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 De nouvelles richesses. [Flashback]

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Durzog
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▌INSCRIT LE : 16/03/2016
▌VOTRE AGE : 21
▌MESSAGES : 218
▌RACE : Gobelin
▌CITATION : L'âge des Hommes est terminé. Le temps des Orcs est arrivé.

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MessageSujet: De nouvelles richesses. [Flashback]   Ven 27 Mai - 14:05


Les steppes enneigées de l'Angmar, un terrible mais magnifique environnement, parfaitement propice à la destruction et à la guerre. Cet événement eut lieu quelques semaines avant que je ne parte en direction des Landes d'Etten pour y rencontrer les Gobelins et les Hommes résidant en ce lieu. J'avais ordonné à une partie de mes soldats de m'accompagner pour une mission de reconnaissance au Nord-Est de Gram, débouchant directement sur l'Angmar et l'accès vers Gundabad. Avant de sécuriser le Sud et le passage vers le Rhudaur, nous devions nous assurer de l'état actuel des choses au Nord. Si ce que nous pensions était correct, il fallait s'attendre à quelques groupes de soldats éparpillés dans de petits campements, rien de bien dangereux. Avec un peu moins d'une centaine de guerriers gobelins, l'opération durerait environ deux jours. A la tombée de la nuit, toute la légion se mit en route, quittant Gram en direction du Nord. L'accès à l'Angmar était facile et rapide pour peu que l'on sache emprunter les bons chemins, et c'était notre cas. Sans encombres, nous arrivâmes au pied du Mont Gram quelques heures avant l'aube. Le temps qu'il nous restait avant que le soleil ne se lève - bien que ce dernier ne soit que peu présent en ces territoires abandonnés – fut utilisé pour nous avancer dans les steppes et trouver un endroit où monter notre camp, qui servirait de relai jusqu'à la cité. Une heure à peine fut nécessaire pour monter les quelques cabanes de bois et de tissus qui nous abriteraient du vent, de la neige et de la lumière. Tout comme notre marche, la matinée et le début d'après-midi furent calmes. Les tours de garde s'enchainaient et aucun événement imprévu ne vint troubler notre opération de reconnaissance. Et après m'être fait réveillé par un des Gobelins en charge du sixième tour de garde, qui signifiait l'arrêt du temps de repos, je sonnai le cor, ce qui marqua la reprise de la marche. Tous s'équipèrent et se préparèrent, tandis qu'une dizaine de Gobelins resteraient au camp pour veiller sur les vivres et l'eau, ainsi que pour garder un contact avec la cité de Gram. Tous se dirigèrent alors vers la sortie Est du camp, prêts à s'aventurer définitivement au coeur de l'Angmar. Je me tenais sur une pierre plus en hauteur, avec une vue d'ensemble sur le campement et ma légion.




« Soldats ! » criai-je à la légion gobeline. « Aujourd'hui nous marchons sur l'Angmar, aujourd'hui nous reconnaissons ces terres comme mes terres ! Aujourd'hui, nous faisons passer un message ! Le Royaume de Gram renaît ! Il renaît avec Durzog, le Créateur, à sa tête ! »

Et alors que je terminais mon discours, le Gobelin qui se trouvait derrière moi fit un signe de la main qui ordonnait à tous de faire du bruit. A défaut d'avoir ce charisme naturel, pour le moment, j'avais au moins leur obéissance. Toute la compagnie commença à taper contre le sol ou contre les boucliers, et cela annonça le début de ce bref passage en Angmar. Le but était simple : sécuriser ce territoire et rassembler des informations sur les éventuels dangers qui y résidaient. Outre les trolls, ouargues et loups qui n'oseraient pas s'attaquer à autant de gobelins, nous cherchions des humains qui seraient susceptibles, par la suite, de s'en prendre à mon royaume. Je n'avais nullement la prétention de rassembler les hommes d'Angmar sous mon emblème comme je souhaitais le faire avec ceux des Landes d'Etten, aussi cela jouait en notre faveur : il n'y avait pas à être clément ou à faire preuve de pitié. Avançant en formation, la route sinueuse et instable ne mit pas longtemps à désordonner toute la légion, si bien qu'une longue ligne de gobelins se forma, sur une bonne centaine de mètres. Jouant avec mon fouet à la tête du cortège, je scrutais l'horizon à la recherche de traces humaines. Quelques maisons de pierres et de bois abandonnées, quelques campements en ruines, rien de bien spécial, mais surtout rien d'habité. Peut-être ces gens-là avaient-ils disparu ? Peut-être avaient-ils migré vers des terres au climat plus favorable ? J'avais entendu des histoires, lorsque mon clan vagabondait encore dans les Monts Brumeux, il y a de ça plusieurs années. Selon ces rumeurs, on pouvait trouver des hommes en Angmar, de grands hommes fiers et doués au combat, mais plus intéressant, on pouvait y trouver des magiciens, des sorciers. On les nommait Numénoréens. Plus grands encore que des hommes ordinaires et plus forts encore, voilà ce qu'ils étaient. On racontait même que si une lignée de ces hommes restait pure, ils pouvaient alors disposer de terribles pouvoirs. Personne n'avait su en dire plus, et ce qui fut raconté après cela n'était que légendes et mythes destinés à nous dissuader de nous aventurer par là-bas, par ici. Toutefois, après deux bonnes heures de marche et quelques mésaventures avec des loups sauvages bien trop audacieux, j'aperçus quelque chose à l'horizon. Au détour d'un chemin en haut d'une colline enneigée se déplaçait une petite troupe de soldats. Ordonnant directement à l'ensemble de la légion de se rabattre sur le chemin duquel nous venions, hors de vue des hommes, j'observai ces derniers. La couleur blanche de ma peau me laissait comme invisible dans la neige, tandis que les humains portaient de lourdes armures et de grandes lances, clairement visibles à plus de cent mètres malgré la tempête ambiante, caractéristique de l'Angmar. Une vingtaine tout au plus, mais bien mieux armés et bien mieux équipés que nous. Nous n'avions aucun chance, pas avec si peu de guerriers, et pas sans les forges qui étaient en construction à ce moment-là.




Born, qui m'accompagnait et avait observé la scène avec moi, me fit part de son avis.

« On devrait les contourner, on dirait qu'il s'agit d'une patrouille.. ou un truc dans l'genre. Si on passe par le Nord, on arrivera derrière eux, et ils seront probablement déjà loin le temps qu'on y soit. Qu'en dis-tu ? » demanda-t-il.
« On fait ça. Mais avant, je vais te dire la raison à tout ça, toute cette marche et cette expédition. Je vais avoir besoin d'hommes et de femmes. Des humains qui nous seront fidèles. Si on est là, c'est pour en ramener quelques uns. Je sais pas encore où, mais on va en trouver. On les torturera jusqu'à ce qu'ils soient brisés, jusqu'à ce qu'ils nous aiment et qu'ils nous obéissent. Ensuite commença l'ère des Orcs, celle où nous aurons le contrôle. Mais pour cela, il nous faut des humains. » répondis-je.
« Alors on va t'en trouver. » dit-il en souriant.

D'un signe de la main, les Orcs et Gobelins se mirent en marche dans l'autre sens, reculant sur une cinquantaine de mètres pour emprunter un autre passage menant vers le Nord, le Grand Nord. Si nous continuions dans cette direction pendant un mois, les légendes racontaient que nous pourrions rencontrer des créatures uniques et invincibles, des dragons ou bien même des trolls que la glace a conservé durant des siècles, des millénaires. Tout au Nord était plus dangereux et ce n'était visiblement pas un endroit pour nous. Le temps passa, le temps changea, le blizzard s'intensifia. Nous étions véritablement en Angmar à présent, malgré que cela ne se trouve qu'à quelques dizaines de miles de ma cité. Les Gobelins eux-mêmes peinaient à avancer dans ce climat froid et venteux, et le champs de vision était désormais réduit à une vingtaine de mètres tout au plus. Craignant pour la survie de l'ensemble de mes guerriers qui n'étaient ni équipés ni préparés pour un tel environnement, j'ordonnai la retraite vers le Sud, afin d'établir un nouveau plan de route. Toutefois, ce fut à ce moment-là, en rebroussant chemin et en déviant un peu à l'Ouest, qu'une scène imprévue se dévoila à nous. Un groupe de quatre humains se battaient avec un Grand Ouargue. Nous pouvions à peine distinguer la scène qui se trouvait à une trentaine de mètres de là, et aucun son ne nous parvenait de ce combat. Située derrière un petit ruisseau, la colline qui abritait cette mise à mort serait la clé de cette expédition jusque là infructueuse.




« Capturez-les ! Le Ouargue aussi ! Je les veux tous, et en vie ! Allez vermines ! » criai-je.

L'un des humains parvint apparemment à entendre le son de ma voix et laissa son groupe pour venir à ma rencontre, ignorant tout de sa stupide décision. Il descendit la légère pente de la colline pour atterrir derrière le ruisseau et fut confronté au premier de mes guerriers qui chargeait en direction de l'affrontement avec le Ouargue. Le combat s'engagea avec l'homme, seul.




Bien vite cependant, quelques secondes après, mon soldat fut rejoint par toute la légion qui, à moins d'une dizaine de mètres de l'homme seulement, fut repérée. Un lourd filet de tissu et de fer fut lancé sur l'humain qui tomba au sol. Immobilisé, l'ensemble des guerriers se dirigèrent alors vers le Ouargue et le reste des humains. Encerclant rapidement l'affrontement et brandissant arcs et arbalètes en direction des humains et du Ouargue, tous cessèrent le combat, à l'exception de la créature qui changea de cible pour se rabattre sur les Orcs, bien plus faibles. Toutefois, le même genre de filet fut une fois de plus déployé, clouant la créature au sol, s'emmêlant les pattes dans les fils de fer tressés avec du tissu. Les humains déposèrent les armes à la vue de l'armée gobeline, qui bien que peu nombreuse, avait clairement l'avantage du nombre. Tous furent ligotés, désarmés et attachés avec des chaines à plusieurs gobelins. Le Ouargue, lui, fut attaché sur un traineau de fortune afin d'être trainé jusqu'à Gram. Il s'agissait en fait d'un Grand Ouargue du Nord, le deuxième que j'avais pu voir de ma vie, et je savais leur valeur inouïe. Sans ce filet et sans armes adéquates, il aurait été vain pour nous de tenter de l'attaquer. Sa peau était si épaisse qu'une épée gobeline ne suffirait pas à la transpercer, et les flèches, elles, n'auraient fait que l'égratigner. Il serait donc ramené à Gram pour être dressé, et avec un peu de chance, dans un mois ou deux, il serait prêt à être monté. Nul besoin de dire qu'avec un tel atout, toutes mes actions futures seraient facilitées. Toutefois, pour en revenir aux humains - qui avaient bien moins de valeur -, il s'agissait de deux hommes et deux femmes. Ils étaient relativement bien équipés au niveau des armes et portaient des grosses fourrures ainsi qu'une cotte de maille pour se protéger des coups et du froid. Je ne me montrai pas à eux et la légion reprit sa route. Born dirigea les troupes pour le retour jusqu'au camp et puis jusqu'à Gram, ce qui nous prit deux longues nuits de marche.


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