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 [Exploration 2] Plus loin dans les Landes

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Durzog
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MessageSujet: [Exploration 2] Plus loin dans les Landes   Sam 21 Mai - 9:38

Le voyage n'était pas terminé. Après cette étrange rencontre avec ces deux humains que nous avions laissé en plan dans les Landes - et ils pouvaient s'estimer heureux d'être encore en vie -, nous avions besoin de plus. Ce n'était pas la richesse, les soldats, ou bien même le pouvoir que nous cherchions à ce moment là. Tout se ramenait à une chose dans mon esprit : la renommée. Les Hommes devaient savoir qui j'étais, ils devaient se plier à ma volonté et m'écouter, moi, l'Orc de Gram. En ces temps peu glorieux pour les Gobelins, il fallait toutefois savoir mettre sa haine pour les Hommes de côté. Certains d'entre eux pouvaient être aussi mauvais que nous, comme ceux d'Angmar par exemple, ou bien comme les Orientaux. Mais nous visions notre frontière sud : les Landes d'Etten. J'avais eu vent d'hommes qui vivaient ici, dans ce lieu hostile et répugnant, et je devais les rencontrer pour établir un premier contact.

« Durzog, c'était pas prévu. On devait rentrer à Gram. Où on va ? » me demanda Gork.
« Ecoutez. C'est peut-être risqué, mais on m'a rapporté des choses, des rumeurs, j'ai reçu des échos de conversations et des nouvelles venant du sud. Nous avons besoin d'alliés pour conquérir nos propres terres. Il y a des hommes qui vivent ici. » répondis-je.
« Dans les Landes ? Impossible. Personne ne vit ici à part des Orcs et des loups. » dit Born.

Ils commençaient tous deux à se demander si je ne devenais pas fou, mais j'étais persuadé que les informations que j'avais étaient correctes. Ainsi, je commençai à leur expliquer mon idée. C'était ce que j'avais imaginé comme base pour l'expansion du futur Royaume de Gram.

« Si des hommes vivent vraiment ici, et c'est le cas, je crois, nous les trouverons et les observerons pour en savoir plus sur eux. S'ils sont aussi mauvais que je le pense, s'ils côtoient des Orcs ou des créatures malsaines, nous irons les rencontrer. J'ai des projets pour Gram. D'immenses projets. Le Hall de la Guerre ne représente que le commencement d'une grande série d'évènements pour le développement de nos terres, et cette expédition en fait partie aussi. Nous avons déjà rallié au moins un millier de Gobelins des Landes pour notre armée à Gram, ce qui nous place à peu près au même niveau que le Roi de Gundabad. Nous devons trouver plus de soldats, plus de soutien, nous ne parviendrons pas à prendre Gundabad et Goblinville par la force, il faudra les effrayer, il faudra qu'ils nous supplient de les accepter et d'annexer leur cité à la nôtre. Si cela ne fonctionne pas, … nous devrons les exterminer. Mais je pense avoir assez d'idées pour parvenir à unifier tous les clans. » dis-je alors que mes deux camarades écoutaient attentivement. « Vous l'ignorez peut-être, mais j'ai envoyé Vorg plus loin à l'Ouest d'ici pour rencontrer un forgeron. S'il parvient à me ramener ce que je veux, il sera facile d'unifier Goblinville. Le Roi de Goblinville est vieux et gras, nous le tuerons et prendrons le pouvoir par la force. Il ne restera plus qu'à s'occuper de Gundabad, et ce sera le plus dur. Je ne sais pas encore comment faire ça, mais il me faudra un Grand Ouargue du Nord, et peut-être que ces hommes des Landes pourront m'aider. Avant cela, par contre, il nous faudra les aider eux pour qu'ils nous accordent leur confiance. »

Pour mes deux compagnons, tout cela n'était que fiction pour le moment. Ils voyaient ça comme des fantasmes qui me hantaient depuis longtemps et jugeaient bon de ne pas s'y opposer pour ne pas provoquer de désastre. Ils acquiescèrent et continuèrent à m'écouter alors que je racontais tout le reste de mes plans, ou plutôt de mes espérances. Après une bonne journée de marche vers le Sud, et alors que la nuit tombait à nouveau, un feu attira notre attention au loin. Il semblait être assez loin. Peut-être trois heures de marche ? Persuadé de trouver là-bas ceux que je recherchais, j'ordonnai à Born et Gork d'accélérer de sorte à y parvenir en environ une heure. Il n'était pas bon, même pour nous, de nous déplacer de nuit dans les Landes. Ces terres étaient infestées de dangers et même des Orcs n'y étaient pas en sécurité. Utilisant nos dernières ressources pour courir à faible allure pendant un peu moins d'une heure, nous arrivâmes devant le feu qui avait attiré notre attention.

« On dirait qu'un Troll se fait plaisir.. Mais ils n'a pas pu commencer ce feu. Impossible. Il y avait des hommes ici, Durzog. Tu avais raison. » dit Born.

Nous étions allongés à une centaine de mètres du feu qui décimait un arbre déjà mort. Sur cet arbre étaient accrochés et pendus des hommes encore vivants qui gigotaient pour s'extirper de cette situation quelque peu désavantageuse. Un Troll des Collines s'était approché à la vue de la lumière et tentait d'attraper les hommes qui se balançaient autant que possible pour l'éviter. Toutefois, redoutant le feu, la créature n'y parvenait pas et se brûla plusieurs fois. Certains hommes commençaient à prendre feu tandis que d'autres criaient pour.. non, il n'y avait aucune raison de crier.

« C'est notre chance. Il n'est pas très grand et il est seul, mais d'autres arriveront bientôt et cet endroit sera réduit en cendres. Il faut en libérer au moins quelques uns, on pourra s'en servir ! Gork, tu chopes le Troll ! Moi je vais en décrocher un ou deux. Born, tu.. tu essaies de tuer le Troll, j'aimerais bien ramener ses yeux à Gram. » dis-je à mes compagnons.

Ils me regardèrent et commencèrent à rigoler, croyant que je n'étais pas sérieux. Toutefois je ne doutais pas une seconde de leur loyauté, et ils se mirent au boulot une fois que je dis « C'est un ordre. ». Regardant autour pour m'assurer qu'il n'y avait aucune autre sorte de danger imminent, je commençai ma course vers l'arbre tandis que Gork avait distrait le Troll qui le poursuivait. Heureusement, il s'agissait d'un terrain rocheux avec quelques reliefs et des endroits où grimper pour gagner du temps ou bien même attaquer la créature. Nous étions, en revanche, tous épuisés. Nous n'avions pas dormi depuis bientôt seize heures, et nous venions de courir - bien qu'à faible allure – sur presque cinq miles. Malgré notre endurance d'Orcs, nous étions à bout et il s'agissait là du dernier effort que nous pouvions faire. J'avais laissé mon arc à Born qui s'occupait d'harceler le Troll pendant que Gork courrait pour sa vie. Visant principalement la tête ou les jambes, le Troll était percé de tous les côtés. Evidemment, ce n'était absolument pas suffisant pour le blesser, sa peau étant bien trop robuste. Faisant confiance à mes camarades, j'avais depuis atteint l'arbre. Après une bonne dizaine de secondes à observer, j'avais pu déterminer lesquels je pouvais sauver. La majorité d'entre eux étaient endormis à cause de la fumée qui montait au ciel, avertissant toutes les immondices de ce pays qu'il y avait un festin sur notre position. Grimpant à l'arbre par un endroit où  le feu avait du mal à se propager, je parvins à couper deux cordes et libérai deux personnes. Endormis, ils tombèrent au sol et ne se réveilleraient probablement pas avant quelques temps. Il y avait une femme et un homme, visiblement vêtus de peaux et de pièces d'armure de mauvaise qualité - pour ne pas dire de qualité gobeline -.

« Gork, Born ! On dégage ! » criai-je.
« Ramène-toi ! Viens les prendre, tes yeux ! » hurla Born qui était bientôt à court de flèches.

J'attachai rapidement les deux humains ensemble en prenant soin de leur bloquer les bras, au cas où ils se réveilleraient, puis je partis rejoindre Gork et Born. Alors que Gork continuait de courir en insultant le Troll qui mesurait sept bons mètres, nous tentions d'élaborer une stratégie pour le mettre à terre. Le feu semblait être l'idée la plus prometteuse. Après avoir déchiré un bout de tissu des vêtements humains et enflammé ce dernier, nous disposions donc de cinq flèches de feu. Prenant l'arc des mains de Born, la première flèche fut enflammée et je la tirai en visant le cou du Troll qui était à une bonne quinzaine de mètres à présent. Le temps était compté et je donnai ma vieille dague à Born qui était bien plus téméraire que moi dans ce genre de situations.




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Sathemptis
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MessageSujet: Re: [Exploration 2] Plus loin dans les Landes   Mer 25 Mai - 0:14

    La nuit était tombée. Le soleil ne brillait plus. Le Troll avait pu sortir. Plus de danger extérieur. C’était le moment de chasse. De profiter de la nuit.

    Comme toujours, le Troll de Pierre avait son secteur. Son secteur départagé avec quelques-uns de ses congénères. Son secteur dans lequel il pouvait évoluer tranquillement. Il ne se souvenait plus s’ils s’étaient mis d’accord ou non. Mais ça n’avait pas d’importance. Il avait son secteur.

    La nuit, souvent, le Troll pouvait croiser quelques petites bestioles comme des sangliers, des loups ou même quelques ours. Mais le mieux, oui le mieux, c’était lorsque le Troll rencontrait des humains. Les humains, ils étaient rares. Surtout la nuit. Ils ne se baladaient pas. Mais tout de même. Des fois, on pouvait en croiser. Et là, oui, les humains, c’était le mieux. Souvent, ils avaient quelques petits bâtons rigolos avec lesquels ils tentaient de chatouiller le Troll. Mais ça ne marchait pas souvent. Non. Après, le Troll les attrapait et ils étaient effrayés. Mais le Troll les mangeait quand même. Ils avaient un bon goût et ils ne se défendaient pas.

    Cette nuit-là, c’était comme un cadeau. Une surprise de quelqu’un. Toute une brochette d’humains ! Ils s’étaient attaché les pieds sur un arbre et ils ne pouvaient plus partir. L’arbre avait pris feu. C’était en feu. Un cadeau. On pouvait attendre un peu et ils seraient tous rôtis, prêts à déguster. Mais le Troll n’avait pas envie d’attendre. Il s’était approché directement pour en piquer un. Un bon humain. Mais ça piquait. Le feu piquait : il y en avait par terre, du feu. Le Troll recula, puis recommença sa manœuvre. Mais ça piquait toujours. Il n’arrivait pas à prendre l’humain. L’humain qui s’était mis à faire du bruit. Un bruit moche. Mais ça piquait. Et le Troll avait faim. Mais ça piquait toujours.

    Et alors que le Troll était persuadé que la prochaine tentative serait la bonne, une autre petite bestiole, toute petite, vint le déranger. Un truc gémissant des bruits aigus. Ca bougeait vite. Un gobelin. Ce n’était pas bon les gobelins. Et en plus ça empêchait le Troll de manger l’humain. Mais il ne piquait pas. Le Troll se retourna et tenta de coincer le gobelin entre ses deux paumes. Mais le gobelin avait bougé. Il n’était pas là où il était. Il n’était pas entre les deux paumes du Troll. Il faisait toujours du bruit et tournait autour du Troll, comme pour se moquer de lui. Il grimpait partout, il bondissait dans tous les sens. Il allait tellement vite que le Troll n’arrivait pas à le suivre. Il était si rapide que le Troll cru plusieurs fois qu’ils étaient deux ! Plusieurs fois, le gobelin sauta sur son dos, et le Troll ne parvint même pas à l’attraper. Pourtant, le Troll écrasait à chaque fois sa main sur son dos, mais à chaque fois, le gobelin ne se trouvait pas entre la main et le dos. Et puis en plus, des fois, ça piquait. Comme le feu, mais en plus petit. Des petits piques qu’il recevait comme ça. Ca n’était pas amusant. Et le Troll avait faim. Le Troll rugit, et se jeta sur le rocher sur lequel était perché le gobelin. Il se heurta le crâne, mais réussit tout de même à se saisir de son opposant. Il était content. Soudain, il aperçut derrière le premier gobelin, un deuxième, qui agitait ses mains dans tous les sens. Ils étaient vraiment deux ! Et c’est lui qui projetait les petits piques avec ses mains ! Surpris, le Troll desserra sa prise qui en profita pour s’extirper. Il n’était pas content.

    En plus, ils continuaient de crier. Le Troll entendit même une troisième voix. Il y en avait partout ! Ils n’allaient jamais le laisser tranquille ? Le Troll soupira et resta immobile une seconde. Il ne voyait plus de gobelins. Il l’avait laissé tranquille ? Satisfait, le Troll fit quelques pas vers l’arbre en feu qui se consumait lentement. Il y avait toujours quelques humains, de plus en plus rôtis. Soudain, il sentit une nouvelle pique dans son cou. Comme celles que lui lançait le gobelin. Non, plutôt comme du feu. Ou peut-être les deux. Ca piquait. Fort. C’était douloureux. Le Troll était énervé. Il aperçut deux gobelins courir vers lui en brandissant quelques trucs. Il en balaya un de la main gauche. L’autre lui sauta dessus. Il s’était accroché à sa hanche droite et plantait une sorte de pointe dans son ventre. A plusieurs reprises. Là, ça piquait vraiment. Ca faisait des trous dans sa peau de pierre. Comme la fois où il était tombé de la falaise et que ça avait fait mal. Il parvint tout de même à faire dégager le second gobelin, mais reçut un deuxième trait brûlant-piquant dans le ventre. Les gobelins commençaient vraiment à l’énerver. Le Troll était énervé et il avait faim. En plus, la plupart des humains semblaient carbonisés maintenant. Tout cramés. Pas bons de goût. Moins bon que des gobelins. Il allait sûrement devoir se rabattre sur des bouts d’humains tombés par terre. Ou des gobelins. Le Troll tenta de se rapprocher un peu plus de l’arbre massif pour essayer de sauver un peu de manger. Il ignora la deuxième charge gobeline, et continua sa route. L’arbre menaçait de s’effondrer, et il ne faudrait pas que le moindre reste soit gâché. En plus, les autres petites bestioles ne devraient pas tarder. Ca sent de loin les loups, et ça pique aussi.

    Derrière lui, un des deux gobelins planta une autre pointe derrière sa jambe. Le Troll mit un genoux à terre, et chancela une seconde. La seule vue de l’arbre prêt à tomber suffit à le remettre en route vers ce dernier. Tant pis pour les petits gobelins.
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Durzog
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MessageSujet: Re: [Exploration 2] Plus loin dans les Landes   Mer 25 Mai - 19:30

« Gork, Born, on dégage ! » criai-je à nouveau après que le troll soit presque tombé à terre.

Nous n'avions aucunement la prétention de tuer un troll sans équipement adéquat, sans hache ni cimeterres, et sans armures. Gork avait déjà été blessé lorsque le troll l'avait saisi quelques dizaines de secondes auparavant, et maintenant que ce dernier nous avait laissé tranquilles, il était plus que temps de partir. Etant resté en arrière, je m'occupai de déplacer les deux humains à peine conscients pour amorcer notre départ. Le troll se rapprochait de l'arbre malgré les efforts de Born et Gork qui furent libres de le planter à maintes reprises lors de cette fuite imprévue. Ils m'écoutèrent cependant lorsque je donnai ce dernier ordre et me rejoignirent un peu plus loin, laissant le troll rejoindre l'arbre de feu. Soulevant les deux humains attachés ensemble d'un effort colossal tout en les plaçant comme je le pus sur mon épaule gauche, cela marqua la fin de cet intense événement. Bientôt toutes les créatures alentours viendraient profiter du festin, et mieux valait pour nous de ne pas en faire partie.

« Nous aurons bien le temps de dominer sur ces terres, croyez-moi. Quand on trouvera le repère des hommes des Landes, nous trouverons de nouveaux alliés. Croyez-moi. » dis-je à mes deux compagnons tout en leur donnant chacun un des humains à porter.
« J'espère que t'as raison. » soupira Born. « Boldog devrait être prêt lorsque nous rentrerons à Gram, d'ailleurs. Avec lui, ce ne sera pas difficile de soumettre des peuples faibles et sans demeure. Le seul Ouargue du Nord que nous avons croisé en plus de dix ans.. On a été chanceux sur c'coup là. »
« Oui, ils auront probablement fini de le dresser. Mais plus que Boldog, j'espère que Vorg saura se montrer convaincant et ramener une arme forgée par ce forgeron. S'il parvient à y mettre les runes dont j'ai entendu parler... Rien ne nous arrêtera plus. Les Landes, Goblinville, Gundabad, l'Angmar, nous pourrons prétendre à tout cela. Lorsque notre armée sera prête, fin prête, nous nous mettrons en marche. » dis-je en regardant vers Gram, impatient d'accomplir tout cela.
« En marche pour ?.. » demanda Gork.
« La guerre, imbécile ! » répondit Born.
« Non. Nous nous mettrons en marche pour rétablir la paix. »

Sur ces paroles, notre marche actuelle continua pendant environ une heure, jusqu'à ce que les jambes de mes deux amis et soldats ne soient plus en mesure de porter ces bouts de viande d'humains.

« Bon, on va dans le creux là-bas, ça suffira. Bouchez l'entrée avec des pierres et dormez, on en a bien besoin.. » ordonnai-je à Gork et Born.

Les humains furent déposés au fond de la caverne, toujours inconscients bien que produisant des bruits bizarres parfois. L'entrée fut bouchée, et tout le monde sombra dans le sommeil le plus profond qui soit. Au lever du soleil, alors qu'un faible rayon de lumière parvint à pénétrer dans notre demeure de fortune, les deux humains se réveillèrent. Avec un mal de crâne digne d'une cuite dans les règles de l'art, et attachés l'un à l'autre, ils commencèrent à paniquer et crièrent à l'aide. Cela, bien évidemment, nous réveilla tous. Ils crièrent une seconde fois à l'aide lorsqu'ils se rendirent compte qu'il y avait des orcs à quelques mètres d'eux seulement. La femme était à moitié habillée et le reste de ses vêtements étaient déchirés car nous avions dû alimenter le feu pour les flèches. Puis c'était drôle, évidemment que nous n'allions pas déshabiller l'homme qui portait une armure de cuir.

« Calmez-vous, on vous a sauvé, bande d'imbéciles. » dit Gork en rigolant.

Toujours en proie à la panique, les deux humains eurent besoin de quelques secondes pour se calmer et réaliser où ils étaient, pourquoi ils y étaient et imaginer la suite des événements.

« Qui êtes-vous ? » demandèrent-ils en même temps.
« Durzog, Maître du Mont Gram. » répondis-je en souriant, ce qui semblait plus menaçant qu'autre chose.
« Et bientôt Maître des Landes ! » continua Gork.
« Lui, c'est son.. c'est celui qui le protège. Et je suis Born, c'est tout ce que vous devez savoir. A votre tour, et pas de mensonges.. On vous connait, les Hommes.. » dit Born.
« Je me souviens pas ce qui s'est passé.. Tu t'en rappelles Ayline ? » demanda l'homme à sa camarade.

Et lorsque celle-ci s'apprêta à répondre, Born bondit d'un coup sec tout en claquant la tête de l'homme sur le sol rocailleux de la caverne, le menaçant avec ma vieille dague rouillée.

« Encore une fois. Vous êtes qui ? Vous venez d'où et qu'est-ce que vous foutez sur notre territoire, les Landes ?! » demanda-t-il en bluffant à propos du territoire.
« Ok, ok, j'suis désolé ! C'est Ayline, je suis Ulrik, on vient des Landes, d'ici ! Et... on savait pas, pour votre territoire.. On a toujours vécu ici ! On est désolés ! »
« Non, j'm'amusais, vous êtes nos invités ! » dit-il en coupant leurs liens. « Mais merci d'avoir enfin répondu à ma question. »
« En effet.. » dis-je d'une voix grave, une voix d'Orc, et ces mots semblèrent bien bizarre de la part d'un Orc. « Vous êtes nos invités, mais vous nous appartenez, pour l'instant. Ne causez aucun problèmes, faites ce que l'on dit, et vous serez rentrés chez vous avant que le soleil ne se couche. Compris ? » demandai-je.
« Oui, très bien, désolé ! » répondit la femme.
« Bon, donne un de tes vêtements à ton amie, c'est ridicule. On veut vous ramener en un seul morceau, et avec des vêtements si possible. Donc, vous venez d'ici. Je m'en doutais un peu. Personne ne vient ici. On va faire simple, je suis votre ami, croyez-le, ou pas. Peu importe. Vous avez bien un village ? Un refuge ? Quelque chose ? Un endroit avec un chef qui vous commande ? »
« Oui, un refuge, enfin.. une caverne profonde qu'on a nettoyé. On n'est pas beaucoup. » dit celui qui se nommait Ulrik, à priori.
« C'est là qu'on va. En route, et en vitesse. On risque rien de jour. Allez ! »

Ils se levèrent et Born retira les pierres de l'entrée, libérant un flot de lumière agressant les humains bien plus que nous, ce qui fut assez déroutant. Ils avaient respiré tant de fumée qu'il leur était presque impossible de respirer sans ressentir une douleur intense dans le torse. Une bonne semaine de repos ne serait probablement même pas assez pour leur permettre de récupérer. Sans armes, ils nous guidèrent à travers les Landes d'Etten, vers l'Est, nous menant à leur campement. La route ne fut pas très longue, seulement quelques heures, c'est-à-dire huit à neuf miles à vitesse de marche normale avec quelques pauses. Une fois arrivés, Ulrik cria des mots qui me semblèrent inconnus et mêmes complètement dénués de sens. Toutefois, la porte de la caverne, de bois épais et renforcé de quelques bouts d'acier, s'ouvrit à nous. Derrière, une étroite allée d'environ trois mètres de large sur cinquante mètres de long, plongeant dans la montagne. Des hommes bien équipés, visiblement des soldats, et pas des moindres, nous accueillirent et nous menacèrent directement. Toutefois, nos deux.. humains se montrèrent généreux et reconnaissants en leur racontant l'histoire de leur sauvetage, pour le peu qu'ils en savaient.

« On a été envoyés à l'Ouest pour chasser, mais on a été attaqués. Des gobelins nous ont pris nos armes et se sont enfuis après nous avoir menacés. Je me rappelle plus de tout, mais on était vraiment dans la merde quand ces Orcs sont venus nous chercher. » dit Ulrik.
« Putain.. Merde ! Et les autres, ils vont bien ?! » demanda le garde de la porte.
« Toute l'escouade s'est faite détruire... Je pense pas que les autres aient survécu.. » répondit-il.
« Merde.. Entrez, entrez, restez pas là. Vous aussi, Orcs ?.. Nous ne sommes pas familiers ni même habitués aux Orcs, mais nous saurons vous remercier pour ce que vous avez fait. » dit-il en nous regardant.

Oui, j'imagine déjà ce que vous pensez. Ces Orcs sont bien trop aimables, bien trop gentils, bien trop humains. Nul Orc ne devrait avoir à faire ça, mais depuis la chute du Seigneur du Mordor et de la majeure partie des Orcs des Monts Brumeux et du Mordor, notre armée peine à se reformer. Depuis toujours, notre Maître a coopéré avec des hommes corrompus, et ceux des Landes en étaient. Ne craignez donc pas que notre épopée formidable s'arrête sur une fête avec des Hommes, car cela n'arrivera jamais. En revanche, il fut préférable pour nous de nous montrer.. compréhensifs, et grands.

« Si vous souhaitez nous remercier, menez-nous à votre chef. Vous en avez probablement un. Je souhaite lui parler. Merci. » dis-je en commençant à avancer dans la caverne, suivi par Born et Gork.

L'homme nous mena jusqu'à leur dirigeant, dans une salle à deux minutes de marche de l'entrée. Cet endroit n'était pas bien grand, mais depuis le début j'avais pu compter une centaine d'hommes et de femmes au moins. Rien que cet effectif serait un atout majeur dans la domination de nos terres. Leur chef se tenait dos à nous à notre arrivé, suivi par deux gardes en armure lourde, bien que les pièces soient très nettement originaires d'endroits multiples.

« Salut, Chef des Hommes des Landes. On vous a longtemps cherchés, toi et les tiens. Je suis Durzog, Maître du Mont Gram et Commandant des Légions Gobelines de la cité de Gram, et je pense que nous avons des intérêts communs... » dis-je à l'homme qui se retourna lentement, comme quelqu'un de haut rang et de lignée royale le ferait, bien que ce ne soit probablement pas le cas.


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Durzog
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MessageSujet: Re: [Exploration 2] Plus loin dans les Landes   Lun 30 Mai - 21:31


Grand de presque deux mètres et aussi large que moi, vêtu d'un manteau d'écailles d'acier orné de fourrures et d'insignes représentant une tête d'ours, voilà ce qu'était le chef de ces hommes. Un crâne rasé au contact d'une couronne de fer sombre ainsi que des peintures assombrissant son visage et masquant ses cicatrices, il s'agissait de toute évidence d'un homme fort. Toutefois, son clan, son petit royaume, ou peu importe le nom qu'il pouvait donner à tout cela, était en bien mauvais point.

« Un Orc... Cela faisait longtemps qu'une de ces créatures n'était pas entrée par ici.. Le dernier, je lui ai brisé le crâne de mes mains. » dit-il alors qu'il m'avait à peine aperçu, avant de finalement me regarder dans les yeux. « Tout.. » commença-t-il avant que je ne l'interrompe.
« Attention à vos mots, Chef des Hommes des Landes, nous sommes là en alliés. » dis-je.
« … Vous et vos gobelins du Mont Gram n'êtes pas les bienvenus ici, Durzog, .. Maître de Gram ? Savez-vous seulement combien de mes hommes sont morts dans les Landes, chassés, traqués par les gobelins ? Non, évidemment que non. Nous nous sommes battus aux côtés des Orcs, autrefois, du temps de mes ancêtres. Nous avons essayé. Non merci, nous ne cherchons aucun allié. » continua-t-il.
« Nous avons trouvé vos hommes. Ils étaient pendus à un arbre. Un arbre en feu. » dis-je en esquissant en léger sourire, un sourire qui montra à tous les crocs du Chef des Orcs, plus longs qu'aucune dent humaine ne pourrait jamais l'être.
« Comment ?!.. »
« Ils ne vous ont rien dit ? » dis-je en regardant l'homme qui m'avait mené jusqu'ici. « Peut-être par peur de votre réaction.. J'aime ça. Mais laissez-moi continuer. Ils étaient pendus à un arbre de feu, et maintenant ils sont probablement le repas d'un troll ou d'un loup, ou des deux. Mais.. nous avons pu vous en ramener deux. J'espérais.. peut-être.. que vous seriez reconnaissant. Avancez, vous deux. » dis-je aux deux humains que nous avions secouru plus tôt. « Peut-être que vous les écouterez, eux. » dis-je à leur meneur.

L'homme s'avança jusqu'à moi, tandis que la femme restait en retrait, et il mit un genou à terre devant son chef, lui expliquant la situation depuis le début. Toutefois, c'était là quelque chose de comique. Des gobelins assaillaient les hommes des Landes d'Etten, et des gobelins sauvaient ces mêmes hommes par la suite ? Qui pourrait trouver une logique à cela tout en haïssant les Orcs. Le chef ordonna à l'homme, ainsi qu'à tout le monde de sortir de la salle à l'exception de moi et de ses deux gardes. Je fis signe à Born et Gork et sortir, et la discussion reprit.

« Qu'est-ce que cela ? Vous traquez et pendez mes hommes, puis vous les sauvez ? Choisissez bien votre réponse, je n'ai pas assez d'hommes à ma disposition pour me permettre de pardonner quoique ce soit, à quiconque. » dit l'homme, commençant visiblement à bouillonner intérieurement.
« Ce ne sont pas mes créatures. » répondis-je simplement et rapidement.
« Quoi ? »
« Ce ne sont pas mes soldats qui ont fait ça. Les gobelins du Mont Gram ne sont pas les seuls à errer ici, et j'espère bientôt que plus aucun Orc n'aura à errer ici. Laissez-moi vous expliquer, chef des hommes. Je suis le Maître de Gram, les gobelins de Gram sont désormais des soldats et ils n'obéissent qu'à mes ordres. Jamais je n'aurais ordonné de trouver et traquer vos hommes juste avant de vous rendre visite. Non.. Ceux qui ont fait ça sont des animaux, des créatures, de la vermine qui traine en bande et erre sans but. Mais c'est là que nous avons un intérêt commun. » dis-je en souriant à nouveau.
« Sortez ! » ordonna-t-il à sa garde personnelle. « Expliquez-moi, Durzog de Gram. »
« C'est simple. Je serai Roi lorsque suffisamment de ces créatures auront rejoint mes légions. Tous ces Orcs devraient être sous mes ordres, et tous le seront. Si cela arrive, plus aucun Orc ne vous attaquera sur vos terres. C'est simple. Si je gagne, vous gagnez, chef des hommes d'Etten. »
« Peu importe, que voulez-vous ? » demanda-t-il en retrouvant un semblant de raison.
« Je sais que vos raids sur les hommes du Sud, ceux du Rhudaur et de l'Arnor, sont votre principale source de revenus. Mais vous comme moi ne sommes pas prêts à lever une armée. Cessez vos attaques, rassemblez des hommes, et venez avec nous vers le Sud. Je peux rendre les Landes sûres pour vous et les vôtres, si seulement vous acceptez de nous soutenir. Aidez-moi à devenir Roi, et je ferai de vous l'homme le plus puissant du Nord. » dis-je à l'homme en qui je voyais un puissant général pour mes futures légions.

Il ne répondit pas et pensait probablement à ce que j'avais dis. Peut-être se rendait-il compte des vies qu'il épargnerait et des avantages infinis qu'il aurait à me soutenir. Lui n'avait que peu d'hommes alors que je possédais une armée bientôt prêtre au combat. C'était un homme de pouvoir, un de ceux qui règnent par la force et la violence, mais qui chutent tout aussi brutalement. Les hommes du Nord étaient forts, j'avais besoin d'eux. Avant qu'il ne réponde, je continuai :

« Réfléchissez, homme, car ceux du Sud ne se laisseront pas faire indéfiniment. Si vous ne faites rien, ils viendront pour vous, et j'en subirai les conséquences par la proximité du Mont Gram. Acceptez de m'aider, et le moment venu, les peuples libres pleureront cette bataille pendant un siècle. »

Il ne dit pas un mot, à nouveau, et retourna où il se trouvait lorsque j'étais arrivé dans la salle. Devant un table couverte d'une immense carte représentant les Landes et les terres d'Arnor, il se retourna vers moi d'un mouvement rapide.

« Durzog de Gram, vous êtes un Orc bien singulier. Je réunirai mes conseillers et mon commandant cette nuit. Vous patienterez ici jusqu'à demain. » dit-il.

Le reste de la conversation ne fut pas bien long et pas très intéressant. Il rouvrit la grande porte et ordonna à ses hommes de nous donner un endroit où passer la nuit. Et de monter la garde devant notre pièce, pour leur sécurité comme pour la nôtre. Il n'avait pas confiance, et c'était bien normal, mais il n'avait pas essayé de me tuer malgré ces dires. Et lorsque la nuit tomba, des cris se firent entendre du côté de la porte principale. Les hommes avaient repéré un gobelin errant seul dans les Landes, et celui-ci venait de passer devant la petite cité sans s'en rendre compte, tant l'entrée de cette dernière était bien camouflée. Un des hommes vint alerter son chef alors que nous partagions un repas avec lui et une majorité de ses hommes dans une grande salle, mangeant debout ou à même le sol. Entendant cela, et alors que l'homme demanda à son chef quoi faire, j'ouvris ma gueule d'Orc à nouveau pour poser une question.

« Cet Orc.. Avait-il une monture ? » demandai-je au garde de la porte.

Il se tourna vers son chef, attendant un moment, et ce dernier lui dit de répondre à ma question, bien que ne voyant pas où je voulais en venir.

« Il montait un loup géant, ou un ouargue, je ne sais pas, je n'ai pas bien vu. Mais il était blanc ! » dit-il, partagé entre la peur, l'excitation et le frisson d'un combat à venir.
« Excusez-moi. » dis-je en me levant. « Vous venez de trouver Vorg, celui qui établira notre stratégie future pour exterminer les hommes d'Arnor. » continuai-je en rigolant.

Le chef des hommes me regarda en serrant les dents et en fronçant les sourcils.

« Si vous me permettez d'aller le chercher.. il m'apporte quelque chose. Vous serez probablement surpris, mais croyez-moi, il vous faut voir ça. » demandai-je au chef.

Ce dernier fit un signe de la tête qui signifiait qu'il m'y autorisait, bien qu'à contre-coeur, ne souhaitant pas ouvrir ses portes une fois la nuit tombée. Courant à travers les Landes sur une centaine de mètres, je rattrapai Vorg qui avançait lentement aux côtés de Boldog, mon Ouargue.

« VORG ! » criai-je.

Une fois celui-ci revenu à ma hauteur, il sourit et me tendit mon arme, enveloppée dans un long et épais tissu noir. Une fois découvert, il s'agissait d'un bâton. Un long bâton faisant ma taille.

« Il est en acier renforcé.. et il a ce que tu demandais. » dit Vorg.
« Bien. Parfait. »

Détournant le regard de Vorg pour me confronter à celui du Grand Ouargue qui me connaissait déjà, il se passa une trentaine de secondes avant que je ne prenne la décision de le monter. Nous avions des méthodes bien à nous pour dresser les Ouargues, mais ceux du Grand Nord n'étaient pas facilement domptables, et certains pouvaient ne jamais l'être. Toutefois, celui-ci, dont le nom était désormais Boldog, fut parfaitement dompté et dressé. Sur ce grand Ouargue de presque deux mètres de haut, tout serait plus facile. Et une fois arrivé devant la porte du camp des hommes, tous étaient là à attendre notre retour pour refermer les portes et les sceller pour la nuit. A la vue du Ouargue, tous reculèrent. Ou peut-être était-ce mon arme.. Qui, désormais, oserait s'opposer à moi ?

« Le Ouargue pourra attendre dehors pour cette nuit. C'est peut-être mieux pour tout le monde. » dis-je au chef des hommes, dont j'ignorais toujours le nom. « Gork ! Tu restes ici pour la nuit, tu te reposeras demain. Surveille-le bien. » ordonnai-je à mon compagnon et probablement meilleur guerrier.

Une fois le Ouargue enchaîné à l'extérieur de la cité de fortune, tout le monde rentra et le chef me raccompagna, moi et Vorg ainsi que Born, jusqu'à notre chambre. Il me répéta qu'il me ferait part de leur décision le lendemain et s'en alla.


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MessageSujet: Re: [Exploration 2] Plus loin dans les Landes   Sam 11 Juin - 17:24

MJ


Le lendemain, le Chef des hommes des Landes d'Etten reçut, comme convenu, à nouveau Durzog et les siens devant lui. Durant la nuit, lui et les anciens qui constituent son conseil se sont réunis et ont tenu conseil quasiment toute la nuit, parlant et débattant des avantages et inconvénients que leur amènerait une telle alliance avec les Gobelins du Mont Gram. Si nombre d'entre eux s'étaient fermement opposés à une telle chose, certains voyaient en l'orc de Gram une différence par rapport à ceux de son espèce. Il semblait plus éduqué, plus intelligent et surtout, assez impressionnant pour que même eux, les dignes et fiers Hommes des Landes d'Etten, le tiennent en respect. De plus, il avait sauvé le cousin du Grand Chef et, pour ces hommes du Nord, la famille est chose sacrée. Aussi procédèrent-ils à un vote et le vote décida de leur alliance avec Durzog du Mont Gram.

Lorsque l'intéressé fut devant lui, le Grand Chef lui fit part de ce qu'il s'est passé cette nuit avec son conseil, puis en vint au moment de lui annoncer les résultats du vote:

Durzog du Mont Gram, après vote nous avons décidé que nous, les Hommes des Landes d'Etten, feront un trait sur le passé. Après tout, ce qui est fait, est fait et nul en ce monde ne peut le changer. Ainsi, nous serons fiers de nous battre à tes côtés si la situation l'impose et espérons qu'il en sera de même pour toi lorsque nous-même aurons besoin d'aide.

Il se leva, alla vers Durzog et sortit son poignard avant de le placer dans la paume de sa main gauche.

Ici, nous scellons les alliances par le sang.

Il fit glisser vivement la lame dans la paume de sa main et le sang se mit à couler à terre. Il tendit le poignard à Durzog pour lui signifier de faire de même. Un de ces conseillers lui apporta une bourse en cuir noir qui avait connu des jours meilleurs. Il la tendit au Grand Chef qui lui-même la tendit à Durzog:

Acceptes ces 2.000 pièces d'or en gage de notre alliance militaire et de ma gratitude pour avoir sauvé mon cousin des flammes et d'une mort certaine.




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MessageSujet: Re: [Exploration 2] Plus loin dans les Landes   Dim 26 Juin - 10:51

« Durzog, on y va. Le chef des hommes veut te parler. Allez, lève-toi, faut qu’on bouge d’ici au plus vite. » dit Born qui était déjà levé depuis plusieurs heures.
« C’est bon, j’arrive. Va détacher le Ouargue et préparez-vous à partir. » répondis-je.

Je me rendis à l’entrée du refuge, et c’est là que leur chef m’attendait. Alors qu’on apercevait déjà le soleil par la petite porte ouverte, le chef des hommes m’informa de la décision prise durant la nuit avec l’aide de ses conseillers. Ils seraient donc fiers de se battre à mes côtés.. Intéressante chose que voilà. Enfin, ils auraient à faire leurs preuves, eux aussi.

« Il en sera de même pour le peuple gobelin. Nous nous battrons pour défendre les Landes, si la situation l’impose. En revanche, et considérez cela comme une part de notre contrat : si jamais des hommes parviennent au Mont Gram en passant par les Landes, vous en serez responsables. En échange, un important effectif de mon armée sera envoyé assurer la sécurité de vos terres. J’ai aussi quelques autres idées en tête, mais nous verrons cela plus tard. » dis-je à l’homme, suivi par plusieurs gardes.

Il sourit et m’indiqua que la coutume de ces terres était de sceller un pacte par le sang. Il se coupa à l’intérieur de la main et me tendit le poignard. Je fis de même, laissant du sang noir couler sur le sol. Suite à cet événement, un de ses conseillers m’apporta une bourse de cuir contenant un important montant de pièces d’or. Il s’agissait là d’une récompense, apparemment, et elle était la bienvenue.

« Merci, l’ami. Nous utiliserons cet argent pour fortifier ces terres, comme prévu. Dans quelques années, vous pourrez prétendre à un vrai royaume. Je vous l’assure. »

Sur ces mots, et m’assurant qu’il n’avait rien d’autre à ajouter, je fis demi-tour et repris la route avec mes compagnons de voyage, Gork et Born. Le Ouargue, l’Epine et l’Alliance, voilà comment commença tout cela.



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