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 [Quête explo][Flashback] A l'est, rien de nouveau.

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Leoden
Prince des Vertueux

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MessageSujet: [Quête explo][Flashback] A l'est, rien de nouveau.   Mar 28 Juin - 22:37

- Messire, encore une fois, je me dois de vous dissuadez ! N’importe lequel de vos capitaines se ferait une joie d’aller…
- Diantre, Pycelle ! Mon frère a déjà tenté de me dissuader. Vas-tu-toi aussi m’assommer de tes frasques ? Par Béma, je suis le Roi et quand le Roi parle, tous exécute ! Que l’on selle Sleipnir et que l’on m’apporte mes atours.

Il n’y avait pas vraiment de colère ou de vanité dans la voix de Leoden. Seulement une certaine forme d’exaspération. Selon lui, un véritable monarque se devait d’utiliser la force de l’exemple. Etre le premier sur son cheval et le dernier à en descendre. A entendre ses vassaux, il devrait plutôt rester chez lui à boire, manger, déféquer, forniquer, dormir et recommencer tout ça le lendemain.

L’avantage d’être roi, néanmoins, c’est que l’on a toujours le dernier mot. Si bien qu’une heure plus tard, les portes de Nausburg s’ouvraient pour laisser passer Sleipnir et son intrépide cavalier. Le fils de Leodas portait son armure personnelle sur laquelle était agrafée une cape verte portant le cheval noir des Eotheod. A sa suite venait 20 autres cavaliers, tous portant une épée et un arc. Ils faisaient partie de la garde royale, l’élite des cavaliers de l’Eomark. Le Mearas chevauchait en première position, maintenant sans aucun mal la distance avec ses cousins de race inférieure. Pourtant ces mêmes destriers auraient laissé sur place bien des chevaux de par le monde.

Voyant cela, Leoden fit ralentir sa monture afin que son escorte puisse remonter à son niveau. Il était inutile de compliquée la tâche à des hommes qui ne voulaient faire que leur devoir. Il se retrouva donc bien vite encercler par sa garde et à cet instant lança d’une voix puissante :

- A l’est mes amis ! A l’est ! Ces terres sont miennes et je veux voir ce qu’il s’y passe.

Et le groupe se mit aussitôt en route pour l’est de l’Eomark, malgré les inquiétudes des combattants. Malgré leur revendication sur toute la région, cela faisait des siècles que les Eotheod n’était pas allé si près des montagnes. Elles étaient infestées de gobelins et les anciennes légendes du peuple de chevaux raconter les guerres terribles qu’ils avaient vécues. L’un de ces récits raconté comment une armée d’orques avait mise à feu et à sang l’est de l’Eomark, massacrant la majorité des humains. Depuis des générations, plus
personne n’allait la bas.
Rodrik, capitaine de la garde royale, s’approcha de son souverain et lui demanda :

- Messire, pourquoi donc aller la bas ? Qu’espérez-vous trouvez ? Les légendes disent qu’il n’y a plus personne de vivant !
- Je le sais mon ami. Mais dit moi… Si personne n’a survécu aux guerres d’autrefois… Qui a bien pu venir nous raconter comment elles s’étaient passées ? Ne t’inquiète pas, nous ne nous approcheront pas trop des contreforts de la montagne.

Et sur l’instant, le guerrier ne sut quoi répondre. Son regard se porta alors sur la lande qui se déployait à l’infini sous les sabots de sa monture. Et au loin, très loin, les cimes maudites des monts brumeux.


"Des chefs de guerre, il y en a de toutes sortes. Des bons, des mauvais, des pleines cagettes, il y en a. Mais une fois de temps en temps, il en sort un. Exceptionnel. Un héros. Une légende. Des chefs comme ça, il y en a presque jamais. Mais tu sais ce qu'ils ont tous en commun ? Tu sais ce que c'est, leur pouvoir secret ? Ils ne se battent que pour la dignité des faibles"
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Elrond Peredhel
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MessageSujet: Re: [Quête explo][Flashback] A l'est, rien de nouveau.   Jeu 30 Juin - 0:04

MJ

Alors que la suite de Leoden chevauchait à l'est dans le silence des landes, les puissants cavaliers n'avaient rien remarqué sur leurs trajets. Le lieu était désert, sans nulle trace de vie que quelques corbeaux qui passaient parfois au dessus de leurs têtes en coassant. Pourtant, une présence vague les observait depuis longtemps. Silencieusement, sans un bruit, elle les avait repérés loin à l'ouest, alors qu'ils venaient en sa direction. Par une espèce d'enchantement, elle s'était dissimulée à leurs regards, jouant des reflets de la lumière ou de quelque autre tour pour passer inaperçue aux yeux de tous. Car l'allégeance de ces étranges voyageurs n'était pas certaine, et même s'ils emportaient avec eux le fier étendard des Eotheods, la volonté de leur coeur n'était pas connue du voyageur solitaire. Toutefois, ferme sur son appui, il avait remarqué que les chevaux de ces chevaliers étaient prompts et rapides, et cette nouvelle le rassura. Le premier d'entre eux, d'allure magnifique, galopait aux devants de la troupe dans une espèce de joie et de légèreté insondables, portant son cavalier aux devants des landes comme le vent porte la graine. Une telle monture était de toute évidence de haute ascendance, et peut-être même était-ce un de ces Mearas dont les légendes contaient les exploits ?

Alors que les cavaliers dépassaient un monceau de rochers à peine plus hauts qu'un homme taillés par les souffles descendus du Nord, une voix puissante s'éleva dans les airs. C'était une voix grave qui semblait à la fois bienveillante et autoritaire. Elle avait éclaté dans le silence troublé du galop régulier comme le tonnerre dans les montagnes et son écho, roulant sur l'étendue des landes, avait immobilisé la troupe. Un être à l'allure étrange, vêtu de bures blanche, se présenta alors à leurs regards. Il s'appuyait sur un bâton noir, portait une longue barbe blanche grisonnante à ses racines, et son visage était caché sous une capuche. Seuls ses deux yeux brillaient dans son ombre, pareils à deux rubis ardents luisant dans le noir.

"Halte dresseurs de chevaux, et salut à vous ! Il n'est jamais bon de se fier à qui l'on rencontre sur ces terres vides, et je m'étonne de voir des hommes sur le dos de si belles montures. Que faites-vous donc ici, loin des terres du Gondor et des autres royaumes des Édains ? Ne craignez-vous point les créatures qui rôdent par ici lorsque le crépuscule tombe, et qui même parfois s'aventurent en plein jour ? Ce sont pourtant des êtres malveillants au coeur noir ! Si j'en crois la direction de votre course, vous chevauchez comme je marche, loin vers l'Est solitaire aux landes abandonnées. Hélas le poids des âges a courbé mon dos et ralenti mes pas. Puis-je donc me joindre à votre compagnie ? La route serait plus sûre avec un Magicien à vos côtés, sans compter que vous gagneriez-là un ami pour les siècles et les siècles à venir".
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Leoden
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MessageSujet: Re: [Quête explo][Flashback] A l'est, rien de nouveau.   Jeu 30 Juin - 13:00

La plaine défilait sous les pas puissants des chevaux depuis plusieurs heures. Sans même s’en rendre compte, Leoden avait repris la tête, Sleipnir en ayant assez de trop retenir sa cadence pour se maintenir à hauteur des autres. La lande était déserte et à l’abandon, parsemait de colline et de promontoire rocheux. Dans l’esprit du roi, tout cela s’apparenter à du beau gâchis. Il imaginait déjà de vaste champ pouvant nourrir son peuple, des pâturages pour leurs élevages, des fortins sur les promontoires pour surveiller l’horizon, portant des tours d’argent au sommet desquels des feux d’alarmes pourraient être allumé pour prévenir Nausburg d’un danger imminent. Son rêve prendrait une vie mais lorsqu’il s’éteindrait, il aurait fait de l’Eomark un royaume aussi glorieux que le Gondor. Ou il serait mort en essayant. Il se fit cette promesse à lui-même avant de se laisser aller à plus de légèreté.  

Il faisait beau et le simple fait de chevaucher le combler d’aise. Lui et son mearas ne faisait qu’un, chacun de leurs gestes parfaitement coordonnée. Soudain une voix retentit, puissante et omniprésente. La troupe s’arrêta brusquement, les gardes se saisissant aussitôt de leurs arcs, en quête d’une cible.

De derrière un amas rocheux surgit une forme grisâtre que les combattants mirent aussitôt en joue, attendant les ordres de leur roi. Ce dernier détailla la forme qu’il définit rapidement comme étant un humain, vêtu d’un large chapeau et d’un manteau couvrant son corps. On ne voyait que ses yeux mais sa voix avait quelque chose de fraternelle.
Alors le fils de Leodas fit signe un signe à ses hommes et ceux-ci abaissèrent leurs arcs. Puis le jeune monarque retira son heaume, dévoilant sa chevelure blonde et la fine couronne qu’il portait en diadème sur le front.

« Salutation à toi Etranger. Ne t’étonne point de nous voir ici car nous sommes ici chez nous, bien que mon peuple l’oublie lui-même.  Je ne crains point les créatures malfaisantes car leur seigneur est défait et elles ne sont plus que l’ombre de la peur qu’elles nous inspirent. Si l’une d’entre elles se présente devant moi, Sleipnir ne prendra pas même la peine de cesser son pas et le malandrin finira broyer sous ses sabots. »

Puis d’une pression de talon il mit Sleipnir en marche. Le cheval s’approcha du magicien, s’arrêtant à quelque pas. Alors le roi en descendit, sous le regard désapprobateur de ses gardes du corps. S’approchant encore un peu du magicien, il dit :

« Mais je méprise toute politesse jusqu’à maintenant. Aussi je me présente. Je suis Leoden, fils de Leodas, de la maison de Leod, héritière de la maison de Hador. Et je règne en seigneur et maître sur l’Eomark. Je vais à l’est car tout ce qui est à l’ouest de ces montagnes et à l’est de la foret des elfes m’appartient. Qui es-tu toi-même ? Et que veux-tu faire dans l’est ? Tu te dis magicien et m’offre l’amitié. Si elle est sincère, je t’offrirais la mienne en retour et partagerais ma bière et mon repas. Mais sache que par ici nous sommes méfiant envers la magie, elle est souvent l’apanage des serviteurs du Noir Ennemi. Si tu es la pour trahir, trahis maintenant et n’en parlons plus ! Si tu es véritablement un ami, alors je t’offrirais une place sur ma monture et nous chevaucherons ensemble à l’est, voir si le mal des légendes est encore là ou si ses terres sont libre pour les miens. »


Et sur ces mots, il posa la main gauche sur le pommeau de son épée tout en levant la droite en signe de paix, se montrant ainsi prêt à offrir son amitié tout comme à répandre la haine.


"Des chefs de guerre, il y en a de toutes sortes. Des bons, des mauvais, des pleines cagettes, il y en a. Mais une fois de temps en temps, il en sort un. Exceptionnel. Un héros. Une légende. Des chefs comme ça, il y en a presque jamais. Mais tu sais ce qu'ils ont tous en commun ? Tu sais ce que c'est, leur pouvoir secret ? Ils ne se battent que pour la dignité des faibles"
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Elrond Peredhel
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MessageSujet: Re: [Quête explo][Flashback] A l'est, rien de nouveau.   Jeu 30 Juin - 23:27

MJ

Le Magicien écouta son interlocuteur dans un profond silence, donnant même l'air d'être absent pendant qu'il lui présentait ses salutations. Il esquissa simplement un sourire lorsque le roi déclama qu'il était ici chez lui et qu'il était sans crainte, juché sur son grand cheval. L'homme plongea une nouvelle fois ses yeux brillants dans ceux du roi. Il n'y avait aucune malice ni aucune méchanceté en eux, mais ils luisaient cependant d'un éclat étrange, comme s'ils dissimulaient quelque chose, ou comme si le voyageur se riait secrètement des individus qu'il venait de rencontrer.

"Les gens de l'Eomark sont des êtres fiers et valeureux, quoiqu'un peu rustre à ce qu'on dit. Si j'en juge par votre front, vous êtes le seigneur de ces cavaliers. Mes hommages, messire. Il me faut toutefois vous avertir. Je ne sais pas si vous êtes dans votre bon droit en revendiquant la suzeraineté de ces terres, car si les histoires des hommes et des orques qui vivent dans ces régions ne m'intéressent guère, je sais que des êtres malveillants patrouillent dans les environs la nuit. Aussi puis-je vous conseiller ceci : ne poussez pas plus à l'Est sans une meilleure escorte, car la nuit menace bientôt de tomber. Le Nord n'est pas sûr, même pour de valeureux soldats comme vous tous. Mais les hommes sont prompts à la folie et surtout à la témérité, car il brûle dans leur coeur quelque chose qui s'est éteint ailleurs".

Le Magicien sourit devant la compagnie qui le dévisageait, désarmant leur hostilité par sa gentillesse manifeste. Lorsque le cheval s'approcha de lui, il posa amicalement sa main sur sa tête et le caressa, susurrant des incantations dans un langage que ni Leoden ni ses hommes ne pouvaient comprendre. Il oublia un moment la troupe puis, ayant fini de murmurer, il observa de nouveau le roi.

"Salut à vous Leoden, fils de Leodas de la Maison de Hador. Vous descendez d'une noble famille, s'il faut en croire les légendes sur les hauts faits de vos aïeux. Allons, vous n'avez aucune raison de moi, et la traîtrise moins encore, car si vous haïssez le Noir Ennemi comme vos pères l'ont haï avant vous, sachez que j'ai autant, sinon plus, de raisons de la haïr pour le mal qu'il a fait à toutes les choses qu'aiment les Magiciens. Vous avez tort de tenir la magie en mauvaise estime. Il est vrai qu'employée à de mauvaises fins, elle peut faire le Mal, mais voyez tout ce qui vous entoure, à commencer par la grâce de votre animal, et dites-moi si tous ces êtres n'exhalent pas eux aussi, à leur façon, une très belle et très puissante magie ? N'y a-t-il pas un petit peu de sortilèges dans la beauté de vos femmes, et des enchantements dans les yeux de vos enfants ? Vous m'avez donné votre nom et me demandez le mien. En vérité, j'ai de nombreux noms en Terre du Milieu, car j'ai rencontré de nombreux seigneurs sur ma route vers l'Orient. Je suis Curumo, Curumo le Blanc, mais les gens de votre race m'appellent le plus souvent Saruman, car je porte des bures immaculées et parce que j'aime par dessus tout savoir. C'est avec plaisir que j'accepte votre invitation, car nous allons, pour un bout du chemin au moins, dans la même direction. Je me rends loin à l'Est, plus loin que toutes les cartes ne le disent, sur les terres inconnues, pour la raison même qu'elles sont inconnues et que je désire ardemment les voir. Prenez-moi avec vous, sur votre beau destrier, jusqu'à ce que nos routes nous séparent oui. J'échangerai votre service contre un des miens, et vous pourrez chevauché en paix jusqu'à la destination qui vous semblera la meilleure !"

Saruman ouvrit les bras et sourit une nouvelle fois en signe d'amitié. Il n'exhalait de lui que lumière, teintée parfois, il est vrai, d'une pointe de suffisance.
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Leoden
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MessageSujet: Re: [Quête explo][Flashback] A l'est, rien de nouveau.   Ven 1 Juil - 19:21

Lorsque Saruman confirma la présence en nombre de créatures du mal dans les plaines est de l’Eomark, le visage du roi s’assombrit. Il avait cru qu’après des siècles d’inoccupation, les plaines seraient libre et les gobelins reparti dans leur montagne. Visiblement il n’en était rien. Cela faisait près de 1000 ans que l’ennemi était vaincu mais son influence se ressentait toujours.  Pourtant, s’il voulait faire de son royaume une grande nation, il devrait s’assurer de la sécurité de ses frontières.

- Je te remercie de ta mise en garde, Saruman. Et si Sleipnir se laisse caresser par toi, alors ma confiance t’es acquise car il est meilleur juge que je ne le serais jamais. Hélas tes propos m’inquiète car entre ces plaines et mon peuple, il n’y a rien. Aussi je devrais un jour me résoudre soit à partir en campagne soit à dresser de haute muraille autours de chaque village, de chaque champ, de chaque pré.  

Il soupira avant de sourire, comme chassant les ombres de son esprit.

- Mais je te remercie également pour ta sagesse. Vu sous cet angle, la magie semble être une chose bien agréable et prompte à guérir les blessures de l’esprit. Je t’ai tutoyé en jugeant tes hardes mais tu sembles habiter par l’esprit des grands seigneurs. Aussi accepte mes excuses et vois ce tutoiement comme une marque d’amitié, non d’irrespect ! J’accepte ton offre et nous t’accompagnerons aussi loin qu’il nous sera possible. Je n’ai point de cheval à t’offrir ici et maintenant mais cet étalon que tu vois est le plus vigoureux des Mearas. Il nous portera aussi loin que nous lui demanderons sans même un soupir. Si la nuit vient, faisons un maximum de chemin avant qu’elle ne nous trouve. En selle !

Et sur ce, le cavalier se remis en selle d’un geste fluide, avant d’inviter le magicien à prendre place derrière lui.

Puis ils reprirent leur chemin à l’est, chevauchant jusqu’à ce que la nuit les forces à l’arrêt. Les avertissements de Saruman n’était pas tombé dans l’oreille d’un sourd et Leoden interdit que l’on fit du feu. Ceux qui étaient de garde avait leurs arcs en main et ceux qui dormaient le faisait avec l’épée hors du fourreau.  Ils se nourrirent de viande froide et d’un peu de bière dont Saruman eut toute la part qu’il voulait. Cette nuit-là, Leoden ne ferma guère l’œil, scrutant les ombres et pensant parfois y voir quelques chimères de légende.
Après une gorgée de bière, il dit à Saruman :

- Dans deux jours, nous atteindrons les ruines de Jorvik. Autrefois, c’était une ville importante pour mon peuple mais elle fut détruite par des serviteurs de Sauron venu par le Val d’Anduin. Si cela ne te dérange pas j’aimerais m’y arrêter un instant même si je ne sais pas ce que nous y trouverons. Cela fait trois siècles qu’aucun Eotheod n’a posé les yeux sur ces ruines.


"Des chefs de guerre, il y en a de toutes sortes. Des bons, des mauvais, des pleines cagettes, il y en a. Mais une fois de temps en temps, il en sort un. Exceptionnel. Un héros. Une légende. Des chefs comme ça, il y en a presque jamais. Mais tu sais ce qu'ils ont tous en commun ? Tu sais ce que c'est, leur pouvoir secret ? Ils ne se battent que pour la dignité des faibles"
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Elrond Peredhel
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MessageSujet: Re: [Quête explo][Flashback] A l'est, rien de nouveau.   Mer 6 Juil - 15:37

MJ

Saruman sourit avec bienveillance à l'invitation du cavalier. Il était fort aise de faire un bout de chemin aux côtés des Eotheods, car il aimait les chevaux et trouvait touchant l'amitié que ces hommes leur témoignait. Il monta en selle d'un geste vigoureux et observa les étendues sauvages qui s'étalaient devant lui à perte de vue d'un air fier et résolu. Il y avait dans ses yeux une espèce de nostalgie à quitter ces plaines du Nord, mais son désir de connaissance était tel qu'il ne souhaitait en son coeur qu'une seule chose : pousser l'exploration plus avant vers l'Est, jusqu'aux confins du monde. Avant de repartir dans leurs chevauchées, Saruman se pencha à l'oreille du roi et déclara doucement :

"Vous êtes sage Monseigneur,. Si je puis vous donner un nouvel avis, écoutez celui-ci : les orques qui descendent des montagnes pour fouler de nuit vos terres ne s'attaqueront pas à vos fermes ou à vos villes. Pas encore. Ils s'en prendront aux petites compagnies qui, telles la vôtre, chevauchent loin de leurs cités et semblent des proies faciles. Encore ne le feront-ils qu'à condition d'être assurés de leur surnombre et de l'effet de surprise. Ce sont en effet des créatures peureuses et sans chefs. Depuis la disparition de Sauron, elles se regroupent en bandes rivales et passent l'essentiel de leur temps à s'entredéchirer. Il y a la guerre dans les montagnes, mais c'est une guerre dont vous feriez bien de vous défier, car elle n'engage que leurs tribus et fait grand bien à tous les Peuples Libres du Nord. Le contrôle de ces plaines est un des principaux enjeux de leurs querelles, mais pour l'heure ils n'ont plus ni la force ni le courage d'attaquer vos villages. Du reste, les orques craignent le courroux des hommes qui dressent les chevaux car ils sont grands et manient les armes avec force. Fortifiez vos terres, mais ne vous trompez pas d'ennemis. La menace pour vous viendra d'ailleurs".  

Saruman se tut ensuite tout le long du voyage. Ils avancèrent vite, et il en fut ravi. Une fois la nuit tombée, les hommes se couchèrent à même le sol sur des matelas de fortune, les chevaux paissaient en silence. La nuit sans lune répandait ses chapes d'ombre sur l'intégralité de la plaine. C'était comme un couvercle de ténèbres obstruant la vue. Dans cette masse noire, Saruman se dressait à l'extrémité du camp dressé en hâte comme une frêle lumière scintillante. Appuyé sur son bâton, seul, il scrutait l'Est, à moitié perdu dans ses pensées. La nuit était déjà très avancée lorsque Leoden vint à lui en lui proposant de boire une nouvelle pinte de bière. Le Magicien Blanc accepta avec plaisir. Il saisit l'objet, bu le liquide dorée à petite gorgée et considéra les propos du Seigneur des chevaux. Lorsque ce dernier évoqua les ruines de Jorvik, Saruman fronça ses lourds sourcils noirs. L'inquiétude passa sur son visage visage comme un nuage en plein jour.

"Si c'est là votre route, Seigneur Leoden, je ne puis vous dissuader de vous y rendre. Sachez cependant que ces ruines sont abandonnées depuis longtemps et qu'il court à leurs sujets un grand nombre de rumeurs. On dit qu'elles recèleraient un trésor ayant appartenu aux hommes de jadis, sans doute vos propres ancêtres. Soyez prudents toutefois, car si ces paroles sont venues jusqu'à l'Ouest où nous sommes, elles ont dû passer avant nous par bien des pays et bien des oreilles".

Saruman marqua une pause et, se tournant lentement vers le roi, il le considéra avec gravité et détacha ses mots lentement. Dans la nuit, ses paroles planaient comme une menace.

"Seigneur Leoden, votre destination est dangereuse. Nous ne savons ni ce qui se trouve à Jorvik, ni qui s'y trouve. Il est possible que ce trésor existe, comme il est possible qu'il n'existe pas ou qu'il ait été pillé il y a longtemps. Mais ce qui est certain, c'est que d'autres avant vous ont eu vent de cette légende. Sans doute se sont-ils déjà rendus dans ces territoires abandonnés. Peut-être, même, s'y trouvent-ils encore. Je comprends que vous revendiquiez la suzeraineté de ces lieux, mais ne vous aventurez pas dans une affaire trop périlleuse. Il pourrait vous en coûter plus que toutes les pièces d'or de ce monde. Retournez sur vos pas seigneurs, et s'il vous faut revenir, revenez avec une troupe plus conséquente. La vie d'un orque ne vaut rien, mais il faut épargner celle de chaque homme".

Saruman sourit à Leoden. Après un petit moment de silence, il mit sa main sur son épaule et lui dit avec franchise :

"Je n'ai pas autorité pour vous dicter votre conduite, seigneur Leoden, et conformément à notre entente, j'irai avec vous jusqu'où vous accepterez de me mener à l'Est. C'est pourquoi, si vous poussez plus loin votre quête, je serai contraint de vous suivre. Jorvik est à deux jours d'ici. Deux jours ne sont pas grand chose dans la vie d'un homme, sauf à considérer que ce sont les derniers qu'il ait à vivre. Si telle doit être notre destination, qu'il en soit ainsi. Soyez cependant bien sûr des motifs qui vous poussent à marcher si loin sur les ruines de votre ancien royaume. La Magie permet d'accomplir de grandes choses sur ces terres mais, parmi toutes celles qui sont en mon pouvoir, retenez ceci : je n'ai pas les moyens de sauver votre compagnie de la mort. Vous seul le pouvez".

L'Istar observa une dernière fois le roi dans les yeux puis le laissa seul dans la nuit décider de la suite de cette aventure.
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Leoden
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MessageSujet: Re: [Quête explo][Flashback] A l'est, rien de nouveau.   Jeu 7 Juil - 0:46

Le jeune roi resta quelques instants dans le vague, réfléchissant visiblement profondément au propos du magicien. Il but une nouvelle gorgée d’alcool avant de répondre.

- Saruman, mon ami. J’essaie d’être sage mais je crains de ne point l’être autant que vous semblez le croire. J’entends la sagesse dans vos paroles et mon esprit me dit que vous avez raison. Mais mon cœur brule de voir la terre de mes ancêtres. Vous dites que vous ne pouvez nous sauver de la mort mais quand ai-je demandé à l’être ? Nous autres les Hommes vivons avec notre statut de mortel et c’est ce qui fait notre force. Aussi brule en nous le désir de vivre éperdument et si la guerre et la mort sont au bout du chemin, bah… Je rejoindrais mes aïeuls dans la grande salle de banquet de Béma et je trinquerais avec eux pour une éternité de ripaille, jusqu’à la grande bataille de la fin des temps.

Il marqua une pause et on pouvait lire un véritable combat sur son visage. D’un côté ses responsabilités de roi lui conseiller la prudence. De l’autre, son tempérament ardent d’Eotheod dans la force de l’âge lui dictait la poursuite de sa quête, coute que coute.

- Voilà ce que nous ferons. Les orques n’attaquent que par surprise ? Je leur souhaite du courage pour nous prendre par surprise dans la lande. Aucun Warg ne peut rivaliser avec nos chevaux en matière de vitesse. Nous approcherons la ville mais resterons à bonne distance et une fois la bas, nous verrons. Mais, maître magicien, garder ceci à l’esprit : le courage de bien des hommes dépends parfois de celui d’un seul. Nous sommes ici en compagnie de mes guerriers les plus valeureux et les plus fidèles. S’ils en viennent à douter un jour de mon propre courage, s’ils en viennent à croire que Leoden à reculer par peur pour sa vie, alors ce sera le début de la fin car le courage de mon peuple s’écroulera comme un château de carte. Et pourtant chacun d’eux mourra pour me sauver s’il le faut et le poids de leurs vies sera sur ma conscience. Peut-être n’entrerons nous pas dans Jorvik mais nos yeux se poseront sur ses ruines. Car tout autre choix serait interpréter comme le choix de la faiblesse par les miens. C’est la nôtre plus grande force et notre plus grande faiblesse, nous sommes trop fiers pour notre propre bien. Sur ce, je m’en vais quérir un peu de sommeil. Bonne nuit !

Et sur ces derniers mots, il s’en alla dormir. Les jours suivants furent monotone, le paysage défilant toujours vivement. A une journée de Jorvik, ils trouvèrent des traces d’ancienne civilisation. Une borne ayant autrefois servit a marqué  une route, les débris d’une jarre, les traces reconnaissable d’ancienne fondation. A moins d’une demi-journée, ils trouvèrent la trace d’un feu récent. Cela jeta une aura de méfiance sur la compagnie car malgré l’entêtement des hommes, les mises en garde du magicien avaient été entendues. Mais bizarrement cette méfiance n’était pas craintive et l’on pouvait sentir à quel point les Eotheod pouvaient être belliqueux. Une situation compréhensible quand on tenait compte du fait qu’ils étaient un peuple de vaillant combattant vivant en paix depuis des décennies, si ce n’est des siècles. Chacun brulait de prouver sa propre valeur.

Puis ils parvinrent enfin en vue de Jorvik. Il n’en restait pour ainsi dire plus grand chose. Elle était tombée des siècles plus tôt et le temps avait fait son œuvre. Ca et là, quelques pans de mur étaient encore debout mais dans la majorité des cas on pouvait deviner l’ancien tracé des bâtiments à la forme de l’herbe ou des broussailles, rien de plus. Seul des colonnes soutenant quelques tuiles verdit par la mousse indiquait la position de la forteresse qui défendait la ville. Les humains étaient visiblement déçus par le spectacle.

- Il faut croire que nos ancêtres n’était pas d’aussi bon bâtisseur que nous l’étions et que le temps aura emporté les ruines. Ou bien quelqu’un aura fait de son mieux pour en effacer toute trace. Cet endroit me fait penser à un coupe gorge, un véritable cimetière. Il n’y a rien pour nous ici, mes amis. Et qui sais si une armée de gobelins ne dort pas dans d’antiques caves, transformés en tunnel, attendant la nuit et la baisse de notre vigilance pour nous sauter dessus en plein rêve. Peut-être est-ce la une leçon pour nous. Seul l’avenir compte, le passé n’est plus rien. Il nous faut trouver la voie de notre propre gloire et quand l’heure viendra pour nous de vivre à nouveau sur ces terres, nous devrons la dompter de nouveau.


Il fit pivotait Sleipnir, faisant face à tous ses hommes.

- Mes amis. Vous m’avez suivis loyalement aussi je vous suivrais à mon tour. Si l’honneur vous commande d’explorer ces ruines, nous irons, et si nous devons y mourir, soit. Mais je vous le dis, mon cœur ne le désire point. Des années durant cet endroit m’a appeler et maintenant que j’y suis venu, j’en ai compris le message. Ma place n’est pas ici.
Les soldats se jetèrent quelques regards, et finalement Rodrik prit la parole, en tant que capitaine de la compagnie.

- Messire vos mots portent la marque des grands. Mais notre honneur ne nous commande qu’une chose : vous maintenir en vie et obéir à vos ordres. Si votre place n’est pas ici, alors la nôtre non plus.


Leoden eut un sourire et il se tourna autant que possible vers Saruman, qui se trouvait derrière lui.

- Voyager entre votre compagnie est fort agréable, Saruman Blanc Manteau. Mais hélas je crains que nos chemins ne se séparent ici car vous désirez pousser aussi loin que possible et je désire désormais retrouver mon peuple. Un jour peut être reviendront nous en ce lieu bâtir une nouvelle citadelle, plus forte encore que l’ancienne. Mais l’heure n’est pas encore venue.


"Des chefs de guerre, il y en a de toutes sortes. Des bons, des mauvais, des pleines cagettes, il y en a. Mais une fois de temps en temps, il en sort un. Exceptionnel. Un héros. Une légende. Des chefs comme ça, il y en a presque jamais. Mais tu sais ce qu'ils ont tous en commun ? Tu sais ce que c'est, leur pouvoir secret ? Ils ne se battent que pour la dignité des faibles"
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Elrond Peredhel
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MessageSujet: Re: [Quête explo][Flashback] A l'est, rien de nouveau.   Mer 20 Juil - 22:47

MJ

Les derniers jours de voyage en compagnie des Eotheods furent agréables à Saruman, quoique semblables les uns et les autres. Il régnait ici, dans la clarté du jour, un silence que seul venait troubler le pas des chevaux et leurs hennissements de joie, tandis qu'ils cavalaient dans les étendues sauvages et infinies. Bien qu'il ne pensait guère les hommes raisonnables et qu'il n'appréciait pas leur désir de gloire, le Magicien Blanc avait été troublé de voir l'émotion de ces fiers chevaliers lorsque, au gré des haltes, ils avaient rencontré les vestiges de leur civilisation passée. Aussi avait-il cru percé, dans le secret de son coeur, le sens de leur désir : revenir sur les traces d'antan était pour eux comme retrouver une part de leur histoire et de leur pouvoir, recouvrer quelque chose de soi que le hasard et le temps leur avaient arraché, se fondre, enfin, dans ce qui constituait leur force. Les Edains, contrairement aux Eldar, étaient sensibles au fait que les choses passent, et qu'avec elles passaient tous les degrés de la vie, depuis la vigueur et l'ardeur, jusqu'à la décrépitude et la mort. Retrouver leur passé, c'était donc pour eux comme renouer avec une vitalité perdue. C'était un moyen de lutter, par le roc, contre la mort.


Maintenant que se dressaient les ruines de Jorvik, la compagnie s'était une nouvelle fois arrêtée. Toutefois, à l'image de la splendeur de cette cité détruite, l'éclair dans les regards semblait s'être éteint. Il régnait en effet à l'horizon une atmosphère moribonde, la ville sentait la désolation. Elle semblait même être occupée par une forme obscure et malveillante. Saruman ne parla point, laissant Leoden décider de l'avenir de leur quête. Il avait été impressionné par la vigueur des propos du jeune roi lorsque, un verre de bière à la main, celui-ci lui avait parlé du feu brûlant dans son coeur. Dès cet instant, le Mage s'était attendu à braver les dangers de Jorvik, selon le voeu initial du Seigneur, malgré les dangers. Aussi avait-il chevauché en ruminant quelque tour secrètement, au cas où sa magie devait éclater face aux orques ou pis encore. Mais à présent, l'intrépidité du mortel avait laissé place au doute et à une déception palpable. Sa voix avait abandonné ses accents conquérants, et ses accents nostalgiques s'étaient tus. Pour la première fois, Leoden parla de l'avenir plutôt que du passé, et cette sagesse fulgurante émut de nouveau le Maïa car elle était apparue comme une éclaircie soudaine dans un ciel monotone. Saruman était sensible à la fragilité des êtres vivants et surtout à la sagesse qu'ils peuvent déployer pour esquiver la morsure de la mort. Il sourit à la déclaration du roi et, rassuré en son fort intérieur, il descendit du cheval sans un mot, comme si son acte était guidé par un irrévocable devoir. Il s'éloigna de quelques pas de la compagnie, battant son bâton. Il observa Jorvik un long moment, songeur, puis se retourna vers le roi. Son regard luisait sous ses épais sourcils comme un feu secret. Sa voix lente et grave s'éleva comme par l'effet d'un enchantement. Quelque chose riait gaiement en elle.

"Il faut croire que votre jeunesse n'aveugle pas totalement votre esprit mon ami. Les aèdes chanteront vos hauts faits avant votre mort, mais je crois que les chansons préfèreront louer votre sagesse à votre courage. Vous êtes prompt à tirer l'épée selon vos dires, et je ne doute pas que vous soyez un grand guerrier. Il règne en vous une impétuosité digne de vos aïeux. Le même sang coule dans vos veines... Mais quoique vous en pensiez, vous êtes plus clairvoyant que vos pères, vous qui quittez une ville avant que d'y avoir pénétré, tandis que les vôtres ont préféré mourir que de l'abandonner. Mieux vaut-il vivre loin de ses murs, pour avoir le pouvoir de les contempler, que de s'effondrer avec eux sous les coups de la Fortune et du Mal. Allons. N'oubliez jamais ceci : la lucidité porte plus loin que le trait le plus aigu, et il n'est pas de coup plus terrible que celui que porte une âme préférant la vie à la gloire".


Saruman sourit légèrement et salua la compagnie en levant lentement sa main.

"Adieu mes amis. La bénédiction de Saruman le Blanc vous accompagne. Soyez assuré que mon amitié pour votre maison sera toujours ferme et chaleureuse Seigneur Leoden. Je vous suis gré de m'avoir accompagné si loin. Maintenant, Adieu !".

Saruman tourna le dos aux Eotheods et s'apprêta à s'en aller, contournant les ruines pour pousser plus loin à l'Est lorsqu'il s'immobilisa.

"Un instant, Seigneur !".

Le Mage fit volte face, plongea sa main dans un des méandres de sa bure et sortit une bourse épaisse en cuir. Il se rapprocha de Leoden, caressa son merveilleux cheval et tendit l'objet au roi.

"Je ne sais si l'objet qui se trouve à l'intérieur vous sera loisible, car je l'ai trouvé au hasard de mon chemin, et je l'ai ramassé en pensant qu'il me serait précieux le moment venu. On dit que les présents de Magicien n'ont pas de prix, mais je ne connais pas la valeur que les peuples libres leur accorde en ce monde. Faites-en ce que bon vous semble. C'est là ma façon de vous remercier de votre secours. Allez maintenant, et que votre pas soit sûr".


Saruman s'en retourna alors et, mettant un pas après l'autre, il avança résolument vers les secrets que lui promettait l'Est.
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Elrond Peredhel
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MessageSujet: Re: [Quête explo][Flashback] A l'est, rien de nouveau.   Mer 20 Juil - 22:50

Pour finir, donc, un petit lancé de dé décidera de la nature du gain, cher Leoden !

1 : La bourse contient une petite somme d'argent (250 PO).

2 - 5 : La bourse contient une pierre précieuse. C'est un symbole que la maison de Leoden pourra conserver en souvenir de l'amitié de Saruman, mais dont la valeur marchande équivaut à 1500 pièces d'or... Leoden aura soit la possibilité de la conserver, puis de la transmettre à ses descendants pour qu'ils en disposent à leur guise, soit la possibilité de la revendre à son retour pour obtenir un équivalent en PO.

6 : La pierre est une écharde de mithril, un métal extrêmement rare et précieux dont la valeur équivaut à 3000 pièces d'or. Il pourra la conserver, comme précisé plus haut, ou la revendre pour renflouer les caisses.

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MessageSujet: Re: [Quête explo][Flashback] A l'est, rien de nouveau.   Mer 20 Juil - 22:50

Le membre 'Elrond Peredhel' a effectué l'action suivante : La destinée des Héros


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MessageSujet: Re: [Quête explo][Flashback] A l'est, rien de nouveau.   Jeu 21 Juil - 23:41

Alors que Saruman s’éloignait en marchant, Leoden ouvrit la petite sacoche et en sortit un morceau de métal argenté. Il n’en avait jamais vu de ses propres yeux mais la beauté et la résistance manifeste du matériau lui indiqua rapidement ce dont il s’agissait. Un fragment de mithril, qui avait autrefois du appartenir à un lingot sortir d’une mine.

- Du mithril ! Par tous les Dieux, c’est un véritable trésor ! Voilà un cadeau que bien des nains pourraient m’envier. Entendez tous ma parole. Saruman est désormais l’ami de la maison de Leod et de son peuple. Quiconque ne lui portera pas assistance lorsqu’il le réclamera devra en répondre devant moi et devant tous mes descendants. Par Béma je le jure et qu’il me perce de ses flèches sur l’instant si je mens !


Puis il observa la silhouette du magicien, déjà loin. Dès qu’il en aurait l’occasion, il ferait forger le mithril en un bijou qui deviendrait le symbole de la souveraineté de sa maison. Et le rappel éternel de sa promesse envers Saruman.

Puis sans un mot de plus, il fit faire volteface à Sleipnir et partit au galop en direction de Nausburg, suivit rapidement par ses hommes. Un jour il reviendrait sur ces terres et les réclameraient à nouveau comme sienne. Mais alors il ne viendra pas en quête du passé. Il se présentera en bâtisseur du futur.


"Des chefs de guerre, il y en a de toutes sortes. Des bons, des mauvais, des pleines cagettes, il y en a. Mais une fois de temps en temps, il en sort un. Exceptionnel. Un héros. Une légende. Des chefs comme ça, il y en a presque jamais. Mais tu sais ce qu'ils ont tous en commun ? Tu sais ce que c'est, leur pouvoir secret ? Ils ne se battent que pour la dignité des faibles"
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MessageSujet: Re: [Quête explo][Flashback] A l'est, rien de nouveau.   

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[Quête explo][Flashback] A l'est, rien de nouveau.
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