre se rapproche et pourrait commencer à l’Ouest de l’Eomark… Si le Val devait être un jour touché, il savait qu’ils ne tiendraient pas longtemps sous une attaque massive d’Orques. Regardons les choses en face ; la grande majorité de son peuple est constituée de bûcherons. Dans son armée, il compte plusieurs infanteries basiques, une seule cavalerie et une unique infanterie lourde qui pourrait donner du fil à retordre aux envahisseurs. Il aurait sûrement besoin d’aide et si lui a besoin d’aide, il devait s’engager à offrir la pareille à Leoden. Aussi répondit-il :

Je partage les inquiétudes de mon Général en chef. Si ce que vous dîtes devait arriver, nous aurons, l’un comme l’autre, besoin d’aide. Je vous propose donc un soutien militaire si les vôtres sont attaqués, si vous m’assurez la même chose de votre côté. Nous savons manier la hache comme nul autre sur cette terre, mais nous ne disposons d’aucune cavalerie qui ne vaille la moindre des vôtres. Je m’engage donc à vous apporter assistance et soutien lorsque nécessaire.

Derrière eux, le scribe n’arrêtait plus de griffonner avec acharnement sur un parchemin qui lui servait de brouillon tout ce qu’il se disait aujourd’hui autour de la table. Maelor se retourna légèrement pour s’adresser à lui :

Nous en avons pour l’instant terminé. Finis la rédaction du traité ailleurs.

Le scribe ramassa ses affaires, s’inclina devant le Grand-Chef Ours et disparu en silence. Lorsqu’il eut quitté la pièce, les quatre hommes patientèrent, parlant de choses et d’autres, se désaltérant ou se restaurant au petit buffet que des serviteurs apportèrent à la sortie du scribe.

On frappa à nouveau à la porte. Maelor lança un gros « OUIII ? » dans la pièce et le scribe entra à nouveau, portant à la main un parchemin rédigé avec grand soin malgré le peu de temps qu’il eut pour le faire. Il alla droit vers Maelor et lui tendit le parchemin en s’inclinant. Voici ce que le Grand-Chef Ours put y lire et espéra que Leoden allait signer :


Spoiler:
 




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MessageSujet: Re: Un message pour le roi du Val. [Sauronne]   Jeu 28 Juil - 21:41

Les négociations allaient bon train. Si on pouvait appeler cela des négociations, les deux leaders étant d’accord sur tout.  Lorsque Maelor proposa l’aide de son peuple pour les futurs chantiers de l’Eomark, Leoden fut ravi. Et lorsque le Chef Ours insista sur le caractère sacré des Ours du Val, Leoden fit aussitôt écrire une missive par Rodrik, qu’il signa lui-même et faisant officie de décret royal : quiconque serait pris en train de chasser un ours sur le territoire du Val en répondrait devant le Roi, ni plus ni moins. Le traité qui était en train de se construire ici était trop important pour laisser un braconnier gâcher tout cela.  A l’évocation d’un manteau en fourrure d’ours, Leoden sourit.

- Assurément ce serait un cadeau qui m’irait droit au cœur maintenant que je connais sa signification pour vous. En retour, je vous en enverrais un en peau de loup. Ils sont nombreux dans le nord et lorsque l’hiver frappe, ils n’hésitent pas à s’approcher des lieux de vie en quête de nourriture. Aussi nous avons l’habitude de nous servir des dépouilles de ces viles créatures pour nos propres manteaux.


Puis Gildor prit la parole, évoquant les mesures qu’il allait prendre au vu des avertissements de Leoden. Ce dernier fut soulager d’entendre l’homme choisir la voie de la raison. Le Val n’avait souffert aucun méfait des orques depuis longtemps mais plutôt que de s’en tenir à cela, le Chef et son commandant avaient fait le choix de la confiance. Peut-être cette décision éviterait-elle une attaque surprise ou un raid meurtrier, un jour.

Enfin les clauses du traité furent définies. Le scribe se retira afin d’en terminer la rédaction et l’ambiance se détendit aussitôt. Ils profitèrent de ce laps de temps pour partager un peu de leur culture respective, s’amusant des divergences que le temps avait placé dans leur histoire commune.

Puis le scribe apparut à nouveau, porteur du document et d’un second, copie parfaite du premier. Maelor lu le traité et le fit passé à Leoden. Le prince des vertueux en fit longuement lecture, reposa le parchemin sur la table et fit un léger pas de côté.

- Il n’y a rien à redire. Vous êtes l’hôte en ce jour, aussi… A vous l’honneur.


Et il laissa Maelor apposer sa signature sur le document, avant d’y porter lui-même sa propre griffe. Gildor et Rodrick signèrent également, en qualité de témoin intemporel de l'engagement prit ce jour. Puis Leoden parla, d'une voix solennel mais empli de bonheur.

- Je suis sûr que ce jour sera le point d’origine de grandes choses. J’espère que nous pourrons nous revoir régulièrement et que vous me ferez l’honneur de visité mes terres et mon écurie, dont je suis très fier. Et j’ose croire que nos peuples réapprendront à se connaître et à s’estimer comme à l’époque de mes ancêtres. Il se fait tard, pourrais-je profiter de votre hospitalité cette nuit encore ? J’enverrais un coursier dès ce soir pour annoncer la bonne nouvelle à Nausburg mais j’aimerais laisser une dernière soirée à mon fils car je sais déjà qu’il a trouvait un ami en la personne du votre.


"Des chefs de guerre, il y en a de toutes sortes. Des bons, des mauvais, des pleines cagettes, il y en a. Mais une fois de temps en temps, il en sort un. Exceptionnel. Un héros. Une légende. Des chefs comme ça, il y en a presque jamais. Mais tu sais ce qu'ils ont tous en commun ? Tu sais ce que c'est, leur pouvoir secret ? Ils ne se battent que pour la dignité des faibles"
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MessageSujet: Re: Un message pour le roi du Val. [Sauronne]   Mer 3 Aoû - 11:59

MJ


Un sourire de satisfaction éclairait le visage du Grand-Chef Ours depuis que le contrat avait été ratifié par tous ceux qui étaient présents. C'était assurément un grand jour pour le Val et l'Eomark, un jour qui serait gravé dans les annales, maintenant et à jamais. Maelor serra la main de Leoden et celle de Rodrik; Gildor fit de même et ainsi fut scellée la nouvelle amitié entre le Val et l'Eomark.

Ils discutèrent encore un moment, Leoden parlant de son voeu de rester encore ici cette nuit pour se reposer avant de retourner sur ses terres. Ce à quoi Maelor répondit:

Bien entendu. Vous êtes ici chez vous, vous et les vôtres. Mes gens vous feront amenés le manteau d'ours dont je vous ai parlé et je serais honoré de venir à Nausburg dès que possible. Cependant, prévoyez l'abattage de plusieurs loups pour mon manteau ! Mon imposante carrure l'exige !

Et il partit à nouveau de son grand rire tout en prenant Leoden par les épaules. Ainsi s'acheva cette journée historique pour ces deux peuples et ainsi débuta une nouvelle et forte amitié entre les Nordiens et le Val d'Anduin.

HRP:
 




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MessageSujet: Re: Un message pour le roi du Val. [Sauronne]   

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Un message pour le roi du Val. [Sauronne]
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