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 La renaissance d'un forgeron.

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Omendil
Forgeron de niveau 1

Forgeron de niveau 1
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Masculin
▌INSCRIT LE : 19/05/2016
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MessageSujet: La renaissance d'un forgeron.   Lun 23 Mai - 22:16

Nous arrivâmes, moi et Akane, ma chère soeur, à l'entrée des terres du Dorwinion, pays connu pour son commerce fleurissant et son vin, auquel il me fallait absolument goûter. Arrivant par le Sud-Ouest du pays, après avoir longé les montagnes par l'Ouest, je jugeai qu'il était temps de s'arrêter. A la bordure entre deux pays et à seulement une mile de la montagne, le camp de fortune fut monté.

« Très bien. A partir de là, nous sommes au Dorwinion. J'ai entendu dire que ce pays était plus ou moins neutre, mais ils sont tout de même soumis au Gondor. A l'Ouest d'ici se trouve probablement Ilanin, la capitale, et j'ignore où se trouve leur seconde cité principale. » dis-je à Akane.
« Où irons-nous, alors ? As-tu décidé ? » répondit-elle.
« Nous resterons ici, à la bordure. Nous manquons d'argent, nous nous ferons probablement arrêter si nous entrons ainsi dans la capitale. Les gens sauront reconnaître nos origines de l'Est, et je veux avoir une chance de fuir si cela arrive. C'est pourquoi nous resterons ici jusqu'à ce que l'heure vienne pour nous de partir. »
« Je monte la tente, Omen. » dit-elle.
« Très bien, ne m'attends pas pour t'endormir, j'ai quelque chose à faire. Nous nous verrons demain au lever du soleil. Une grosse journée nous attend, crois-moi.. »

Je la laissai là, montant la tente avant de s'endormir, épuisée par le voyage à pied depuis bientôt deux semaines dans le désert. Les vivres que j'avais pu emporter étaient périmés ou consommés, et l'eau nous manquait. Cependant, ce n'était pas là mon principal problème. Que pouvais-je bien faire sans forge ? Quelle était ma valeur et ma monnaie d'échange dans ces terres ?

« Il me reste bien mon marteau de poche.. » chuchotai-je, comme pensant à voix haute. « Ce sera suffisant. Trois ou quatre jours devraient suffire. Oui. C'est ça. Trois jours. »

Ma première nuit en Dorwinion commença donc à ce moment-là, alors que la nuit tombait peu à peu et que les étoiles apparaissaient une à une dans le riche ciel de ce pays. Je me dirigeais vers l'endroit qui me semblait le plus propice à l'accomplissement de ma volonté, une caverne exposée au vent venant du Nord, froid et rapide. A une centaine de mètres seulement de la tente installée par ma soeur, et tout en gardant un oeil sur sa position pour veiller sur elle, je commençais à réunir ce qu'il me faudrait pour poursuivre mon aventure. Je pouvais trouver des pièces en métal dans les montagnes, abandonnées ou bien perdues, parfois en acier ou bien en fer. Je pouvais également abattre du bois grâce à une hache de fortune qu'il me fut facile de fabriquer avec une pierre que j'avais pris le temps d'aiguiser pendant un peu moins d'une heure. A grands renforts de fils de lin qui composaient un de mes vêtements, elle fut assez résistance pour me permettre de réunir suffisamment de bois. A l'aube, j'avais pu rapporter tout ce bois et ce métal trouvé dans la grotte, utilisant mes connaissances en matériaux pour trier le tout. Le fer avec le fer, l'acier avec l'acier, et le bois classé selon sa résistance. Le tout représentait une bonne demi-tonne de matières premières et l'effort produit pour ramener tout cela me conduit à m'endormir peu avant le réveil d'Akane.

Celle-ci comprit bien vite la situation lorsqu'elle repéra le feu que j'avais allumé quelques heures auparavant, et que j'avais entretenu jusqu'ici, dans la caverne. Une fois parvenue jusqu'à moi, son hypothèse fut confirmée : j'étais en train d'établir une forge de fortune. Ce n'était toutefois pas son domaine, mais notre père ayant été un grand forgeron, elle en connaissait les bases. Elle s'était spécialisée dans le commerce, tout comme notre mère, ainsi que nos deux autres soeurs, et elle connaissait la majorité des produits de ce monde, ou du moins de l'Est et des Terres Orientales. Tout comme moi, bien que nous avions volontairement ignoré le sujet depuis quelques jours, elle savait à quel point nous manquions de nourriture et d'eau. Aussi décida-t-elle de chercher le hameau ou village le plus proche. En montant plus haut sur la montagne, elle eut une vue sur tout le Nord. Après quelques minutes d'observations, elle fut en mesure de discerner quelques maisons, quelques fermes et exploitations agricoles, mais aucun village. Partant en direction d'une de ces exploitations qui produisait probablement du vin, à la vue de l'incroyable quantité de vignes sur le terrain, elle prit la décision de voler, ce qu'elle s'était toujours refusée à faire malgré que la pratique soit répandue plus à l'Est du Dorwinion.

« Il y aura bien de la viande, là-bas.. » pensa-t-elle. « Les gens de ce pays ont l'air de vivre dans l'excès et la richesse, je n'ai qu'à passer inaperçu. »

Et c'est ce qu'elle fit. Une fois parvenue à la grande exploitation, elle se faufila dans les vignes, regardant de temps en temps à l'horizon en sortant la tête des plantes pour vérifier qu'il n'y avait personne, et commença à dérober ce qu'elle put. Les raisins furent les premiers à portée de main, suivis de près par des bouts de pain frais trainant sur les rebords d'une fenêtre de la maison principale. Ensuite, ce fut le tour de l'eau qui attendait patiemment dans un grand seau. A une quinzaine de minutes du campement, le trajet retour dura presque le double. Elle arriva alors que je n'étais pas encore réveillé, ne m'étant endormi que depuis une heure, et décida de continuer mon oeuvre. Elle connaissait la façon la plus simple de construire un four assez efficace pour forger du fer : creuser. Elle entama donc de creuser ce qui servirait de four, et qui, nous l'espérions, serait capable de forger quelque chose de décent. Durant plus de trois heures, elle creusa à l'aide de ses mains ou bien de bouts de bois solides, de pierres ou bien même en m'empruntant mon marteau. Nous n'avions ni pelle, ni pioche, ni hache, mais peut-être cela nous serait-il utile à l'avenir. Après trois heures d'effort et un résultat plus que médiocre, elle prit la décision de retourner à la ferme qu'elle venait de piller. Cette fois, ce fut une pelle qu'elle vola dans les vignes, elle avait probablement été laissée ici pour un usage futur qui, du coup, n'aurait assurément pas lieu. A pas légers, elle s'enfuit à nouveau avec une pelle à la main, courant rapidement à travers les arbres pour éviter de se faire voir sur les quelques mètres à découvert.

Je m'étais depuis réveillé et je pus observer avec plaisir le travail qu'elle avait fait, et celui qu'elle avait tenté de faire. Lorsqu'elle revint, toutefois, il n'y eut besoin d'aucun mots pour que je prenne notre nouvel outil et commence à creuser un nouveau trou. Une heure plus tard seulement, et après quelques galères avec des pierres mal placées, un creux d'environ un mètre cinquante se dressait devant nous. Ayant pris soin de le réaliser sur une pente, il fut facile de creuser à l'avant de celui-ci pour en dégager une entrée vers son intérieur. Il fallait faire cuire la terre et éventuellement y disposer des pierres à des endroits importants pour le maintenir en place et s'assurer de sa résistance. Cela occupa le reste de notre première journée ici. Grâce à ma soeur il nous fut aussi possible de manger, bien que pas assez, et de boire. La tente fut déplacée à l'intérieur de la caverne qui fut totalement inspectée et même nettoyée partiellement, tandis que le four de fortune se trouvait à droite de l'entrée de cette nouvelle demeure provisoire. A la nuit tombée, le feu de camp que j'avais fait la veille fut rallumé et amélioré, de sorte à ce que l'on puisse faire cuire de la viande au-dessus. Bien que n'étant pas exceptionnelle, Akane possédait un talent pour la chasse, tout comme elle s'intéressait énormément aux ressources d'origine animale : peaux, os, cornes, yeux, tout ce qui pouvait avoir une valeur marchande. Après avoir taillé quelques javelots de bois, elle partit en quête de viande plus haut dans la montagne. La nuit serait longue pour elle, mais à peine partie, le sommeil vint m'emporter.

« Omen ! Omendil ! Réveille-toi ! J'ai fait cuire un lapin ! Regarde, il est énorme ! » s'écria-t-elle. « On va pouvoir manger pour toute la journée avec ça. » continua-t-elle en rigolant.

Cette ambiance qui régnait était malsaine. Nos deux soeurs étaient encore disparues et nous étions là à attendre une opportunité de se faire une place au sein du Dorwinion au lieu de partir à leur recherche. Enfin, nous ne savions même pas où commencer à chercher, alors à quoi bon. Il était sûrement mieux de nous faire un nom qu'elles pourraient un jour entendre et reconnaître, tout comme je l'avais fait à Mistrand. Sur cette décision douloureuse et après un bon repas, il ne restait désormais qu'une chose à faire : forger. Le four était prêt et il avait chauffé toute la nuit. Plusieurs bouts de métal furent tordus et enroulés autour de solides bouts de bois pour servir de pinces, et le reste du fer fut jeté dans l'enceinte du four par son entrée supérieure. La montée en température du métal fut longue, très longue. Toutefois, ce misérable four de terre et de pierre parvint à faire chauffer le fer suffisamment pour le rendre malléable. Il s'agissait seulement de reforger à partir de vieilles pièces d'équipement et d'armes, j'en étais largement capable, même avec un four de misère.

Ainsi commença la forge de ce qui serait bientôt connu comme le marteau du meilleur forgeron du Dorwinion : « Dorr », la Marteau de l'Est. La chaleur produite par le four n'était pas suffisante, en revanche, pour lier les pièces détachées de fer ensemble et former un bloc malléable. Il fut tout de même possible d'augmenter la ventilation à la base du four grâce à un trou, ce qui permit d'atteindre une température plus respectable. A force d'insistance et surtout de sueur, je parvins à lier plusieurs petits blocs pour en former un plus gros. Akane m'assistait avec les pinces pour tenir le bloc lorsque je tapais dessus, et je me chargeais de le replacer à l'intérieur. Une grosse pierre faisait tout à fait l'affaire pour poser le métal encore rouge et le travailler. Cela nécessita cinq heures de modeler le bloc à une température aussi basse, et je devais constamment le faire chauffer à nouveau, que ce soit pour éviter qu'il se brise ou bien pour le retravailler. Bien que n'ayant pas dormi, ma soeur m'assista jusqu'à la fin, jusqu'à ce que la tête du marteau soit terminée. Et cela dura encore deux heures. Perfectionnant chaque détail pour qu'il ait une forme parfaite et une panne convenable, le marteau fut terminé durant l'après-midi, lorsque Akane tomba d'épuisement. Je la couchai dans la tente près du feu de camp qu'il me fallut rallumer, puis m'attelai à la dernière étape : la magie. L'insertion de runes, ou plutôt dans ce cas, d'une et unique rune. C'était celle que je maîtrisais le mieux, celle que je préférais parmi toutes les autres. C'était la rune du forgeron, la rune de destruction par excellence et elle serait mon meilleur atout à partir de maintenant. Je l'appliquai sur le marteau, et tandis qu'elle laissa comme une marque discrète, lorsque je replongeai le marteau une dernière fois dans le four, ce qui semblait être une marque anodine se mit à prendre forme, se déplaçant à travers le fer pour finalement produire une forte étincelle qui donna un surplus de chaleur à l'ensemble. C'était fait, Dorr venait de prendre vie aujourd'hui et déjà je pouvais ressentir sa magie, ma magie. Saisissant un manche en bois que ma soeur avait pris soin de sculpter après sa chasse à la viande, je fixai l'ensemble pour former mon nouvel outil : Dorr, le Marteau de l'Est.


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