Forum RPG sur le Seigneur des Anneaux et l'univers de Tolkien
 

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Aoira, le porte-malheur
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▌INSCRIT LE : 07/10/2018
▌VOTRE AGE : 21
▌GROUPE : Humain

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Aoira
Aoira
ft. Illustration, crédit: Xerxès

Âge : 28 ans environ, date de naissance incertaine vers 1970 de l'age actuelle
Peuple : Eotheod
Rang : son mari est capitaine mais elle ne possède pas de statut propre
Etat civil : mariée à un cavalier sans cesse en déplacement
Caractère

Considérée comme porte-malheur depuis sa naissance, Aoira a intériorisé cette calomnie et se tient à l'écart de ses semblables, insupportée par les conjurations qui fleurissent sur son passage. Silencieuse et calme, son tempérament convient parfaitement aux chevaux qui, eux, ne font pas de sottes suppositions sur sa nature prétendument maléfique.
Son époux est pratiquement le seul à ne pas manifester de malaise en sa présence, hormis les plus fidèles de leurs hommes. Sa famille est l'instigatrice de sa réputation et ne veux plus rien à voir avec elle. Mise à l'écart par son père et par le reste de son entourage depuis toujours, Aoira ne souffre pas trop de ce bannissement de fait car elle bénéficie au sein de son nouveau clan de la protection de son mari et peut donc vivre une vie presque normale au milieu des épouses de ses cavaliers.
Sans l'autorité de son compagnon, elle n'aurait jamais pu obtenir le droit de dresser les chevaux et de gérer les naissances d'un cheptel, tâche dans laquelle elle excelle pourtant. Luttant contre le double poids de la superstition et de la misogynie, Aoira a vite apprit à se faire respecter dans ce domaine où sa compétence est indéniable. Si elle porte malheur, les montures passées entre ses mains semble apporter la félicité et la victoire: on a jamais vu un de ses étalons se dérober face à un obstacle. Le secret est simple selon elle, douceur et fermeté.
Mais bien évidemment, il y a toujours des farfelus pour prétendre qu'elle fait usage de magie noire! Galedain, son époux, semble plus affecté qu'elle par cette réputation. Aoira se contente de ne pas se faire remarquer, mais lui cherche toujours à user de son autorité pour la faire accepter de force. Consciente qu'il s'épuise en vain pour elle, elle prend grand soin de lui et lui porte une reconnaissance sans borne.
Étant depuis sa naissance, un être considéré comme magique tout en ayant parfaitement conscience de n'avoir rien de surnaturel, Aoira range toutes les formes de magies et autres rituels de village sous la catégorie des superstitions idiotes et attardées. Elle considère avec un certain mépris le petit peuple qui se presse pour lui prendre des cheveux pour ne pas concevoir ou panique dès que le vent tourne dans une direction qui ne leur plait pas. Malgré cela, elle reste indulgente: tous ne peuvent naitre porte-malheur.

Physique

Il faut avouer que l'apparence inhabituelle d'Aoira ne joue pas forcément en sa faveur. Plutôt petite, la plupart des femmes lui rendant une bonne tête, elle est restée frêle car mal nourrie dans son enfance. Ses yeux bleus sont très pâles, de même que ses cheveux tirant déjà sur le gris. Son nez pointu et son visage triangulaire opèrent également un contraste saisissant au milieu des visages francs et nobles des autres femmes Eotheods.
Aoira a une voix basse, assez grave et semble toujours murmurer, ce qui plait beaucoup à ses chevaux et à son mari, mais bien moins aux étrangers qui la trouvent inquiétante. Elle porte des vêtements simples, mais bien coupés dans la meilleure étoffe, ses coquetteries sont rares, mais il lui arrive de broder le col d'une robe ou l'ourlet d'un manteau.
Sa jument noire, Fièretête, l'accompagne dans tous ses déplacements extérieur avec l'empressement d'un chien.

Histoire

La mère d'Aoira perdit la vie en lui donnant naissance. Il s'agit là d'un événement tristement banal et personne n'a jamais pensé à faire reposer un tel drame sur les épaules fragiles d'un innocent nouveau-né. Pourtant, ce fait fut par la suite reproché à la fillette, car un concours de circonstances épouvantable se jouait au dehors. Alors que l'accoucheuse fendait le ventre de la parturiente déjà rigide pour arracher à la mort un bébé en parfaite santé, le cheval du plus âgé de ses frères le renversait et traina son cadavre pendant près d'un mile avant que l'on parvienne à l'arrêter.
Aoira ne sut jamais à quel point la mort de son aîné avait coïncidé avec sa naissance, mais c'était ainsi que sa nourrice avait expliqué à la fillette pourquoi elle ne vivait pas avec son père et sa fraterie. On avait confié l'enfant à cette ancienne au sein désormais aride qui n'avait eu d'autre choix que de nourrir Aoira au lait de chèvre. Cette alimentation inadaptée fut le début du retard de croissance du bambin, qui n'alla pas en s'arrangeant à mesure que la superstition s'étendait à toute la communauté.
On trouvait toujours quelque chose pour faire reposer les malheurs sur son dos. Si une jument avait fait une fausse-couche, il y avait toujours un palefrenier pour prétendre qu'il avait vu Aoira la caresser plus tôt dans la journée. Si quelqu'un tombait et se cassait un bras, c'était forcément que la fillette l'avait précédée sur le chemin. Les outils brisés, les rendez-vous manqués, le bétail qui mourrait, tout pouvait être de sa faute. Tout devait être sa faute. Il en fut même pour lui reprocher la chute du Royaume du Nord, qui aurait soit disant coïncidé avec son quatrième anniversaire.
De cela, personne ne pouvait être sûr, car personne n'avait prit la peine de se rappeler sa date de naissance. Dernière née d'une fratrie de huit enfants, qui eux n'étaient pas accusés de porter malheur, son père ne lui prêtait attention que pour lui reprocher les morts qui avaient payés sa naissance. Les autres familles, dans le doute, l'évitaient et aucun foyer ne put lui apporter de réconfort. Seule sa nourrice restait à ses cotés pour l'élever. La vieille ne remettait pas en cause le mauvais œil qui planait sur la jeune fille mais considérait qu'elle ne pouvait rien à cet état de fait et continuait bravement à prendre soin comme elle pouvait d'Aoira. Personne dans sa parenté n'avait prit la peine de lui trouver un nom, c'était donc l'ancienne qui lui avait offert celui qu'elle porterait mais elle était la seule à l'utiliser, les autres se contentant de la désigner comme la Malédiction.
Le père de l'enfant s'était complètement désintéressée de son sort. En réalité, il semblait presque sincèrement avoir oublié qu'elle était issue de sa défunte femme, tout en continuant à lui faire porter la responsabilité de la mort de son épouse et de son fils aîné. Ses frères et sœurs furent un moment curieux au sujet d'Aoira, venant voir le nourrisson dans les bras de la vieille femme mais cessèrent vite leurs visites quand les autres enfants prétendirent qu'ils perdraient leurs dents et leurs cheveux jusqu'à ressembler à l'ancienne qui prenait soin de la fillette.

L'enfant avait grandit tant bien que mal grâce aux maigres restes que sa nourrice recevait grâce à la charité de la communauté. Certains prétendaient que l'on devait laisser périr de faim la Malédiction, mais les plus superstitieux répondaient que ça ne ferait qu'empirer le mal et qu'il fallait attendre qu'elle s'en aille d'elle même. Aoira avait bien vite apprit à ne plus faire attention aux pierres qu'on lui jetait: elle savait bien, elle, qu'elle n'avait pas approché l'enclume du forgeron avant qu'elle ne se brise, pas plus que le cheval qui était mort de coliques ou le vieux prit d'une crise de goutte.
Elle avait sa conscience pour elle et le fait qu'on l'accuse n'était qu'une des nombreuses injustices des adultes. Les grands étaient par définition injustes: combien de fois avait-elle vu une mère battre un enfant qui hurlait son innocence alors que c'était son frère qui avait commit le forfait? Ce n'était pas différent. C'était certainement pour cette même raison que toutes les familles avaient des chevaux et sa nourrice non. Quand Aoira lui avait posé la question, la vieille avait répondu qu'elle était trop pauvre pour entretenir ne serait-ce qu'un poney. Puis elle avait ajouté que mauvais œil ou non, il était sacrilège pour une jeune Eotheod de ne pas savoir monter à cheval, qu'il était criminel de ne pas lui apprendre mais qu'elle comprenait bien que personne ne veuille mettre une précieuse monture à disposition d'une fillette maudite.
Alors, Aoira n'apprit pas à monter à cheval.

Quand l'ancienne mourut gelée une nuit d'hiver, l'enfant douta pour la première et la seule fois de sa véritable nature: la vieille prenait soin d'elle depuis toujours, avec douceur et constance mais avait connu une fin horrible. Était-ce possible qu'elle lui ai porté malheur? Cette considération devait la tenir éveillée des nuits entières, mais l'univers fini par lui apporter la réponse au fil des ans: il n'y avait juste pas de justice. Aoira fut privée par la mort de l'ancienne, de son unique soutien au sein de la communauté et par la même, de la maigre charité dont elles étaient les bénéficiaires. Âgée d'à peine douze ans, sa survie était compromise. Personne ne voulait l'héberger en échange de son travail, pas même son père et les plus vieux de ses frères et sœurs, pas plus qu'on ne voulait troquer ses petits ouvrages contre un peu de pain. L'ancienne n'avait qu'une habitation bancale à lui léguer, pas de chevaux à revendre, pas de bétail à abattre.
Le premier été passa sans qu'Aoira ne ressente la faim: elle pouvait trouver assez de baies, de racines et autres plantes comestibles pour toujours garder le ventre plein. L'hiver mit en revanche sa créativité à rude épreuve, plus rien ne poussait dans tout l'Eomark recouvert de neige et ses réserves de noisettes et de châtaignes ne lui suffirent que quelques semaines. La jeune fille se mit à piller les pièges des chasseurs, faute de savoir en fabriquer et eut bientôt l'idée de se servir dans les mesures de céréales données au chevaux. Elle se fit une spécialité des larcins de nourriture: pour une fois qu'elle était responsable des malheurs qu'on lui imputait!

Le destin d'une petite voleuse de poules à la réputation maléfique bascula un matin, l'hiver de ses quinze ans. A force de tripoter les collets qu'elle pillait, Aoira avait fini par en comprendre le secret et fabriquer les siens. C'était en rentrant chez elle, une grouse et deux lièvres à la ceinture, qu'elle avait croisé la route d'une troupe de cavaliers inconnus qui lui avaient demandé le chemin de son village. Immédiatement, leur capitaine était tombé fou amoureux de cette jeune fille, pas plus grande qu'une musaraigne et au museau tout aussi pointu, de son regard fier et de l'indifférence dont elle avait fait preuve, continuant sa route sans répondre.
Le cœur battant, Aoira s'était éloignée en trottinant ne voulant répondre de crainte que sa voix ne trahisse son émotion. Les beaux capitaines ne lui parlaient pas avec gentillesse, personne d'ailleurs et elle ne savait même pas comment répondre pour lui plaire autant qu'elle aurait voulu lui plaire. Le reste de la journée, elle l'employa à feindre de s'occuper chez elle pour ne pas voir ses pensées dériver. Elle était bien loin de se douter qu'à quelques maisons d'elle, Galedain demandait qui était la jeune fille aux yeux bleus qu'il avait vu sur la route et si elle était à marier. Le pauvre était bien loin de se douter qu'il s'adressait au père indigne de la Malédiction, qui lui répondit qu'elle n'était rien ni personne d'autre qu'une orpheline un peu simplette affligée du mauvais œil.
Son hôte lui présenta les deux sœurs ainées d'Aoira, qui avaient la même beauté mais pas le même charme. Galedain avait de toute manière déjà fait son choix: il voulait l'orpheline aux yeux clairs. Venu pour nouer une alliance, il n'avait toutefois pas prévu de repartir avec une épouse et remit son projet à plus tard. Il en était convaincu, une si agréable jeune fille ne pouvait être l'atroce malédiction que prétendaient les villageois. Aoira, elle, s'était soigneusement tenue à l'écart de toute cette histoire, laissant le champ libre à ses deux sœurs. Bien sûr, elle avait entendu les rumeurs disant qu'elle avait ensorcelé le capitaine mais ne comprenait pas précisément ce que cela impliquait et s'en fichait éperdument. Les rêves engendrés par sa gentillesse à son égard étaient déjà un réconfort supérieur à tout ce qu'elle avait pu connaitre.
Galedain cependant, ne parvenait plus à trouver le sommeil. Après une énième nuit agitée dans la demeure de son hôte, prit la résolution d'aller trouver la Malédiction et de lui parler, au moins pour avoir un autre nom à lui donner que cet infamant sobriquet. Aoira se trouvait devant sa cabane, devant un petit feu de camp où elle cuisait un ragoût. Le capitaine était certainement le rêve de toutes les jeunes filles du monde et elle ne faisait pas exception. Remplie d'émoi, pendue à ses lèvres, elle osa à peine bouger tout le temps qu'il passa à ses cotés sur le petit banc de bric et de broc. Il parla longtemps, s'insurgeant contre les mauvais traitements qu'on lui infligeait et la misère dans laquelle on la laissait vivre. Quand il fut temps pour lui de repartir, Aoira était au moins autant amoureuse de lui qu'il l'était d'elle: quel autre effet pouvait faire un grand et bel homme de haut rang sur une petite miséreuse?
Elle se souvint toujours de la manière dont il lui prit les mains pour prendre congé, comme dans les chansons de geste, lui promettant qu'il reviendrait bientôt la chercher. Mais dès le lendemain, il repartait, appelé ailleurs par son devoir. Toutefois, Aoira eut la surprise de voir un des cavaliers resté en arrière lui porter une chaude robe de laine, des bottes flambant neuves et une semaine de nourriture. Ce n'était pas la seule faveur qu'elle reçu pendant son absence: il lui fit également offrir plusieurs poules pondeuses et une chèvre gravide qui donnerait naissance au printemps suivant à un cabri que l'on pourrait engraisser.

Cependant, le fait qu'elle tenait sa nouvelle prospérité du capitaine Galedain était un secret de Polichinelle au sein du village et cela ne faisait que cristalliser la haine autour d'elle. Les brimades à son égard ne faisait qu'augmenter, car les faveurs du cavalier ne pouvaient venir, aux yeux des villageois, que d'un maléfice de sa part. Quand Galedain, loin de se douter de la tempête qu'il allait provoquer, lui fit amener par un de ses hommes la jument Fièretête, une bête de première classe issue de son cheptel, les jalousies explosèrent d'autant plus qu'Aoira ne savait même pas monter à cheval. A présent, l’hostilité des villageois ne connaissait plus de filtres: en quelques semaines à peine, on se mit à détruire systématiquement ses pièges, quelqu'un tua toutes ses pondeuses à coups de pierres, le voisin déroba et abattit le cabri pour garder la viande à son profit et pour finir, d'un commun accord, les plus jeunes villageois incendièrent sa cahute pour la chasser définitivement.
La chèvre mourut brûlée vive et ses cris hantèrent Aoira longtemps, mais elle s'en sorti saine et sauve, ainsi que Fièretête. La jeune fille n'avait plus que ses yeux pour pleurer et un cheval qu'elle ne savait monter. Pour autant, vendre la jument noire lui semblait impensable: c'était un cadeau de la seule personne qui n'ai pas cru en la malédiction qui pesait sur elle, d'autant plus que personne au village ne lui aurait offert un prix correct de l'animal. Mais contrairement à ce qu'elle pensait, les dieux n'avaient pas abandonné Aoira. Elle ne sut jamais qui était la bonne âme anonyme qui envoya une note au capitaine Galedain: son géniteur, prit d'un unique élan d'amour pour elle? Une des anciennes voulant honorer la mémoire de feu la vieille nourrice? Ou bien un villageois, secrètement septique quand à la réalité du mauvais œil de la jeune fille?

Toujours fut-il que le sang du capitaine ne fit qu'un tour. Il laissa là toutes ses occupations et sauta en selle, accompagné de ses plus proches compagnons. Trop heureux de voir partir la Malédiction, les villageois regardèrent passer le petit groupe à la dérobée, sans protester. Galedain avait fait monter devant lui sa jeune promise enveloppée dans une cape de guerrier qu'on lui avait prêté et Fièretête suivait docilement ses congénères en queue du convoi. Ce fut la dernière fois qu'Aoira vit son village natal.
Son fiancé était facilement deux fois plus âgé qu'elle, mais la jeune fille n'en avait cure. C'était un grand guerrier, il était fort et beau comme le héros d'une chanson, c'était tout ce qu'une enfant de quinze ans pouvait exiger pour faire un mariage satisfaisant. Si quelques uns des hommes du capitaine la regardait de travers, elle n'avait plus peur d'eux, se sachant sous la protection de leur chef. Durant les trois jours de chevauchée que dura le voyage jusqu'aux terres de Galedain, il apprirent à se connaitre dans les moindres détails par des messes-basses gloussantes qui agacèrent profondément leur escorte. Le capitaine fut horrifié d'apprendre qu'Aoira avait été confié par un père aisé aux soins d'une nourrice pauvre comme la misère elle même qui n'avait même pas une mule pour apprendre à la jeune fille l'art ancestral des Eotheods.
Il se fit un objectif personnel de lui mettre le pied à l'étrier et ce fut sur Fièretête, botte à botte avec son fiancé qu'Aoira parvint dans son nouveau foyer. Cédant à la tentation, ils avaient consommé leur union la nuit précédente sans attendre quelque consécration que ce fut et ce petit secret les faisaient éclater de rire chaque fois que leurs regards se croisaient. Cependant, tout n'était pas gagné même si la mauvaise réputation d'Aoira n'était pas encore arrivée jusqu'ici: la mère du capitaine menaça de se tuer si il épousait cette pouilleuse, si bien que Galedain fini par gronder à son tour qu'il se passerait son épée au travers du corps si il ne l'épousait pas. Toute la maisonnée voulu mettre son grain de sel dans ce projet d'union et pour mettre fin à la polémique, le jeune couple décida de se marier au plus vite: ce fut chose faite au début de l'été.

Aoira, jusque là logée chez une tante de son futur mari pour respecter les convenances, put enfin s'installer sous son toit et devenir maitresse de sa maison. Sa belle-mère, bien qu'acariâtre, n'était pas une mauvaise femme et lui apprit beaucoup sur la gestion d'une maisonnée et du cheptel qui l'accompagnait. Les premières années s'écoulèrent paisiblement: Aoira apprit à dresser des chevaux pour son époux et ses hommes, mais également à produire les bons croisements pour engendrer des coursiers dignes de l'Eomark. Elle avait incontestablement quelque chose avec les chevaux, et avec les animaux en général comme souvent les gens qui ont eu une enfance très solitaire. La jeune femme conçu une fierté de mère en voyant partir à la guerre le premier étalon qu'elle avait fait naître et dressé, évidemment sous la selle de Galedain. Celui ci monte toujours ce même coursier, Le Fendeur après près de quinze ans et prétend qu'il lui a sauvé la vie des dizaines de fois.
Au grand soulagement d'Aoira, sa réputation de porte-malheur ne l'avait pas suivie et durant plus de cinq ans, elle goûta la saveur simple d'une vie normale. Personne ne s'inquiétait de ne pas la voir enfanter, Galedain étant la plupart du temps loin de son épouse, il n'y avait rien de surprenant à ce que concevoir soit compliqué.
Un des cavaliers du capitaine, discutant du sujet avec sa propre compagne, fini par se rappeler du contexte dans lequel vivait Aoira avant qu'elle ne se marie. Dès lors couru la rumeur qu'elle ne pouvait concevoir en raison du mauvais œil et non car son époux était au loin dix mois par an. Sa réputation de porte-malheur ne prit jamais les même proportions que dans son village natal, mais rapidement on attribua à la jeune femme la capacité involontaire de faire faire des fausses-couches aux dames de son entourage et de provoquer toutes sortes de petits malheurs. Peu de gens eurent le courage de vérifier si la rumeur était vraie en la laissant s'approcher des femmes enceintes, si bien que le bruit persista et persiste toujours. Un pendant insolite de cette nouvelle réputation fut que les jeunes filles ne voulant pas concevoir se mirent à lui demander des mèches de ses cheveux à porter en bracelet pour se protéger des grossesses.
Lassée de voir les gens conjurer le mauvais sort ou essayer de lui prendre discrètement des cheveux partout où elle allait, Aoira se retrancha petit à petit sur ses terres malgré tout les efforts de son mari pour la réhabiliter auprès des leurs. Désormais, elle se consacre presque à plein temps à ses troupeaux de chevaux fort réputés, protégée par les moins superstitieux des hommes de Galedain. Quand elle ne galope pas avec ses hordes, Aoira apprécie toujours la chasse et la récolte de plantes sauvages, qui rendent sa table presque aussi célèbre que ses chevaux: son hospitalité est excellente pour les courageux qui ne craignent la malédiction. Ses amis savent où la trouver, les autres ne s'approchent pas de peur de se voir devenir impuissants ou d'être victime d'un autre petit maléfice de village. Patiemment, elle attend la grossesse qui prouvera sa sottise à la communauté.

A votre propos

Pseudonyme : Belga
Avez-vous lu les règles? (code à trouver dans le Règlement) : à envoyer à l'admin. référent de votre personnage si vous avez choisi un Prédéfini ou à l'admin. référent de votre région si vous avez inventé votre personnage
Prénom : je vous le dirais vous me croiriez pas!
Âge : 22 ans
Commentaire : enfin un forum LOTR encore actif T.T! Et bien ficelé avec ça, vous avez tout pour plaire ici

Dim 7 Oct - 12:19
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▌INSCRIT LE : 20/09/2018
▌VOTRE AGE : 23
▌GROUPE : Valar - Animation

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Localisation: Aman
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Protectrice d'Arda
Varda Elentári
Salut l'amie !

Bienvenue parmi nous ! C'est une vraie joie pour moi d'accueillir de très bons auteurs comme toi et de lire une présentation de qualité comme la tienne. Tu as sans aucun doute ta place au sein de cette communauté qui ne sera que bonifiée par ta présence.

Dès que ta présentation sera finie, je me ferai un plaisir d'en discuter avec toi et de te valider.


J'adore ton avatar, c'est mon genre de femme faut croire !


Bonne continuation !



Dim 7 Oct - 19:43
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▌INSCRIT LE : 07/10/2018
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▌GROUPE : Humain

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Aoira
Bonjour!

Une explosion d'égo plus tard, je reviens parmi les vivants! Je suis ravie que mon personnage te plaise, je me suis beaucoup amusée à l'écrire et j'ai hâte de pouvoir le jouer
Depuis ton post j'ai creusé et affiné quelques points de son histoire et de son caractère, je pense qu'elle doit être prête mais je vais encore dormir dessus cette nuit pour être sûre de rien oublier!
En tout cas je suis ravie de me trouver parmi vous!
Dim 7 Oct - 20:35
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▌INSCRIT LE : 20/09/2018
▌VOTRE AGE : 23
▌GROUPE : Valar - Animation

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Localisation: Aman
Troupes armées:
Protectrice d'Arda
Varda Elentári
Salut !

Je t'invite à signaler ta présentation finie dans ce topic lorsuqe ce sera fait.

Tu dois aussi trouver le code secret du règlement et me l'envoyer, comme pour le moment c'est moi qui s'occupe des présentations.


À tout de suite !
Lun 8 Oct - 4:40
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▌FT. : Rodrigo Santoro
▌INSCRIT LE : 10/03/2016
▌VOTRE AGE : 28
▌GROUPE : Mauvais Hommes

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Localisation: Amrûn
Troupes armées:
Sultan & Dieu-Roi du Harad
Xerxès
Officiellement bienvenue Wink

CODE validé; reçu par MP.



For Glory !
@Libella


#megalo:
 


Merci Nour <3:
 
Lun 8 Oct - 8:25
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▌INSCRIT LE : 07/10/2018
▌VOTRE AGE : 21
▌GROUPE : Humain

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Troupes armées:
Aoira
Eh bien après relecture attentive, je crois qu'Aoira est prête à recevoir votre verdict!
Lun 8 Oct - 10:20
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▌FT. : Roi des Aigles et des Cieux
▌INSCRIT LE : 20/10/2016
▌VOTRE AGE : 23
▌GROUPE : Thoron (Grand Aigle)

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Localisation: Monts Brumeux
Troupes armées:
Roi du Ciel
Gwaihir
Très chère, bravo pour ta présentation !

Avant de pouvoir te valider, nous allons vérifier un truc ensemble:


  • Dans la description de son caractère, tu parles de lieux de culte et de religion. Or, les seules divinités connues en Terre-du-milieu sont les Valar et quelques esprits mineurs très mystérieux. On sait que les Hommes, en particulier tous ceux qui ne sont pas d'ascendance dunadan, ne vouent plus de culte aux Valar, qui, la plupart du temps, leur sont totalement inconnus ou de l'ordre des superstitions. Il faudrait donc corriger ça ou alors faire attention à ce détail en RP.


Ton personnage rend vivant l'univers de Éotheods et tu décris avec finesse l'époque médiévale. J'ai beaucoup aimé ta présentation qui est celle d'une femme ordinaire, mais qui est bien réelle dans l'univers de Tolkien.

Je te valide.

N'oublie pas de créer ton carnet de lien et ton carnet RP. Je te donne le grade de ''soldat'', le plus bas, car ton personnage pourrait, par exemple, intégrer les milices. Tu touches, avec ce rang, un montant en PA qui te permettra de faire des achats.

Je te dirige vers le joueur Frumgar, qui est actuellement le roi de l'Éomark et par conséquent, ton roi Smile


Bon jeu !



Mar 9 Oct - 2:24
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▌INSCRIT LE : 07/10/2018
▌VOTRE AGE : 21
▌GROUPE : Humain

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Aoira
Yay! Merci beaucoup, je suis ravie de vous rejoindre!

Je vais modifier ce point de détail c'est pas bien important, je pensais que c'était pas inenvisageable qu'il existe des petits cultes villageois ici ou là ^^

C'est parfait pour moi!

J'ai déjà eu l'occasion de faire sa connaissance, je vais lui envoyer un petit message pour voir si on a moyen d'envisager un rp!
Mar 9 Oct - 12:03
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