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 EVENT ARTEFACT (Flashback) - La Chasse au Voleur de Glamdring et Orcrist est ouverte !

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Sauronne
Puissance Maléfique de Dol Guldur

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MessageSujet: EVENT ARTEFACT (Flashback) - La Chasse au Voleur de Glamdring et Orcrist est ouverte !   Sam 25 Juin - 18:43

MJ



Les rumeurs vont réellement bon train en Terre du Milieu. Du côté des Peuples Libres comme du Mal, chacun veut mettre la main sur celui qui osa s'introduire dans l'antre puante de trois trolls lorsqu'ils partirent chasser à la nuit tombée, et y déroba deux épées de légende: Glamdring et Orcrist.

Rapide et ne laissant que peu de trace derrière lui, le voleur s'évapora dans les airs avant que l'on n'entende à nouveau parler de lui. Si les rumeurs les plus farfelus circulaient à son sujet au départ, force est de constater qu'elles commencèrent à se faire plus précises il y a de cela deux jours. En effet, une caravane de voyageurs croisa un jeune homme sur la Route du Chemin Vert. Etant au courant des recherches et surtout de la grosse récompense offerte par les trolls de 10.000 pièces d'or si l'on retrouvait le voleur et qu'on leur ramenait les deux épées volées, ils s'arrêtèrent à Tharbad et firent circuler les informations suivantes.

Il s'agirait d'un jeune homme d'une vingtaine d'année. Grand et svelte, ils ne purent cependant voir son visage, caché sous une épaisse cagoule. S'il était vêtu somme toute assez pauvrement, l'un des voyageurs de la caravane ne manqua pas de repérer les bottes du jeune homme, des bottes en cuir bruns, très élégantes et ayant chacune une belle boucle en or au niveau du molet. Enfin, son manteau semblait caché quelque chose car il marchait le dos courbé par un certain poids attaché sur son dos. Ils le laissèrent passer mais gardèrent toutes ces informations en tête pour les répendre une fois arrivée dans la capitale du Royaume du Cardolan. Le meneur de la caravane se trouve dans une auberge s'appelant "Le Roi Ivre". Peut-être dispose-t-il d'informations encore plus précise sur ce mystérieux jeune homme? Tout dépend la façon dont ses interrogateurs se montreront envers lui...

Informations supplémentaires:
 




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Elrond Peredhel
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MessageSujet: Re: EVENT ARTEFACT (Flashback) - La Chasse au Voleur de Glamdring et Orcrist est ouverte !   Dim 26 Juin - 2:25


Elladan, Prince D'Imladris



À genoux, le tranchant d'une lame posée sur sa gorge, l'orque était fourbu. Lui et ses pitoyables congénères venaient d'être victimes d'une embuscade fatale. La petite trentaine d'individus qui composaient sa bande s'étaient aventurée à l'ouest des montagnes. Ils avaient franchi la rive occidentale du Mitheithel à l'insu de tous dans le but d'attaquer les voyageurs isolés ou les caravanes qui cheminent à l'Ouest du Rhudaur. Alors qu'ils avaient pénétré un petit bois au sud d'Amon Sûl pour se disputer leur butin du jour, les éclaireurs de Fondcombe leur étaient tombés dessus. Comme à leur habitude, ils leur avaient tendu un piège en les encerclant discrètement avant de les abattre de loin. Dissimulés sous les frondaisons des arbres, tapis dans le manteau de la nuit, ils avaient fait chanté leurs arcs. Le sifflement des flèches rompit le silence, et bientôt des cris de peur et de souffrance semblables à ceux des bêtes se mêlèrent au son des cordes qui vibraient. Les quelques orques qui tentèrent de s'enfuir ne purent échapper à leur destin. Tous subirent le courroux des Eldar. Tous tombèrent, fauchés par la mort. Tous sauf un. Grozog – c'était le nom que lui donnaient ses camarades gobelins – avait reçu une flèche dans le bas du dos qui avait transpercé son armure rudimentaire et lui mordait la chair. Il s'était écroulé en geignant, le souffle coupé, puis il avait rampé à même le sol en espérant éviter le déluge de traits qui s'abattait partout autour de lui. Alors qu'il pensait avoir trompé la vigilance de ses ennemis, un violent coup de pied lui secoua le flanc et le renversa sur le dos. Dans l'éclair de l'instant, il vit l'arc se bander, les muscles de son agresseur se tendre dans un geste gracieux et l'imminence de sa mort, suspendue à la flèche d'argent qui menaçait de lui rompre le crâne d'une seconde à l'autre.

« Attendeeeeeez persiffla-t-il entre deux hoquets de douleur, je sais... je sais ce que... »

L'elfe, figé, leva un sourcil d'étonnement. Il connaissait la couardise des gobelins, mais il n'avait encore jamais entendu une de ces vermines invoquer la pitié. Il suspecta une ruse désespérée de l'orque pour s'enfuir, mais compte tenu de sa situation, l'immortel savait que sa proie était condamnée. Il consentit donc à lui répondre.

« Et que sais-tu, Yrch, sinon que la mort te pend au nez ? » demanda le Noldo avec fermeté.

« Pitiééé. Haah ! Je sais ce que ça cherche ! Ça cherche les artefacts elfiques pour la guerre ! Je sais, je l'ai entendu dire ! Je... haaah, je sais où c'est !... ».

La colère disparut des yeux d'Elladan comme le feu s'éteint sous la bruine. Contrairement à toute espérance, la remarque de l'orque avait piqué la curiosité du prince. Cela faisait plusieurs jours que les Eldar d'Imladris savaient que des armes appartenant au trésor de Gondolin avaient été volées, mais la compagnie d'Elladan n'avait pas pour mission de les récupérer. Maintenant que l'occasion se présentait d'obtenir de plus amples informations, le fils d'Elrond ne pouvait pas ne pas la saisir. Il saisit le blessé par les cheveux, le redressa vivement, le mit à genoux et dégaina sa lame. L'orque sentit l'acier elfique frôler son cou. Cette sensation était pour lui humiliante et même douloureuse, car la froideur de l'épée brûlait légèrement sa peau rugueuse. Elle semblait même appeler de ses vœux la mise à mort du condamné, trépignant de lui filer sous la nuque et de lui trancher la gorge.

« Parle, que sais-tu ? Dis-moi ce que tu sais et j'épargnerai ta misérable existence ».

Le gobelin déglutit et se contenta, pour toute réponse, d'émettre un son rauque. À présent, les compagnons d'Elladan s'étaient rassemblés autour de leur capitaine. Ils observaient la scène en silence.

« Si tu continues de te taire, Yrch, la lente agonie emplira la forêt de tes cris et tu regretteras tes secrets ! ».

En disant cela, Elladan empoigna plus fortement sa victime. Son épée s’apprêtait à l'égorger.

L'orque souffla d'un air résigné. Son corps infâme tremblait.

« Ça doit promettre ! Les féroces oreilles pointues doivent promettre ! »

« Parle ! ».

« Haaaah ! Il y a deux jours, il y a deux jours à Tharbad. Les mauvais hommes des caravanes ont raconté avoir vu le voleur plus à l'ouest, sur le Chemin vert. Difficile de le reconnaître ! Pas un orque des monts, courbé et grouillant dans l'ombre, mais comme un homme ou un méchant elfe ! Grand, fier, avec un corps de guerrier et les membres agiles ! Haaah ! Un voleur ! Fourbe ! Il a volé les trolls ! Et les trolls le cherchent, lui et son butin ! Et on le cherche aussi, car il y a la rançon des trolls ! Haaaah ! L'or, de l'or pour le fer, la maille, et la poigne de fer des orques ! S'ils le trouvent, ils l'écraseront comme un insecte ! Et ils vont récupérer le trésor ! Il porte un lourd fardeau, sur le dos, les cruelles épées elfiques qui font peur et luisent dans le noir ! Les terribles épées elfiques ! Maudite ! Il a une cape ! Oui une cape, et de bonnes bottes en cuir, avec une boucle d'or qui scintille sur chacune ! Haaah ! Pas de visage, personne ne l'a vu ! Maintenant, relâchez-moi ! »[/color]

« Est-ce tout ? »

« Ouiii ! Haaaah ! Tout le monde le cherche, mais personne ne sait qui... »

Ce fut comme une étincelle dans le noir. La tête de l'orque fusa dans les airs et retomba quelques pas plus loin. Le sang jaillit, le corps se mit à se tordre comme un ver tandis qu'il s'écroulait lourdement sur le sol, sans vie. La convulsion de ses muscles et l'écoulement du sang noir faisait un bruit écoeurant. Elladan essuya sa lame et la rengaina d'un air las.

« Elthin ? »

Un Noldo s'avança.

« Oui Seigneur ? »

« Mène la compagnie jusqu'à Fondcombe et fait quérir mon Père. Informe-le au plus vite des dires du Gobelin et mande des renforts. Il faut que nos cavaliers légers couvrent l'Ouest du Rhudaur depuis le Dernier pont, à l'Est, jusqu'aux abords de la Comté. Sois prompt, car de ta célérité dépendra notre sort. Ce voleur ne doit en aucun cas nous échapper. Si nos éclaireurs arrivent à temps et en nombre suffisant, nous aurons des chances de l'intercepter avant qu'il ne disparaisse ou que d'autres ne le trouvent. Sinon... ».

Elladan ne termina point sa phrase mais considéra son interlocuteur avec cette espèce de gravité qui dissimule en elle une pointe de tristesse. Le vassal hocha la tête en signe d'acquiescement. Tandis que les derniers Eldar finissaient d'empiler les corps pour y mettre le feu, Elladan siffla. Quelques instants plus tard, son noble destrier se présenta à lui,  sortant des bois comme par enchantement et hennissant dans la nuit.

« Mais vous mon Seigneur ? »

« Je pars pour Bree. Le voleur a été vu pour la dernière fois sur le Chemin Vert, tandis que les hommes de la caravane descendaient à Tharbad. Ils ont sans doute croisé notre cible au milieu de leur route, ce qui indique qu'elle remontait vers le Nord. Si notre cambrioleur ne craint pas de passer par les routes, il hésitera sans doute à passer par le Gué de Sarn. En effet, si la nouvelle de son larcin est parvenue jusqu'à nous, elle a dû parvenir jusqu'à lui. Aussi se doutera-t-il que les hommes de la région sont à sa recherche et que le Gué de l'Ouest est surveillé. Tout porte à croire qu'il ne coupera pas non plus par le Cardolan, car c'est pour l'essentiel une plaine déserte où il est difficile de se cacher. De plus, cela fait maintenant plus de deux jours qu'il voyage avec un lourd fardeau sur les épaules. Il doit avancer vite, sans faire de haltes trop longues, car tout l'Eriador est à ses trousses. Cela signifie qu'il aura très bientôt besoin de vivres et surtout de repos. Je pars pour Bree chercher de plus amples informations. Le vin délie la langue des hommes comme la peur celle des Gobelins, et j'espère en apprendre plus, là-bas, en écoutant discrètement ce qui se dit dans les tavernes. Je voyagerai seul pour ne pas attirer l'attention des Edains et des badauds. Les Noldor se font rares à Bree, et il faut compter sur notre discrétion pour n'éveiller aucun soupçon. J'ai bon espoir de gagner la ville promptement, en passant par la Grande route. Si la fortune nous sourit, peut-être même trouverai-je notre ami en ces lieux, négociant dans l'ombre la vente de son larcin à prix d'or, ou bien attablé dans quelque coin sombre et tirant sur sa pipe. Il y a de nombreuses auberges à Bree, et un individu assez habile pour se faufiler dans la caverne des trolls doit savoir passer inaperçu aux yeux du plus grand nombre, même dans un village. Adieu donc Elthin, et vous tous mes compagnons. Que la bénédiction des Valar vous accompagne dans votre chevauchée jusqu'à Imladris ! ».

Elladan monta sur son cheval et recouvrit son noble visage d'un capuchon gris dissimulant son sa race. Il fit un signe de tête à ses camarades, murmura quelques paroles à son destrier et partit au grand galop pour l'Ouest en direction de Bree.


Dernière édition par Elrond Peredhel le Mar 28 Juin - 1:32, édité 2 fois
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Durzog
¤ Le Créateur ¤

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MessageSujet: Re: EVENT ARTEFACT (Flashback) - La Chasse au Voleur de Glamdring et Orcrist est ouverte !   Dim 26 Juin - 14:27

Cette histoire eut lieu bien avant notre raid sur Gram pour en revendiquer le commandement. Elle eut lieu bien avant même que je ne considère Born et Gork comme mes frères. Et surtout, cette histoire eut lieu bien avant que je n’abandonne la caractéristique majeure qui m’a toujours animée : la folie.

Dans des Monts Brumeux en guerre et au cœur d’un temps où l’on considère le mal éteint, les Crocs-Noirs étaient l’un des derniers clans prospères. Par leur mouvement perpétuel et leur sens de la chasse, de la traque, ils avaient su survivre. Nous avions survécu.


« Fils, approche. » dit un gobelin d’une grande taille. « Tu reprends désormais mon rôle dans ce clan, tu porteras désormais mon nom. Tu seras Durzog, Durzog des Crocs-Noirs, tout comme je l’ai été pendant longtemps. » continua le gobelin.

Dans ce clan, les meneurs appartenaient tous à la même famille. Le meneur héritait du titre de Durzog à l’âge de quinze ans, âge à partir duquel on considérait qu’il était apte à amener la gloire à son clan. Cette cérémonie, ou plutôt succession théâtrale, n’était toutefois pas sans risques. Plusieurs autres gobelins auraient pu prétendre à ce titre si le chef du clan n’avait eu aucun fils, et par conséquent il me fallait faire mes preuves, il me fallait montrer à tous ma capacité à prendre les bonnes décisions. La coutume exigeait que le successeur au titre de chef des Crocs-Noirs, aussi nommé Durzog, parte seul en voyage pour plusieurs semaines, plusieurs mois. Dépendant des richesses, des trophées – et par trophées, vous devez comprendre crânes, dents et oreilles – et autres choses de valeur qu’il ramenait à l’issue de ce voyage, il prendrait la succession. Cette même coutume voulait également que les trésors ramenés aient une valeur supérieure à ceux que le précédent chef avait ramenés. Bien entendu, c’était subjectif, mais le clan tombait toujours sur un accord à la fin d’une longue discussion et de quelques duels.

Toutefois, en ce jour de l’an 1085, une rumeur circulait partout dans l’ouest. Mordeuse et Batteuse avaient refait surface. Les fléaux craints de tous les gobelins étaient à nouveau en ce monde, quelque part, et de nombreuses rumeurs, ainsi que d’anciennes légendes, se racontaient partout dans les montagnes. Nombreux furent les orcs à se lancer à leur poursuite. Nombreux furent les puissants chefs de clans à envoyer leur champion à la recherche de ces épées légendaires.

« A partir d’aujourd’hui, tu n’existes plus. Tu ne reviendras que lorsque tu seras apte à me succéder, comme nous l’avons tous fait. » dit le Durzog de cette époque-là.

Ces mots furent les derniers, car de cette épreuve peu de gobelins étaient revenus victorieux. Alors que tous étaient au courant de la rumeur qui filait comme le vent depuis bientôt deux jours, personne ne dit rien. Tous, en revanche, savaient que me lancer à la poursuite de ces lames serait un choix dangereux. Des dizaines, des centaines d’aventuriers cherchaient probablement déjà ces artéfacts et le temps que je consacrerais à leur recherche serait totalement inutile si je ne parvenais pas à les retrouver. Ce fut toutefois mon choix, à ce moment-là. Empruntant un des quelques loups du clan, ainsi qu’un arc et un cimeterre, j’entamai ma route vers l’ouest, descendant des montagnes aussi vite qu’il était possible de faire cela pour un loup. Partant depuis quelques miles au nord de la Moria, habitée par les nains, le voyage me prendrait un certain temps. Une fois l’Eregion – ainsi que son fleuve – traversée, le Cardolan m’ouvrit ses portes. Désormais au nord de Tharbad, d’où les rumeurs étaient parties, je chevauchais vers l’ouest, encore et encore. Le Chemin Vert, dont j’ignorais le nom, en réalité, ne fut qu’une étape, car je me dirigeais vers un gué à l’ouest de là : le Gué de Sarn. En effet, j’avais eu la chance de croiser quelques hommes sur la route. Prenant garde à ne pas m’engager dans un combat qui ne serait pas déloyal, j’avais toutefois pu récolter trois paires d’oreilles sur ces marchands imprudents et trop avides pour engager des soldats en guise de protection. Je me déplaçais silencieusement et rapidement, vêtu d’une longue cape noire à capuche qui cachait en partie mon visage. Mon arc toujours en main, je tirais à vue sur toute cible humaine et solitaire. Le fait d’être nomade était payant, en fin de compte, car de ce clan j’avais pu apprendre l’art de la chasse. Plutôt doué à l’arc et assez bon pour me camoufler, je misais sur cela pour retrouver Batteuse et Mordeuse.

Les rumeurs des Monts Brumeux m’avaient menées jusqu’au Gué de Sarn que j’atteindrais bientôt avec l’espoir de tomber sur quelques soldats mal équipés en patrouille. Qui de mieux qu’un soldat humain effrayé pour renseigner un orc ?




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Nôrin Ier
Descendant de Durin ¤ Libérateur de Karak Azul

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MessageSujet: Re: EVENT ARTEFACT (Flashback) - La Chasse au Voleur de Glamdring et Orcrist est ouverte !   Mar 28 Juin - 0:42


Farim
Bras droit du roi de Karak Azul ¤ Buveur de bière professionnel




Depuis maintenant plusieurs mois Farim avait quitter Kazad Dum pour se diriger vers les terres des Dunedains. Ce nain était le meilleur ami et la main droite du futur roi de Karak Azul Norin et pour cela il devait à tout prix être prêt pour le jour ou son ami prendra le règne. Il devait être fort, intelligent, agile et surtout charismatique pour pouvoir aider de mieux qu'il pouvait son roi. Comme Norin, Farim avait reçu une formation digne de ce nom derrière les murs de Kazad Dum et ce séjour dans les terres de l'ouest était l'étape finale pour pouvoir terminer son entraînement. Cette étape consiste à quitter la demeure des nains et de rapporter quelque chose d'unique et de chère pour l'offrir à son roi. On pouvait appeler ça une chasse au trésor, mais pour Farim cette quête était plus difficile qu'une bataille. Ce nain n'aimait pas jouer les détectives et de perdre son temps cherchant des choses rares. Il aimait tenir l'épée et se battre jusqu'à la mort servant Nurdin. Au contraire de la majorité de ses semblables qui avaient les cheveux très longs, Farim était chauve, car pour lui les cheveux longs étaient un point faible lors d'un combat et le crane rasé il trouvait ça classe.


Huit mois sont maintenant passés et Farim n'avait pas passer une seule soirée hors de cette auberge qui portait le nom du ' Roi ivre '. Au début le nain avait voulu s'arrêter à Tharbad seulement pour quelques jours histoire de reprendre un peu ses forces et continuer d'enquêter, mais malheureusement pour lui, il était tombé amoureux de la bière des humains. Depuis qu'il avait trente ans, ce nain n'avait pas passer une journée sans boire de la bière. Il buvait ça plus que l'eau, d'ailleurs on peut constater tout cela juste en regardant son ventre qui avait beaucoup pris de l'avant ces dernières années. Tout ce temps qu'il avait passé dans ce bar n'était pas une perte de temps, mais bien au contraire. Les meilleurs enquêteurs commençaient toujours par ce genre d'endroit pour cultiver les informations. Il fallait juste prendre un siège, boire un bon coup, mais toujours rester concentrer, écouter tout ce qui se raconte et regarder tout ce qui se passe au alentour. En passant par les histoires de femmes, de dragons et de quelques petits trésors, quelque chose avait attirer l'attention du nain. Selon les dires de quelques voyageurs, les deux épées de légende Glamdring et Orcrist avaient enfin été retrouver ou plutôt quelqu'un les avait volé d'une grotte. On dit aussi que les trolls étaient très en colère en apprenant ça et qu'ils offraient dix mille pièce d'or pour celui qui les retrouverait, mais l'or n'intéressait pas Farim, car s'il apporterait ces deux épées à son roi. Il remplirait sa mission avec succès. Il est grand jour pour le nain de quitter cette auberge, le délai pour sa quête était d'un an. Il a assez perdu de temps. En se réveillant de bon matin, Farim avait préparé son armure, ses armes et des provisions pour le petit voyage qui l'attendait. Il a aussi pris avec lui quelques bouteilles de sa drogue préférée et partit en direction de Bree pour continuer son enquête. Tout au long du chemin vert, le nain questionnait n'importe quelle personne qui croise son chemin allant même jusqu'à donner quelques pièces d'or pour avoir les meilleures informations possibles. En arrivant à Bree et après avoir questionné quelques paysans, Farim avait pris place dans l'auberge du Poney Fringant qui était bien réputé pour sa bière. Il savait que s'il passerait quelques temps ici, il pourrait avoir des informations de valeur.


Précédemment sur BTDD: Derathor, Thranduil, Le Roi sorcier d'Angmar.

Précédemment: Varon



Dernière édition par Nôrin Ier le Mar 9 Aoû - 20:20, édité 2 fois
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Leoden
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MessageSujet: Re: EVENT ARTEFACT (Flashback) - La Chasse au Voleur de Glamdring et Orcrist est ouverte !   Mar 28 Juin - 21:37

Il pleuvait sur l’Arnor lorsque Leoden l’atteignit. Cela n’était pas pour lui déplaire. Son cheval était sale et ses jambes couverte de boue, camouflant avec brio son pelage argenté. Sleipnir, c’était le nom de la monture, était son cheval depuis son plus jeune âge. Le hasard avait voulu qu’ils naissent la même année et depuis ils étaient inséparable.
Leoden, roi de l’Eomark depuis 5 ans, avait décidé d’entreprendre ce voyage à la mort de son père. Il désirait voir le monde au-delà des frontières de son territoire et son long pèlerinage l’avait mené ici, dans cette région ou c’était passé maint évènement devenu légende.

Non loin de Tharbad, le jeune roi commença à entendre une étrange rumeur à propos d’armes elfique qui auraient été volée. Il ne s’agissait pas de n’importes quelles armes aux dires des ragots et cela avait aussitôt piqué la curiosité du prince des vertueux. Si elles étaient magiques, il en aurait lui-même l’utilité pour assurer la pérennité de son peuple. Et s’il devait un jour traité avec les elfes, la restitution de ces armes pourrait bien lui ouvrir les portes de leur amitié.

Aussitôt sa décision fut prise. Il se lança sur les traces du voleur. Il était parti le long du chemin vert semblait-il alors Leoden fit de même, lançant son mearas au simple trot. Puis lorsque plus rien ne fut en vue, il se pencha en avant, murmurant à l’oreille de son cheval :

- Il suffit pour les apparences, Sleipnir. Si cet homme est encore sur cette route, nous devons le rattraper. Va comme le vent, fils de Nahar !

Et aussitôt l’étalon ne se retint plus, s’élançant à pleine vitesse sur le chemin vert. Chaque fois qu’ils voyaient quelqu’un, le cheval ralentissait et le roi aller posant quelques questions, essayant de retrouver la trace de sa proie. Mais hélas les résultats étaient maigres. Soit les gens ne savaient rien, soit ils ne voulaient rien dire. Si bien qu’il se retrouva rapidement face à un embranchement. Un chemin partait vers l’ouest, le second vers l’est. Leoden avait besoin de réfléchir. Il en profita pour descendre de sa monture, laissant cette dernière allait paitre non loin.

Il s’installa au creux d’un arbre, dépliant une carte qu’il avait acheté rubis sur l’ongle et qu’il espérait donc à peu près juste. Puis sortant une outre d’eau, il en bu une longue gorgée avant de se pencher sur la carte. Comme souvent, il se mit à penser à voix haute.

- Allons mon ami. Si tu étais un voleur assez intrépide pour voler des trolls, que ferais-tu de pareils armes ? T’en servir ? Hm. Si tu étais un guerrier mon ami, tu ne fuirais pas comme tu le fait. Pas avec des épées de légendes dans ton dos ! Peut-être désires-tu gagner de l’or. Beaucoup d’or… Ces armes valent bien une rançon de Roi. Si tu te présentais devant moi-même à Nausburg, je t’offrirais une seigneurie contre pareil présent… Hors des rois ici, il y en a trois.

Il resta plusieurs minutes songeur. Puis soudain, il replia la carte et se releva. Un simple sifflement et Sleipnir apparut comme par magie. Leoden se mit en selle, regarda les deux chemins possible et orienta son cheval vers celui qui partait sur la droite. D’une pression des talons, il lança sa monture à pleine vitesse, prenant la route qui allait en direction de Bree. Seulement le Roi ne perdrait pas de temps à s’arrêter dans la bourgade.

S’il ne se trompait pas, le voleur était en route pour vendre son butin. Il irait le vendre à celui qui pourrait en offrir le plus. Il irait les vendre au plus puissant monarque de la région. Il irait à Fornost. Et si tel était bien le cas, il avait désormais l’un des plus rapides cavaliers d’Arda sur ses talons.


"Des chefs de guerre, il y en a de toutes sortes. Des bons, des mauvais, des pleines cagettes, il y en a. Mais une fois de temps en temps, il en sort un. Exceptionnel. Un héros. Une légende. Des chefs comme ça, il y en a presque jamais. Mais tu sais ce qu'ils ont tous en commun ? Tu sais ce que c'est, leur pouvoir secret ? Ils ne se battent que pour la dignité des faibles"
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Cirion
L’Égaré - Le Voleur d'Âme - Commandant de l'Œil

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MessageSujet: Re: EVENT ARTEFACT (Flashback) - La Chasse au Voleur de Glamdring et Orcrist est ouverte !   Jeu 30 Juin - 22:07

Cirion laissa les rayons du soleil caresser son visage. Quel bonheur ! En s'installant loin de la ville, l'homme pensait s'attirer des ennuies. Manque de nourriture, d'eau, et l'arrivée de l'hiver, ces problèmes l'avaient presque convaincu de faire demi tour et de retourner en ville mais il n'avait plus vraiment le choix. Son visage était placardé dans toutes les rues d'Annuminas et cette simple donnée traduisait un retour en ville en un suicide certain. Or, la chance avait voulu qu'il contourne ces problèmes à merveille. Il faudrait qu'il pense à remercier sa bonne étoile d'ailleurs. En fuguant en compagnie de cinq autre prisonniers, il s'était attiré les foudres du chef de la police d'Annuminas qui parait-il, était tourné en ridicule. Sans relâche, les limiers et les mercenaires les avaient traqué, espérant empocher la prime. Et ils avaient réussi. Enfin, presque. Il était convenu que les cinq hommes devaient se séparer pour garder leur chance. Cirion était donc parti avec Eredil vers l'est, toujours plus loin. Alfirin s'en était allé au nord, Elesgorn au Sud en compagnie de Tuor. Or, peu de limiers les suivirent dans l'est, si bien qu'arrivant devant la forêt, ils avaient pu semer leur poursuivant.

D'abord un lieu effrayant et intimidant, les bois s'étaient par la suite transformé en havre de paix. Ils avaient trouvé un point d'eau, une petite rivière qui descendait des montagnes. Ils avaient trouvé un abris, une caverne petite et par miracle inhabitée. Et pour la nourriture, le gibier et les baies leur avait suffit. Cirion se sentait d'autant plus chanceux que des murmures lui étaient parvenues d'Arnor, rapportant de sombres nouvelles. Seul lui et Eredil avait réussi à échapper aux forces de police. De ce qu'on disait, Alfirin s'était fait prendre à Fornost, et il avait été traîné jusqu'à la capitale d'Arthedain. Le sort qu'on lui avait promis était inéluctable, la mort. Un frisson avait parcouru son corps lorsqu'il l'avait appris. Plusieurs semaines de fugues pour au final se retrouver sur l'échafaud. Et puis, il avait passé de bons moments avec ces quatre compagnons d'infortunes mais Alfirin était de loin l'homme qu'il aimait le moins et la nouvelle de sa mort ne l'avait pas attristé d'outre mesure. Il était trop sombre, trop dangereux. On disait qu'il avait emporté dans sa capture, la tête de quatre limiers. Non, il ne regretterait pas Alfirin. Sa tristesse avait été plus grande en apprenant les captures de Tuor et d'Elesgorn. Le premier était bourru, vulgaire, mais d'une loyauté à toute épreuve. L'autre était malin, très intelligent et d'une fiabilité sans faille. De ce qu'il avait appris, tout deux avaient été capturés dans une taverne de Tharbad par les limiers.

En mettant en perspective, il avait donc de bonnes raisons d'être satisfait de son sort, et Eredil de même. A présent installer au calme dans les bois, les deux hommes vivaient des jours heureux. Même l'arrivée de l'hiver n'avait pas entamé leur joie. Ils avaient dû changer leurs habitudes, certes, abandonner les pratiques nobles de la chasse et de la pêche pour se rabaisser à des besognes moins glorieuses mais bon, la fin justifiait les moyens. Le jeune homme glissa de la branche pour atterrir avec souplesse sur le sol froid. Il avait entendu un bruit. Se glissant dans l'ombre de l'arbre, il attendit, suspicieux. Sa tête était toujours mise à prix et certains limiers n'hésiteraient pas à le poursuivre au fin fond du Rhun. Il en avait abattu deux, déjà, quelques semaines plus tôt. Tendu, il encocha une flèche. Une ombre se dessinait sur l’herbe de la clairière, et une silhouette sortie des bois.

"Cirion, sors de là, c'est moi."


Les muscles du fugitif se détendirent. Cet idiot d'Eredil... Quittant le ténèbres, il s'avança dans la clairière.

"Tu me cherchais ?"

"Oui, j'ai repéré une caravane qui devrait longer la forêt dans moins d'une heure, et je ne pourrais pas l'intercepter seul. Il semblerait que les marchands prennent des précautions maintenant. Notre activité nuit au commerce et ils ne veulent plus perdre leurs marchandises."

Un sourire passa sur le visage de l'archer. Il était vrai que sur les derniers mois, on avait fait pas mal d'intervention de ce genre là. D'un regard entendu, les deux hommes s'élancèrent dans les bois. L'orée de la forêt se trouvait à plusieurs kilomètres, il faudra faire vite. C'était là que se montrait utile les semaines passées dans la nature. Les corps des deux fugitifs s'étaient accommodés à une existence plus exigeante sur le plan physique. Il fallu une trentaine de minute avant d'arriver à bon port. Le sol était lisse, la caravane n'était pas encore passée. Désormais il faudrait attendre. Dix minutes plus tard seulement, le grincement des roues et le bruit des sabots se firent entendre. Cirion quitta le couvert des bois pour se présenter à découvert.

"Halte messieurs, je vous conseille de ne pas faire un pas de plus, vous êtes actuellement dans la ligne de mire de dix archers."

La caravane s'arrêta. Cirion put alors détailler les traits de cette nouvelle victime. Le marchand n'était ni vieux ni jeune. Sa barbe brune était clairsemée de poils gris. Ses cheveux poivre sel traduisaient l'âge moyen, ainsi que les quelques rides qui ornaient son front. Il montait seul, et ce détail averti Cirion d'un danger immédiat. Eredil avait une vue exceptionnelle et si il avait vu ce marchand accompagné, les escorteurs ne devaient pas se trouver bien loin.

"Que tout vos hommes quittent la caravane et se débarrassent de leurs armes."

"Hélas pour vous jeune homme, vous êtes le deuxième sur la liste, remarqua le marchand avec un air navré."

"Que voulez vous dire ?"

Cirion fronçait les sourcils. L'homme n'avait pas l'air inquiet le moins du monde, et son sourire était déconcertant.

"Je veux dire que vous avez repéré ma caravane il y a deux heures de cela, et qu'entre temps, elle s'est comme qui dirait quelques peu alléger. Plus de marchandise, et plus de gardien."

"Pourtant vous êtes en vie."

"C'est exact jeune homme."

"Pour quelles raisons ? Je doutes que vos pillards l'ai fait par bonté d'âmes. Il n'est pas bon pour eux de laisser vivre un témoin."


"Disons que l'information que j'ai pu leur fournir leur a procuré une grande satisfaction et qu'ils en ont peut être oublié de faire attention à ma propre personne. Hélas, je doutes pouvoir m'en sortir deux fois."

Cirion sourit. L'homme était déconcertant de franchise, et son calme l'intimidait. Une telle confiance en soi était peu commune. Quelque chose poussait le pillard à le croire. Avec d'autres, il aurait sûrement était plus vigilant. Il aurait vérifié le convoi, et ligoté son dirigeant mais avec lui, il baissa son arc.

"Eh bien soit, je vous crois. Vous me permettrez toutefois de vérifier si rien ne traîne dans votre caravane, l'hiver vient et les vivres se font rares."

Après vérification, Cirion revint face aux marchands.

"Eh bien soit, va mon ami. Tu ne diras rien de nous n'est ce pas ?"

L'homme hocha la tête, puis tira sur les rennes de sa monture.

"Un instant, l'interrompit Cirion. Ces informations que vous leur avez donner, quelles étaient ce ?"

"Ce ne sont que des rumeurs jeune homme, entendu par un vieux bougre toujours sur les routes. Il paraîtrait que d'anciennes lames elfiques serait en circulation. Glamdring et Ocrist qu'on les appelle. Elles auraient été volé à des trolls par un inconnu. Une chasse à l'homme immense se déroule en Arnor pour le retrouver. Il est promis 10.000 pièces d'or à qui ramènera les épées aux trolls, mais leur valeur doit largement les dépasser."

Le marchand reprit sa route.

"Votre nom, messire ? L'interpella Cirion."

"Le Marchand Oklach jeune homme."

Eredil quitta les bois et les deux hommes s'entretinrent longuement. Une flamme de désir étaient apparues dans les prunelles de Cirion. Il convoitait ces épées. On racontait des choses incroyables sur les lames elfiques. En avoir à une à sa ceinture devrait lui assurer sécurité.

"Viendras-tu avec moi Eredil ?"

L'homme hocha la tête.

¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤

Plus tard, les deux compagnons se trouvaient sur le chemin vert. Juste à coté de Bree. Ils n'avaient guère tarder à se mettre en route. Juste le temps de récupérer les biens du marchand en pillant les pillards et en selle. Les provisions avaient suffi au voyage mais plus ils s'étaient approchés du chemin vert plus les ennuies commençaient. Pour commencer tout le monde parlait de l'affaire qui attirait de plus en plus d'aspirant à la récompense. Il y avait donc une large concurrence. De plus, nombreux étaient ceux qui en parlaient sans rien savoir et il était parfois nécessaire d'user d'épées pour savoir si oui ou non, les informations s'avéraient véridiques. Enfin, les deux hommes étaient toujours recherchés. Certes, la tête du voleur était désormais à un prix exorbitant et masquait les anciennes affiches de Cirion mais part endroit, on pouvait encore reconnaître son visage et le montant de la récompense. Aussi, Eredil râlait.

"Je dois être fou de t'accompagner."

"Tais toi Eredil, plus tu parles plus on a de chance de se faire repérer."

Les deux hommes avançaient au trop, quand un embranchement leur fit face. Au sud, Tharbad, au Nord, Annuminas, à l'Est, Amon Sûl et à l'Ouest, la Comté.

"Que fais t-on maintenant ?"

Cirion s'arrêta et réfléchit longuement. Les dernières informations expliquaient que le dernier homme à avoir vu le voleur était à Tharbad. Concernant le voleur, il aurait croisé ce marchand en remontant le chemin vert, donc si on le cherche, inutile d'aller vers le sud. Cependant, le marchand pourrait peut être apporter de plus amples informations.

"Séparons nous. Vue le nombre de limier à sa poursuite, le voleur ne fera pas long feu, et pourtant ces informations pourraient être très utiles. Essaye de collecter un maximum d'information à Bree, moi je vais tirer les verts du nez au marchand. Je pourrais peut être récupérer des informations intéressantes. Je te retrouverais à Bree."

Les deux hommes s’étreignirent le bras à la manière des soldats et se séparèrent. Cirion partit à tout galop. Il ne fallait pas tarder. Chaque heure perdue diminuait ses chances de réussite. Il arriva à Tharbad quelques jours plus tard. En passant les portes, il baissa les yeux. Fort heureusement pour lui, cette longue chevauchée l'avait rendu méconnaissable. Sa barbe avait poussée, ses cheveux étaient sales, et son visage marqué de fatigue. Il s'arrêta à la première auberge venue, laissa son cheval à l'écurie et loua une chambre. Après être rasé et lavé, il descendit dans la salle principale. Peut être tirerait-il quelques informations d’où se trouvait ce marchand. La salle était quasiment vide. Seul quatre hommes louches étaient dans une table du fond. Ailleurs, un homme et une femme se disputait. Enfin, un homme encapuchoné s'était installé près de la cheminée. Aussi décida t-il de se désaltérer en premier lieu.

"Une bière, aubergiste."

Quand la commande arriva, Cirion décida d'engager la conversation.

"C'est vide par ici, le commerce doit pas être facile pour vous."

"C'est n'importe quoi monsieur. Le commerce allait très bien il y a deux mois. Cependant, depuis lors, un type s'est installé à Tharbad, c'est celui qui aurait vu le voleur vous savez. Il a trouvé un pacte avec l'aubergiste du "Roi Ivre". Il loge gratuitement mais rameute les foules. Tout les voyageurs veulent entendre l'histoire vous comprenez, alors ils vont tous dans cette auberge qui entre nous, ne valait pas le quart de la mienne."

"Vous avez raison, les temps sont propices aux escrocs."

Le souvenir des menteurs qu'il avait croisé quand en compagnie d'Eredil, il cherchait des infos lui revenait. Ainsi donc le marchand était au Roi Ivre. Il pensait devoir plus marchander que ça pour le retrouver. Cet homme était un idiot. Il aurait du se montrer discret. Maintenant, sa peau va valoir chère. Laissant l'aubergiste partir dans un discours trop long, Cirion termina sa bière et sortit prendre l'air. Il irait à l'aubergiste dès demain, mais il lui faudrait de l'aide pour s'occuper du marchand. Or, de l'aide, il allait en avoir. Il suffisait juste de faire un détour dans les geôles de Tharbad. Le froid de l'acier le fit frissonner. Il sentait à travers sa cape, une lame affûtée. Merde, les limiers.

"Tu aurais dû rester cacher sombre idiot. Tu es ici à la merci de n'importe qui. Ces chiens vendraient leur mère pour quelques pièces d'or."

Un sourire de soulagement passa sur le visage de Cirion. Se retournant, il fit face à son ami de longue date.

"On te disait dans les gêoles de Tharbad, mais visiblement tu as dû d'en échapper. Que fais tu ici ?"


"Eh bien, ma présence ressemble quelque peu à la tienne. Je ne cherche pas les épées mais tu avais dans l'idée de délivrer Tuor. Or, j'étais venu dans ce but ci. D'ailleurs, je n'avais pas été pris. Fausse rumeur lancé par la police pour faire croire qu'ils avaient la situation en main."

"Cela t'aura profité alors. Si je t'avais su libre, je serais venu plus tôt te chercher."

Les deux hommes rentrèrent à l'auberge. Ils s'entretinrent longuement sur les bons vieux souvenirs. Elesgorn demanda des nouvelles d'Eredil, et Cirion lui expliqua sa quête. Aussi, il fut agréablement surpris quant il appris qu'Elesgorn se joindrait à eux. A l'en croire l'ancien voleur s'ennuyait ferme.

"Préparer l'évasion de Tuor devrait pourtant de prendre tout ton temps."

"Tu ne comprends pas Cirion, Tuor est déjà libre. Je l'ai fait évadé il y a une semaine et il reste depuis dans la chambre que j'ai loué. Il ne doit pas se faire voir avant longtemps."


"Ce n'est pas risqué avec 'tout ces chiens qui vendraient leur mère pour quelques pièces d'or' ?"


"L'aubergiste est un vieil ami. Viens, allons rendre visite au marchand plus tôt. Comme je m'ennuies, je suis allé voir l'histoire qu'il contait tout les soirs à qui veut bien l'entendre. Elle me paraît très exagérée si tu veux tout savoir. Il faudra se montrer persuasif."


Les deux hommes passèrent donc la porte du Roi Ivre dans la soirée et s'installèrent dans un coin. Le discours du marchand paraissait pas tout à fait exact voir carrément tronqué. Cirion douta même qu'il eu jamais vu le voleur mais certains détails attiraient son attention. Pour commencer il se souvenait de quelques détails précis et quand on invente une histoire, on ne s’embarrasse pas de ce genre de détail. Aussi, sans doute ne disait il pas toute la vérité à ceux qui ne versaient pas quelques pièces d'or. La soirée passa et peu à peu, la salle commune se vida. Aux alentours de minuit, le marchand grimpa les escaliers, ivres, pour se laisser tomber dans son lit. Il s'était fait payer des bières toute la soirée. Les deux hommes se glissèrent dans l'escalier à leur tour. Ils le laissèrent rentrer, puis quand ses ronflements furent profonds, Elesgorn tira un jeu de clef très probablement volé à l'aubergiste.

"On ne se refait pas, sourit Cirion."

"On ne se refait pas, confirma l'autre."


Les deux hommes entrèrent en toute discrétion. Elesgorn remplit un sceau d'eau tandis que Cirion allumait des bougies. Puis, ce dernier tira sa lame et l'approcha de la gorge du marchand qui ronflait comme un porc. L'alcool aidant, il ne se rendait même pas compte du contact de l'acier sur sa peau. Elesgorn lui balança le sceau d'eau glacé sur le visage. L'homme se réveilla en sursaut, mais interrompit immédiatement ses gestes quant il vit les deux silhouette sombre au pied de son lit, et la lame argenté qui brillait au reflet de la lune. Cirion balança alors une bourse de vingt pièce d'or sur le lit.

"Tu as le choix entre ça et ça l'ami. Si tu dis la vérité et que je mets la main sur le voleur, je reviendrais, et le double de pièce t’attendra. Dans le cas ou je ne retrouverais pas ce voleur, je reviendrais et te tuerais. Oh, n'essaye pas de t'enfuir, puisque mon ami ici présent te tiendra compagnie."


L'heure de la vérité était enfin arrivée.

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Elrond Peredhel
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MessageSujet: Re: EVENT ARTEFACT (Flashback) - La Chasse au Voleur de Glamdring et Orcrist est ouverte !   Mar 5 Juil - 12:52

Il régnait dans l'auberge une agitation peu commune. Il y avait, bien entendu, le vacarme coutumier des brasseries, où les chansons et les rires se mêlent aux murmures qui se glissent sous les tables et aux éclats de voix plus graves. Il y avait aussi ces grondements qui explosaient, de loin en loin, comme des cieux orageux et qui se soldaient par des altercations plus ridicules que violentes entre des hommes enivrés par les vapeurs des boissons. Il y avait, enfin, cette ambiance de déraison et de licence qui caractérise souvent les tavernes du Nord. Les senteurs de l'herbe à fumer se mêlaient aux relents d'alcool ; une musique s'élevait de quelque coin de table ; les flammes toutes frêles des lampes à huile faisaient danser sur les murs de pierre des ombres grossières ; les serveurs passaient, tels des spectres gauches et rapides, au milieu des hommes amassés autour de vieux meubles en bois, recevant les commandes et apportant des plats rustres : un morceau de fromage, un peu de pain, quelques tomates arrosées par le mauvais vin ou la bière. Cela faisait longtemps qu'Elladan ne s'était plus déplacé jusqu'à Bree. En vérité, il n'appréciait guère cet endroit qu'il trouvait laid et bruyant, mais il avait grand besoin d'informations, et il savait que le Poney Fringuant était le carrefour des voyageurs d'Eriador. Prisée pour sa bière et son emplacement, cette auberge accueillait tous les individus qui, de passage à l'Ouest des Montagnes, souhaitent se désaltérer et se reposer un peu. C'était donc un endroit idéal pour obtenir plus d'indices sur sa cible. S'étant installé à l'ombre, le haut du  visage caché sous sa capuche grise, Elladan avait demandé pour seule pitance un verre de vin qu'il trouva très mauvais et qu'il toucha peu. Il avait l'air grave et ne parlait pas. À cet instant, il était las d'être si loin des siens et de la cité d'Imladris. Toutefois, sa détermination était intacte et il avait encore une grande force en lui. Il trouverait, quoiqu'il en coûte, les armes qui revenaient de droit aux Eldar, et ce même si cela l'engageait à faire quelque prisonnier ou à croiser le fer.

Le Prince n'avait eu aucune difficulté à se rendre à Bree. Il avait gagné la ville le jour même par la route, et une fois arrivé, il était parvenu à se faire très discret. Malgré sa grâce et sa stature, Elladan jouissait en effet de certaines aptitudes en matière de dissimulation. Silencieux, léger et rapide, il avait une façon de se mouvoir qui rendait chacun de ses gestes extraordinairement anodin, de sorte que la plupart des regards curieux glissaient sur lui comme l'eau glisse sur la pierre et l'oubliaient aussi vite qu'ils l'avaient aperçus. C'était comme s'il était invisible, ou plutôt comme si les autres ne parvenaient pas à le voir. D'une façon qu'on ne s'explique pas, il échappait à l'attention des badauds, telle une ombre. Rares étaient ceux qui soupçonnaient sa race, et plus rares encore ceux qui devinaient son rang, car en plus de ses manières et de ses réflexes acquis après de longues années passées à chasser l'orque aux alentours d'Imladris, Elladan portait sur lui une cape tissée par les elfes. On dit de ces vêtements qu'ils sont magiques et qu'ils possèdent notamment le pouvoir de nous dissimuler, le moment venu, aux yeux des êtres les plus malveillants et les plus méprisables. Aussi Elladan avait-il su se faire tout petit, et désormais, il mettait à profit son ouïe exceptionnelle pour discerne les paroles du brouhaha, et surtout les informations qui l'intéressaient. Il fut très vite intrigué par un petit groupe d'hommes qui étaient tous assis en bout de salle, sur une table ronde et qui, jetant souvent par dessus leur épaule un regard suspicieux, semblaient eux-mêmes des plus suspects. Intrigué et curieux, le Semi-Elfe s'assit derrière eux et commanda, l'air distrait, un verre de rouge. Rapidement, la conversation des quatre personnages aborda les rumeurs. En toute vraisemblance, le voleur cherchait à disparaître un temps en se planquant quelque part, le temps de se faire oublier. À les croire, c'était-là la meilleure chose à faire, si l'on désirait garder pour soi son rapt, car les battues ne dureraient qu'un temps. Une fois que la rumeur de sa volatilisation se serait répandue dans l'Ouest, le voleur pourrait reprendre le cours de sa vie, avec, dans son trésor, quelques-uns des artefacts les plus précieux de toute la Terre du Milieu. Cette hypothèse séduisit Elladan, car il ne croyait pas que le cambrioleur avait pris tous ses risques pour vendre simplement son butin. Après tout, la rançon pour sa capture s'élevait déjà à une très belle somme, et il aurait suffi, pour l'empocher, de ruser un peu en se rendant par exemple auprès des trolls. Il aurait alors pu se faire passer pour un mercenaire qui, ayant tué le voleur ou l'ayant à son tour débarrassé de son rapt, serait venu encaisser le pactole. Ou alors, il aurait pu proposer de vendre ces armes à très haut prix à quelque individu du coin. Toutefois, les marchands n'échangeraient pas 10.000 Pièces d'or contre un objet de cette nature, pour la simple et bonne raison que la plupart des individus du Nord ne disposent pas, comptant, d'une telle somme dans leurs caisses. Qui donc, en Eriador, aurait pu acquérir ces artefacts, sinon les seigneurs les plus riches ? Personne. Mais notre voleur n'avait ni cheminé au Cardolan, ni en Arthedain, ni même à Amon-sûl. De plus, il n'aurait pas plus été à l'abri avec une telle somme qu'avec ses épées car, après son solde, il aurait troqué deux armes contre de lourds sacs d'or attisant de nouveau la convoitise de tous les briguants de la région qui n'auraient plus aucun mal à le détrousser sauvagement au détour d'une route. Non. Notre voleur était un collectionneur. Il voulait garder ces objets pour lui. Pour l'instant du moins.

Après ces quelques méditations, Elladan revient à lui et se concentra de nouveau sur les bruits qui courraient. Les quatre hommes spéculaient sur les destinations possibles du cambrioleur. Parmi plusieurs hypothèses lancées en l'air, il y en eut deux qui retinrent l'attention du Prince. On parla du Bois de Chet, et on évoqua aussi, dans un frisson, la Vieille forêt. Elladan cligna des yeux lentement et réfléchit de nouveau en son cœur. Le Bois de Chet était une destination probable, mais elle ne proposait à son avis aucune protection sûre. La route de Fornost, toujours très fréquentée, passait par sa lisière occidentale et il ne faisait aucun doute que des battues seraient très bientôt organisées dans ces bois, si tel n'était pas déjà le cas. De plus, le bois était lui-même situé à proximité de Bree, au nord d'une ville qui, elle aussi, était particulièrement fréquentée, et pas seulement par des êtres tout à fait bienveillants. Une fois la rumeur de sa destination répandue – ce qui ne saurait tarder dans un lieu où les hommes côtoient si souvent la bière et aiment à parler – il ne faisait aucun doute que le Bois de Chet serait inspecté de fond en comble par des dizaines de mercenaires. C'était là, à tout prendre, une planque bien rudimentaire et, pour dire, insensée. S'il s'y rendait, le voleur courrait à sa perte. Or le cambrioleur ne pouvait pas ignorer cela. C'était, à coup sûr, un individu particulièrement habile et malin : il avait déjoué les précautions des trolls en s'introduisant dans leur repère et, jusqu'à présent, il avait tenu en échec tous les chasseurs de prime qui s'étaient élancés à sa poursuite. Surtout, il restait toujours introuvable, et ce malgré toutes les machinations qui le visaient lui explicitement. Restait donc la Vieille Forêt, à l'ouest des Hauts des Galgals. C'était là la demeure de Tom Bombadil, un être étrange dont personne, même son père Elrond ne savait grand chose, sinon que c'était un personnage haut en couleur doté d'une volonté absolument inflexible et d'immenses pouvoirs. Mais les hommes, les nains et les orques ignoraient la nature des enchantements qui agissaient au fond de ces bois et, pour cette raison, ils craignaient de s'y rendre. La légende disait qu'il régnait-là avec sa femme un esprit des temps anciens qui, à force de formules magiques et de mauvais tours, avait rendu les arbres de cette forêt sensibles et vivants. On disait même que les arbres de ce lieu étaient animés d'une volonté propre, et qu'ils ne toléraient pas qu'on traverse leurs frondaisons. On disait qu'il y avait quelque chose dans la terre qui rendait la végétation à la fois luxuriante et hostile. Surtout, l'on racontait que les arbres qui poussent là-bas étaient tous sous le joug d'un Vieux Saul qui broyait sous ses racines noueuses quiconque s'aventurait dans son domaine. Il y avait du vrai dans ses bruits, car la Vieille Forêt était un endroit dangereux pour ceux qui sont malveillants ou qui ne sont pas à leur aise dans les bois. Si donc il y avait un endroit au Nord où le cambrioleur pouvait espérer disparaître sans craindre qu'on le traque, s'il y avait dans ces régions un seul refuge que les mercenaires préféreraient ignorer qu'explorer, c'était bien celui-ci. Mais à tout prendre, notre cambrioleur n'aurait-il pas, lui aussi, des raisons de craindre s'y rendre ? Pourquoi oserait-il aller, là où tout le monde tourne les talons ? Précisément pour cette raison affirma Elladan, sans compter que le voleur en question devait au moins être aussi intrépide que rusé pour s'être aventuré dans les caves de trois trolls dans l'espoir de leur dérober leur trésor. Si donc notre voleur ne redoutait pas de défier les monstres, que craindrait-il se cacher sous les arbres ? Peut-être, même, était-il lui aussi très à son aise dans les bois, peut-être connaissait-il Tom Bombadil ou, à tout le moins, les chemins de son royaume. Elladan en était sûr, le voleur devait se cacher quelque part dans la Vieille Forêt. Et même s'il n'y terrait pas, le Prince pourrait toujours prendre conseil auprès de Tom Bombadil lui-même, car il était un ami des elfes et surtout de son père. Satisfait de ses observations, il laissa quelques pièces d'or sur la table et s'apprêta à quitter son siège lorsqu'il aperçut, droit devant lui et à l'autre bout de la salle un nain surgir tout droit de l'entrée. Comme tout nain se respectant, il avait l'air fier et bourru. Il portait sur lui des habits usés par ses voyages, et il observait la pièce d'un air étrange. Il émanait de son visage une telle fermeté qu'Elladan ne douta pas un seul instant de la raison de sa présence ici. Il y avait dans ses yeux quelque chose de for, quelque chose comme l'appât du gain. Avec un sourire en coin légèrement provoquant, Elladan se leva, le visage toujours dissimulé sous sa capuche, ses yeux luisant comme deux bougies dans la nuit. Il traversa l'auberge sans un bruit, esquivant tous les mouvements de ceux qui risquaient d'entraver sa marche. Son pas était rapide et gracieux. Arrivé à hauteur du nain, à deux pas seulement de la porte d'entrée, il posa une main puissante sur son épaule comme pour le retenir ou le mettre en garde. Sa poigne était forte. Le nain paru surpris. Elladan se pencha alors légèrement vers lui et déclara à son oreille :

« Vous ne trouverez rien de ce que vous êtes venu chercher ici Maître Nain. Ce n'est certainement pas la mauvaise bière de Bree qui vous amène si loin de chez vous... Et pourtant, je crains que tous vos espoirs soient vains. Retournez donc à vos montagnes tant qu'il en est encore temps. Vous courrez ici des dangers plus grands que vous, mais cela, vous ne le savez pas. Cette quête n'est pas la vôtre, et les Eldar ne toléreront aucune ingérence dans une affaire qui ne les regarde qu'eux-seuls. Allez maintenant ».


Elladan décocha cette tirade comme on décoche un trait incisif. Son ton était à la fois bienveillant et autoritaire et l'on devinait, derrière la mélodie de ses mots, quelque chose comme une menace diffuse quoique très concrète. Il planta son regard dans celui du nain. La noblesse de son visage était devenue oppressante. Il considéra son interlocuteur un instant d'un air intimidant, presque assassin. Il brûlait dans ses yeux une ardeur féroce qui donnait à son avertissement valeur de devoir. Il tapota deux fois l'épaule du nain paternellement, comme on dénigre un enfant, puis il sortit rapidement de l'auberge sans même laisser au nouvel arrivant le temps de lui répondre quoi que ce soit. Tout s'était passé en un éclair. L'Elfe sortit donc dans la rue, récupéra sa monture, quitta Bree par la route de l'Ouest et s'élança à brides abattues en direction de la Vieille Forêt.
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MessageSujet: Re: EVENT ARTEFACT (Flashback) - La Chasse au Voleur de Glamdring et Orcrist est ouverte !   Ven 8 Juil - 14:56

Deux patrouilleurs, voilà ce à quoi j’étais enfin confronté après toute cette route, tout ce voyage. Toutefois, de là où j’étais caché, je pouvais déjà apercevoir leur équipement. Il s’agissait apparemment de rôdeurs, ou quelque chose dans le genre. L’un d’eux possédait un arc tandis que l’autre était équipé d’une grande épée, mais tous deux portaient des équipements de cuir. J’espérais plus de résistance à ce niveau-là. Deux gardes pour un gué ? Quel genre de seigneur pouvait bien gouverner ces lieux ? Quoiqu’il en soit, après une période d’observation de quelques minutes, les deux personnages semblèrent s’agiter. Sans pour autant montrer clairement qu’ils m’avaient repéré, je le savais. J’aurais pu, alors, faire demi-tour et trouver un autre chemin pour me rendre plus loin au-delà de ce gué, mais ce ne fut pas ma décision. Dans une démarche de destruction, il me fallait combattre. Prenant garde de bien laisser mon loup dissimulé à la vue des gardes, je m’approchai d’eux comme un voyageur honnête l’aurait fait. L’ombre de ma capuche cachait mon visage et ma peau blanche était partout couverte de ces vêtements de tissu et de cuir. Ils me soupçonnaient car ils avaient pu se rendre compte de mon comportement inhabituel, mais jamais ils n’auraient pu savoir pour le fait que je sois un orc. J’avais la stature d’un grand homme, bien opposée à la vision que les gens ont des gobelins. Toutefois, depuis des dizaines ou des centaines d’années, aucun orc tel que moi ne s’était probablement aventuré aussi loin dans le sud. Une fois presque arrivé à leur niveau, j’hésitai à nouveau. Une vingtaine de mètres me séparait d’eux, de ces deux patrouilleurs qui de plus en plus semblaient talentueux et sûrs d’eux, fiers et courageux.

Il y avait plusieurs possibilités pour engager un combat du genre. Deux ennemis possédant deux types d’armes bien différents, vêtus d’une simple armure de cuir toutefois de bonne qualité. Pour ma part, mon armure de cuir était incomplète mais je possédais encore l’effet de surprise, ainsi qu’un cimeterre et un arc. La première solution consistait à me rapprocher d’eux au maximum afin d’éviter d’avoir à combattre l’archer. Celui-ci sortirait probablement un couteau ou une courte épée pour venir en aide à son camarade plutôt que de prendre le risque de le blesser dans la mêlée avec une flèche. Ainsi, il s’agirait d’un combat déloyal, mais pour eux. La règle de base des combats gobelins m’indiquait qu’un combat devait toujours être déloyal, mais en ma faveur. Cette solution donc, semblait inefficace. Face à ces deux soldats entraînés, je perdrais sûrement en corps à corps. La seconde solution, elle, consistait les affronter à distance. A l’aide de flèches, je pourrais probablement en tuer un sur les deux. Toutefois, si je tuais l’archer, le soldat équipé d’une claymore viendrait alors à moi en quelques secondes seulement. Si je tuais le soldat équipé d’une épée, à l’inverse, une simple et rapide flèche de l’archer viendrait à bout de mon armure. Toujours aussi déloyal.

Toujours hésitant alors que je me trouvais à dix mètres des gardes, qui commencèrent à me faire signer de m’arrêter tout en s’approchant de moi, je pris la décision de mélanger ces possibilités. C’était risqué car une flèche mal tirée me mettrait en mauvaise posture, mais j’avais confiance en mes talents d’archer et de chasseur. Dégainant mon arc ainsi qu’une flèche dans un même mouvement, mon bras gauche vint alors saisir la flèche de ma main droite qui s’agrippa à l’arc. Lorsque ce mouvement fut terminé, une flèche était déjà partie en direction du soldat équipé d’un arc. A moins de dix mètres à présent, j’étais sûr d’avoir fait mouche. La deuxième étape, imprévue, consistait à courir en direction de l’autre soldat tandis qu’il dégainait son arme à la vue de cette scène inhabituelle. Tout en courant, et à moins de six mètres à présent, une autre flèche vint se poser sur la corde de mon arc, si bien que lorsque je fus rendu à quatre mètres environ de la cible, le projectile fila en direction du soldat armé d’une épée. J’avais perdu de vue l’archer, espérant que la flèche que j’avais tirée en visant le haut de son torse aurait fait un travail suffisant pour le mettre hors d’état de nuire. Jetant mon arc au sol, c’est à présent mon cimeterre qui vint se positionner dans ma main gauche. Il s’agissait-là d’un duel contre un homme, qui, je l’espérais, serait déjà blessé. Si tout s’était passé comme prévu, ce combat ne présenterait plus aucune difficulté et j’aurais l’occasion d’interroger chacun des soldats. Ma compétence au cimeterre devrait être suffisante pour affronter un rôdeur seul, et l’archer, s’il avait survécu, n’oserait probablement pas tirer dans la mêlée. La frénésie du combat et l’excitation ainsi qu’une folie grandissante occupaient toutefois toutes mes pensées et m’aveuglaient, si bien que je n’avais pas conscience du résultat de mes actions. Si tout se passait bien, j’obtiendrais une réponse quant à ma destination et les deux soldats, croyant alors pouvoir survivre, viendraient agrandir mon collier d’oreilles. En plein milieu du combat, un long et fort sifflement retentit : c’était mon appel pour le loup. Courant à pleine vitesse en direction du combat, il achèverait mes ennemis si besoin.


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Nôrin Ier
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MessageSujet: Re: EVENT ARTEFACT (Flashback) - La Chasse au Voleur de Glamdring et Orcrist est ouverte !   Dim 10 Juil - 17:51


Farim
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Le poney fringant était un endroit différent des autres. Les gens qui s y trouve sont assez étrange, Farim devait faire attention et essayer de ne pas montrer son visage. En entrant l'ambiance était comme toute autre auberge, mais on pouvait y sentir quelque chose d'étrange et de magique. Le nain prit le temps de mettre sa capuche pour cacher sa tête avant d'entrer dans le bar. Ne voulant pas se faire repéré, il opta pour une table près de la porte pour pouvoir quitter les lieux rapidement en cas d'imprévu. Les tables et les chaises étaient en bois très banale. Quelques lampes étaient placées dans les recoins de l'auberge, mais malgré ça, la luminosité de la pièce était très basse. Farim prit le temps de manger un sandwich et de boire trois chopes de bières avant de commencer à écouter les conversations. Deux hommes avaient attiré son attention, les deux étaient très moches et ils avaient l'air d'avoir des informations, mais après cinq minutes d'écoute, le nain avait seulement su que l'un des deux types enlevait quotidiennement des enfants de six à dix ans pour aller les vendre dans les pays du sud. Drôle d'histoire à raconter dans un bar. Quelques temps après, son regard s'arrêta sur une personne très étrange. L'homme était assis pas très loin du nain et il était la seule personne à siroter un vers de vin dans tout le bar. Il portait une cape d'un tissu splendide, ces gestes et sa position étaient mal camouflées et ils montraient sans aucun doute que c'était un elfe, mais les gens ne semblaient pas constater cela. C'est peut être parce que Farim avait beaucoup fréquenter les elfes, des créatures qui n'étaient pas dignes de confiance et qui pensaient seulement à leur propre besoin, refusant la coopération avec les autres races seulement pour pouvoir montrer leur supériorité.

Que fait un elfe dans un endroit comme celui là? Peut être est-il à la recherche de la même chose que Farim, mais pour le moment il semblait écouter une discussion non loin de lui. Le nain tourna son attention vers les hommes que l'elfe écoutait. Les deux individus étaient clairement en train de parler de l'emplacement de Glamdring et d'Ocrist. Deux endroits ont été mentionner dans la discussion, mais Furdin devait vite analyser toutes les informations qu'il avait pour ne pas se tromper de sa prochaine destination. La discussion à propos des deux armes n'avait durer que quelques minutes, suite à cela l'elfe s'était brusquement mis debout et pris la direction de la porte. Farim n'avait pas bougé d'un poil il buvait encore sa chope de bière attendant que ce type sorte pour ensuite partir, mais à sa plus grande surprise l'elfe s'était arrêté à son niveau tout en mettant sa main sur son épaule. Il avait commencé à chuchoter au nain des mots qu'il ne pouvait plus tolérer. Avec un geste brusque le nain dégagea la main de l'elfe de son épaule.

<< Espèce de sale elfe, pour qui te prend tu, pour me parler à moi des dangers? Ces épées ont disparu depuis des siècles, ils n'appartiennent plus à ton peuple maintenant. Retournes à l'une de vos cités cachées comme ça tu ne risqueras aucun problème et si tu recroises mon chemin je te ferais bouffer ma hache ! >> Cria Farim.

Tous les regards étaient pointés sur lui, les gens dans l'auberge le regardaient avec les yeux grands ouverts. L'elfe n'avait pas attendu la réponse de Farim, il était déjà parti et c'est maintenant le temps pour le nain de partir avant qu'il se fasse suivre par un de ces humains. Sans attendre Farim reprit sa route, mais cette fois pour la vieille forêt à l'ouest d'ici. Cette forêt renfermait beaucoup d'histoire, on disait que des fois elle pouvait être très dangereuse. Farim avait détourner les hauts de Galgals, car le voleur ne pouvait pas être là, il se trouvait sûrement dans cette forêt parce qu'elle n'était pas très fréquentable. Le voyage jusqu'au bois n'a pas été très long, en seulement quelques heures Farim était arrivé à destination. Le nain ne connaissait pas cette forêt et il devait faire très attention. Hache à la main, Farim entra dans la forêt. Tout en avançant, le nain pris le temps de marquer quelques arbres en leurs mettant des rubans dans leurs branches pour qu'ensuite il puisse retrouver son chemin et ne pas se perdre. Il était maintenant grand temps de trouver ce voleur et la chasse risque d'être très compliqué.


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Leoden
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MessageSujet: Re: EVENT ARTEFACT (Flashback) - La Chasse au Voleur de Glamdring et Orcrist est ouverte !   Dim 10 Juil - 19:47

Fornost était la capitale de l’Arthedain, le plus vaste des trois royaumes issus de l’ancienne Arnor. Et s’il était une chose qu’on ne peut lui enlever, c’est que la ville savait tenir son rang. Bien plus grande que ne l’était Nausburg, la ville était ceinturée de remparts épais et fort élevé. D’immenses statues encadrées les portes, représentant Elendil et Isildur. Toutes les constructions étaient blanchies à la chaux, donnant l’impression que la lumière de Valinor elle-même jaillissait de la moindre brique. Des soldats et des chevaliers monté une garde vigilante en chaque zone stratégique. Cette vue fit de l’effet à Leoden car sa propre cité n’était point comparable à pareil splendeur. Tout en franchissant les vastes portes gravée et sculptée, il se fit la promesse que les Eotheod pourraient un jour se prévaloir d’une capitale aussi digne.

Mais pour l’heure il n’était pas là pour ça. Il se demanda durant un temps s’il ne devait pas s’annoncer pour ce qu’il était afin d’obtenir une audience auprès du maître des lieux. Finalement il se dit que non : L’Eomark avait d’excellente relation avec le Gondor mais quasiment aucune avec l’Arnor. Le roi d’Arthedain aurait pu voir d’un mauvais œil la venue de Leoden incognito et surtout, s’il avait des nouvelles concernant les armes légendaires, il ferait tout pour les garder pour lui.

Aussi il s’installa dans une bonne auberge et commença son enquête. Il se présenta comme collectionneur à la recherche d’objet rare, se disant que le voleur le contacterait peut être directement. Cela ne donna rien et personne ne semblait avoir d’information sur le sujet, hormis ce que les rumeurs habituelles laissaient entendre.
Puis aux détours d’une ruelle, un homme vint voir Leoden et lui glissa quelques mots à l’oreille.

"Depuis que j'ai entendu parler de ce voleur, les miens et moi-même surveillons chaque entrées et sorties de la cité, et crois-moi, nous connaissons par cœur cette cité. S'il était passé ici, on l'aurait vu... A mon avis, le gars se planque, quelque part au Sud d'ici... Mais pour sûr qu’il n’est pas à Fornost.. »


Pourquoi le croire ? Et s’il s’agissait d’un stratagème pour l’éloigner de Fornost ? D’un autre côté, il n’avait aucune piste et risquer de rester des jours ici sans résultat. Aussi, le soir même, il se décida. Peut-être le voleur voulait-il que les choses se tassent avant de faire quoi que ce soit.

Aussi, le soir même, Leoden quittait la ville sur le dos de Sleipnir, se dirigeant vers le sud. Sa destination n’était autre que la foret de chet, un bois qui se trouve juste au nord de Bree. Un endroit discret mais assez proche de la civilisation pour permettre un ravitaillement facile.

Leoden n’était guère habité au milieu forestier mais lorsqu’il atteignit l’orée du bois, il s’y engouffra sans hésitation, posant pied à terre et menant Sleipnir par la bride. Il lui faudrait longtemps pour fouillé l’endroit aussi se mit-il directement en quête d’indice prouvant la présence d’autres personnes dans les bois.


"Des chefs de guerre, il y en a de toutes sortes. Des bons, des mauvais, des pleines cagettes, il y en a. Mais une fois de temps en temps, il en sort un. Exceptionnel. Un héros. Une légende. Des chefs comme ça, il y en a presque jamais. Mais tu sais ce qu'ils ont tous en commun ? Tu sais ce que c'est, leur pouvoir secret ? Ils ne se battent que pour la dignité des faibles"
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Cirion
L’Égaré - Le Voleur d'Âme - Commandant de l'Œil

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MessageSujet: Re: EVENT ARTEFACT (Flashback) - La Chasse au Voleur de Glamdring et Orcrist est ouverte !   Lun 11 Juil - 20:58

Cirion regarda droit dans les yeux le marchand, encore terrorisé, tandis que l'épée d'Elesgorn lui collait à la gorge. Il disait la vérité. Les deux agresseurs en étaient persuadés. Il avait tout déballé très vite, trop vite pour qu'il eu le temps d'inventer le premier mensonge venue. Après coup, tout cela semblait logique. Le voleur avait été vue en remontant le chemin vert et il avait alors quatre solution de fuite. Soit le gué de Sarn gardé en permanence par les hommes d'Arthedain, tant leur crainte de voir leurs rivaux du Sud déborder sur leur territoire et grande. Soit Bree ou le moindre murmure peut devenir un ouragan, soit la cambrousse loin de tout à l'Est, avec les dangers du camping en pleine nature, soit la vieille forêt et le Haut des Galgals.
Des quatre hypothèses, la seconde était la pire. A moins d'être un expert dans l'art de la dissimulation, de l'intrusion et du mensonge, il n'aurait pas fait dix pas sans être découvert. La prime était si élevée que même les habitants de Bree étaient devenus méfiants, eux tant habitué à recevoir d'étranges personnages dans leurs auberges.
La troisième était presque tout aussi désespérée. Certes, peu de monde irait le chercher là-bas mais il lui faudrait affronter le marécage des Noues des Cygnes, les rivières des Hauts du Sud et le terrain découvert qui le trahirait à plusieurs kilomètres à la ronde. Non, cette solution là aussi était trop mauvaise.
Resté, le gué de Sarn. Dans le contexte actuel, il était difficile d'espérer le passer sans se faire repérer mais le voleur n'était plus à une tentative près. Il s'était introduit chez les trolls et passer trois ou quatre gardes ne lui poserait sans doute pas de difficulté. Ceci dit, le poids de son trésor doit l'encourager à rester prudent donc pas de risque inutile.

Le risque le plus calculé était celui de la Vieille Forêt. En passant par là, soit il mourrait, soit il passait et l'option capture n'était plus envisageable. Impossible de le retrouver dans un tel territoire, et Cirion le savait pour avoir déjà fui dans ces bois par le passé. Si il mourrait, tué par l'un des obscurs esprits résidant là-bas, il emporterait son butin avec lui, satisfaisant ainsi son avarice qui ne souffrirait pas qu'on lui ôte ce trésor. Si il passait, il poursuivrait sa route. La Vieille Forêt est un endroit dangereux dans lequel on ne peut pas s'attarder. Il faut se méfier de chaque pierre, de chaque racine et de chaque rivière. La chaleur y est étouffante, et le gibier rarissime. Ainsi, il préférerait choisir lui même sa sortie plutôt que d'attendre d'y être contraint. La Vieille Forêt ne serait pas son refuge.
Arriver à ces conclusions ne parvint pas à apaiser le stress qui bouillonnait en lui depuis le début de cette aventure. Au contraire, sa colère grimpa d'un cran, si bien qu'il était à deux doigts d'égorger le marchand. Il avait été idiot ! Il aurait pu lui même aboutir à un tel trajet sans perdre autant de temps. Si d'autres aussi futés étaient arrivés à la même conclusion, ils auraient une large avance sur lui. Il serra néanmoins les poings, tentant de se calmer tandis que le marchand lâchait des petits glapissements de terreur. Il fallait qu'il se taise. Cirion s'approcha de lui, et avec le manche de son poignard, l’assomma violemment. L'homme retomba mollement sur les draps, du sang coulait de son arcade. Vue l'alcool engloutie, il ne se souviendrait pas de grand chose le lendemain. D'un signe de main, il encouragea Elesgorn à quitter les lieux en sa compagnie, n'oubliant cependant pas de déposer cinq pièces d'or sur la table de chevet du marchand.

Maintenant, il fallait prier pour qu'Eredil aie eu plus de chance à Bree. Peut être était il même déjà en route pour la Vieille Forêt. Cirion et Elesgorn rejoignirent leur auberge. Les rayons du soleil commençaient déjà à bercer le paysage d'une lumière fraîche. La rosée matinale était déjà passé. Il devrait partir très vite. L'air frais lui éclaira les idées. En sortant du Roi Ivre, il se dirigea vers "Le Vieux Sud", pour regagner la chambre ou dormait Elesgorn depuis une semaine. En poussant la porte, ils purent voir Tuor torse nue, ronflant en compagnie d'une bien jolie demoiselle fort peu vêtie. Le temps n'avait pas plus d'emprise sur celui qui avait insulté publiquement le roi qu'il n'en avait eu sur le voleur qu'avait été Elesgorn. Tout deux avaient les mêmes travers et les mêmes qualités que six mois plus tôt, quant ils les avaient libérés des geôles d'Annuminas. Avec un sourire en coin, les deux hommes s'installèrent au cœur de la pièce et commencèrent à chuchoter.

"Que comptes tu faire, donc ? Si le marchand dit vrai tu as beaucoup de retard sur le voleur, et qui plus est, certains se seront peut être rendu compte avant toi de la destination de ce dernier."

"Je sais. Je pense que de toutes façons si je ne pars pas d'ici la nuit j'aurais presque épuisé toutes mes chances. Voilà ce que je vais faire donc. Je vais partir d'ici deux heures, le temps de faire du tri, de dormir un peu et d'attendre l'ouverture des portes. Je pars directement pour la vieille forêt, les Hauts de Galgals sont dangereux et trop exposé pour que celui que je poursuis n'y reste. Donc si le marchand dit la vérité, sa prochaine étape sera la Vieille Forêt. Je n'espère pas l'y débusquer. Beleg lui même n'aurait pas réussi alors le jeune Edaïn que je suis ne pourra jamais rivaliser avec le plus grand chasseur de tout les temps. Je vais plutôt prier pour qu'il suive le chemin que j'espère qu'il suivra et ce faisant, je glanerais un maximum d'informations."

"Tu veux qu'on t'accompagne ?"

"Tu l'as dis toi même, Tuor ne peut pas quitter Tharbad pour l'instant. Cependant, si jamais la vigilance des gardes devaient faiblir, n'hésiter pas à quitter la ville. Allez vers Bree, peut être y retrouverez vous Eredil. Si c'est le cas, dites lui de ne pas m'attendre et partez avec lui vers la Vieille Forêt, votre aide me sera utile, ainsi que toutes les informations qu'aura su glaner notre ami commun."

Un grognement interrompit la discussion. La masse musculaire impressionnante de Tuor se déplacer mollement. L'ancien bûcheron s'étira lentement mais sûrement, se claqua quelques baffes et posa un regard pétillant sur les deux hommes.

"J'ai entendu le mot départ ! J'en peux plus moi de cette ville puante ou les putains sont trop chères."

"Ravi de te revoir Tuor. Tu t'attendais à me voir ici ?"

"En fait oui, l'aubergiste m'a prévenu de ton arrivé. Vue que c'est un vieil ami d'Elesgorn... Donc, nous partons aujourd'hui ?"

"Non, interrompit Elesgorn. J'ai eu trop de difficulté à te sortir des geôles pour que tu y retournes dès aujourd'hui. Nous partirons dans trois semaines, à moins que comme Cirion l'a dit, il y ait une ouverture. Si c'est le cas nous appliquerons ton plan."

Cirion le remercia d'un sourire puis s'excusa de sa fatigue. Il ne lui restait qu'une heure de sommeil et il comptait bien en profiter.

Une heure plus tard, le jeune homme se présentait aux portes à dos de cheval. Il n'avait pas autant récupérer qu'il l'espérait mais nécessité ne souffre d'aucun délais comme le disait si bien le proverbe. Les portes venaient d'ouvrir et les gardes encore endormies, le laissèrent passer sans poser la moindres questions sur ce départ matinal. La chance était de son coté, du moins pour l'instant. Le garde l'interpella alors qu'il avait déjà passé les portes, et se trouvait sur le seuil de la cité. Cirion se retourna, et l'homme le fixa longuement. Le cœur du fugitif se mit à battre plus vite, plus fort. Le garde glissa ensuite son regard sur le poste de contrôle, ou les affiches des principaux recherchés étaient placardés, dont la sienne. En un éclair, le visage du garde s'illumina mais au moment ou il ouvrait la bouche, Cirion avait déjà lancer son cheval. Il ne fallait jamais crier victoire trop vite, soupira Cirion.
Là encore, il avait été imprudent. Si personne ne l'avait reconnu la veille, c'était en partie, parce que son visage était marqué par une longue et éreintante chevauchée. Une fois ragaillardie par le bain de la veille, il ressemblait forcément plus à l'affiche de recherche. Tandis qu'il galopait sur le Chemin Vert, il put entendre le hurlement du garde.

"C'est Cirion. Activez vous incapables, il vaut 3.000 pièces d'or en Arthedain."

Trois minutes plus tard, le cor de Tharbad souffla fort. Une nouvelle course poursuite l'attendait avec ces chers limiers, mais comme il avait de l'avance, et comme il irait à la Vieille Forêt, il ne s'inquiétait pas trop. A moins d'être rattrapé sur la route, il atteindrait les Hauts des Galgals avant ses poursuivants et s'enfoncerait dans les bois sous les ténèbres de la nuit.

¤¤¤

Le soupire de Cirion en disait long sur sa détresse. Il n'avait absolument pas envie de repasser par la Vieille Forêt. La dernière fois, il n'avait pas pu y tenir plus d'une semaine. Trop difficile. Cette sensation d'être constamment épié le rendait fou. Il s'était résigné à manger des racines, faut de gibier. Les fruits, peu accueillants, donnaient l'impression d'être gorgés de poison. L'atmosphère était suffocante, et lui rendait les jambes lourdes. Non, il n'avait clairement pas envie de repasser par cet endroit et rien de ces bois ne lui avait manqué depuis sa première fuite de Bree, avant qu'il n'arrive à Annuminas, quand il avait treize ans.
De plus, il devrait abandonner la monture. Elle ne pourrait jamais suivre son allure dans les bois et le ralentirait. C'était un coup dur de se débarrasser d'une telle bête, bien qu'il l'eu volé deux semaines plus tôt à un soldat. Sa musculature était impressionnante. Chaque muscle se dessinait proprement sur la totalité de son corps. Il avait l'allure fier des grands coureurs et par deux fois lui avait permis de semer ses poursuivants. Il l'avait nommé pied velu, puis-qu’autour de ses sabots s’amassaient les touffes de poils noirs. Il avait la crinière douce et le pas léger. Une vraie bête comme il était rare d'en trouver. Son précédent possesseur devait la regretter amèrement, mais bon, il n'avait qu'à pas se vanter dans la taverne d'avoir la meilleur monture de Rhûdaur. C'était de sa faute.
D'un air làs, Cirion enleva la selle de la monture, récupéra son fourreau, ses épées, ses quelques paquetages et détacha les rênes.

"Adieu l'ami, toi et moi, nous nous serons bien amusé tout les deux mais de trop grands dangers m'attendent pour que tu me rejoignes."

La bête lâcha un hennissement étouffé et Cirion prit cela comme le signe qu'elle avait compris. Il flatta une dernière fois son encolure, et pénétra dans les bois, un poids sur le cœur. Aussi, il ne vit pas la bête le suivre dans ces bois attrayants qui pour elle, ne représentait aucune menace, et il ne sut jamais qu'après quelques jours d'errance, elle trouva un nouveau maître en la personne du vieux Tom Bombadil et que celui-ci sut s'occuper d'elle de sorte que jamais elle ne manqua de rien.

Pour l'heure, Cirion était dans les ténèbres des bois et si il avait appris une chose de son précédent séjour, c'est qu'il ne fallait se fier aux arbres ni durant la nuit, ni durant le jour. Aussi, il lui faudrait trouver une clairière si il ressentait le besoin de se reposer. Cependant, durant ses marches, il ne pouvait marcher au sol et ce pour plusieurs raisons. Pour commencer, le voleur était un homme averti et si il entendait le gémissement de la terre, il se terrerait dans l'ombre. De plus, ce qu'il risquait d'y croiser ne serait ni très amical, ni très inoffensif. Enfin, il ne devait laisser aucune trace de son passage ici, histoire que même si les limiers le suivraient jusque dans les bois, ils abandonnent la course. Il grimpa au premier arbre venu, les sens aux aguets. Celui-ci semblait fiable. Puis, il passa de branche en branche, d'arbre en arbre. La forêt était si drue, les troncs si proche les uns des autres qu'il n'avait aucune difficulté à avancer. Sa technique était peu commune mais fonctionnait bien. Quiconque aurait pu l'observer aurait dit sans aucun doute qu'il était né dans les bois. C'était vrai. Dans son village natal, grimper était aussi important que manier l'épée, car l'activité permettait de chasser et de se mettre à l'abris.
Jamais cependant il ne pouvait s'attarder ni même relâcher sa vigilance, de peur que traîtreusement, la branche casse ou le vent ne le renverse. Il ne fallait jamais se fier à ce qu'on savait, une fois dans la Vieille Forêt, et si il subissait ces règles, il comptait bien les faire subir à ses concurrents....

Quand après plusieurs jours, il fut enfin de l'autre coté, il lâcha un soupire de soulagement. Il avait du sortir juste à coté du Pont aux arbalètes. C'était l'un des seuls points de passage du Brandevin. Sinon, il fallait passer par le gué de Sarn qui serait bien gardé, car était un poste de frontière. Or, le Ponts aux arbalètes n'en serait pas, puisqu'il n'était pas la limite de l'Arthedain. Seuls les semi-hommes surveillaient ce pont, sous la consigne du Roi Argeleb II qui en leur cédant la Comté, leur confia l'entretient du passage. Aussi ce serait l'endroit le plus sûr pour le voleur si il voulait passer le fleuve. Les hobbits ne se souciant pas des grands tracas du monde.
Juste au Nord du Pont se trouvait la ville de Stock. Ce serait l'endroit parfait, puisque le passage de tout étranger par le Pont y serait commenté comme le faisait si bien les semi-hommes et que le voleur pourrait y faire escale.

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Elrond Peredhel
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MessageSujet: Re: EVENT ARTEFACT (Flashback) - La Chasse au Voleur de Glamdring et Orcrist est ouverte !   Mar 19 Juil - 15:03

L'ombre tombait lourdement sur l'orée des bois. L'air était lourd, et le ciel voilé cachait à la vue de tous la totalité de ses gemmes. Elladan était rapidement arrivé à la Vieille Forêt. Comme il s'y attendait, il n'y avait ici absolument personne. Il jeta un dernier regard derrière lui, puis il mit un pied à terre, caressant sa monture pour le remercier de l'avoir porté si vite à sa destination. Après un instant ou deux, il murmura quelques mots en elfique, et son cheval s'en alla lentement pour paître aux environs dans le silence des ombres, attendant le retour de son maître pour repartir loin d'ici. Une fois seul, l'elfe considéra le bois. C'était un lieu étrange aux frondaisons noueuses et opaques. La forêt était vaste et profonde. Des choses mystérieuses s'y dissimulaient... ainsi que notre cambrioleur. Vue de l'extérieur, la Vieille Forêt était figée, comme glacée dans l'éternité sous l'injonction d'une volonté inflexible et ancienne. À l'intérieur, le temps lui-même semblait avoir cessé de s'écouler, dessinant comme une enclave dans le monde qui se trouvait arrachée au devenir et à la corruption. Il régnait ici une magie puissante, plus puissante même que celle des siens ou de son père, et Elladan sentait en son cœur qu'il n'était rien parmi les arbres et qu'il courrait le même danger en les pénétrant que le plus simples des badauds. Il hésita un instant, envahi par le doute. Ne valait-il mieux pas faire demi-tour et revenir bientôt avec des renforts ? Ne risquait-il pas de perdre ici plus que les Eldar ne pourraient gagner en récupérant leurs biens ? Le risque était grand, toutefois, qu'il ait été suivi depuis Bree. Peut-être la Vieille Forêt serait-elle bientôt le lieu de toutes les battues de la contrée, avec tous les risques qu'une telle situation ne manquerait pas de provoquer. Elladan ne pouvait se permettre de perdre le peu de temps qu'il lui restait, car ce dernier constituait son seul véritable avantage. Bientôt, les chasseurs de primes et les mercenaires seraient trop nombreux pour qu'il puisse satisfaire la quête qui était la sienne. Il devait donc gagner la Vieille Forêt au plus vite, pour prendre conseil auprès de Tom Bonbadil. Mais cette entreprise n'était pas sans dangers. La demeure de Tom se trouvait, aux dires des légendes, au coeur de la forêt, Elladan ne s'y était jamais rendu, et il n'en connaissait pas le chemin. Les arbres malveillants de ce pays pourraient le perdre. Et peut-être même plus... Ainsi, bien qu'il soit un des Noldor les plus impétueux et les plus braves à fouler encore le sol de la Terre du Milieu, Elladan ressentait la peur gagner son âme. C'était une morsure intime qu'il ne connaissait pas et qui le répugnait, maintenant qu'il la ressentait pour la première fois. Mais la vérité était là : une peur lente et sinueuse infusait en lui comme un puissant et noir venin. Cet endroit était hostile, même pour un enfant des Eldar, car il grondait ici une colère tacite qui menaçait les intrus qui franchissaient les arbres. Ces derniers semblaient mauvais ou, à tout le moins, farouchement hostiles à toutes les formes de vies extérieures aux bois. Elladan aimait les arbres, comme chacun des siens le fait mais, quant à eux, ceux qui poussaient ici ne semblaient pas l'aimer ni être particulièrement bien disposé à son égard. Sa race ne lui permettrait pas de parvenir à ses fins. Il ne devait compter que sur son intelligence, sa connaissance des choses qui poussent, et aussi l'ardeur de son âme.

Le Prince inspira un grand bol d'air pour se donner du courage. Il retira sa capuche pour avancer à visage découvert, puis il s'engouffra lentement dans la nuit que dessinaient les arbres en suivant un vieux sentier qu'il était difficile de percevoir au milieu des feuillages. Il était armé, mais ses lames demeuraient dans leurs fourreaux, de même que ses flèches et son arc. Il ne voulait pas offenser la forêt ni la provoquer davantage, et il avait décidé d'avancer en témoignant sa bienveillance, les paumes libres et l'âme innocente. Il avançait donc, pas après pas, silencieusement, gravement. Il touchait les troncs des arbres, s'arrêtait pour les caresser et tenter de comprendre leurs langages. Malgré toutes ces précautions, Elladan savait qu'il n'était pas le bienvenu et que son sort tenait à un fil. Parfois, quelques bruits venus des feuillages ou des broussailles le figeaient dans sa marche. Il ne sursautait jamais, car tous ses sens aiguisés étaient à l'affût et percevaient les moindres variations des environs dans l'air. Toutefois, après que ces bruits étranges soient survenus, il restait immobile plusieurs minutes, comme pour montrer qu'il ne craignait rien des habitants de ce monde, qu'ils soient bêtes, végétaux ou autres, et qu'il ne demandait qu'à faire son chemin sans encombre. Il marcha ainsi longtemps, si longtemps même qu'il perdit peu à peu la notion du temps écoulé depuis son intrusion sous les bois. Un son étrange sifflait dans ses oreilles et commençait de lui donner la nausée... Il prit sur lui de continuer, avec la même démarche, la même fermeté, jusqu'à ce que, au détour du sentier, il se trouve confronté à un choix difficile.

Son chemin se séparait en trois routes. La première, sur la droite, découvrait enfin un peu de lumière parmi les ombres et devait donner au loin sur une petite clairière où des oiseaux chantaient. Le second, au milieu, laissait entendre un bruit plus grave, c'était la conversation des arbres qui semblaient s'entretenir du sort à réserver à l'intrus. Le dernier, enfin, découvrait un passage particulièrement sombre et obstrué par de nombreux arbres. Elladan considéra la situation avec gravité, sachant quels étaient les enjeux de son choix. Le premier chemin, à coup sûr, semblait plus sûr, et c'était précisément pour cette raison qu'il était résolu à l'éviter. Les arbres de cette forêt, en effet, n'étaient pas seulement dotés d'une volonté forte. Ils étaient aussi malicieux et suffisamment puissants pour abuser les sens de ceux qui s'engouffraient trop loin sous leurs frondaisons en jouant des apparences et en suscitant chez les voyageurs imprudents ce qu'on appelle communément des hallucinations. Aussi cette voie était-elle trop belle pour être vraie, et Elladan ne fut pas séduit par le mirage. La voie la plus à droite semblait devoir opposer une résistance terrible, et le passage lui-même semblait impossible, tant les arbres noueux s'étaient liés pour barrer la voie et retarder la progression. De plus, il régnait dans ce chemin parsemé d'obstacles une obscurité effrayante à même de décourager les cœurs les plus vaillants. Enfin, il y avait le chemin du milieu, sans doute le moins dangereux des trois, où le sort du prince elfe pourrait être laissé à la discrétion des arbres qui, quoiqu'ils soient des créatures mystérieuses et sans doute hostiles, seraient aussi très lents à décider quoi faire du fils d'Elrond. Aussi ce dernier espérait-il pouvoir, en cas de besoin, gagner leur confiance en faisant valoir son ascendance et les motifs de sa venue. Il réfléchit encore un instant, observa les trois chemins, et suivit celui qui lui semblait le plus à même de le conduire à la demeure de Tom Bombadil. Alors qu'il s'avançait vers son but, il murmura dans le silence oppressant des ombres quelques vers qu'il avait entendus autrefois chez les siens :

"Oh, errants dans la terre obscurcie
Ne désespérez point!
Car, si ténébreuses qu'elles soient,
Toutes les forêts existantes doivent se terminer enfin
Et voir passer le soleil découvert :
Le soleil couchant, le soleil levant,
La fin du jour ou le jour commencé,
Car à l'ouest ou à l'est toutes les forêts doivent s'éclaircir..."
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Durzog
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MessageSujet: Re: EVENT ARTEFACT (Flashback) - La Chasse au Voleur de Glamdring et Orcrist est ouverte !   Mar 19 Juil - 16:00

Tout s’était terminé comme prévu, plus ou moins. L’archer, encore en vie, peinait à se déplacer mais était tout de même parvenu à faire retentir son cor, ce qui alerta une troupe de cavaliers non loin. Je pouvais déjà les voir approcher et le temps se faisait de plus en plus précieux par ici. Après un bref regard vers mon loup, qui me fixa un instant dans les yeux, ce dernier fonça sur l’archer et l’acheva. De mon côté, l’homme qui se dressait contre moi, encore debout, fut saisi par une peur si violente qu’il lâcha son arme. Quelques secondes plus tard, l’homme était au sol, mort. Les cavaliers approchaient toujours et ils étaient nombreux. Cinq hommes et cinq chevaux, une force assez conséquente pour me forcer à reculer.

« Ca suffit… Y en a marre de vos conneries ! » pensai-je à voix haute.

La folie qui commençait à disparaître de mon regard après la fin de ce court combat sembla reprendre de plus belle. L’excitation prenait le dessus sur la raison, peu à peu. C’était là la faiblesse d’un orc, d’une créature qui n’a jamais eu et n’aura jamais le temps de devenir un excellent guerrier. Hommes, nains et elfes, tous disposaient du temps nécessaire à l’apprentissage requis pour devenir un redoutable combattant, mais ce n’était nullement le cas pour nous autres les orcs. Avoir une trentaine d’années était un exploit, et diriger à cet âge l’était encore plus. Toutefois, nous avions aussi notre atout. Cette fureur, cette rage, bien souvent elle causait notre perte, mais parfois, pour les meilleurs d’entre nous, elle nous permettait de comprendre certaines choses, de nous améliorer, de nous perfectionner. Et alors qu’elle m’envahissait à nouveau comme une peur effroyable, cette folie me poussa au combat. Je devais fuir, ou au moins reculer, mais j’en étais incapable. Le loup lui-même, symbole de bestialité et de férocité, de courage et de fierté, avait déjà fui depuis plusieurs secondes. Je me retrouvais là, seul, du côté Est du gué. Mon cimeterre tomba à terre comme si les agissements de ma main ne m’appartenaient plus. Bientôt, mes jambes commencèrent à bouger, se déplaçant, de plus en plus vite. Et finalement, tout devint noir, sombre et dénué de sens. Je m’étais abandonné à cette folie que je connaissais bien : Durzog le Fou, c’était mon nom au sein de mon clan, mais jamais elle n’avait été aussi forte, aussi prononcée.

Quelques minutes plus tard.. ou peut-être quelques secondes, je l’ignore, je repris connaissance au milieu du combat que je souhaitais éviter. J’avais utilisé une bonne dizaine de flèches sur les cavaliers lorsque ceux-ci m’avaient chargé, et mon loup m’avait rejoint à nouveau. Poursuivi par les cavaliers qui n’étaient pas blessés ou morts, ou dont la monture n’avait pas été touchée par une flèche, le combat continuait. Ces cavaliers ne disposaient que d’une épée, ils n’avaient aucune chance. Fuyant sur mon loup, je continuais de les harceler de flèches. Même s’ils étaient plus rapides, plus ils se rapprochaient, plus mes tirs se faisaient précis. Combiné à la vitesse de leur monture, l’impact produit par les flèches devenait monstrueux et souvent décisif. J’avais confiance en mes compétences et j’espérais pouvoir tous les tuer avant d’être à court de flèches. Le cas échéant, il faudrait probablement terminer à l’épée… Que je n’avais plus. Le dernier encore en vie, toutefois, serait celui que j’utiliserais pour obtenir les informations que je désirais.


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Nôrin Ier
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MessageSujet: Re: EVENT ARTEFACT (Flashback) - La Chasse au Voleur de Glamdring et Orcrist est ouverte !   Jeu 21 Juil - 3:29


Farim
Bras droit du roi de Karak Azul ¤ Buveur de bière professionnel



Cette vieille forêt n'allait pas être une partie de plaisir pour le nain. Depuis maintenant plus d'une heure, il marchait tout droit sans s'arrêter, mais rien ne semblait changer dans le décor. Farim ne connaissait pas beaucoup de choses sur cette forêt, il se souvenait seulement d'un certain Tom Bombadil quelqu'un d'assez étrange et qui sembleait vivre dans le coeur de cette forêt. Son objectif était de trouver cet homme qui connaissait sûrement très bien l'endroit et pourrait peut-être l'aider. Plus il avancait plus les arbres semblaient agiter, des mots étranges accompagnent le sifflement du vent, mais le nain ne voulait pas croire ses oreilles. Il se disait toujours que c'était son aventure dans la forêt de Fangorn qui l'avait marqué et que c'était seulement des hallucinations.

La fatigue et la soif avaient commencé à prendre le dessus sur Farim et résister n'était pas la solution, car ces deux choses étaient ses faiblesses. Il était grand temps pour lui de boire un bon petit coup et de dormir. Ne voulant pas changer ses habitudes, même dans un tel endroit, le nain pris le temps de boire une litre ou peut être deux de bière puis entra dans un profond sommeil.

Tout le paysage avait tout d'un coup basculer pour laisser place à un autre endroit qui semblerait être de la même forêt, mais la différence était claire. Les bois étaient très sombres et les arbres étaient très près l'un de l'autre. Farim respirait difficilement, car l'air semblait diminuer et le soleil avait totalement disparu laissant au nain un champ de vision limité. Un arbre géant se dressait en plein milieu des autres, ses branches étalées s'élevaient comme des arbres tendus à plusieurs doigts et son tronc s'ouvrait en large fissure laissant deviner son âge. Le nain n'avait jamais vu un arbre d'une telle ampleur...

Les épées sont très bien cachée et nous nous n'allons pas lâcher.
Ces armes tomberaient dans les mains de celui qui en a le plus besoin et qui le méritera.
L'adversaire pourrait peut-être s'en emparé, mais en le suivant tu gagneras.


En entendant ces mots Farim fit projeter de son sommeil, l'arbre avait au fait parler avec lui dans son rêve. En se réveillant encore sous le choc de se cauchemar, il avait remarqué que tous les arbres étaient en train de le regardaient. Ah non ! Peut être qu'il a commencé vraiment à halluciner? Il devait reprendre son chemin au plus vite, mais à sa plus grande surprise, le sentier s'était multiplié et il avait maintenant la possibilité de choisir entre trois chemins. Le premier sur sa gauche était le plus sombre des trois, les arbres y étaient très rapproché l'un de l'autre et le soleil y était impossible à distinguer. Celui à sa droite laissait voir un paradis, avec une herbe soyeuse, des fleurs de tout genre et un air très pur, mais ce sentier était un piège et le nain en était quasiment sûr et certain. Celui du milieu était le chemin le plus étrange des trois, car de là se dégageait un grand pouvoir. Le sentier était praticable et en regardant de plus près, on pouvait voir des traces de pas. Peut être que s'étaient les traces de cet elfe qu'il avait rencontré dans le Poney Frigant, il devait le suivre comme cet arbre l'avait dit?

Ah non ! c'était impossible pour un nain de suivre le même chemin qu'un elfe. Pensait-il

Son roi avait toujours dit qu'avant d'être récompensé il fait toujours passer beaucoup d'épreuve. C'est pour cela que Farim avait décidé de suivre le chemin sur sa gauche, le plus sombre des trois. Il devait faire confiance aux paroles de Norin et non pas à ceux d'un arbre qui parle.


Précédemment sur BTDD: Derathor, Thranduil, Le Roi sorcier d'Angmar.

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Leoden
Prince des Vertueux

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MessageSujet: Re: EVENT ARTEFACT (Flashback) - La Chasse au Voleur de Glamdring et Orcrist est ouverte !   Jeu 21 Juil - 23:21

Cela ne faisait pas deux heures qu’il était dans les bois que Leoden savait déjà être venu pour rien. Il y avait effectivement du monde dans la foret. Beaucoup trop pour que le voleur soit encore présent, si jamais il était venu ici un jour.

De véritable battu s’était organiser et un groupe de gens de Bree le prirent même pour le voleur. Il s’en tira après de longues minutes de discussion durant lesquelles sa main ne quitta pas le pommeau de son épée, prêt à toute éventualité. Il se rendit rapidement compte que pareil éclat de voix retentissait un peu partout, chacun accusant l’autre d’être le voleur. La situation devenait explosive et il se dit rapidement qu’il était temps de mettre les voiles, même s’il n’avait hélas guère d’autres pistes.

Il s’approchait de la lisière lorsque la conversation d’un groupe d’homme l’interpella. Ils faisaient référence à une vieille foret apriori hanté. Si bien qu’une moitié du groupe refusé obstinément d’y aller. L’autre moitié, plus enthousiaste, ne semblait néanmoins pas très encline à y aller en si petit nombre. Leoden resta un moment caché non loin du groupe, écoutant pour obtenir plus d’indication. Le bois était réputé hanté. Qu’à cela ne tiennent, il en faudrait plus pour arrêter le jeune roi. Au fil de la conversation il obtint suffisamment d’information pour avoir une bonne idée de la position de la vieille foret.

Pressant le pas, il bondit sur le dos de Sleipnir sitôt la route atteint. La traque continuée.

HRP:
 


"Des chefs de guerre, il y en a de toutes sortes. Des bons, des mauvais, des pleines cagettes, il y en a. Mais une fois de temps en temps, il en sort un. Exceptionnel. Un héros. Une légende. Des chefs comme ça, il y en a presque jamais. Mais tu sais ce qu'ils ont tous en commun ? Tu sais ce que c'est, leur pouvoir secret ? Ils ne se battent que pour la dignité des faibles"
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Cirion
L’Égaré - Le Voleur d'Âme - Commandant de l'Œil

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MessageSujet: Re: EVENT ARTEFACT (Flashback) - La Chasse au Voleur de Glamdring et Orcrist est ouverte !   Ven 22 Juil - 14:23

Le Perchoir Doré était la plus vieille auberge de la Comté. Seulement voilà, comme la Comté n'était pas si vieille que ça, le Perchoir Doré n'avait pas vraiment eu le temps d'attirer la clientèle. Autour de quelques tables se trouvaient assis quelques hobbits qui ayant abandonnés temporairement leurs outils et leurs travaux se rafraîchissaient à l'ombre. Autour d'une bière mousseuse, ils retrouvaient alors le courage de reprendre le travail jusque tard le soir et c'était pourquoi l'auberge était à moitié vide. Bien que les hobbits y défilassent en grand nombre, ils se relayaient continuellement de sorte que pas plus d'une dizaine de personne n'était présent en même temps.
Quand Cirion franchit le pas de la porte, il sut tout de suite que l'endroit ne serait pas son genre. Le plafond était bas, à peine deux mètres et il était tout heureux alors d'être un homme petit. Les fenêtres étaient trop nombreuses, éclairant chaque recoin de la pièce et il n'y avait pas la moindres filles. En plus de ça, il n'aimait pas la déco. Les murs étaient ornés de nombreux tableaux, et la pièce était dans l'ensemble trop bien entretenu pour qu'il s'y plaise.

Néanmoins, Cirion savait qu'il n'était pas ici pour prendre du bon temps et que de toutes manières, il faudrait s'en contenter. Il commanda une bière et s'assit au bar. Ce serait sans doute de là sa seule façon de tirer les informations qui lui fallait. Le barman lui servit une bière mousseuse, au goût étrangement doux. Décidément, il ne comprendrait jamais les coutumes des semi-hommes. Le fugitif attendit quelques peu mais rien ne semblait indiquer que le proprio viendrait faire causette. Aussi, décida t-il de tendre l'oreille à la table se trouvant juste derrière lui.

"Je l'ai déjà raconté des dizaines de fois mais je veux bien recommencer."

L'assemblée salua la déclaration. Il y avait chez les hobbits une véritable passion pour les histoires si bien qu'ils se moquaient d'en connaître la fin pourvue qu'elle soit bien raconter. Aussi, content de l'attention qu'on lui portait, le vieil hobbit reprit la parole.

"J'étais avec mon garçon Adalgar. On était de l'autre coté du pont, près de la Vieille Forêt. C'est un endroit bizarre là-bas, les créatures y vivent sont dangereuses de ce que l'on entend dire. Pourtant, rien n'est plus étrange que ce que j'y ai vu. C'était des grandes gens."

L'assemblée retenait alors son souffle. Cirion de son coté, prêtait l'oreille autant qu'il pouvait. Si il s'agissait de son voleur, alors, enfin, il aurait une preuve tangible, et une indication claire de la direction à prendre. Le hobbit reprenait.

"Oui, oui des grandes gens, on en voit souvent par ici, et ils sont comme ils ont toujours été, quelques peu dangereux si je puis dire et même si on leur doit beaucoup, je dois reconnaître que je me passerais d'en croiser un dans une rue sombre qui sait ce qui pourrait m'arriver. C'était là des hommes du Roi et je n'en avais aucun doute puisqu'ils portaient son sceau. Il est rare de voir ces hommes de ce coté si mais ils semblaient avoir capturer un bandit ou un voleur."

Si captivé qu'il était, Cirion serrait de plus en plus fort sa pinte. Était ce possible ? Depuis quand le Roi Mallor s'intéressait il à ce point au voleur. L'esprit du fugitif tournait à mille à l'heure, évaluant les possibilités, calculant les probabilités. Mallor avait une armée et une puissance considérable mais il l'avait toujours cru trop occupé à garder ses frontières pour s'engager dans une chasse à l'homme. Les autres rois courraient ils après le voleur ? Les hobbits de leur coté, avaient réagit en un tonnerre de chuchotement et tous à présent écouter le vieux bougre. Celui-ci semblait satisfait d'avoir réussi à tenir l'attention de son auditoire.

"Je ne sais pas trop pourquoi il était pris mais c'était pas le voleur dont tout le monde parle, si tout de moins on peut se fier à ce qu'on dit et on peut de moins en moins le faire. Quoiqu'il en soit, quand j'ai vu qu'il était recherché par les grandes gens j'ai tout de suite chercher à voir si c'était bien le grand voleur et non. Si l'on n'en croit ce qui est dit il a des bottes avec des boucles argentées et celui ci avait de vieilles bottes usées par une longue marche. Il était plus petit que les autres, et avait de long cheveux noirs. Et puis, il avait cet air de bandit qui m'a fait froid dans le dos si vous voyez c'que j'veux dire. Surtout la cicatrice brune qu'il avait à l'avant bras, m'est avis que c'était pas une morsure de chien ça !"
Cirion sursauta, puis soupira. Merde ! Effectivement ce n'était pas le voleur. Du moins pas celui qu'il cherchait. La personne qui sans aucun doute devait prendre le chemin d'Annuminas était Eredil et il avait été pris à Bree. Quant au voleur d'épées ? Il n'y avait plus aucune chance pour qu'il quitte la forêt par ici. Le passage de la garde royale avait dû lui rafraîchir la mémoire quant à ce qui l'attendait si il se faisait rattraper et la Vieille Forêt était le meilleur endroit pour se terrer, même si c'était le plus dangereux. Un choix devait se faire à présent. Si il abandonnait sa poursuite, il était sur de ne jamais voir les épées. Si il abandonnait Eredil, il était sûr de ne jamais le revoir. Merde ! Au même moment, la porte s'ouvrit. Entrèrent deux hommes et leurs visages familiers furent réconfortant. Voilà donc la solution. Immédiatement, il les rejoignit au bar.

"Content de voir que vous avez pût quitter Tharbad. Vos poursuivants ?"

"Tous t'ont suivit et peu restaient à Tharbad pour nous, ils nous ont lâcher à la frontière de l'Arthedain, ils ne veut pas d'ennuie avec Mallos, le roi."

"Bonnes nouvelles, vous êtes au courant pour Eredil ? Vous ne seriez pas ici sinon."

"Effectivement, toute la ville de Bree parlait de sa capture, il a envoyé quatre gardes royaux à l'hôpital. Mon ami, aussi bien que tu lis dans mes pensées je lis dans les tiennes. Nous sommes arrivées aux mêmes conclusions en ce qui concerne le voleur et en ce qui concerne Eredil. Par pour la Vieille Forêt mais fait le sans attendre, j'ai déjà vu plusieurs poursuivants franchir les bois et ils ont une sacré avance. Avec Tuor on va se charger de faire sortir notre ami communl."

¤¤¤¤¤

Au milieu des ténèbres, Cirion aurait volontiers échanger sa place avec celle d'Elesgorn quant il l'eu croiser au Perchoir Doré. L'ombre de la Vieille Forêt le plongeait dans les pires de ses souvenirs. C'était ici, la première fois qu'il avait connu la peur et la terreur. Les arbres se resserraient, toujours plus proche, comme voulant l'enfermer définitivement en ces lieux. La terre se faisait plus sèche, plus lourde, comme souhaitant vouloir ralentir sa marche en enserrant ses chevilles entre de lourdes chaînes de fer. L'air chargé, semblait vouloir l'étrangler et le priver de tout oxygène. Tout laissait entrevoir un funeste sort et pourtant, un pas après l'autre, Cirion avançait, préférant se concentrer sur les épées et sur la cause, juste, de sa quête. Si il abandonnait maintenant, alors, tout ce qu'il avait vécu depuis le début de cette aventure serait vain, et si Eredil se faisait exécuter, il serait mort pour rien. Cette perspective rendait l'échec insoutenable et le poussait à ne jamais s'arrêter, à ne jamais regarder en arrière. Si il réussissait cependant, si il emportait ne serait ce que l'une des deux épées, sa quête serait couronnée de succès. Il avait besoin d'au moins une de ces deux épées car elles seules pourraient le protéger plus longtemps contre les limiers et les soldats. Au delà de sa réputation en Arnor, il était aussi connu en Rhovanion pour quelques méfaits de jeunesse. Sans une lame pareille pour défense, il se ferait tôt ou tard rattrapé et tué. Cette perspective rendait la victoire nécessaire, et le poussait à avancer, toujours et encore, à tourner son regard vers l'avant.

Alors qu'il semblait perdu au cœur de la forêt, il tomba sur des traces de pas. L'une était profondément ancrée dans le sol et épaisse. Sans nulles doutes celle d'un nain. De par leur corpulence et leur physique incroyable, ils étaient les seuls à pouvoir se déplacer en portant une telle charge. De plus, l'épaisseurs des traces laissait entrevoir des bottes grossières et plus large que la moyenne. Les nains avaient sept doigt de pieds. Ni les elfes ni les hommes ni les hobbits par conséquents ne pouvaient laisser de telles empruntes. Ce ne pouvait être un animal ni un orc qui plus est. Non, c'était un nain et vu la profondeur, le nain se déplaçait lentement, suivant les traces de l'autre ?
L'autre, c'était un elfe, sans aucun doute là encore. Enfin, si, ç'aurait pu être un hobbit mais ceux ci craignaient la Vieille Forêt. Ça aurait pu être un homme mais la probabilité était faible. Les hommes craignent la Vieille Forêt et ceux qui s'y aventurent sont rares. De plus, les marques laissaient supposer une démarche légère, feutrée et vive. Les hommes de Bree étaient des brutes.

Cirion aurait presque put en rire. Penserait il un jour qu'il se jetterait sur les traces d'un nain et d'un elfe au cœur de la Vieille Forêt. Non pas. A partir de maintenant pourtant il fallait être prudent. Cirion grimpa à un arbre. Il avait évité cette option jusqu'à maintenant car il était fatigué et qu'il ne pouvait se permettre de passer à coté de telles traces sans les voir. Maintenant... Il effaça ses traces, qui venaient de rejoindre le sentier et grimpa à un arbre voisin, puis reprit sa route, sautant d'arbres en arbres.Il arriva cependant à un croisement. Le chemin se divisait en trois. Cirion sauta au sol et se plaça au milieu. Le premier, à droite était tout accueillant. Presque trop ? Difficile à dire. Si le voleur était un homme intelligent, il s’attendrait à ce que Cirion pense de cette manière. Le chemin du milieu était plus neutre. Le sentier semblait clairement battu par quelqu'un, le vieux Tom ? Quant à celui de gauche, eh bien personne ne souhaiterait s'y rendre, tout simplement. Il rappelait là encore à Cirion de sombres souvenirs. Les arbres laissaient à peine le passage possible mais Cirion qui grimpait ne s'inquiétait pas de ça. Il était temps de prendre une décision.

Il n'aimait pas l'idée de la voie du milieu, et pas l'odeur de la voie de droite. Il restait donc celle de gauche ? Son père lui disait toujours de suivre le chemin du danger, mais pas inconsidérément. Il semblerait que le moment était venu d'écouter enfin son paternel. Grimpant dans les arbres, il se remit en route et d'arbres en arbres, s'enfonça sur les traces du nain.
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Sauronne
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MessageSujet: Re: EVENT ARTEFACT (Flashback) - La Chasse au Voleur de Glamdring et Orcrist est ouverte !   Lun 25 Juil - 15:02

MJ


La clarté de la clairière où se trouvait la chaumière de l’un des personnages les plus mystérieux de la Terre du Milieu détonnait énormément par rapport au chemin, sombre, touffu et dangereux, qui y menait. Devant la porte de la chaumière, il attendait. Vêtu d’une salopette en tissu vert, d’une chemise beige et coiffé d’un chapeau de paille, Tom Bombadil mâchouillait une pousse de blé tout en observant le chemin qui menait à lui. Ses pieds étaient chaussés dans des bottes en cuir brun clair qui avaient connu de meilleurs jours et ses cheveux roux dépassaient de sous son chapeau. Mais ses yeux étaient rieurs et ils le furent encore plus lorsqu’arriva le premier voyageur.

Viens vite Baie d’Or ! Viens vite ! Nous avons de la visite !!

Et il accouru vers l’étranger – un Elfe de haute lignée – tandis que la dénommée Baie d’Or sortait à son tour de la chaumière. Elle portait une robe d’un vert qui mettait autant ses cheveux blonds que ses yeux bleus clairs en valeur. Elle avait tout d’une Elfe, tant elle était belle et radieuse. Elle rejoignait Tom tandis que celui-ci s’écriait :

Regarde !! Un autre !! Nous avons un autre petit invité !! Tom Bombadil, Bombadillon !!

Et de courir vers ce dernier – un Nain cette fois – et de danser autour de lui, Baie d’Or le suivant de près. Ils allaient de l'un à l’autre voyageur, Tom chantant dans une langue étrange autour d’eux et Baie d’Or dansant et leur répandant des pétales de fleurs sur leurs habits.

Encore un !! Oh oui encore un et Tom sait qu’il n’en aura plus d’autres, oh oui !!

Et en effet, le dernier voyageur arriva – un homme – ébloui par la lumière après avoir traversé les ténèbres de la Vieille Forêt. Alors, les rôles s’inversèrent entre les deux protagonistes ; ce fut Baie d’Or qui se mit à chanter d’une voix claire comme l’eau de la rivière et Tom Bombadil qui se mit à danser autour du groupe. Les trois personnages étaient en proie à un afflux de sentiments contradictoires. En effet, fatigue, étonnement, émerveillement, stupeur… Tout se mêlait en eux et Tom et Baie d’Or le voyaient bien. Aussi, cette dernière leur apporta à boire et à manger tout en déclamant de boire l’eau pure de la rivière et de manger les fruits des arbres de la forêt, car celle-ci les a jugé nobles et à même d’arriver jusqu’à eux. Sur quoi, Tom renchérit :

Nobles ils sont, oh oui !! Mais méritent-ils les épées du Voleur ? Ça nous devons encore en juger, oh oui Tom Bombadil !!

Baie d’Or se mit alors de côté avec son panier de fruits et sa cruche d’eau et Tom fit face aux trois voyageurs. Ces derniers, disposés l’un à côté de l’autre devant lui, le regardaient d’un air à la fois intrigué et dans l’attente de ce qui allait suivre. Tom reprit, de sa voix toujours aussi joyeuse :

Tom Bombadil est contre la guerre. Tom Bombadil est contre la violence. Tom Bombadil est contre le sang qui coule et répand la tristesse dans les foyers du monde. Mais Tom Bombadil a quand même accueillit chez lui le Voleur des Trolls car lui a su réparer l’injustice faite à ses épées de légende ! Et Tom Bombadil, bien que contre la guerre, a su reconnaître de suite les épées-sœurs : Glamdring, le Marteau à Ennemis et Orcrist, le Fendoir à Orques !! De telles épées ne doivent pas être dans des grottes puantes et sombres, oh non ! De telles épées doivent revenir à des hommes preux, nobles et courageux ! A des hommes de bien ! Alors le Voleur a dit à Tom et Baie d’Or qu’il confiera ses épées à celui qui saura trouver la réponse aux énigmes de Tom ! Oh oui, Tom Bombadil, Bombadillon !! Car il sait que Tom saura trouver des énigmes dignes de ces épées et de leur histoire ! Grande histoire, grande richesse et grand pouvoir sur les forces du Mal, elles ont, oh oui !! Mais qui saura répondre juste à mes énigmes ?! C’est ce que nous allons voir, oh oui !! Et maintenant, commençons !!

Le joyeux et étrange personnage sautilla vers l’Elfe. Il tourna autour de lui, le scrutant des pieds à la tête, tout en chantonnant :

Noble Elfe Elladan oh oui, Tom Bombadil, Bombadillon !! De la Dernière Maison Libre à l’Ouest des Monts Brumeux, tu viens !! Fils du grand et sage Seigneur Elrond, tu connais les arbres et sais leur parler à la manière des Elfes, oh oui, mais pas à la manière de Tom Bombadil, ça non ! Des trois, tu es celui qui mériterait le plus les épées mais sauras-tu trouver la bonne réponse à cette énigme ?! La voici et écoutes-bien car Tom Bombadil ne répète jamais rien !

« Un seul des quatre éléments me constituent ;
En un âge fort reculé, témoin je fus ;
Du sommeil d’Ilúvatar ils s’éveillèrent ;
Et les étoiles du ciel ils contemplèrent…

Qui suis-je ? »



Puis Tom laissa Elladan réfléchir et sautilla vers le Nain. A nouveau, il tourna autour de lui, le scrutant des pieds à la tête, tout en chantonnant :

Courageux et robuste Farim, oh oui, Tom Bombadil, Bombadillon !! De Karak Azul tu viens et un long voyage tu as fait pour ses épées !! Tom Bombadil te félicite pour ta persévérance mais se demande pourquoi tu les veux tant car elles sont l’héritage des Elfes et non des Nains !! Mais tu as trouvé Tom et Baie d’Or !! Alors es-tu peut-être digne des épées ?! Peut-être oui, peut-être !! Voici ton énigme !!


« Un grand navire je fus ;
Maintes lieues sur les mers je parcourus ;
Avec mon Maître jusqu’à Valinor nous allâmes ;
Sous ma bannière brillant d’une vive flamme.

Qui suis-je ? »



Enfin, Tom abandonna Farim pour sautiller vers l’homme. Encore une fois, il tourna autour de lui, le scrutant des pieds à la tête, tout en chantonnant :

Un voyageur assurément tu es, Cirion, oh oui, Tom Bombadil, Bombadillon !! Tu aimes les tiens et te préoccupent beaucoup d’eux, les cachant aux yeux mal intentionnés !! Crois-tu que les épées t’aideront dans ta quête ? Peut-être, qui sais, peut-être !! Voici ton énigme, jeune Cirion !!

« Issu d’une grande fratrie je suis ;
Le plus violent et le plus emporté je suis ;
Près d’un Lac, mes gens et moi-même nous installèrent ;
Et les Nains nous rencontrèrent.

Qui suis-je ? »



Puis Tom Bombadil plongea dans un profond silence et seuls alors les chants des oiseaux venaient troubler les réflexions d’Elladan, Farim et Cirion…




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Elrond Peredhel
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MessageSujet: Re: EVENT ARTEFACT (Flashback) - La Chasse au Voleur de Glamdring et Orcrist est ouverte !   Jeu 28 Juil - 11:20

Les premiers mètres furent difficiles. Les bois faisaient barrage à la progression d'Elladan, et l'air était lourd. Mais comme son courage ne dépérissait point, et qu'il faisait toujours effort pour avancer dans la nuit sous la forêt, sa bravoure fut comme récompensée. Les arbres semblèrent petit à petit se mouvoir eux-même, les racines se déliaient, les troncs s'écartaient, le sentier lui même ondulait lentement, comme sous le commandement d'un antique sortilège. Elladan poussa toujours plus loin, voyant que la forêt lui faisait grâce et l'acceptait chez elle. Pour un temps. Bientôt, il aperçut quelques éclats lumineux filtrant à travers les branchages. Il poursuivit son chemin, du même pas lent et fier, jusqu'à ce que la végétation se découvre tout à fait et s'ouvre sur une clairière où baignait une merveilleuse lumière. Le coeur d'Elladan fut rassuré, empli de joie. À peine eut-il eu le temps de fermer les yeux pour profiter de la brise et du feu solaire qu'il entendit un chant se rapprocher de lui. Bientôt, un être sémillant aux joues roses et portant un grand chapeau se rapprocha de lui. Elladan s'inclina, comme il sied aux Eldar qui rencontrent des êtres plus nobles qu'eux. Tom s'approcha et semblait parler avec quelqu'un, Baie d'Or, qui s'approchait à présent. L'elfe comprit alors qu'il n'était pas seul, et qu'ils avaient été nombreux à suivre son chemin dans la forêt. Il vit derrière lui arriver un nain, le même que celui qu'il avait rencontré dans la taverne à Bree. Sa présence ne le rassura guère, car les nains étaient toujours porteurs d'excès en tous genres qui n'avaient pas leur place en cette noble demeure. Puis un homme sortit également des bois. Il était vêtu pauvrement et semblait être un rôdeur ou un vagabond comme il y en a des centaines qui courent dans le Nord. Le Prince craignait que la situation ne se tende quelque peu, mais Tom, fidèle à la joie que content les légendes, ne semblait guère préoccupé par la situation. Deux épées pour trois curieux, c'était assurément un curieux de trop, mais Tom sautillait toujours autour de l'elfe, et tandis qu'il bondissait en le scrutant, il commença à jouer.

Une énigme... pensa Elladan en son fort intérieur. Ainsi est-ce la résolution que Tom propose pour le conflit qui s'annonce ? C'était à tout prendre la solution la meilleure, car elle faisait l'économie des moyens plus extrêmes qui auraient très vite pu venir à l'esprit du nain et de l'homme. Toute la question était de savoir si les voyageurs qui s'étaient présentés à la demeure de Tom joueraient jusqu'au bout le jeu de leur hôte, et s'ils ne tenteraient pas, à un moment ou à un autre, d'aller plus loin que les règles que ce seigneur a établies... Tandis que l'elfe réfléchissait à toutes ces choses, l'esprit de la forêt le considérait d'un oeil curieux. Il avait déjà posé sa devinette, et exigeait une réponse. Elladan se remémora ses mots et hésita d'abord à répondre. La solution semblait par trop évidente, lui, le descendant des premiers des Eldar immortels sous le ciel. Mais il avait beau retourner l'énigme dans un sens ou dans l'autre, la même réponse, toujours, revenait à son esprit. Avec un sourire au coin de l'oeil et une voix claire, il se risqua donc à répondre :

"Je suis le Cuiviénen, le Lac de l'Éveil, Tom. Je ne suis fait que d'eau. Dans le secret et à la barbe du Noir Ennemi du monde j'ai assisté à l'éveil des Quendi, les Premiers enfants d'Iluvatar. C'était aux premiers jours du Premier Âge, jadis, et les Elfes de mes ancêtres contemplèrent longtemps les étoiles en ces lieux, car ils les trouvaient belles".
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Cirion
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MessageSujet: Re: EVENT ARTEFACT (Flashback) - La Chasse au Voleur de Glamdring et Orcrist est ouverte !   Mar 2 Aoû - 13:25

Dès qu'il eu fait un pas sur le sentier, Cirion réalisa tout de suite qu'il avait pris le bon chemin. Quelque chose semblait l'attirer a travers la route sinueuse, par delà des arbres mauvais et de leurs traîtres racines. C'était précisément à cause de cette intuition qu'il s'était interrompu dans sa marche. Il s'était arrêté d'un coup sec, pétrifié, et les sens en alertes, attendaient. Cette route n'était pas sûre. C'était même la pire des trois chemins qu'il avait croisé plus tôt. Un sentiment d'impatience traversait la forêt. Une brise souffla dans son dos. Cirion fit volte face, et dégaina, mais il n'y avait rien d'autres que les quelques feuilles mortes qui tourbillonnaient dans les airs. Le bruit du vent dans les arbres semblait être un rire lointain. Cirion sentit la température monter. Ses vêtements lui collaient à la peau, ses cheveux étaient trempés de sueur. Le sol semblait bouger sous ses pas. Sa respiration se fit plus difficile et plus saccadée, il manquait d'air. Alarmé, Cirion regarda dans tout les sens. Il revivait le calvaire de son dernier séjour ici ou le sentiment d'oppression qu'il avait ressenti l'avait presque rendu fou. Il grimpa maladroitement au premier arbre venu. Toujours plus haut, plus vite, il finit par sortir du feuillage épais de ce grand chêne et se retrouva enfin à l'air libre. Une brise légère vint caresser sa peau tandis que les rayons du soleil le réchauffait doucement. Après tant de jours sans ciel ni lumière, le pâle soleil d'automne était une véritable bénédiction. Il resta suspendu dans les airs un instant, puis tomba. La branche avait cassé dans un bruit sonore. Cirion tomba au ralenti. Sous son corps, il sentait une multitude de branche qui se brisaient les unes après les autres. Ce fut sans doute ce qui le sauva, car malgré les bleus et les contusions, sa chute fut amortie, mais présentement, il atterrit lourdement sur le sol et s'évanouit.

¤

Quant il se réveilla sa tête le brûlait encore et la forêt était plus sombre que jamais. Ni la lumière de la Lune ni celle des étoiles franchissaient le rideau de feuilles. En automne, les arbres ne perdaient pas les feuilles dans cet endroit, ou presque pas. C'était entre autre, l'une des particularités de la forêt. Immédiatement, Cirion se redressa. Les ombres semblaient ramper vers lui. Il avait perdu du temps, beaucoup trop. Désormais, l'elfe et le nain devait avoir une avance conséquente. Au lieu de le déprimer, cette pensée lui donna de la force. Il refusait d'abandonner. Une flamme sembla s'allumer au fond de lui et pris de l'ampleur jusqu'à ce qu'un brasier ardent vint lui réchauffer le cœur. Encouragé, Cirion s'élança sur le sentier en courant. Il était rapide et curieusement, cette nuit là, la forêt semblait l'encourager à avancer. Ses pas étaient légers, sa course régulière, il comptait bien combler son retard avant l'aube. Chaque foulée rendait les traces du nain plus nettes et plus fraîches. Quand l'arrivée du soleil apporta un peu de lumière, Cirion ralentit sa course. Les traces étaient à présent distinctes. Elles battaient le sentier avec force et vigueur. Il avait dû refaire son avance. Peut être même était il plus proche du nain qu'il ne l'avait été avant son accident. Désormais il n'avait plus à aller vite. Le feu qui brûlait en lui plus tôt n'était plus que braises. Inutile de se presser, mieux valait être en fin de course, car ainsi, il laissait les autres courir le danger. Tandis même que cette pensée effleurait son esprit, les arbres semblèrent s'écarter, comme pour le laisser passer. Le sentier se faisait plus net, comme battu régulièrement par un visiteur. Un visiteur, sans doute pas. Une vieille légende racontait qu'un esprit habitait ces forêts. Un esprit bienveillant qui gardait son pays fermé pour empêcher les arbres d'étendre leur pouvoir. Sans doute était il sur ses traces. Et, c'était lui alors, le voleur ? Cirion douta. Pas à pas, il laissa les arbres derrière lui pour déboucher sur une petite colline. Les arbres semblaient ne pas avoir d'emprise sur ce lieu, et rien ne poussait sur plusieurs mètres, autre que de l'herbe et des fleurs. La lumière inonda le visage de Cirion. Cela faisait une éternité qu'il n'avait vu un tel soleil. Il laissa la chaleur envahir son corps, puis posa son regard sur la clairière. Il y avait le nain. Cirion sourit. Le petit homme le fixait d'un air curieux, du moins, c'est ce qu'il lui semblait. A coté de lui se dressait une haute silhouette, majestueuse, comme un prince de jadis. Et c'était bel et bien un prince, puisqu'il s'agissait d'Elladan, fils du semi-elfe Elrond, seigneur de la dernière maison simple à l'ouest de la Terre du Milieu. Il le regardait avec un air bien elfique celui là, songea Cirion. Il avait pu discerner d'autres traces que celles du nain mais elles n'étaient jamais bien nettes, et cela lui paraissait évident, maintenant qu'il voyait la légèreté de l'elfe. Devant eux se dressaient deux personnages. L'une était sans doute la plus belle femme que Cirion eut jamais vu. Chacun de ses traits semblaient dégager charme et élégance et son rire était doux. Au delà cependant de son portrait, elle l'emplissait d'un sentiment d'apaisement et d'harmonie. Il aurait pu rester là, il le savait, à contempler cette magnifique silhouette jusque la fin de ses jours. A ses cotés se tenait un homme ou tout du moins semblait il l'être. Il contrastait furieusement avec l'apparence de la jeune femme. Il était bourru, de gauche, et pourtant le même éclat provenait de sa personne. Il était moins beau mais plus accessible, moins rayonnait mais plus chaleureux. A cet instant précis, Cirion venait de rencontrer pour la première fois Tom Bombadil.

¤¤

Des énigmes ! Au fond de lui, Cirion jura. Comment pourrait il rivaliser avec un elfe immortel et un nain centenaire en énigme. Un sentiment d'injustice germait au fond de lui, et de la colère. Il refusait de se voir écarter ainsi de la course, après tant d'effort, sur un simple coup du sort. Il écouta les trois énigmes avec attention puis les fit tourner dans son esprit. Il fallait réfléchir. La ou la connaissance manque, il reste l'intellect. Pourquoi une énigme ? Pour entrer en possession de deux épées. Quelles épées ? Des épées elfiques. Donc, les énigmes devraient logiquement être liées aux elfes. Il repassa les trois énigmes dans son esprit. Elrond donna sa réponse. Oui, c'était bien ce qu'il pensait. Les deux énigmes de ses compagnons d'infortune étaient faciles. Tout Edaïn qu'il était, il connaissait l'existence du lac Cuiviénen, et celle de l'autre aussi. Si toutes les énigmes étaient donc liées aux elfes, il lui fallait chercher la réponse chez les elfes. Une grande fratrie elfique ? Ses maigres connaissances lui semblaient à présent bien futiles. De toutes les fratries elfiques, il n'en connaissait qu'une. Ce serait tout ou rien. Lequel de ces sept enfants étaient le plus ténébreux ? Maglor était le plus doux. C'était par ailleurs le plus grand mestre que la Terre du Milieu eu jamais connu. Il s'opposait à la volonté de ses frères et ne se complaisait pas dans le sang. Un en moins. Amrod et Amras s'étaient installés au cœur du Beleriand, loin des Montagnes Bleues et des nains. Deux de moins. Maedhros avait perdu son arrogance suite à sa captivité. Encore un de moins. Et maintenant ? Celegorm ? Curufin ? Caranthir ? Tout les trois étaient mauvais, mais si ses souvenirs étaient exacts, Celegorm et Curufin avaient été présent lors de la ruine de Nargothrond et ainsi, ils s'éloignaient loin des nains des Montagnes Bleues. Il ne restait plus que...

"Caranthir."

Il avait prononcé le nom sans réfléchir, dans le déroulement logique de sa pensée, et il regrettait à présent d'avoir parlé si vite. Il haussa finalement les épaules. De toutes façons, il ne trouverait pas de meilleure réponse.
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Nôrin Ier
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MessageSujet: Re: EVENT ARTEFACT (Flashback) - La Chasse au Voleur de Glamdring et Orcrist est ouverte !   Mer 3 Aoû - 17:13

Le sentier était totalement sombre, il faisait environ deux mètres de largeur et à cause de ça on ne pouvait pas marcher sans toucher aux branches d'arbres. La peur avait commencé à prendre le dessus, mais il essayait toujours de ralentir cette sensation avec quelques gorgées de bière. Il ne voulait pas se faire attraper par un de ces arbres qui semblaient l'espionné durant sa marche. Le nain ne voulait plus sortir sa hâche se disant qu'en faisant cela il dérangera les esprits de la forêt. Quelques minutes plus tard, Farim marchait encore sur le même sentier, mais cette fois les bois avaient commencé à le déranger plus que d'habitude. La vitesse de ses pas avait commencé à augmenter, il pensait que c'était la fin et qu'il n'allait plus s'en sortir. Il ne pouvait presque plus rien voir et c'était là, que tout avait changé d'un seul coup. Le paysage ténébreux avait disparu laissant place à quelque chose de merveilleux. Les arbres avaient disparu d'un coup, on pouvait maintenant voir le ciel qui était d'un bleu intense. On dirait qu'on était dans le lieu de rassemblement de tous les animaux de la forêt, car plusieurs types y étaient. Les oiseaux volaient en petit groupe et gazouillaient sans arrêt et les insectes, ces créatures répugnantes selon Farim lui semblaient dotés de quelque chose de spécial dans cet endroit.

Après avoir bien avancé pour arriver devant une maison faite en bois où le voleur semblait être caché Farim décida de regarder autour de lui. En tournant sa tête vers la gauche, il pu apercevoir un homme qui en regardant plus attentivement ses vêtements semblaient être un rôdeur ou quelque chose du genre. à sa droite se trouvait un elfe qui semblait être le même que celui du Poney Fringant. Le nain n'avait pas cru ses yeux.

<< Nous y voila pauvre elfe, je vais te..... >> Dit Farim en se faisant interrompre par une autre personne.

La légende était donc vraie, le fameux Tom Bombadil le gardien de la vieille forêt existait donc réellement. Farim n'avait aucun doute que s'était lui, car rare étaient les personnes comme lui. Il avait un aspect et un caractère que nul autre sur la terre du milieu n'avait. Le nain était enfin arrivé à la dernière case de cette quête, les épées étaient juste là en possession de Tom et il devait les prendres, mais une dernière épreuve l'attendait. Ce n'était pas un combat ou une épreuve de force, car l'ami des animaux n'aimait pas cela. Chacun des trois arrivés devait répondre à une devinette et celui qui répondrait juste se verra attribuer les épées. La devinette de Farim n'était pas facile, car elle son histoire remontait à un temps très ancien, mais le nain n'avait pas le choix et il devait répondre. Il prit donc une gorgée de bière tout en réfléchissant à ce qu'il avait étudié à Kazad Dum.

<< Ah oui ! J'ai trouvé ! Le Vingilot le navire d'Earendil non? >> Répondit Farim en regardant attentivement Tom Bombadil.


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MessageSujet: Re: EVENT ARTEFACT (Flashback) - La Chasse au Voleur de Glamdring et Orcrist est ouverte !   Mer 3 Aoû - 17:44

MJ - Tom Bombadil



Tom Bombadil sautilla d'abord vers Elladan, car il était le premier à répondre à son énigme. Alors qu'il posait ses énigmes aux deux autres concurrents, Elladan avait eu le temps pour réfléchir. Lorsqu'il dit sa réponse, Tom frappa vivement dans ses mains tout en riant aux éclats:

Oui, bravo !! Très bonne réponse, Prince des Noldor !!

Tom s'enquit ensuite de Farim, mais il vit que ce dernier avait encore besoin de temps; aussi se dirigea-t-il vers Cirion. A nouveau, lorsqu'il entendit la réponse, il s'exclama tout en riant aux éclats et en applaudissant:

Caranthir !! Oui oui, c'est magnifique !! Très bonne réponse du jeune voyageur !!

Enfin il retourna vers le Nain et attendit sa réponse, qui finalement, vint à lui et à nouveau, il partit d'un grand rire et frappa dans ses mains:

Le Vingilot !! Noble navire oh ouiii !! Bravo c'est ça, bravo !!!

Il se jucha sur une souche d'arbre et, cessa de battre des mains, il reprit, plus posément:

Trois bonnes réponses, Baie d'Or ! Ces jeunes gens sont plein de ressources et connaissent l'Histoire !! Voici une nouvelle énigme pour chacun de vous !!

Sautant à bas de sa souche, il s'avança vers Elladan et lui posa sa nouvelle énigme:

Restée libre et suivre mes propres désirs je voulais,
Pour ma survie, vers le Sud je me suis enfuie,
A la lisière d'un royaume je m'établis,
Car soif de ce que j'haïssais le plus j'avais.
Qui suis-je ?


Puis il se tourna vers Farim, sautilla autour de lui, heureux d'avoir quelqu'un à sa taille, puis lui dicta son énigme:

Ecuyer d'un grand Roi j'étais,
A sa mort j'assistais,
Puis à l'Est des Montagnes j'allais,
Remettre à un enfant ce qui lui revenait.
Qui suis-je ?


Enfin, Tom posa sa dernière et ultime énigme à Cirion, en le fixant de ses grands yeux bleus rieurs:

A l'Est d'Arda je me trouvais,
le théâtre d'un grand évènement je fus,
mais hélas je reste pour beaucoup inconnue,
même de ceux que, la première, je portais.
Qui suis-je ?




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MessageSujet: Re: EVENT ARTEFACT (Flashback) - La Chasse au Voleur de Glamdring et Orcrist est ouverte !   Jeu 4 Aoû - 21:57

La première réaction d'Elladan fut de sourire. Quel soulagement, en effet, que d'avoir trouvé la réponse à la première énigme ! Voyant Tom sautiller autour de lui et battre des mains, il se rassura sur son sort et considéra son comparse nain, près de lui, avec un air à la fois sémillant et dédaigneux. Le jeune elfe était tout à sa joie d'avoir répondu juste, et fier aussi de sa réussite. Aussi cherchait-il à décourager ses adversaires en laissant croire par une impression du regard que leur sort était scellé et qu'ils ne parviendraient pas à rivaliser avec son érudition. Sa fierté, toutefois, fut rapidement balayée, car le nain trouva la réponse exacte à son énigme et le vagabond en fit de même. Sans doute Tom avait-il favorisé ces participants, car il était évident, du moins aux yeux du Noldo, que leurs questions étaient plus simples que la leur. Il eût un instant l'idée de s'en formaliser et de protester devant Tom, mais il craignait assurément de défier la sagesse de cette étrange divinité ou de s'écarter un tant soit peu du chemin qu'il avait décidé. Tom voulait des énigmes, et il fallait le suivre dans son jeu, quel qu'en soit le prix.

Fort de son premier succès, Elladan essuya la seconde énigme comme l'arbre essuie la tempête. Sa formulation obscure et ses termes vagues poussèrent sa pensée loin aux confins de sa mémoire des contes et légendes d'Arda. Plusieurs secondes s'écoulèrent, longues comme des heures, et le regard de Tom se faisant toujours plus inquisiteur à mesure que le temps coulait, Elladan crût qu'il serait bientôt défait. Toutefois, au dernier instant, un frisson malsain parcourut son corps à la façon d'un spasme. Son être se hérissa, ses yeux se voilèrent, et il y eut dans sa bouche comme un goût de poison. Il fixa Tom dans les yeux. Son regard était mélancolique et sombre. Il grondait au plus profond de lui une colère nouvelle et secrète que l'énigme avait attisée. Elladan siffla entre ses dents, comme s'il s'agissait d'un juron infâme pour ses propres lèvres :

"Je suis Ungoliant, Mère des Araignées aux noirs crochets et buveuse de Lumière. J'ai trahi par avidité le Noir Ennemi du Monde, et l'on dit que je me suis consumée moi-même dans ma faim infinie !".
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MessageSujet: Re: EVENT ARTEFACT (Flashback) - La Chasse au Voleur de Glamdring et Orcrist est ouverte !   Ven 5 Aoû - 3:45

La réponse fut juste pour le nain qui sourit tout en regardant l'elfe lui faisant passer le message qu'il n'était pas facile de le vaincre, même dans ce genre d'épreuve. Ce Cirion aussi n'était pas du genre à plaisanter puisqu'il avait lui aussi donné la bonne réponse. Tous les trois concurrents étaient encore en course et cela n'était pas en faveur du nain, car tout n'est pas encore joué. Ils devaient maintenant répondre à une autre devinette de Tom Bombadil. En écoutant les trois dernières questions du gardien de la vieille forêt, un grand stress s'était emparé de Farim. Il n'avait même pas bien écouter la devinette qu'il lui était attribué, mais malgré cela il était dans tous ses états. Il devait avoir ces épées ou même l'une d'entre elle qui n'était rien d'autre qu'Orcrist, c'était le fondoir à orques que son roi méritait d'avoir. Aux mains de ce Cirion, on ne pouvait pas savoir s'il allait l'utiliser pour la bonne cause. Peut être qu'un jour cet homme utilisera ces épées pour tuer les gens du bien et aux mains de ces maudits elfes, elles resteront à jamais cacher dans leur ville introuvable, elles ne serviront à rien. Il devait maintenant trouver la bonne réponse, car Tom bombadil attendait avec impatience. Un écuyer, qui s'est rendu à l'Est des montagnes après avoir vu son maître périr pour donner un objet de valeur à un enfant. La devinette était très simple aux yeux du nain. C'était en réalité le stress qui l'avait ralenti un peu et non pas la difficulté.

<< Ne sous estimez pas les nains, car eux aussi sont très cultivés. >> Dit-il en regardant l'elfe droit dans les yeux.

<< Je suis Ohtar l'écuyer d'Isildur, j'étais présent dans la bataille des champs d'Iris. Je pris les tronçons de Narsil avec moi à Fondcombe pour les donner à Valandil le plus jeune fils d'Isildur qui n'était rien d'autre qu'un enfant. >>

Quelques goûtes de sueur sont apparu sur le visage du nain, il allait maintenant attendre Cirion pour répondre avant de savoir s'il allait rentrer ou non avec les épées. Son estomac avait aussi commencé à gargouiller à cause de la quantité de bière qu'il avait bu durant cette aventure. Il voulait rentrer maintenant pour manger les très bonnes côtelettes de poulet de Karak Azul et prendre une bonne semaine de sommeil.


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Cirion
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MessageSujet: Re: EVENT ARTEFACT (Flashback) - La Chasse au Voleur de Glamdring et Orcrist est ouverte !   Ven 5 Aoû - 17:29

Quand Tom Bombadil bondit dans tout les sens, Cirion crût immédiatement qu'un gagnant avait été trouvé. Et, comme l'elfe, dont la question était bien évidement la plus simple, avait trouvé la bonne réponse, il se tendit. Tout ce travail pour rien. Ses poings se serrèrent, il se mordit la joue, jusqu'à ce que le gout du sang se fasse sentir. Il fronça les sourcils et regarda l'elfe à la dérobé. Si grand, si fier, si assuré, si arrogant. Une bouffée de colère survint en lui, son sang bouillait dans ses veines. Il voulait trancher la tête de ce stupide prince mais il n'était pas fou, il n'aurait aucune chance dans un combat singulier avec un elfe. Ce dernier avait quel âge, deux cents ans ? Mille ans ? Cinq milles ans ? Des rumeurs disaient que le maître des Havres Gris, Cirdan, avait plus de sept milles ans et qu'il était là au commencement du monde, avant le Soleil et la Lune. Face à temps d'entraînement et d'expérience, les quelques dizaines d'années de Cirion ne faisait pas le poids.
Toutefois, il se méprenait. Leur hôte se réjouissait de la culture que ces trois représentants des trois races avaient. Il sautilla vers l'un et vers l'autre pour les féliciter. Cirion eu l'impression qu'un feu d'artifice explosait à l'intérieur de lui. Il se sentait gonflé de fierté. Lui, l'enfant des rues, habile aux énigmes ? Qui l'aurait cru ?

Néanmoins, il n'y avait pas trois épées, ni même trois récompenses, malheureusement. Dans cette lutte, le combat ne pouvait se finir ainsi et il faudrait que l'un d'entre eux reparte bredouille ce soir. Ses pensées l'empêchèrent de se concentrer sur les énigmes que proposaient Bombadil à ses concurrents, et il ne se rendit compte qu'au dernier moment que c'était son tour. L'énigme que posa Bombadil lui parut plus dure que la première. Il se demandait pourquoi il avait toujours la plus difficile. Il réfléchit longuement, puis replongea dans ses souvenirs.

¤¤

"Pallando, mon vieil ami !"

"Telemar, je suis content de te revoir."

L'homme sur le seuil de la maison était grand, vêtu d'une longue cape bleu marine et d'un chapeau pointu. Une longue barbe blanche cascadait sur sa poitrine, et contrastait avec ce regard brun. Les deux hommes se prirent dans les bras et se sourirent longuement. De toutes évidences, il s'agissait là de retrouvailles. Tout deux semblaient ne pas s'être revu depuis bien longtemps. Du haut de ses six ans, Cirion n'avait jamais vu cet homme.

"Papa, papa, qui est ce monsieur !"

"Cet vieux barbu mon fils, est un magicien. Il est un vieil ami à moi et nous avions autrefois voyagé ensemble. Pallando, je te présente mon fils Cirion."

Le mage baissa son regard sur l'enfant. Jeune, les cheveux bouclés, le teint bronzé et le regard aussi brun que son paternel. Il était le portrait craché de son père. Il sourit entre sa barbe et passa la porte. Tout deux s'installèrent autour d'une table, tandis que Cressia leur servait à chacun un verre de vin. La jeune femme s'installa avec eux et les écouta discuter. D'abord, tout deux se remémorèrent leurs anciens souvenirs, puis, ils abordèrent des sujets plus sérieux.

"Que viens tu faire par ici, il y a une éternité que nous ne t'avions vu. On raconte que tu étais parti loin, dans l'est."

"Et c'est le cas, je me suis absenté durant quarante ans, et je m'attendais à te revoir vieux et décrépi mais le dunedain jamais ne faiblit et j'en suis heureux. A soixante dix ans, tu pourrais battre le pays avec moi à nouveau et je ne doutes pas que tu tiendrais la route. Si tu veux tout savoir, je me suis rendu à Utumno, un vestige des temps anciens."

Devant les sourcils froncés de son hôte, Pallando poursuivit.

"Loin à l'Est de la Terre du Milieu, plus à l'Est encore que le Rhûn se trouve un vaste monde dépeuplé et sauvage. Ma route ma conduit loin, à des milles et des milles d'ici jusqu'à la vieille forteresse. C'était le bastion de Morgoth, le Noir Ennemie, première calamité du monde et elle avait été détruite, du moins en apparence lors de la capture de Melkor par les grands valars, dieux d'Arda. J'essayais de m'expliquer la survie de Sauron à la destruction de la capitale, et j'ai découvert dans l'ombre et les ténèbres de nombreux cachots. Cela m'a permit de faire bon nombre d'études et je rapportes mes ouvrages à Imladris, dans le cas ou je devrais disparaître."

"Je vois, qu'à tu donc appris de si important pour faire un si long voyage ?"

"Je pense que c'est là que le mal est né. Que c'est en cet endroit que Morgoth a créé les orcs en corrompant les elfes, et qu'il a réuni ses Balrogs."

Un frisson parcourut Telemar. Un tel endroit devait effectivement être bien dangereux et bien sombre. Il entrevoyait à présent, qui était réellement Pallando, et quel était son dessein.

¤¤

"Loin à l'Est, se trouve Utumno, le vieille forteresse de Morgoth, son premier bastion. Elle enfanta les orcs mais fut assiégé par l'armée divine des valars. Je suis Utumno."
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MessageSujet: Re: EVENT ARTEFACT (Flashback) - La Chasse au Voleur de Glamdring et Orcrist est ouverte !   Ven 5 Aoû - 18:41

MJ


Elladan, Farim et Cirion avaient répondu à leur énigme. Tom sautillait toujours tandis que Baie d'Or restait calme, assise sur une souche d'arme, une lumineux sourire sur son visage. Tom se tourna tout à coup vers elle et lui lança:

Baie d'Or ! Merveilleuse et lumineuse Baie d'Or ! Va quérir notre invité ! Il va pouvoir donner les épées qu'il a volé à deux de nos trois amis !

Baie d'Or se leva avec grâce et disparu un court instant dans la chaumière. A son retour, une personne la suivait. Il était de taille moyenne, ni trapu, ni maigre. Tout habillé de noir, sa capuche lourdement rabattu sur son visage de sorte que seules ses lèvres fines et roses s'aperçevaient, il était chaussé de ces fameuses bottes en cuir à la boucle d'or. Tom alors s'avança vers lui et le présenta:

Voici votre Voleur ! Je serais le seul à connaître sa véritable identité, car il a promit de continuer à voler aux trolls et à chercher des trésors de légendes. De lui, vous ne saurez rien, ne verrez rien mais n'entendrez que sa voix, car il va remettre les deux épées à deux d'entres vous !! L'une ira au Prince Noldo Elladan, fils du sage Elrond en sa demeure d'Imladris! La seconde ira au fier Nain Farim de Karak Azul ! Mais à présent, la parole est au Voleur !

Et Tom s'effaça, laissant la place au Voleur. Celui-ci s'avança d'abord vers Cirion. Il posa sa main sur son épaule gauche et lui dit:

J'ai entendu vos deux énigmes. Vous avez malheureusement donné la mauvaise réponse à la seconde. Vous m'en voyez navré mais peut-être trouverez-vous un jour un trésor encore plus inestimables que Glamdring et Orcrist...

Sa voix était douce et grave en même temps. Ce personnage était autant une énigme à part entière que celles que leur avait posé Tom Bombadil. Puis il se dirigea vers Farim:

Maître Nain, vous avez bien du courage d'avoir quitté vos montagnes et de vous être ainsi enfoncé dans les bois. Ceux-ci ne sont guère accueillants, surtout pour le gens de votre peuple. Mais vous avez su répondre correctement à vos deux énigmes. Aussi je vous confère la garde d'Orcrist. Prenez grand soin de cette épée de légende...

Orcrist:
 

Enfin le Voleur s'avança vers Elladan. Arrivé devant lui, il fit marque d'un grand respect envers le fils d'Elrond et s'inclina devant lui tant en posant sa main droite sur son coeur:

Prince Elladan, fils du grand Seigneur Elrond, la noblesse de votre père transparaît déjà en vous. Vous êtes arrivé jusqu'ici en premier et avez répondu correctement à vos deux énigmes. Aussi je suis fier de vous conférer Glamdring. Puisse-t-elle repousser vos ennemis comme elle le fit au temps jadis...

Glamdring:
 

Puis le Voleur s'en retourna vers Tom et Baie d'Or, les remercia et leur dit encore quelques mots que les trois protagonistes ne purent entendre, et s'en alla en courant de part les bois... Les épées avaient trouvé de nouveaux maîtres bien plus dignes d'elles. La chasse au voleur et aux énigmes était terminée.




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Personnages joués sur Le Tiers Âge
: Le Nécromancien (alias Sauronne)

DC sur le Tiers Âge : Gandalf le Gris
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MessageSujet: Re: EVENT ARTEFACT (Flashback) - La Chasse au Voleur de Glamdring et Orcrist est ouverte !   

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EVENT ARTEFACT (Flashback) - La Chasse au Voleur de Glamdring et Orcrist est ouverte !
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