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Une rencontre matinale
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▌FT. : Khan des Variags
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Kherû
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Il était tôt. D’une heure si matinale que Kherû lui-même avait bien du mal à émerger de ses songes. Le soleil était encore bien loin de faire son apparition et des torches illuminées la pièce. Le Khan était donc passablement de mauvaise humeur, se raccrochant au doux souvenir du corps de Nour lové contre le siens et de la promesse de la retrouvée une fois l’affaire expédiée. Il n’avait pas voulu la réveillée pour si peu, s’attendant néanmoins à en avoir le reproche.
Pour l’heure, il dégustait une boisson chaude et épaisse d’où s’échappée une senteur de cannelle. Cela au moins était agréable.

Cela faisait des semaines que d’étranges rumeurs était parvenu jusqu’à lui. Un peu partout, d’étranges compagnies avait été vue en train de se livrée à d’étranges actions, fouillant les rares montagnes du Khand. Hors ces montagnes avaient un intérêt pour particulier pour les Variags vu qu’on y trouver la majorité des métaux dont le khanat avait cruellement besoin. Si bien que le khan avait ordonné qu’on attrape les intrus et qu’on les exécute sans autre forme de procès. Pour ce qu’il en savait, quelques-uns d’entre eux avaient dû obtenir cet amer destin.

Mais d’autres avait requis une audience auprès du roi, arguant qu’il y aurait un profit à tirer d’une entente. Ecoutant la voix de la raison, il avait donc ordonné qu’on les rapatrie à Ammu Khand au plus vite. Et sa curiosité personnelle faisait qu’il avait décidé de les recevoir séance tenante, au grand malheur des étrangers qui auraient besoin de bons arguments pour ne pas finir à l’état de corps rigide et froid.
Les étrangers furent finalement introduit dans la salle du trône ou régnait une lumière des plus tamisés. La seule véritable source d’éclairage venant du fond de la pièce, ou se tenait Kherû.

Quelques années auparavant, il avait fait retirer l’ostentatoire et inconfortable trône. En lieu et place un dais avait été installé au sommet de plusieurs marches de marbre sombre. Un épais tapis brodé de fil d’or était disposé sur le dais et de nombreux coussins en augmenter encore le confort.
Kherû était assis en tailleur sur le plus grand d’entre eux, la tasse fumante dans une main et la tête imposante d’un tigre du Khand posée sur ses genoux. Le fauve semblait profondément endormi, comme bercer par les caresses que le Khan prodiguait sur le sommet de son crâne de sa main libre. Il irradiait de la scène une sorte de sentiment d’irréel, renforcé par une brume ambiante issue de bâton d’encens que l’on faisait brulée.

Les étrangers furent poussé sans ménagement mais sans brutalité excessive non plus jusqu’à la première marche menant au dais. Alors que le regard émeraude et inquisiteur du Khan des Khan se posa sur eux. Et sa voix profonde retentit, froide et menaçante.

- Parler. Parler peu et parler bien. Ou ma chère Isis se fera un plaisir de me débarrasser de vous.

Et il prodigua une caresse plus appuyée à l’immense félin. Les nouveaux venus apprirent ainsi qu’il ne s’agissait pas d’un tigre du Khand mais d’une tigresse, bien que dans l’immédiat cela changea bien peu de chose sur leur sort si ce qu’ils avaient à dire venait à déplaire au Khan.

Mer 26 Sep - 23:02
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Cela faisait maintenant quelques longues minutes que la petite compagnie de mineurs et leur contre-maître tentaient d’éviter le regard du grand fauve qui dominait la salle du trône. Tous de cuir et de pauvres étoffes vêtus, les coupables se tenaient, misérables, serrés les uns contre les autres entre la garde du Khanat qui les maintenait immobiles par leur sévérité menaçante. Dans la pénombre de la grande salle, on pouvait à peine discerner leurs visages noircis de poussière et de graisse sous leurs turbans. À quelques pas d’eux, à une distance trop grande pour qu’ils aient tenté quoi que ce soit contre lui, le Khan était une tour et l’ange de la mort à son sommet, celui qui conviendrait du jugement dernier.

L’un des hommes se distinguait du groupe par sa plus haute stature, ainsi que ses apparats qui tenaient plus de l’architecte ou de l’officier que du mineur. Ses vêtements de cuir étaient couverts de longues étoffes foncées qui contrastaient à peine avec l’obscurité du palais d’Ammu Khand et le faisaient paraître plus imposant que les ouvriers qu’il accompagnait. À l’avant du groupe, il assumait une fonction de pouvoir évidente et ne semblait pas le moindrement intimidé par les gardes dont les lames acérées clôturaient l’espace. Quand ces derniers avaient abaissé leurs pointes vers le groupe, le contre-maître avait esquissé un sourire qui bordait l’insolence et la moquerie. À voir l’insistance des gardes royaux impassibles, il avait un pas en arrière et voilà que sa petite compagnie se trouva encerclée comme des bêtes, juste devant la gueule du loup.

Quand le Khan leur cracha une injonction leur ordonnant de parler au plus vite, ces derniers, qui visiblement avaient eu l’ordre de garder le silence, ne dirent rien et attendirent que les gardes se firent plus menaçants. Or, les lames au cou, ils se mirent d’accord pour répondre à la volonté du seigneur des lieux plutôt que d’encombrer le fauve d’un trop copieux repas. Néanmoins, le chef du groupe, celui qui semblait prendre les décisions au nom de tous et représenter une instance plus grande, ne s’était pas décidé à totalement cracher le morceau.

- Nous avons vu maintes bêtes lors de nos voyages, mais il faut avouer que celle qui nous honore de sa compagnie est d’une beauté rare.

Il opta ensuite pour un discours poli, teinté d’un brin d’audace, voire de folie.

- Quel plaisir immense est-ce de pouvoir nous entretenir avec le seigneur des plus belles contrées à l’est du Mordor ! Et quelles belles mines y-a-t-il sur votre domaine, mon seigneur …

Si l’étau autour d’eux se resserrait et que le discours de l’étranger avait semblé exciter le fauve, ce dernier ne s’arrêta point sur ces quelques bafouillages suicidaires.

- … et quelle joie est-ce de pouvoir parler affaire avec le Khan lui-même…

Regardant le Khan directement dans les yeux, le sourire aux lèvres, il s’inclina, en gardant la tête bien droite, entre les deux pointes meurtrières qui lui barraient le chemin.

Dim 30 Sep - 18:04
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Kherû posa son regard émeraude sur celui qui était visiblement le dirigeant du groupe. Il ne prenait guère les menaces au sérieux. Ou alors il était investi d’une témérité à toute épreuve.

Ce qui était sûr, c’est que plus il parlait plus le mécontentement devint visible sur le visage du Khan qui n’avait guère l’habitude d’être ainsi défier. Il était tard et en vérité Eruhîn n’était guère à son affaire présente. Il pensait surtout à la douce créature qui l’attendait dans sa demeure. Peut-être la réveillerait-il lorsqu’il aurait terminé cette affaire... A condition de la réveillée d’une façon adéquate pour ne pas s’attirer son ire.
Ce qui était sûr, c’est que le maître du khan n’avait pas l’habitude d’être patient avec ceux qu’il jugeait ses inférieurs. Et qu’il n’avait clairement pas envie de l’être maintenant.

Il jaugea l’homme en pleine diatribe, il avait l’air suffisant des gens bien nés ou qui du moins se pense bien né. Si bien que le Variag se demanda un instant d’où pouvait bien venir ces gens. Pas suffisamment pour améliorer sa patience, ceci-dit.
Lorsque l’homme se pencha en avant en guise de révérence, Kherû fit un signe imperceptible à l’un des gardes qui trancha purement et simplement la gorge de l’importun. Dans un gargouillis d’agonie il s’effondra, inondant le marbre de son sang alors qu’Isis se ruait sur le mort en devenir, le trainant dans un coin de la salle pour s’en faire un repas.

Kherû posa alors son regard sur les survivants qui n’étaient visiblement pas loin de défaillir.

- Quelqu’un va-t-il se décider à me répondre ? Et sans rond de jambes, cette fois-ci.



Dim 30 Sep - 21:45
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Le contre-maître avait parlé trop fort et il fut rapidement contraint au silence. Sa tête et son corps, en deux morceaux séparés, heurtèrent le sol avec un bruit étouffé, une sorte de chiffon que l’on met aux ordures. Tel un tableau mythologique, son corps et sa tête gisaient dans une marre de sang que la lumière dans la quelle baignait le trône éclairait à peine, donnant au sol une teinte reluisante de vin. Dans le palais du Khan, cette exécution sommaire, machinale et rapide comme l’éclair n’avait pas perturbé les lieux, qui semblaient accueillir le sacrifice avec sérénité. L’ambiance était celle d’un lieu de culte, presque, où l’on parlait avec révérence à une divinité et où l’on cherchait à se purger de ses méfaits. Or, il y avait une légère inversion des rôles ce jour-là : celui qui avait le sang d’un homme sur les mains était celui qui accorderait le pardon à ceux qui n’avaient qu’assisté à la fureur d’un dieu cruel. Pas de musique non plus, seulement la chamaille de la gueule d’un carnivore affamé qui démembrait sa proie.

Dans un rictus de douleur, les visages des ouvriers s’étaient figés alors que les lames s’étaient abattues sur le coup de leur leader. Ils avaient fait un pas en arrière, mais avaient rapidement été mis en enclos par la garde qui ne leur permettait pas un soubresaut. On leur lisait toutes sortes d’expressions; de la révolte, de l’indignation, de la haine et de l’effroi à travers leurs traits que la saleté rendait imprécis. Il fallait se faire à l’idée; ces hommes n’étaient pas des guerriers sanguinaires déguisés en mineurs, car nulle décapitation n’aurait effrayé ainsi de terribles guerriers de l’est, qui auraient été depuis longtemps familiers aux morts violentes. De toute évidence, ils étaient hommes de pioches et non hommes d’épées et peut-être certains auraient désiré de ne jamais retourner chez eux ce jour-là, craignant d’être hantés par l’horrible spectacle auxquels ils venaient d’assister.

Visiblement, ils n’étaient pas non plus de grands orateurs, ni des diplomates ou des émissaires de quelconque royaume. Figés dans quelque émotion ce fut, aucun d’entre eux ne semblait trouver la force de parler et on percevait même des tremblements chez ceux qui avaient été directement aux côtés de leur contre-maître sans tête. Était-ce parce qu’il avait juré de garder le silence à quiconque les avait envoyés ? Était-ce seulement un choc trop grand et une impossibilité d’élever la voix contre des gens qui, visiblement, avaient plus de la trempe de dieux que des Hommes, eux qui pouvaient décider ainsi de la vie des gens ? Quoi qu’il en eût été, tous détournèrent le regard du tyran qui leur offrait un semblant de pitié.

Contre toutes attentes, l’un d’entre eux qui avait le regard ampli de rage s’avança en écartant un de ses confrères de son passage, le doigt dardant le trône. Le mineur exhibait des convulsions discrètes et le contour de ses yeux était humide et d’une couleur plus claire.

- Notre seigneur se chargera bien de rappeler à des imposteurs comme vous qui est le maître de la Terre-du-milieu !

Soudain, dans un élan de courage ou de raison, un autre ouvrier éleva sa voix, mais, cette fois, ce fut pour répondre à son pair, qui, apparemment, était allé trop loin lui aussi.

- Arrête Ishan ! Ne vois-tu pas que seigneur est miséricordieux !


Ensuite, ce dernier s’adressa directement au Khan.

- Votre majesté…ayez pitié de nous, je vous en supplie. Nous ne sommes qu’une petite compagnie de prospection chargée de rassembler des informations sur les différents gisements de métaux de l’est. On nous a envoyé ici en nous assurant que notre seigneur et celui du Khand étaient de proches partenaires commerciaux et que nos études se feraient sans encombre. Jamais nous ne voulûmes profaner vos lois, ô seigneur !

Il termina son plaidoyer les bras ouverts, légèrement arqués vers le ciel et vers le trône, en signe de total don de soi.


Mar 2 Oct - 16:31
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Alors que le bruit de mastication du tigre battait le rythme lugubre des secondes qui s’égrènent, Kherû garda le silence et ne battit pas d’un cil. Immobile, pareil à la statue d’un dieu antique montant une garde mythologique sur le monde. Les mineurs ne pouvaient supporter ce spectacle d’une vie fauchée si simplement, d’un simple geste et sans raison véritable.

Au moins, le Khan savait désormais à qui il avait affaire. Il n’y avait pas de véritable menace dans cette pièce. Ce n’était que des brebis qui venait d’assister au spectacle macabre de voir le mâle dominant se faire dévoré par un loup.
Un instant suspendu et irréel s’étira dans le temps. Il y avait de la terreur sur nombre de visages mais l’un d’entre eux s’élança soudain, menaçant le khan. Il fut rapidement réduit au silence par un second qui craignait sans doute de se faire exécuter.
Pourtant, bien qu’il garde absolument sa posture immobile, le maître des lieux tiqua intérieurement. Avant de mourir, le chef du groupe avait fait référence au Mordor. Un mot qu’aucun homme de l’ouest ne prononçait volontiers alors que celui-là l’avait dit tout naturellement. Et désormais cet Ishan qui faisait référence au véritable maître des terres du milieu…

Le variag leva une main ouverte en signe d’apaisement. Aussitôt, les gardes relâchèrent quelques peu leur étreinte, non sans garder une position qui leur permettrait d’intervenir en cas de besoin.

Alors Kherû se leva et son ombre grandissante vint recouvrir le groupe entier, le dais le faisant paraitre immense et terrible alors que l’or qu’il portait sur lui semblait projeter des éclairs, assombrissant son visage déjà basané ou seuls ses yeux ressortaient, pareils à deux phares émeraudes en pleine nuit.
Puis il descendit les marches, s’approchant à deux mètres du groupe. Même ainsi, il toisait la majorité d’entre eux. Son regard s’arrêta un peu plus longtemps sur Ishan qui semblait être dans un état étrange. Kherû reconnu là le fanatisme que certains de ses sujets avaient envers lui-même. Le mineur n’avait pas peur. Il était prêt à mourir au nom de son seigneur. Et cela fit naître une certaine forme de respect dans l’esprit du khan. Les Variags ne respecter rien de plus que les guerriers. Et celui-là avait un certain culot, un certain courage.

- Vous me parlez de votre seigneur qui dit ceci ou fait cela. Mais vous ne me dites pas qui il est. S’il veut que nous ayons de bonnes relations, pourquoi n’avez-vous pas commencé par venir directement ici ?

Il marqua une pause, appuyant son regard sur celui ayant parler en dernier. Ishan ne dirait rien de plus, c'était evident. Visiblement, ils étaient assez loyaux, ou assez terrifiés, pour ne pas rompre le serment de silence qu’ils avaient contractés.

- Vous êtes sur les terres d’Eruhîn. Je suis le seul maître ici, quoi qu’en disent votre ami. Si un autre ose se prétendre mon supérieur alors qu’il vienne, il ne me fait pas plus peur qu’un lion ne fait peur à un autre lion. Mais vous avez une mission et la chance de la réussir n’est pas encore disparue. Dites-moi qui vous envoie et pourquoi. Et dites-moi également ce que les gisements du Khand ont de si précieux et de comment m’en servir. Alors vous aurez le choix : repartir chez vous avec le devoir accompli ou rester ici et mettre vos connaissances à mon service. Vous serez riches et respectés.  Ou alors garder tous le silence… Et vous savez comment cela finira.

Il marqua un instant de silence, regagnant sa place. Dehors, le jour commençait à naître, modifiant subtilement la luminosité de l’endroit et une aura de lumière sembla tomber sur le Khan.

- Je suis Eruhîn, l’élu de Mêlekô et le maître de vos destins. Je sais être impitoyable mais je sais également être miséricordieux. Si vous craignez des représailles, je vous en protégerais. Mais je ne peux pas vous aidez si vous ne vous aidez pas vous-même. Qui est votre seigneur que je dois tant redouter ?

Il leva un bras et tendit la main ouverte, pomme vers le haut en signe de paix. Derrière lui, Isis regagna sa place, entamant une toilette bien nécessaire car elle était maculée de sang.
Mar 2 Oct - 19:01
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Voilà alors que la misérable compagnie était confrontée aux questions d’un seigneur miséricordieux, peut-être, mais qui ne leur donnait aucune porte de sortie autre que ses questions. Le petit groupe, qui venait de perdre son officier direct, n’était composé que de ‘’faiseurs’’, de simples travailleurs qui n’avaient pas l’habitude des conversations politiques. Ces pauvres gens avaient été envoyés en terres lointaines et inhospitalières pour creuser des trous et ramener d’inoffensives informations scientifiques grâce à une carte blanche que leur seigneur leur avait remise avant de quitter. Ils s’étaient levés un matin, s’affairant à ramasser leurs effets de voyages et avaient pris le chemin de l’aventure pour faire un métier que peu oserait accomplir à cause des dangers tant sur la route qu’à l’endroit de destination.

Les réponses aux questions du Khan, ils les lui auraient toutes données volontiers, trahissant quelconque vœu de silence en échange contre leur vie et la chance de retrouver les siens. Malheureusement, ces ouvriers n’avaient que très peu de faits pour leur défense et ils devraient se battre pour leur survie. En d’autres mots, la pitié du Khan serait troquée contre leur pure et simple parole.

Celui qui avait été le dernier à prendre la parole regarda le Khan en cherchant son regard attentif et approbateur. Or, ce dernier semblait s’être posé à des milles au fond du palais et le mineur sentait sa voix défaillir. En fait, il se sentait pris dans son propre corps, comme si aucun de ses gestes les plus habituels ne semblaient fonctionner.

Il parla, tant bien que mal :

- Nous nous affairons à des fouilles de la terre au nom d’une coalition minière chapeautée par le maître Valikir Nirtum, grand homme d’affaires et de science dont le pouvoir économique dépasse celui de quelconque royaume. Il est le propriétaire de la compagnie pour laquelle nous travaillons et nous a mandaté à faire des fouilles partout dans l’est en nous assurant que des pactes avaient été signés avec les seigneurs des royaumes que nous allions visiter.

Sa voix semblait être sur le point de flancher, mais il poursuivit, sous le regard désapprobateur des ses compères.

- Je crois que mon collègue à la langue bien pendue faisait référence à cet homme puissant, mon seigneur le Khan… Et comme vous l’avez ordonné, voici le minerai qui l’intéresse…


À ce moment, il glissa sa main, qui jusque là avait été tendue jointe à l’autre en signe de prière en direction du seigneur des lieux, sous sa cape pour en sortir une bourse de très grande taille. Le sac était presque de la taille d’un baluchon et son tissu était taché de terre et de cendre. Il délia les liens qui le maintenaient fermé et plongea son avant-bras entier à l’intérieur pour le ressortir un mouvement plus tard, complètement noir. Ni la peau, ni la manche et ni les ongles ne présentaient quelque couleur autre que cette ébène profonde et mâte. La paume vers le haut, il tendit sa main vers le seigneur du Khand, un léger sourire au visage, comme pour montrer qu’il était innocent.

- Bien que l’on ne puisse le nommer, nous savons qu’il servira à fabriquer divers armements de très haute qualité. Ses qualités physiques dépassent largement l’acier gondorien et le fer traditionnel.


Après avoir remis la pépite dans son contenant, il déposa le sac par terre et fit un pas en avant, comme en signe de totale soumission. Il regarda une dernière fois le fauve ensanglanté, avala sa salive et énonça son dernier discours.

- La mission de mon officier était simple, mon seigneur : au nom de notre compagnie, ce dernier venait vous aviser des intentions minières et vous lire l’entente commerciale. Mais il a subi votre foudre et ne peut désormais plus assumer sa fonction d’émissaire… ayez pitié de nous ! Lisez l’entente qui devait parvenir à votre jugement !

À quelques mètres d’eux, dans une carcasse mutilée dont les os saillants pointaient vers le vide, se trouvait encore peut-être une missive.


Mar 2 Oct - 20:57
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Le Variag écouta attentivement les mots de l’homme. Lorsque celui-ci eut terminé, le prince sourit.

- Une parole est une parole. Vous aurez la vie sauve et pourrez rentrer chez vous. Mais pour que vous puissiez accomplir votre mission, je dois donc prendre connaissance de la lettre et vous donnez une réponse. Ensuite vous vous reposerez, ici même au palais. Quand vous déciderez de partir, mes hommes vous ferons escorte pour le reste de votre mission et cela temps que vous resterez dans les frontières du Khand. Quand à ce Valikir, je n’ai jamais vu de pièce d’or stopper la lame d’une épée bien trempée. Ca ne reste jamais qu’un marchand.

Il avait dit le mot marchand avec un certain dédain dans la voix, révélant la bien son éducation Variag. Il n’y avait guère que les esclaves qui étaient en dessous des marchands dans l’échelle sociale du Khand.

Puis il se dirigea vers le coin de la pièce ou gisait toujours le cadavre à moitié dévoré. Les tigres du khan étaient bien nourris et Isis n’avait finalement pas mangé grand-chose, remplissant plutôt son office de créature impressionnante en taillant le corps en pièce. Le khan fouilla lui-même les restes, n’éprouvant visiblement aucun dégout à l’idée de mettre ses mains dans ce magma de tissus et de chair déchiqueté.

L’un des mineurs, devant ce spectacle, fini par dégobiller. Sans même se tourné vers lui, le maître du Khand claqua des doigts et plusieurs esclaves apparurent, commençant à nettoyer les détritus stomacaux alors que les gardes s’éloigner encore un peu du groupe.
Kherû fini par extraire un parchemin d’une poche miraculeusement intact. Il était taché de sang et quelque peu lacéré mais visiblement encore lisible.

Le numénoréen observa le document et ne put retenir un rire.

- N’aurait-il pas pu commencer par cela ? Lorsqu’on envoie un émissaire, on s’avise de l’avertir des mœurs du pays où il va… Bah, celui-là n’ennuiera plus personne avec ses longueurs.

Puis il déroula le parchemin, le déchiffrant à travers les taches couleur carmin.
Mar 2 Oct - 21:35
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Écrit à l’encre sombre et pourpre, des inscriptions dans un grossier tengwar étaient visibles au bas du parchemin dans des caractères plus imposants. Le message contenu dans la missive était le suivant :

Citation :

Les seigneurs du Mordor ont parlé,

Des travaux miniers ont déjà été entamés sur les terres que vous prétendez gouverner. La terre sera fouillée jusqu’à ses entrailles. Des légions d’ouvriers sont déjà en marche dans toute la Terre-du-milieu.
Toi, mortel, qui lit cette missive, choisis la soumission.

Envoie un émissaire en Mordor et tu seras traité comme un allié. Les richesses du Mordor seront tiennes.

Ceci est une demande de partenariat ou un décret d’annihilation. Sois sage.

L’ombre

Mer 3 Oct - 16:22
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Le texte de la missive était inversement proportionnel aux longueurs de son porteur. Les lettres étaient du Tengwar mais l’origine des mots ne faisait aucun doute.
Le soleil levant sembla brièvement perdre de sa force, comme si une ombre passait dans le ciel.  La lettre était vindicative et, venant de partout ailleurs, elle aurait provoqué chez le khan une ire telle qu’il aurait convoqué ses légions en guise de réponse.
Mais elle ne venait pas de n’importe où ailleurs. Ses suspicions venaient d’être confirmées.

Il ne froissa pas le parchemin mais le replia soigneusement, ne disant rien durant quelques instants. Une sourde colère était en train de naître en lui. Elle était dirigée contre les mineurs, dont il ne doutait pas qu’ils aient su qui était leur maître véritable. Elle était également diriger contre sa propre impuissance à réfléchir convenablement dans l’immédiat, son esprit prit en porte à faux.
Une partie de lui se refuser à se soumettre ainsi à un ordre aussi vindicatif. Il s’agissait du khan puissant et fier qui ne se reconnaissait nul maître. Mais il était également un Numénoréen éduqué dans la culture Variag, deux peuples qui vénérait l’ombre du Mordor. Lui qui avait toute sa vie cultivé l’image d’un dieu était désormais rappeler auprès de l’un des siens, pour une entente commerciale qui ne pourrait qu’être bénéfique. Les Variag ne disposaient pas de la connaissance nécessaire pour utiliser ce nouveau métal. Même leur haute caste avait depuis longtemps perdu le secret des forges de Numénor. Peut-être était-ce là l’occasion de recouvré une partie de ce savoir perdu.

Il toisa les mineurs de son regard ou nul doutes ne transparaissait, malgré les songes qui habiter son esprit.
Restait une autre option. Peut-être n’y avait-il aucune puissance ancestrale sur les Terre Noires. Peut-être n’était-ce là qu’un nouveau seigneur de guerre essayant de s’octroyer la domination par la ruse. Si tel était le cas, il serait toujours temps de lui faire payer la tromperie plus tard.

Kherû braqua son regard vers l’une des fenêtres. Ses yeux tombèrent sur le vaste chantier en cours dans la cité, la construction de son temple. Sur le front même de la bâtisse apparaitrait bientôt une représentation de celui qui semblait être derrière le message. Et cela réveiller chez le Khan une étrange sensation, comme une soif de revanche, il entrevoyait des futurs incertains ou l’or, la gloire et le pouvoir tomberaient en pluie sur ceux ayant osé tendre le bras pour les saisirs. Il voyait la grandeur de ses ancêtres rejaillirent sur les Terres du Milieu, foulant de ses pas les inférieurs qui depuis longtemps se pensait au-dessus de tout jugement.
Alors le Khan se tourna vers le groupe de mineur, non pas pour eux mais surtout pour ses propres gardes. Il eut un immense sourire.

- Le seigneur Zigûr habite de nouveau ses terres. Il fait appel à son peuple fidèle et nous répondrons favorablement. Il reconnait la grandeur du peuple d’Eruhîn ![

Le nom de Zigûr était adunaïque. Mais depuis aussi loin que porte la mémoire c’était comme cela que les Variag appeler Sauron, le sombre roi du Mordor, et ce depuis que les Numénoréen à son service avait pris la direction de la majorité des peuples de l’est. Aussi les gardes retinrent leur souffle, les anciennes croyances se réveillant soudainement en eux.

Kherû, lui, malgré son sourire satisfait sentit son humeur s’assombrirent. Nour n’aimerait pas cela. Mais les gains potentiels valaient bien quelques risques. Et l'idée d'une guerre ouverte contre le Mordor avait de quoi faire douter même le vainqueur des guerres du Khand.

Comme promis, les mineurs furent libre de rester se reposer ou de repartir. Mais le jour même un groupe de plénipotentiaire quittait Ammu Khand, direction le nord ouest. Direction le Mordor et ses contreforts.
Jeu 4 Oct - 15:10
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Rapport de quête


Résumé de la quête: Les prospecteurs ont été escortés chez le Khan à la demande de voir le seigneur des lieux. Leur chef a été mis à mort par le Khan et une discussion fut ouverte avec le reste du groupe. Kherû lut la lettre que le contre-maître portait et comprit la vérité derrière la présence de ces hommes en son royaume. Comme demandé dans la missive, il envoya des représentants en Mordor afin de conclure un pacte économique sur l'exploitation de fer noir sur son territoire.

Résultats de la quête (Wargame et RP):
- Début de relations économiques avec le Mordor.
- Possibilité d'ouvrir des chantiers en fonction de ces relations économiques.
- Présence de représentants, de forces et d'émissaires du Mordor en Khand.

Récompenses de base de la quête:
- Informations divulguées en privé au joueur Kherû quant à l'intrigue.
- Gains de PO mensuels conditionnels à une quête construction (même si la limite des quêtes constructions mensuelles a été atteinte).*
- 3.000 PA pour le joueur Kherû.

Récompenses rares
- Objet rare. Sur dé 10: 7 et +
- Gains de 1.000 PA supplémentaires. Sur dé 10: 9 et 10.


'' Ainsi les machinations du pays de l'ombre ont débordé sur les contrées avoisinantes et par la ruse ses sbires se faufilèrent même jusque dans la cours des rois, comme ils l'avaient fait autrefois...''

* La demande de devis doit être faite comme pour toutes les quêtes normales. Un MJ validera la quête.

Jeu 4 Oct - 22:01
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▌FT. : Un Dieu n'en a guère besoin...
▌INSCRIT LE : 28/02/2016
▌VOTRE AGE : 28
▌GROUPE : Dieu

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Protecteur d'Arda
Manwë Sulimo
Le membre 'Varda Elentári' a effectué l'action suivante : La destinée des Héros


#1 'Dé de l'Ordre (10)' : 4

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#2 'Dé de l'Ordre (10)' : 3

Aucune récompense rare obtenue
Jeu 4 Oct - 22:02
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