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 Un vent de liberté [ft Sauronne]

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Ossë Turambar
"Le Dévoreur"


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▌INSCRIT LE : 14/05/2016
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▌CITATION : Cet homme se faisait appeler Vása, Le Dévoreur.

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MessageSujet: Un vent de liberté [ft Sauronne]   Ven 1 Juil - 14:12

Les conflits allaient et venaient, le monde en était rempli. Depuis la nuit des temps, toutes les races menaient des combats : pour étendre leurs territoires, anéantir un ennemi de toujours.. Toutes les guerres avaient quelque chose en commun : l’effroyable barbarie du vainqueur. Les terres conquises étaient souvent ravagées, les habitants, exécutés.  Rares étaient les guerres où de tels actes ne se produisaient pas. Le Gondor, « resplendissant » Royaume du Numénoréen, commettait lui aussi des atrocités : sur les terres que le Gondor avait gagnées par la force, la population était maltraitée, les armées démises. Rapidement, toutes ces terres tombées une à une dans la pauvreté la plus grande : les taxes que le Gondor demandait étaient bien trop élevées. La population mourrait de faim, et seuls de rares privilégiés pouvaient manger chaque jour.

Je faisais partie de ces derniers : élevé dans le palais, mais surveillé à chaque heure de la journée, je n'avais jamais manqué de nourriture, ou d'habits. Le vieux gouverneur s'était occupé de moi comme si j'avais été son fils. Il m'avait même donné les rênes de la citée d'Umbar. Mon arrivé à la tête de la ville s'était répandue dans la ville : les gens m'acclamaient. Tous m'aimaient, et la plupart m’idolâtraient : avec mon arrivée au pouvoir, ils voyaient arriver la gloire de Numénor. Imecir, fils d'Ar-Pharazon allait redorer le blason des Numénoréens.
Ce que le peuple voulait, je le voulais aussi : nombreux étaient les Numénoréens à vouloir voir Numénor renaître. Et parmi le peuple d'Umbar, tous voulaient voir le Gondor disparaître à jamais de ces terres.

Le début de mon règne fût marqué par des découvertes intéressantes : des lacs, avec des poissons, des troupeaux entiers sur nos terres, et un sol fertile, rendant l'agriculture possible. Toutes ces découvertes ne firent qu'embaumer le cœur du peuple, qui était désormais prêt à me suivre dans toutes mes démarches. Grâce à moi, il ne manquerait plus jamais de rien.

Grâce à des marchands, j'avais eu vent de nouvelles plus qu'avantageuses pour moi : le Gondor était actuellement occupé à négocier avec un certain Aylan Percedragon, Roi du Dorwinion. Les chances pour que le Gondor s'intéresse à l'Umbar étaient désormais infimes.

Déjà, les drapeaux, et tous les signes faisant référence au Gondor avaient été enlevés:  à leur place, le blason de l'Umbar avait été mis. Cette action m'avait valut de nombreuses menaces de la part des dignitaires du Gondor : certains allaient jusqu'à me menacer d'en parler à Hyarmedacil. Mais le temps que ce dernier puisse intervenir, le Sud serait déjà à ma merci.

Ramsar et Dosath eux, avaient dût faire marche arrière : les troupes n'était pas équipées, ni prêtes à affronter le désert du Harad. Ils étaient donc rentrés dans la cité, escorté par une centaine de guerriers du Gondor, guerriers qui allaient bientôt mourir. Même si la paix régnait dans la cité, les tensions étaient palpables : de nombreuses rixes éclataient, les patrouilles du Gondor se faisaient insulter, agresser. A vrai dire, c'est ce que je voulais : l'une des autres actions de mon règne fût d'enrôler une grande armée, dont l'objectif secret était d'assassiner les Gondoriens quand j'en donnerais l'ordre.

Les troupes de la rébellion se tenaient prêtes. Tapis dans l'ombre et dans les tunnels de la cité, elles attendaient que Vasa lève un doigt, pour déferler sur la cité.

Les Gondoriens s'apercevaient qu'ils n'étaient plus les bienvenus ici, et désormais, il était rare de voir un homme du Gondor ne patrouillant pas avec une main ferme sur son arme. Le vent tournait. Un vent venant de la mer, à l'Ouest, là où, jadis, Numénor la Grande s'était tenue. Et tout le monde savait ce qu'était ce vent : un vent de liberté.




–------


Le Palais de la citée d'Umbar était truffé de nombreux tunnels, et de pièces cachées. Cependant, une d'entre elles m'attirait particulièrement. La pièce était grande, et soutenue par de nombreuses colonnes, gravées à la gloire de Numénor. Sur les murs, des sculptures retraçaient l'histoire bénie de mon peuple, et le nom de tous les monarques de Numénor étaient gravés. La pièce n'était éclairée qu'en un seul: en son centre se trouvait un puits sans fond, et au plafond, un trou, assez gros pour qu'un cheval puisse tomber dedans. Mais c'était les rayons du soleil qui passaient, et qui baignaient la pièce dans une douce lumière. Souvent, j'étais venu me recueillir dans cette salle, contemplant le nom de mon père : l'homme qui avait trahi son peuple, et qui avait provoqué la chute de Numénor. Il me paraissait cependant évident qu'il avait fait ça pour le bien du peuple.

Mais aujourd'hui, je n'étais pas venu dans cette salle pour penser. Alors que je venais à peine d'ouvrir les deux imposantes portes, une voix familière s'adressa à moi. Je rentra dans la salle, et Beretetion répéta :


« Imecir, ça ne peux plus attendre. Offre nous le pouvoir, à tous. »

Je reconnaissais bien ici le caractère de mon servant : il avait passé toute sa vie à servir, il voulait maintenant sa revanche sur le monde. Il voulait commander, et se faire obéir. Ramsar, derrière lui, s'avança d'un pas ou deux, et dit :

« Le peuple voulait de la nourriture Imecir. Maintenant il l'a. Du sang. Dorénavant, il veut du sang. Le sang de ceux qui souillent leur cité depuis trop longtemps »

Ramsar recula : il n'était pas doué pour  les discours, il le savait. Et malgré ses maladresses, et son évidente timidité, Ramsar imposait à tous le silence. J'avais souvent essayé de lui apprendre à parler devant des gens, en lui expliquant que les mots étaient des armes. Il me répondait en rigolant et en pointant son épée que « ça, c'était une arme ».

Dosath, qui admirait les sculptures, interrompit son analyse pour glisser une phrase, simple, et claire :

« Magnifiques œuvres, pourquoi ne pas les faire découvrir  au peuple ? »


Malgré la forme qui sortait du contexte, le fond était clair : nous devions faire renaître Numénor.
Face à moi, mes trois compagnons attendaient une réponse, un acquiescement, un geste leur donnant mon accord. Cependant, il me manquait l'avis d'une personne.
Cadilan, assis au bord du puits, contemplait le fond de se dernier, mais aussi le trou béant d'où venait la lumière. Cadilan était le plus sage d'entre nous. Je n'agissais que rarement sans l'écouter. Ce dernier ne parlait pas : il continuait de se perdre entre l'ombre et la lumière. C'est alors que le changement me frappa : d'habitude, il n'était habillé que de lin, tout comme Beretion et Dosath. Aujourd'hui, tous trois avaient enfilé des armures de cuir, de maille et de plaque. D'imposantes épées pendaient dans leur dos, et appuyé contre le puits, je vis des boucliers.
C'est alors que Cadilan, lentement, se retourna, et d'une voix calme, emplie de sagesse, il déclara :


«Les Dieux ne te guideront pas aujourd'hui Imecir. Tu vas devoir prendre tes propres décisions. Oublie tout. Oublie qui tu es, oublie tes amis, ton peuple, ta citée. Oublie tes ennemis. Oublie notre situation, et ne pense qu'à une chose : qu'est ce que ton père aurait fait à ta place. Qu'est ce que le plus grand Roi de Numénor aurait fait. Aurait-il continué à courber l'échine, face au Gondor, ou aurait-il combattu. Aurait-il pris les armes pour son peuple ? Ne pense qu'à ça Imecir, car c'est la seule pensée qui doit être en toi. Tu es né pour régner, régner en seul maître sur tes terres. Tu es né pour naviguer, en seul maître sur les Océans. Ton sang est pur, le plus pur de tous : tu peux faire revenir Numénor. »

Captivé par les paroles de Cadilan, je ne m'étais pas aperçu de la présence d'une dernière personne : Marothir, bâillonné, les yeux emplis de larmes et de terreur, les mains liées, s'avançait lentement vers moi. L'ancien gouverneur s'arrêta à quelques pas de moi, et Cadilan vînt se placer à côté de lui. Je m'approchai à mon tour. Ramsar, Beretion et Dosath s'approchèrent à leur tour, et Cadilan dit, en me tendant un poignard :

« Embrasse ton destin Roi de la future Numénor. Tue ton passé, et revendique ta destinée. »

Cadilan était le plus sage d'entre nous, mais aussi le meilleur orateur. Sa voix pouvait enflammer les foules : quand il allait prendre la parole, tous nous suivraient. Je saisi le pommeau du poignard, et je posai la lame sur le cou de Marothir :

« Tu es le premier à mourir pour la Gloire de Numénor, Marothir. Tu as vécu dans la luxure. Maintenant, éteins toi, et puisse ta mort être aussi agréable que ta vie »

Je jetai le poignard au sol, en regardant le sang couler, d'abord par filets, puis abondamment, de la plaie que je venais d'ouvrir dans le cou de Marothir. Ce dernier tomba à terre dans un râle. Je reculai, et je dis à Cadilan :


« Ar-Pharazon se battrait pour son peuple. Je ferais de même. Nous attaquerons en fin de journée : nous allons réunir la Garnison du Gondor sur la grande place, c'est ici qu'ils mourront tous. Cadilan, je ne peux pas risquer de te perdre, tu restera à mes cotés. »

Je posai une main sur le bras de Ramsar, et je dis :

« Charge toi de prévenir les troupes rebelles : elles participeront à cet hécatombe. Tu les dirigeras. Je me chargerai de diriger le gros des troupes Umbariennes. Beretion, Dosath, vous prendrez un contingent d'une centaine d'hommes, parmi les meilleurs, et vous irez fermez les portes de la ville...

Et moi ? »


Dégainant mon épée, je me retournai en me mettant en garde. Le bout de ma lame vînt frapper le tranchant d'une épée, et Valyrian se dévoila à nous. Les réflexes du capitaine du Gondor étaient excellents. Il rigola, d'un rire nerveux : il savait qu'il ne sortirait pas de cette salle vivant. Il fit un pas en arrière, afin d'être hors de portée de mes coups, et il dit :

« Voyons, Imecir, tu pensais être discret ? Beretion, tu pensais l'être aussi ? D'ailleurs, comment dois-je vous appeler ? Par vos prénoms, ou en utilisant votre pseudonyme, Vàsa ? Cela fait plusieurs années que je vous suis. Et cela fait plusieurs fois que je vous vois tous ensemble : je suppose que les trois autres sont aussi dans le coup. Je ne viens pas pour me battre, je viens pour vous rejoindre. Je me suis pris d'amour pour cette cité, et pour ses habitants. N'as tu jamais vu le regard attentionné que je porte aux habitants ? Mais mes ordres étaient de n'aider personne. Et avec vous, j'ai l'occasion de pouvoir aider ces gens. Laissez moi vous rejoindre »


A mon tour, je reculai, et je regarda le visage de mes compères : Cadilan ne semblait pas s'opposer à la présence de Valyrian, Dosath non plus. Beretion semblait plus tendu, et Ramsar lui, s'y opposait. Je rengainai mon épée, et je dis :

« Nous n'allons pas t'accepter comme ça, Valyrian, pas avant que tu aies fait tes preuves. Tu vas rester avec nous, toute la journée, et quand nous passerons à l'assaut, tu seras lourdement escorté au port : tu devras prendre possession d'absolument tous les navires amarrés. Si tu fais cela sans nous trahir, peut être feras tu partie de l'Umbar »

Valyrian s'inclina et rengaina à son tour son épée. Ramsar et Dosath se placèrent de chaque coté de l'homme et l'escortèrent à l’extérieur. Sans me regarder, Beretion tourna les talons et sortit de la pièce. Cadilan vînt se placer à coté de moi et me dit, d'une voix révélant plus son excitation que sa sagesse :

« Viens Imecir. Fais honneur à ton père. »

–------

La grande place était bondée de monde : au milieu, dans leurs armures de fer, reconnaissable par tous, les Gondoriens se tenaient droits, attendant mon intervention. Bien sûr, ils n'étaient pas tous présents : certains étaient restés à leur poste, aux portes, ou bien dans la ville, cependant, ils ne poseraient pas un grand problème. Le contingent de Gondoriens était noyé dans une marée d'armure de mailles ou de plaques noires, où les drapeaux de l'Umbar flottaient fièrement. Chaque homme de mon armée connaissait la démarche à suivre. Chaque soldat savait exactement ce qu'il devait faire. Dans les rues, et aux abords de la place, la « foule » regardait. Mais cette foule, majoritairement des hommes, était en réalité les troupes de la Rébellion.
Ces dernières se trouvaient dans toute la ville, par petits groupes. Ces derniers étaient aux points stratégiques : les portes et le port. Un autre groupe, un peu plus imposant, se trouvait aux abords du Palais : ils allaient devoir l'investir, et, quand la bataille sera finie, regrouper tous les dignitaires du Gondor afin de les emprisonner. Nous ne devions courir aucun risques.

Je me trouvais sur l'un des toits qui surplombaient cette grande place. D'ailleurs, des archers étaient embusqués dans toutes les maisons qui entouraient cette place : il ne fallait qu'un ordre de ma part pour qu'une immense volée soit décochée sur les Gondoriens. Cadilan, Beretion, et plusieurs gardes se trouvaient avec moi.

Je fis un pas en avant et le calme s'abattit sur la place. Tous les yeux se tournèrent vers moi, et, d'une voix assurée je déclarai :


« Mes amis, c'est un grand jour pour notre ville. Aujourd'hui, nous nous lançons dans une conquête. Que dis-je, dans une reconquête. Une véritable entreprise qui nous prendra des mois, voir des années. Tous ici se souviennent de la gloire passée de nos ancêtres. Tous ici se souviennent de Numénor. Mes amis, recréons notre Royaume ensemble. Construisons une nouvelle Numénor ensemble ! Cependant.. »

Et, pendant que je finissais ma phrase, l'intégralité des troupes Umbariennes reculèrent vers les bords de la place : un immense mur de boucler fût fait, et les immenses piques noires fûrent pointées vers les troupes du Gondor. Sur les toits, et les maisons, je pouvais apercevoir les archers et les arbalétriers  mettre en joug les Gondoriens :

« … Nous devons éradiquer la vermine, ceux qui occupent nos terres depuis bien trop d'années. »

Les troupes Umbariennes m’acclamèrent : c'était le signal. Ces cris avaient pour unique but de dire aux différents groupes postés dans la citée d'intervenir. Ces différent groupes n'avaient qu'un seul ordre : prendre possession de la ville, rue par rue, en tuant tous Gondoriens rencontrés sur leur passage.


« Il va de soi que je vous laisse une chance messieurs ! Posez vos armes ici et maintenant, et partez de mes terres. Allez au Sud, et que je ne vous prenne plus jamais sur mes terres. Maintenant, choisissez : rendez vous et vivez, ou battez vous, et vous mourrez tous, les un après les autres ! »  


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Sauronne
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MessageSujet: Re: Un vent de liberté [ft Sauronne]   Lun 4 Juil - 15:22

MJ



La consternation régnait parmi les troupes du Gondor. Cela avait commencé par la passation de relais de l’ancien Gouverneur à son pupille, Imecir, dont on disait qu’il était le descendant direct d’Ar Pharazôn. Les Gondoriens le voyaient donc de prime abord comme un ancêtre de la digne et haute Numenor, le royaume de Gondor et d’Arnor ayant été établis par Elendil et ses fils, eux-mêmes Numenoréens et exilés sur le continent depuis la submersion de l’île. Mais rapidement, le doute s’insinua en eux. Si Imecir avait commencé par de multiples actions contre la faim pour son peuple, ce qui en soit ne les dérangeait nullement, ils commencèrent à se montrer méfiants lorsque, progressivement, les étendards du Gondor furent remplacés par ceux de l’Umbar.

A cela vint s’ajouter leur propre Capitaine, Valyrian, qui, disparaissait souvent sans en dire plus qu’un soi-disant repérage de rebelles qu’il allait mener seul dans une auberge des quartiers les plus mal fréquentés de la ville. Leurs soupçons à tous, du moins à ceux qui étaient rassemblés sur la grande place aujourd’hui, furent confirmés lorsqu’ils constatèrent que Valyrian était absent. Les Gondoriens ne dirent rien, mais leurs cœurs criaient à la trahison. Les voilà à présent rassemblés là, comme un troupeau qu’on emmène à l’abattoir, à devoir écouter celui qu’il croyait d’abord leur allié avant de constater qu’il ne désirait rien de plus que les exterminer tous. Tous étaient rassemblés ici, hormis 10 Marins de Pelargir et 10 Gardes de la Citadelle. Les Hommes de Gondor auraient aimé disposer de plus d’hommes pour ce qu’ils s’apprêtaient à tenter, mais cela aurait éveiller les soupçons des rebelles. Aussi n’avaient-ils choisi que 10 hommes de chaque unité pour tenter l’impossible. En voici leur plan.


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Depuis l’accession d’Imecir au pouvoir, le port connaissait à nouveau une activité digne d’une des plus grandes nations navigantes de la Terre du Milieu. Si les navires militaires étaient encore bloqués et étroitement surveillés, il en allait différemment des navires de transport et de pêche, qui eux allaient et venaient bon train, amenant dans leurs calles marchandises et poissons pour la population. Il fut alors décidé que les 10 meilleurs Marins de Pelargir quitteraient leur cotte de maille, plaques de fer et surtout leur surcot en lin brodés des emblèmes de Pelargir, pour des vêtements simples de pêcheurs, semblables à ceux des pêcheurs ordinaires qui vendaient leur marchandise sur le marché aux poissons de la ville. Ils négligèrent leur apparence et leur hygiène afin d’avoir réellement toutes leurs chances de passer inaperçu des sentinelles qui surveillaient étroitement et le port et les portes de la cité. Ils allèrent jusqu’à mettre leurs économies ensemble pour payer un petit navire de pêche à un vieux pêcheur et depuis avaient-ils pris l’habitude d’aller et venir ramenant une petite cargaison de poissons afin de ne pas éveiller les soupçons et d’habituer les autres pêcheurs et gardes à leur présence dans le port. Ainsi grimés et disposant d’un navire de pêche des plus banales, ils escomptaient passer incognito des gardes surveillant le port et pouvoir le quitter en direction d’Osgiliath. Le Capitaine du bateau était porteur d’un message à destination du Haut-Roi Hyarmendacil Ier, et de lui seul. S’ils devaient être interceptés, ils avaient ordre de le jeter à l’eau. L’encre se dissoudrait rapidement, le rendait totalement illisible. Voici la teneur du message :

Avons été trahis par Valyrian. Troupes du Gondor massacrés publiquement par les hommes d’arme du nouveau Gouverneur, Imecir. Population du Gondor en grand danger.


Ils étaient prêts à agir. Dès l’aube, les 10 Marins désignés revêtirent leurs vêtements et se dirigèrent vers le port. Pressé contre sa poitrine, le Capitaine avait le message et priait pour que tout se passe comme prévu. Ne pas montrer de hâte, se comporter de façon normale, comme n’importe quel autre pêcheur… Telle était la règle d’or à observer. Ils prirent place à bord de leur petit navire de pêche et quittèrent le quai où il était amarré…


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Sur la grande place, Imecir continuait son discours, revendiquant la grande Numenor, son désir de la faire revivre en ces lieux et d’en éradiquer toute présence néfaste, en l’occurrence, le Gondor. Les 115 Marins de Pelargir restants étaient en centre, entourés par les 115 Gardes de la Citadelle restants, eux-mêmes entourés de toute part par les légions d’Umbar. Ils observèrent les alentours, et ce qu’ils virent ne leur plu pas le moins du monde. Des archers… partout sur les toits et terrasses, se trouvaient des archers en embuscade, leurs arcs bandés et leurs flèches prêtes à venir les harceler de toute part. Imecir leur laissait une dernière chance de quitter ces lieux vivants et de se rendre au Harad, autrement ce serait la mort. Seulement, l’honneur des Gondoriens étaient tels qu’ils s’interdisaient toute retraite. Ils escomptaient se battre, pouvoir faire des victimes dans les rangs Umbariens et surtout, priaient pour que leur tentative marche comme ils l’espéraient. Aussi l’un d’eux hurla la réponse suivante vindicativement à la proposition d’Imecir :

Tu n’es qu’un traître ! Un traître et un parjure à ton propre sang ! Marothir ne t’a-t-il donc rien enseigné ? Nous descendons comme toi de l’antique Numenor ! Irais-tu jusqu’à tuer ton propre peuple, simplement parce que nous avions un emblème différent sur nos armes et nos capes ? Si tel est le cas, tu ne mérites pas la place qu’est la tienne ! Nous nous battrons jusqu’à la mort !! Soit maudit, Imecir !!

A cela répondirent des cris enhardis à la gloire du Gondor, de Hyarmendacil et même d’Elendil. Les Marins de Pelargir, tous équipés d’épées courtes et courbes en acier, les dégainèrent comme un seul homme, dans un seul et même bruit d’acier frottant le cuir de leurs fourreaux. Quant aux Gardes de la Citadelle, ils adoptèrent la même formation que celle qu’ils avaient en face d’eux : leur lance en ébène noir pointé vers l’avant, les premières lignes (55 Gardes) avaient mis un genou à terre, tandis que ceux à l’arrière (60 Gardes) étaient restés debout. Même s’ils avaient tous de fortes chances d’aller rejoindre leurs ancêtres, au moins mourraient-ils en tant que leurs dignes, fiers et nobles descendants…




Personnages joués sur BtDD : Sauron Le Grand (x3), alias Sauronne // Legolas Vertefeuille (alias Leggy) // Denethor II (alias DD)

Personnages joués sur Le Tiers Âge
: Le Nécromancien (alias Sauronne)

DC sur le Tiers Âge : Gandalf le Gris
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